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Belfond
EAN : 9782714459350
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 134 x 190 mm

Trois langues dans ma bouche

Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 22/01/2015
Un roman initiatique fulgurant, sur la langue comme identité. Entre histoire individuelle et histoire politique, un chef-d’œuvre de style, d’humour, de précision et d’acuité. 
 
Il croyait l’avoir perdue à jamais : sa langue maternelle se réveille. Agitée par les coups du hasard, elle secoue le Basque qui sommeille en lui et le propulse dans les vies minuscules de son enfance. Alors il n’a plus le choix. Cette langue devenue étrangère, il la tourne mille... Il croyait l’avoir perdue à jamais : sa langue maternelle se réveille. Agitée par les coups du hasard, elle secoue le Basque qui sommeille en lui et le propulse dans les vies minuscules de son enfance. Alors il n’a plus le choix. Cette langue devenue étrangère, il la tourne mille fois dans sa bouche. Et elle met son corps à l’épreuve d’un long baiser qui embrasse avec une même fougue les livres qu’il lit, les gens qu’il aime et ceux qui meurent, broyés parfois dans les mâchoires des revendications politiques.
Furieusement poétique, Trois langues dans ma bouche est l’aventure saisissante d’un homme en quête d'identité, avec le basque aux trousses et l’écriture pour horizon.

 
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EAN : 9782714459350
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 134 x 190 mm
Belfond
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Ils en parlent

Archéologie poétique d'un monde englouti par l'oubli, la prose de Frédéric Aribit mêle avec bonheur le souvenir de scènes quotidiennes et le souffle lyrique d'une émotion retrouvée.
Florence Bouchy / Le Monde des livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AliciaDG Posté le 13 Septembre 2020
    "À 7h50, été comme hiver, c'était le lait."  Pour moi, c'était une goutte d'Aribit dans le café d'ordinaire noir, et de claquer de la langue en se resservant.  Trois langues dans ma bouche est écrit avec une prose lyrique à souhait. Les mots se mêlent en un suave ballet savamment orchestré sur parfum d'enfance. Fluidité de l'écriture, fil conducteur qui se déroule tel un ruban de satin, humanité, sensibilité, sont, à mon sens, les maîtres mots de ces pages.  C'est l'histoire d'un homme, d'une famille, de choix, de vie, de mort. C'est l'histoire d'une région, d'un terroir, de valeurs, d'indépendance, de patrimoine culturel, d'hommes et de femmes. C'est l'histoire des langues qui sont notre essence, nos origines et pour lesquelles on se bat ; celles que nous apprenons et celles que nous oublions ; celles qui nous guident et celles qui nous portent.  Recherche d'un soi ou d'origines ; ouverture à l'autre ou relations conflictuelles ; autant de maux sur les mots que de mots sur les maux. Une exquise dualité présentée dans ce livre. Fiction ? Autobiographie ? Autofiction ? Qu'importe de le savoir. Une œuvre ne devrait pas être "classable", "étiquetable". Elle se suffit à elle-même, elle doit être lue, ressentie, appréciée et... "À 7h50, été comme hiver, c'était le lait."  Pour moi, c'était une goutte d'Aribit dans le café d'ordinaire noir, et de claquer de la langue en se resservant.  Trois langues dans ma bouche est écrit avec une prose lyrique à souhait. Les mots se mêlent en un suave ballet savamment orchestré sur parfum d'enfance. Fluidité de l'écriture, fil conducteur qui se déroule tel un ruban de satin, humanité, sensibilité, sont, à mon sens, les maîtres mots de ces pages.  C'est l'histoire d'un homme, d'une famille, de choix, de vie, de mort. C'est l'histoire d'une région, d'un terroir, de valeurs, d'indépendance, de patrimoine culturel, d'hommes et de femmes. C'est l'histoire des langues qui sont notre essence, nos origines et pour lesquelles on se bat ; celles que nous apprenons et celles que nous oublions ; celles qui nous guident et celles qui nous portent.  Recherche d'un soi ou d'origines ; ouverture à l'autre ou relations conflictuelles ; autant de maux sur les mots que de mots sur les maux. Une exquise dualité présentée dans ce livre. Fiction ? Autobiographie ? Autofiction ? Qu'importe de le savoir. Une œuvre ne devrait pas être "classable", "étiquetable". Elle se suffit à elle-même, elle doit être lue, ressentie, appréciée et comprise pour ce qu'elle véhicule et nous inspire, en fonction de notre être propre, non faire l'objet d'une appropriation par de pseudo-intellectuels qui s'enorgueillissent d'avoir dénoué le mystère et compris les secrets de l'auteur.  La tentation de la lecture analytique est grande pour ceux qui apprécient les lettres, mais comment avoir l'outrecuidance de poser l'intention de l'écrivain, la signification que l'on imagine cachée derrière telle figure de style, et de cette virgule manquante tellement judicieuse…  Amoureux de la langue trouveront simplement, dans cet ouvrage, de quoi ravir leurs papilles.  J'ai souri, j'ai ri, j'ai versé une larme, je me suis interrogée. Cocktail détonant pour une lecture pleine de saveurs.  Un immense merci à Frédéric Aribit. 
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  • kouette_kouette Posté le 5 Février 2018
    Ce livre m'a parlé. Parce que Frédéric Aribit aurait pu être mon voisin. Mêmes codes, mêmes questionnements. Basque ou Français, il fallait parfois choisir. Ce roman semble être largement autobiographique. J'ai même l'impression que l'auteur aurait pu l'écrire pour panser une blessure provoquée, peut-être, par un sentiment de manquement à sa terre d'origine. Du moins c'est ce que j'ai ressenti à sa lecture. Et alors, je ne sais pas s'il l'a fait exprès, mais l'auteur a une écriture à l'image des Basques : froide en apparence. Les faits sont énoncés, avec de jolies phrases, certes, mais sans effusion, sans passion. Bon, moi, j'ai repéré tant de détails similaires à la vie de gens ayant le cul coincé entre deux chaises, que j'y ai vu le respect des siens, la pudeur, et son courage d(')énoncer tout ça. Seulement, je me pose des questions : les lecteurs qui n'ont pas grandi au Pays Basque peuvent-ils y trouver leur compte ? Par la forme peut-être ? (là, je ne me prononce pas, le fond l'ayant bouffée, il faudra que je lise un autre roman de l'auteur) Peuvent-ils trouver de l'intérêt à ce sujet qui doit paraître dérisoire pour beaucoup ? Ne sont-ils pas gênés... Ce livre m'a parlé. Parce que Frédéric Aribit aurait pu être mon voisin. Mêmes codes, mêmes questionnements. Basque ou Français, il fallait parfois choisir. Ce roman semble être largement autobiographique. J'ai même l'impression que l'auteur aurait pu l'écrire pour panser une blessure provoquée, peut-être, par un sentiment de manquement à sa terre d'origine. Du moins c'est ce que j'ai ressenti à sa lecture. Et alors, je ne sais pas s'il l'a fait exprès, mais l'auteur a une écriture à l'image des Basques : froide en apparence. Les faits sont énoncés, avec de jolies phrases, certes, mais sans effusion, sans passion. Bon, moi, j'ai repéré tant de détails similaires à la vie de gens ayant le cul coincé entre deux chaises, que j'y ai vu le respect des siens, la pudeur, et son courage d(')énoncer tout ça. Seulement, je me pose des questions : les lecteurs qui n'ont pas grandi au Pays Basque peuvent-ils y trouver leur compte ? Par la forme peut-être ? (là, je ne me prononce pas, le fond l'ayant bouffée, il faudra que je lise un autre roman de l'auteur) Peuvent-ils trouver de l'intérêt à ce sujet qui doit paraître dérisoire pour beaucoup ? Ne sont-ils pas gênés par ces petites pointes de mots en basque ? Je suis perplexe. Finalement, quand un livre te parle trop, tu n'es pas très objectif...
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  • ISK Posté le 23 Avril 2017
    Un roman à cheval sur les genres, une réflexion romancée plutôt, mâtinée d'autofiction (autobiographie?) et d'essai littéraire et linguistique toutefois sans lourdeur et sans académisme. Le style fluide, léger et précis à la fois de l'auteur, m'a trimballée avec joie dans cette espèce de poétique pédagogique, qui parvient à amener la tendresse, le réel et l'intime dans une interrogation linguistique, politique, historique voire même psychologique, qui est si bien insérée dans l'anecdotique que l'ouvrage se dévore d'un trait et qu'on se trouve à réfléchir, à remettre en cause sa perception et de soi et de l'Autre à travers la langue seule et à apprendre beaucoup, sans presque y prendre garde. Une réussite.
  • lafeeGeorgette Posté le 26 Août 2015
    Qui est - on réellement entre l' homme mature construit et ses rêves d' indépendance Basque. Une plume très réaliste pour une quête d' identité linguistique et délicieuse
  • Bidib Posté le 21 Février 2015
    [...]Les langues de Frédérique Aribit sont le basque, langue maternelle "morte dans sa bouche et recrachée". Puis il y a le français. Langue adroitement utilisée, avec laquelle l'auteur joue à m'en faire perdre mon latin ! Trois langues dans ma bouche fiction, autofiction, vécu ? Je ne sais pas mais chaque mot sonne vrai. Je me suis identifié à ce "je" qui nous parle. Qui vagabonde plus qu'il ne raconte. Je m'identifie car certains points communs nous rapprochent : l'enfance à la campagne, les langues qui se croisent et décroisent, se marient et finalement se séparent... Le deuil aussi, peut-être. Pas seulement le deuil des gens aimés qui nous quittent, mais celui de la perte de cette langue primitive qui a vu naître nos premiers mots et qui nous quitte. Les point communs que je partage avec "je" sont pourtant aussi nombreux que nos différences. Dans le flot de paroles déversées chapitre après chapitre dans un foutoirs qui passe du coq à l'âne, du basque au français, de l'enfance au présent j'ai parfois cru perdre le fil. Pourtant il y en a un de fil ! Et il nous tiens, me tient. Je l'ai suivi, exploré souvenir après souvenir, idée après idées,... [...]Les langues de Frédérique Aribit sont le basque, langue maternelle "morte dans sa bouche et recrachée". Puis il y a le français. Langue adroitement utilisée, avec laquelle l'auteur joue à m'en faire perdre mon latin ! Trois langues dans ma bouche fiction, autofiction, vécu ? Je ne sais pas mais chaque mot sonne vrai. Je me suis identifié à ce "je" qui nous parle. Qui vagabonde plus qu'il ne raconte. Je m'identifie car certains points communs nous rapprochent : l'enfance à la campagne, les langues qui se croisent et décroisent, se marient et finalement se séparent... Le deuil aussi, peut-être. Pas seulement le deuil des gens aimés qui nous quittent, mais celui de la perte de cette langue primitive qui a vu naître nos premiers mots et qui nous quitte. Les point communs que je partage avec "je" sont pourtant aussi nombreux que nos différences. Dans le flot de paroles déversées chapitre après chapitre dans un foutoirs qui passe du coq à l'âne, du basque au français, de l'enfance au présent j'ai parfois cru perdre le fil. Pourtant il y en a un de fil ! Et il nous tiens, me tient. Je l'ai suivi, exploré souvenir après souvenir, idée après idées, la conscience et peut-être même l'inconscience de "je". Que la suite d'idée ne soit pas logique importe peu, est-ce que notre pensée suit toujours le chemin de la logique ? Ne se perd-t-elle pas dans les recoin de notre cerveau, dans la forêt de nos souvenirs ? C'est peut-être en cela que je me suis reconnue : un bouillonnement d'idées et de souvenir qui émergent sans crier gare dans l'océan de notre conscience. Le style très particulier, pas toujours facile à suivre, renforce ce sentiment de plongée abyssale dans la pensée du protagoniste. Les phrases sont très longues et les points sont presque inexistants. On plonge, on retiens son souffle, on s'enfonce, on peut plus respirer, arriverons nous au bout, ça y est on est perdu et... ouf ! J'ai compris. J'ai compris ? Pas sûr, mais j'ai ressenti. Un style étrange auquel je ne suis pas habituée qui m'a parfois troublé, parfois perdu, mais qui finalement m'a séduite. Je ressors de cette lecture ravie. Je fini à peine le roman. Il va va maintenant falloir le digérer. Et j'ai le sentiment qu'il m'en restera quelque chose, pas seulement le souvenir une bonne lecture.[...]
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