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            Sous les branches de l'udala

            Belfond
            EAN : 9782714475954
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 384
            Format : 140 x 220 mm
            Sous les branches de l'udala

            Carine CHICHEREAU (Traducteur)
            Date de parution : 23/08/2018
            Dans la lignée d’Imbolo Mbue et de Chimamanda Ngozi Adichie, la découverte coup de cœur d’une voix puissante et singulière. Nommé pour de nombreux prix littéraires, porté par une atmosphère foisonnante où se bousculent les sensations, un roman bouleversant de courage sur la quête de soi, le poids dévastateur de la religion et des traditions, et la force éperdue de l’amour.


             
            1968. Le Nigeria et la jeune république du Biafra se déchirent, les conflits interethniques sont chaque jour plus meurtriers, la population sombre peu à peu dans le désespoir.
            Au cœur de cet océan de violence, la jeune Ijeoma tombe amoureuse d’Amina.
            La relation des deux adolescentes est rapidement découverte et tous, mères,...
            1968. Le Nigeria et la jeune république du Biafra se déchirent, les conflits interethniques sont chaque jour plus meurtriers, la population sombre peu à peu dans le désespoir.
            Au cœur de cet océan de violence, la jeune Ijeoma tombe amoureuse d’Amina.
            La relation des deux adolescentes est rapidement découverte et tous, mères, pères, voisins, amis, se chargent de leur rappeler qu’aux yeux de Dieu et de la loi, leur amour est criminel.
            Pour Ijeoma, un choix se dessine alors : se cacher et suivre ses désirs ; ou s’oublier et jouer le rôle que la société lui impose.
            Une existence prisonnière du mensonge, est-ce la seule issue qui s’offre à Ijeoma ?
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            EAN : 9782714475954
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 384
            Format : 140 x 220 mm
            Belfond
            22.00 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • HarletteBab Posté le 31 Octobre 2018
              Je lis très peu de littérature africaine, j’étais donc ravie de pouvoir lire un roman qui parle d’homosexualité féminine au Nigéria. En plongeant dans cette lecture, on plonge au cœur du Nigéria des années 1970, on découvre un pan de son histoire, on en apprend un peu sur la guerre de sécession du Biafra, sur les rivalités entre les différentes ethnies qui y vivent. On plonge dans le quotidien d’une famille moyenne, ça sent les beignets de haricots et la purée de pois de terre. Après la mort de son père dans l’explosion qui a détruit leur maison, Ijeoma est envoyée par sa mère dans une autre famille, un professeur et son épouse. Sous les branches d’un udala, elle rencontre une adolescente d’une autre ethnie, Amina. Cette rencontre marquera toute sa vie. Sous les branches de l’udala raconte une histoire universelle, celle du premier amour qui marque une vie entière, avec son lot de tourments, de déception et de souffrance. Dans ce roman, l’autrice rentre au cœur de son sujet : l’homosexualité n’est pas qu’un prétexte, elle est le sujet principal. Dans cette société nigériane des années 1970, les homosexuels sont invisibilisés, et s’ils sont découverts, ils sont frappés, parfois brûlés. La religion... Je lis très peu de littérature africaine, j’étais donc ravie de pouvoir lire un roman qui parle d’homosexualité féminine au Nigéria. En plongeant dans cette lecture, on plonge au cœur du Nigéria des années 1970, on découvre un pan de son histoire, on en apprend un peu sur la guerre de sécession du Biafra, sur les rivalités entre les différentes ethnies qui y vivent. On plonge dans le quotidien d’une famille moyenne, ça sent les beignets de haricots et la purée de pois de terre. Après la mort de son père dans l’explosion qui a détruit leur maison, Ijeoma est envoyée par sa mère dans une autre famille, un professeur et son épouse. Sous les branches d’un udala, elle rencontre une adolescente d’une autre ethnie, Amina. Cette rencontre marquera toute sa vie. Sous les branches de l’udala raconte une histoire universelle, celle du premier amour qui marque une vie entière, avec son lot de tourments, de déception et de souffrance. Dans ce roman, l’autrice rentre au cœur de son sujet : l’homosexualité n’est pas qu’un prétexte, elle est le sujet principal. Dans cette société nigériane des années 1970, les homosexuels sont invisibilisés, et s’ils sont découverts, ils sont frappés, parfois brûlés. La religion tient une place prépondérante : toute la société est régie par des traditions et des textes religieux. Ijeoma se distingue de ses pairs parce qu’elle réfléchit, interprète, refuse : elle remet en question les principes et les valeurs qu’on lui a toujours inculqués. A mon sens, chaque personnage du livre représente un aspect différent de la tolérance ou de l'intolérance à l'amour entre deux femmes. J’ai trouvé que les relations entre les personnages étaient admirablement bien traitées, celles d’Ijeoma avec sa mère et avec Amina en particulier. Le personnage de la mère cristallise à lui seul toute la complexité insidieuse de l'homophobie : bien qu’elle essaye de la faire changer d’orientation sexuelle lors de séances d'étude biblique terrifiantes et la convainc de fonder une famille traditionnelle, elle aime sa fille. Quant au personnage d'Amina, il est intéressant parce qu'il met en avant la problématique de l'homophobie intériorisée. J'ai lu ce roman quasiment d'une traite, je me suis laissée embarquer et émouvoir par l’intrigue, même si quelques écueils (de traduction, je suppose) m’ont dérangée dans ma lecture, notamment au niveau des dialogues entre Ijeoma et Amina : j’ai trouvé que beaucoup de formulations manquaient de naturel. Malgré la vérité cruelle et vivace de l'homophobie qu'il met en lumière, Sous les branches de l'udala est un roman porteur d'espoir, doté d'un message humaniste fort.
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            • jostein Posté le 31 Octobre 2018
              C’est en 1968, en pleine guerre du Biafra que la vie de la jeune Ijeoma bascule. Elle n’a que douze ans lorsque meurt son père. Lors d’une attaque aérienne, celui-ci avait refusé de quitter sa maison pour aller se réfugier avec sa femme et sa fille dans un bunker. Si sa mère reproche à son mari cette forme de suicide, Ijeoma regrettera toujours cet homme intelligent et un peu rêveur. Adaora, la mère, décide alors de partir à Aba, le village de son enfance. Mais elle refuse de prendre le risque d’emmener sa fille. Elle la confie donc au professeur et sa femme, des amis du père. Là, elle devient une bonne à tout faire en échange de son logement, sa nourriture et son éducation. Elle y rencontre Amina, une jeune haoussa qui a perdu toute sa famille pendant la guerre. Ijeoma appartient à la tribu des Igbos. Haoussas et Igbos sont ennemis. Ce qui n’empêche pas les deux enfants de se rapproche jusqu’à une réelle intimité. Surprises nues dans le même lit, les deux fillettes sont séparées. Ijeoma retourne chez sa mère, Amina reste chez le professeur. Chacune sera remise dans le droit chemin à coup de lectures quotidiennes et effrayantes de... C’est en 1968, en pleine guerre du Biafra que la vie de la jeune Ijeoma bascule. Elle n’a que douze ans lorsque meurt son père. Lors d’une attaque aérienne, celui-ci avait refusé de quitter sa maison pour aller se réfugier avec sa femme et sa fille dans un bunker. Si sa mère reproche à son mari cette forme de suicide, Ijeoma regrettera toujours cet homme intelligent et un peu rêveur. Adaora, la mère, décide alors de partir à Aba, le village de son enfance. Mais elle refuse de prendre le risque d’emmener sa fille. Elle la confie donc au professeur et sa femme, des amis du père. Là, elle devient une bonne à tout faire en échange de son logement, sa nourriture et son éducation. Elle y rencontre Amina, une jeune haoussa qui a perdu toute sa famille pendant la guerre. Ijeoma appartient à la tribu des Igbos. Haoussas et Igbos sont ennemis. Ce qui n’empêche pas les deux enfants de se rapproche jusqu’à une réelle intimité. Surprises nues dans le même lit, les deux fillettes sont séparées. Ijeoma retourne chez sa mère, Amina reste chez le professeur. Chacune sera remise dans le droit chemin à coup de lectures quotidiennes et effrayantes de la Bible. Elles feront des cauchemars de ces interprétations, croyances aveugles, punitions expéditives contre ce que la Bible considèrent comme une abomination. « Une femme sans homme n’est pas vraiment une femme. » Ijeoma est éternellement prise au piège entre sa nature et la pression de la tradition, la menace maternelle face au non-respect de la religion. La jeune femme prie pourtant ce Dieu qui, selon les religieux accepte l’abandon d’un enfant au bec de lièvre mais pas l’amour sincère entre deux personnes du même sexe. Où est donc l’abomination tant décriée? Lynchage d’homosexuels, femmes brûlées sur un bûcher, la peur oblige Ijeoma à se marier. Mais combien de temps pourra-t-elle accepter cette vie qui ne lui correspond pas? Dans Sous les branches de l’udala, lieu légendaire pour favoriser la fertilité, Ijeoma confie de manière sobre et franche son incompréhension, ses doutes, son évidence. Elle nous rappelle que, dans ce pays, la religion continue à imposer sa loi au détriment des libertés individuelles. L’auteur parvient tout à fait à nous faire comprendre son tiraillement. Un récit majeur qui souligne, ici comme ailleurs, l’intolérance des personnes aveuglées par l’éducation religieuse, le poids des traditions.
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            • supernova7 Posté le 17 Octobre 2018
              Pendant la guerre civile au Nigéria, Ijeoma, onze ans, perd son père et sa mère se retrouve alors complètement démunie. Cette dernière envoie donc sa fille à l’abri chez des amis qui l’emploieront comme bonne. Là-bas, elle rencontre Amina et en tombe amoureuse. Mais, dans le Nigéria très conservateur des années 70, l’homosexualité est perçue comme une abomination et Ijeoma va devoir se soumettre et refouler ses désirs. Je lis très peu de littérature africaine, j’étais donc ravie de pouvoir découvrir ce premier roman d’une jeune auteure nigériane en avant-première. Dès les premières pages et malgré mes petites lacunes historiques, j’ai été happée par l’histoire poignante d’Ijeoma à laquelle il est impossible de ne pas s’attacher. D’un style fluide et grâce à des chapitres courts, Chinelo Okparanta nous embarque de manière magistrale dans son pays natal. J’ai trouvé l’intrigue remarquablement maîtrisée pour un premier roman. À travers l’histoire particulière d’Ijeoma, l’auteure aborde les difficiles relations inter-ethniques, le poids de la religion dans la société nigériane et la guerre du Biafra. Mais surtout, elle dénonce le fait que l’homosexualité soit taboue et considérée comme un délit passible de la lapidation. Certes, le roman se passe dans les années 70 mais rien n’a... Pendant la guerre civile au Nigéria, Ijeoma, onze ans, perd son père et sa mère se retrouve alors complètement démunie. Cette dernière envoie donc sa fille à l’abri chez des amis qui l’emploieront comme bonne. Là-bas, elle rencontre Amina et en tombe amoureuse. Mais, dans le Nigéria très conservateur des années 70, l’homosexualité est perçue comme une abomination et Ijeoma va devoir se soumettre et refouler ses désirs. Je lis très peu de littérature africaine, j’étais donc ravie de pouvoir découvrir ce premier roman d’une jeune auteure nigériane en avant-première. Dès les premières pages et malgré mes petites lacunes historiques, j’ai été happée par l’histoire poignante d’Ijeoma à laquelle il est impossible de ne pas s’attacher. D’un style fluide et grâce à des chapitres courts, Chinelo Okparanta nous embarque de manière magistrale dans son pays natal. J’ai trouvé l’intrigue remarquablement maîtrisée pour un premier roman. À travers l’histoire particulière d’Ijeoma, l’auteure aborde les difficiles relations inter-ethniques, le poids de la religion dans la société nigériane et la guerre du Biafra. Mais surtout, elle dénonce le fait que l’homosexualité soit taboue et considérée comme un délit passible de la lapidation. Certes, le roman se passe dans les années 70 mais rien n’a changé aujourd’hui et l’homosexualité est encore violemment réprimée dans le pays. J’ai beaucoup aimé la manière subtile dont l’auteure s’est intéressée à ces sujets sociétaux importants par le biais du récit. J’ai découvert un pays gangréné par la peur de l’autre et l’omniprésence de la religion. On sent que l’auteure sait de quoi elle parle et cela ne rend le roman que plus réaliste. Il s’agit également d’un formidable roman d’apprentissage dans lequel Ijeoma découvre l’amour et des sentiments très forts mais aussi la violence et l’intolérance. Elle va devoir se construire dans ce pays hostile à son identité, à ce qu’elle est au plus profond d’elle-même et lutter contre l’adversité pour espérer s’épanouir un jour. Une ode à l’espérance ! Bref, cette pépite de la rentrée littéraire fut une excellente surprise. D’une belle plume, l’auteure nous livre un roman puissant dont il faut également souligner l’excellente traduction de Carine Chichereau.
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            • My-Little-Anchor Posté le 11 Octobre 2018
              Sous les branches de l'udala est le premier roman de l'autrice et fait partie des titres phares de cette rentrée littéraire 2018 ! En découvrant le résumé de ce roman, je pensais lire un livre fort en émotions par son sujet et être bouleversée à la fin de ma lecture. Mais, à vrai dire mon expérience de lecture a été particulière car je me suis rendue compte que ce livre n'allait pas me toucher sentimentalement parlant. D'ailleurs, l'autrice ne souhaite pas nous toucher de cette manière. En effet, ce roman tire sa puissance par son sujet et c'est ça qui va terriblement nous toucher. C'est pour cela que ça n'a pas été un coup de coeur car j'en attendais autre chose. Mais, ce livre mérite d'être mis entre toutes les mains. Je remercie Alexia des éditions Belfond pour l'envoi de ce roman. Dans ce roman, on découvre le personnage de Ijeoma aux côtés de ses parents qui du jour au lendemain voit son père mourir sous les bombes. Ijeoma est encore très jeune et se cherche beaucoup. Sa mère décide alors de l'envoyer chez son oncle (le professeur) et sa tante pour qu'elle puisse continuer à vivre et à survire... Sous les branches de l'udala est le premier roman de l'autrice et fait partie des titres phares de cette rentrée littéraire 2018 ! En découvrant le résumé de ce roman, je pensais lire un livre fort en émotions par son sujet et être bouleversée à la fin de ma lecture. Mais, à vrai dire mon expérience de lecture a été particulière car je me suis rendue compte que ce livre n'allait pas me toucher sentimentalement parlant. D'ailleurs, l'autrice ne souhaite pas nous toucher de cette manière. En effet, ce roman tire sa puissance par son sujet et c'est ça qui va terriblement nous toucher. C'est pour cela que ça n'a pas été un coup de coeur car j'en attendais autre chose. Mais, ce livre mérite d'être mis entre toutes les mains. Je remercie Alexia des éditions Belfond pour l'envoi de ce roman. Dans ce roman, on découvre le personnage de Ijeoma aux côtés de ses parents qui du jour au lendemain voit son père mourir sous les bombes. Ijeoma est encore très jeune et se cherche beaucoup. Sa mère décide alors de l'envoyer chez son oncle (le professeur) et sa tante pour qu'elle puisse continuer à vivre et à survire au milieu de ce chaos et bénéficier d'une bonne éducation. Sa famille étant très croyante, Ijeoma se posera beaucoup de questions notamment sur les relations humaines car elle ne comprend pas certaines choses dans la Bible surtout sur les relations sexuelles. * L'autrice aborde de façon intime et confidentielle sa douloureuse enfance au coeur des bombardements. Au cours de sa vie, Ijeoma va rencontrer une jeune fille, Amina, de son âge, avec qui elle repoussera les limites de la Bible. Ijeoma est attirée par cette fille mais ne sait pas pourquoi c'est aussi mal. Pourquoi serait-ce une abomination ? Elle aborde également a de nombreux moments des passages de la Bible pour montrer à quel point Ijeoma s'écarte du bon chemin, celui qu'on choisit ses parents. A côté de cela, Amina n'est pas du même peuple qu'elle. C'est une Haoussa et c'est à cause de ce peuple qu'Ijeoma a perdu les siens. Amina ne fait que s'attirer les foudres jusqu'au jour où Ijeoma et elle commencent à s'embrasser, s'effleurer, se toucher sensuellement. Quand son oncle, chez qui elle est hébergée, découvre cela, Ijeoma sera reconfiée à sa mère. Tout ceci est une abomination et pour que cela cesse, il faut que les deux jeunes filles soient remises d'une quelconque manière sur le droit chemin. Mais, cela va être difficile pour Ijeoma car les deux filles vont à la même école. Pour Amina les choses sont désormais claires. Elle doit s'intéresser aux garçons pour trouver un bon mari sinon elle finira seule. A côté de ça, Ijeoma est toujours obsédée par Amina. La jeune fille la hante et Ijeoma ne fait que développer toujours plus son désir envers elle. Elle ne comprend pas comment Amina a pu la délaisser et se montrer ignorante. Mais, un jour Ijeoma fait la rencontre d'une autre femme Ndidi et elle ressent les mêmes choses au fond d'elle. Elle sait que les femmes lui plaisent et elle n'est pas la seule dans ce cas. Pourtant, tout cela est contradictoire à ses croyances, à tout ce qu'on lui a appris, éduqué. Sa mère ne rêve que d'une chose que Ijeoma trouve un bon mari alors quand l'occasion se présente Ijeoma se retrouve piégée dans une situation qu'elle n'a pas voulu ni choisi… Seul le mensonge s'impose si elle souhaite continuer à entretenir des relations avec des femmes... Arrivera-t-elle à se détourner de ses sentiments et son attirance pour les femmes ou bien supportera-t-elle le poids du mensonge pour continuer à vivre ? Dans ce roman, l'autrice a joué carte sur table en dénonçant les absurdités de son pays qui condamne toujours les relations homosexuelles comme un crime. Elle ne se cache pas et ne mâche pas ses mots car elle a envie de bousculer les moeurs et de faire réagir le peuple. Devrions-nous avoir peur, honte d'aimer qui l'on veut ? Qui peut nous dire, dicter qui aimer ? Qui peut se permettre d'avoir ce droit quand l'amour ne se contrôle pas ? Finalement, dans ce roman, l'autrice se livre personnellement sur ses sentiments, sur cette situation qu'elle connait trop bien : la peur de se montrer et d'aimer une personne du même sexe qu'elle, et sur cette frontière entre l'amour et la religion. Ce roman est une forme de rébellion contre son pays, un message d'espoir et d'ouverture d'esprit. En se livrant, elle dénonce la véritable situation d'urgence de son pays. Elle veut toucher, sensibiliser le plus de monde pas par les émotions mais par la puissance des mots et de la situation. Ce livre est un véritable appel à l'aide, un message pour que les générations futures ne connaissent pas les châtiments commis pour aimer librement la personne que l'on a choisie…
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            • traversay Posté le 6 Octobre 2018
              En 2014, le président du Nigeria a signé une loi qui criminalise les relations entre les personnes du même sexe. De tels actes sont passibles jusqu'à 14 ans de prison. Au nord du pays, c'est la mort par lapidation qui est prévue. Ces informations sont données par Chinelo Okparanta à la fin de son premier roman Sous les branches de l'Udala pour montrer que la lutte est loin d'être gagnée pour la communauté LGBT, un constat que l'on trouve aussi sur les écrans en ce moment avec Rafiki, un film kényan qui mérite d'être vu. Sous les branches de l'Udala se situe néanmoins dans un temps plus éloigné, débutant précisément en 1968 au plus fort de la guerre du Biafra qui déchira le Nigeria. Ijeoma, son héroïne, que le livre va suivre durant plusieurs années, voit son adolescence bouleversée par le conflit, avec la mort de son père puis sa séparation de sa mère. Et aussi la découverte de son attirance pour les femmes qui va la marginaliser auprès d'une société qui considère cette inclination comme une "abomination" au regard du dogme religieux qui ne saurait être remis en cause. Si le style de la romancière ne brille pas particulièrement,... En 2014, le président du Nigeria a signé une loi qui criminalise les relations entre les personnes du même sexe. De tels actes sont passibles jusqu'à 14 ans de prison. Au nord du pays, c'est la mort par lapidation qui est prévue. Ces informations sont données par Chinelo Okparanta à la fin de son premier roman Sous les branches de l'Udala pour montrer que la lutte est loin d'être gagnée pour la communauté LGBT, un constat que l'on trouve aussi sur les écrans en ce moment avec Rafiki, un film kényan qui mérite d'être vu. Sous les branches de l'Udala se situe néanmoins dans un temps plus éloigné, débutant précisément en 1968 au plus fort de la guerre du Biafra qui déchira le Nigeria. Ijeoma, son héroïne, que le livre va suivre durant plusieurs années, voit son adolescence bouleversée par le conflit, avec la mort de son père puis sa séparation de sa mère. Et aussi la découverte de son attirance pour les femmes qui va la marginaliser auprès d'une société qui considère cette inclination comme une "abomination" au regard du dogme religieux qui ne saurait être remis en cause. Si le style de la romancière ne brille pas particulièrement, il est toutefois plein de grâce et d'une grande précision et parfois même lyrique dans la description de la nature. C'est tout en cas un roman auquel on s'attache très vite de par la personnalité et le courage de son personnage principal qui doit composer entre ses penchants "coupables" et les conventions sociales qui passent par le mariage et la maternité. La narration, simple et fluide, s'accommode parfaitement de digressions constituées par des histoires et des légendes qui appartiennent à la culture africaine. Après des nouvelles très remarquées, le premier roman de Chinelo Okparanta s'inscrit tout naturellement dans la mouvance des grands écrivains contemporains nigérians. On a hâte de lire ses prochaines publications.
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            « Un premier roman émouvant contre l'intolérance, au style très personnel. »
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