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Belfond
EAN : 9782714473332
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 225 mm

Un insaisissable paradis

Samuel SFEZ (Traducteur)
Date de parution : 19/09/2019
C’est l’histoire vraie d’un garçon qui a grandi à berkeley californie pendant les années soixante et soixante-dix, incapable de s’identifier à la réalité et pour ça étiqueté schizophrène paranoïaque psychotique pendant le reste de sa vie ;
En 2009, Sandy Allen reçoit une grande enveloppe de papier kraft. À l’intérieur, l’autobiographie de son oncle Bob. Dans la famille, tout le monde le trouve étrange, certains diraient même fou, et c’est pourtant Sandy qu’il a choisie pour réécrire son histoire.

Et Sandy de plonger dans la vie d’un gamin...
En 2009, Sandy Allen reçoit une grande enveloppe de papier kraft. À l’intérieur, l’autobiographie de son oncle Bob. Dans la famille, tout le monde le trouve étrange, certains diraient même fou, et c’est pourtant Sandy qu’il a choisie pour réécrire son histoire.

Et Sandy de plonger dans la vie d’un gamin fan de Jimi Hendrix, enfant des sixties, dont l’existence bascule un jour de 1970, alors qu’il est enfermé dans un hôpital psychiatrique, tenu à l’isolement, soumis à un cocktail narcotique de choc et déclaré schizophrène.

À la manière de Maggie Nelson avec Les Argonautes, Sandy Allen bouscule les frontières de la biographie, de l’essai ou encore de la fiction, et nous entraîne dans l’histoire renversante d’un homme hors du commun. Étoffant son récit de croustillantes anecdotes familiales et d’une étude passionnante de la psychiatrie à travers les âges, Sandy Allen signe une œuvre audacieuse, sensible, intelligente, et donne enfin une voix à ceux qui vivent dans d’insaisissables paradis.
 
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EAN : 9782714473332
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Puissant… Une œuvre d’art vivifiante et un hommage plein d’amour à un homme dont la voix, aussi brute soit-elle, mérite d’être entendue. »
 
LA Times

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bazart Posté le 3 Décembre 2019
    Oncle Bob 1955 – 2015. Lorsque Sandy reçoit une épaisse enveloppe contenant l’autobiographie de son oncle, un homme qu’elle connait à peine, elle ne sait pas encore l’importance que ce tapuscrit va prendre dans sa vie. Dans la famille, le frère ainé de sa mère est connu pour être schizophrène. Depuis de nombreuses années Il vit retiré dans un ranch au nord de la Californie. Un texte en majuscule sans paragraphe, à l’orthographe incertaine sur des feuilles jaunies. Une autobiographie simple, des éléments de vie jetés dans l’ordre chronologique d’une vie chaotique. L’enfance, l’adolescence, la vie d’un adule, d’un baby-boomer diagnostiqué schizophrène à l’âge de quinze ans. Que faire d’un pareil document ? Après beaucoup d’hésitations, d’atermoiements, Sandy Allen se plonge dans le passé de cet oncle mystérieux. Son histoire devient alors l’histoire d’une famille touchée, blessée par l’évolution d’un adolescent en un adulte en souffrance. Alternant les chapitres, Sandy Allen confronte les écrits de Bob et la mémoire du reste de la famille, le récit devient une étude de la maladie mentale aux Etats-Unis à la fin du XXe siècle, l’effet est saisissant et le rapport accablant. Autobiographie, autofiction, compte rendu d’un suivi psychiatrique dans la psyché d’un homme différent,... Oncle Bob 1955 – 2015. Lorsque Sandy reçoit une épaisse enveloppe contenant l’autobiographie de son oncle, un homme qu’elle connait à peine, elle ne sait pas encore l’importance que ce tapuscrit va prendre dans sa vie. Dans la famille, le frère ainé de sa mère est connu pour être schizophrène. Depuis de nombreuses années Il vit retiré dans un ranch au nord de la Californie. Un texte en majuscule sans paragraphe, à l’orthographe incertaine sur des feuilles jaunies. Une autobiographie simple, des éléments de vie jetés dans l’ordre chronologique d’une vie chaotique. L’enfance, l’adolescence, la vie d’un adule, d’un baby-boomer diagnostiqué schizophrène à l’âge de quinze ans. Que faire d’un pareil document ? Après beaucoup d’hésitations, d’atermoiements, Sandy Allen se plonge dans le passé de cet oncle mystérieux. Son histoire devient alors l’histoire d’une famille touchée, blessée par l’évolution d’un adolescent en un adulte en souffrance. Alternant les chapitres, Sandy Allen confronte les écrits de Bob et la mémoire du reste de la famille, le récit devient une étude de la maladie mentale aux Etats-Unis à la fin du XXe siècle, l’effet est saisissant et le rapport accablant. Autobiographie, autofiction, compte rendu d’un suivi psychiatrique dans la psyché d’un homme différent, « Un insaisissable paradis” est une œuvre hors-norme tendre et touchante. C’est avec beaucoup de sincérité et de sensibilité que la romancière redonne vie à son oncle Bob.
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  • Flaubauski Posté le 28 Octobre 2019
    D'une forme hybride plutôt inattendue mêlant extraits autobiographiques sélectionnés par un tiers, témoignages et considérations psychiatriques à leur sujet par ce même tiers, Un insaisissable paradis nous permet d'entrer dans l'esprit de Bob, diagnostiqué schizophrène dès son adolescence, faisant le choix de transmettre son autobiographie à sa nièce, Sandy, qui poursuit des études littéraires. Autobiographie qui prendra la poussière jusqu'à la mort de l'oncle qui incitera cet.te dernièr.e à partager son histoire. Pour cela, iel (l'auteur.e souhaite qu'on l'identifie ainsi) prend le parti de ne publier que certains extraits, l'ensemble étant selon iel particulièrement illisible, et de refonder le reste, tout en passant de la première à la troisième personne, ce qui est justifié de manière très précise dans un préambule. L'on pourrait penser que ce choix donne à la lecture un caractère peut-être plus distancié, ne permettant pas d'être au plus proche de Bob du fait de la refondation du texte initial, ce n'est finalement pas le cas : j'ai été particulièrement touchée par l'histoire de cet homme diagnostiqué de manière vraisemblablement arbitraire, ce qu'illustrent notamment les recherches faites par Sandy Allen au sujet de la schizophrénie, de sa "naissance" au début du XXème siècle à son actuelle prise en... D'une forme hybride plutôt inattendue mêlant extraits autobiographiques sélectionnés par un tiers, témoignages et considérations psychiatriques à leur sujet par ce même tiers, Un insaisissable paradis nous permet d'entrer dans l'esprit de Bob, diagnostiqué schizophrène dès son adolescence, faisant le choix de transmettre son autobiographie à sa nièce, Sandy, qui poursuit des études littéraires. Autobiographie qui prendra la poussière jusqu'à la mort de l'oncle qui incitera cet.te dernièr.e à partager son histoire. Pour cela, iel (l'auteur.e souhaite qu'on l'identifie ainsi) prend le parti de ne publier que certains extraits, l'ensemble étant selon iel particulièrement illisible, et de refonder le reste, tout en passant de la première à la troisième personne, ce qui est justifié de manière très précise dans un préambule. L'on pourrait penser que ce choix donne à la lecture un caractère peut-être plus distancié, ne permettant pas d'être au plus proche de Bob du fait de la refondation du texte initial, ce n'est finalement pas le cas : j'ai été particulièrement touchée par l'histoire de cet homme diagnostiqué de manière vraisemblablement arbitraire, ce qu'illustrent notamment les recherches faites par Sandy Allen au sujet de la schizophrénie, de sa "naissance" au début du XXème siècle à son actuelle prise en charge qu'iel nous transmet au fil du récit de son oncle, de même que son témoignage ou le témoignage de proches au sujet de certains évènements qu'il raconte. L'autobiographie devient donc, de manière tout à fait intéressante, et sans en dénaturer pour autant l'essence, une investigation personnelle de l'auteur.e sur cette maladie, et de ce fait sur son oncle dont iel regrette après coup de ne pas s'être assez préoccupé.e. Investigation qui devient une mise en lumière plus générale de l'ostracisme dont souffrent de nombreuses personnes considérées comme ayant des troubles mentaux, et qui est semble-t-il un des chevaux de bataille de l'auteur.e. En somme, un ouvrage tout à la fois éclairant et émouvant qui permet de prendre davantage conscience des nombreuses problématiques liées à un trouble psychiatrique quel qu'il soit, quant aux traitements proposés ou quant au regard que pose la société sur celui-ci. Ouvrage qui concerne en premier lieu les Etats-Unis, puisque racontant l'histoire d'un Américain, mais qui ne me semble pas pour autant complètement hors propos en ce qui concerne la France ou plus largement l'Europe, malheureusement... Je remercie les éditions Belfond de m'avoir permis de découvrir cet ouvrage via NetGalley.
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  • manonlitaussi Posté le 23 Octobre 2019
    Alors qu'elle est à la fac et suis des cours d'écriture, l’auteure de cette essai reçoit des appels puis un manuscrit de la part de son oncle, Bob, pour qu’elle reprenne son histoire. Peu confiante au départ, elle mène son écrit sans lui en parler. Elle reprend le texte de son oncle diagnostiqué schizophrène très jeune qui a fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique et le met en parallèle avec ce qu’elle a appris sur la maladie et les témoignages des personnes qui l’ont connu. Le récit couvre la vie de son oncle des années 1960 à 2000. C’est un récit troublant qui est livré par Bob fan de musique, passionné par sa guitare car on ne sait pas dans quelle mesure les propos sont vrais au vu de sa maladie et de sa consommation de drogues et de médicaments. Ce qui n’enlève rien au récit qui reste cohérent et très intéressant. La mise en parallèle du récit et de l’enquête notamment sur cette maladie qui m’était inconnue rend le texte très fluide, le met en valeur car nous en apprend sur la maladie, la difficulté du traitement, de son dosage, de ses effets secondaires qui ramollissent la personne et surtout le... Alors qu'elle est à la fac et suis des cours d'écriture, l’auteure de cette essai reçoit des appels puis un manuscrit de la part de son oncle, Bob, pour qu’elle reprenne son histoire. Peu confiante au départ, elle mène son écrit sans lui en parler. Elle reprend le texte de son oncle diagnostiqué schizophrène très jeune qui a fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique et le met en parallèle avec ce qu’elle a appris sur la maladie et les témoignages des personnes qui l’ont connu. Le récit couvre la vie de son oncle des années 1960 à 2000. C’est un récit troublant qui est livré par Bob fan de musique, passionné par sa guitare car on ne sait pas dans quelle mesure les propos sont vrais au vu de sa maladie et de sa consommation de drogues et de médicaments. Ce qui n’enlève rien au récit qui reste cohérent et très intéressant. La mise en parallèle du récit et de l’enquête notamment sur cette maladie qui m’était inconnue rend le texte très fluide, le met en valeur car nous en apprend sur la maladie, la difficulté du traitement, de son dosage, de ses effets secondaires qui ramollissent la personne et surtout le regard négatif porté sur les malades. Bob est un homme touchant et sympathique qui lie différentes relations amicale ou amoureuse. Sa relation avec son père, très pudique, est très belle. Ce père est comme un rock toujours là en cas de crise. C’est un récit parfois dur lorsqu’il décrit ses internements, sa vie en hôpital, souvent touchant lorsqu’on en vient aux relations que Bob essaie de nouer mais qui sont souvent éphémères, à part celles avec sa famille. L’auteure a un talent de conteuse évident. J’ai été confortablement placée dans le contexte, guidée adroitement entre le récit de Bob et la prise de parole de l’auteure. Mon attention a très rapidement été retenue. Une lecture très intéressante servi par un style fluide et entraînant
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  • Jazzynewyork Posté le 23 Octobre 2019
    Sandy Allen ne s’est pas contentée de retranscrire l’histoire de son oncle, elle a mené une véritable enquête au sein de la famille et dans le milieu médical pour comprendre et analyser au plus juste le comportement de son oncle atteint de schizophrénie. Elle démêle de ce fait le vrai du faux et mène de véritables recherches qui démontrent également les travers de la médecine face à cette maladie si méconnue à l’époque. Bien plus qu’une biographie, Sandy Allen fait de cette histoire un véritable cas d’étude sur la schizophrénie, et le milieu psychiatrique à travers les âges. En alternant, les feuillets de Robert et son analyse personnelle issue des ses investigations, Sandy Allen nous offre un récit atypique, passionnant en nous plongeant au cœur de la vie de Robert, tout en nous faisant part de ses découvertes parfois surprenantes. Après lecture de cette histoire vraie aussi intéressante que bouleversante, je me demande encore si le destin de Robert aurait pris une autre tournure s’il n’avait pas été hospitalisé ce fameux jour, qui pour moi a tout déclenché, et plongé la vie de cet enfant vers d’insaisissables paradis. À découvrir absolument. Une découverte extraordinaire.
  • Mooncatchereads Posté le 22 Octobre 2019
    La psychiatrie me passionne au plus haut point. Les troubles psychiques, bien qu’ils soient mieux compris et appréhendés aujourd’hui, restent tout de même parmi les grands mystères de notre temps. Avec ce premier livre, Sandy Allen nous offre un voyage au cœur de la schizophrénie, dans les États-Unis des années soixante-dix aux années deux-milles. Mais, pas seulement ! Tout commence en 2009, lorsque Sandy Allen reçoit une enveloppe kraft contenant l’autobiographie de son oncle, Bob. Étiqueté schizophrène à l’aube de l’adolescence, Bob fera de nombreux allers-retours à l’hôpital. Parfois malgré lui, parfois à sa demande. La vie sociale de Bob ressemble à celle de beaucoup de schizophrène : quasiment absente. L’incapacité à nouer des liens durables, ce sentiment de ne pas être tout à fait présent, les hallucinations … Bob, il coche toutes les cases du DSM à l’entrée « schizophrénie paranoïde ». A cette époque, les antipsychotiques étaient ceux de la « première génération » : plus d’effets secondaires. L’impression d’être ensuqué du matin au soir, vision trouble, marche hésitante, gonflement et prise de poids, tachycardie, le cerveau qui ne veut pas démarrer … Bob l’explique si bien. Dans cette autobiographie, il s’est mis à nu. Il a dit. Dit ce... La psychiatrie me passionne au plus haut point. Les troubles psychiques, bien qu’ils soient mieux compris et appréhendés aujourd’hui, restent tout de même parmi les grands mystères de notre temps. Avec ce premier livre, Sandy Allen nous offre un voyage au cœur de la schizophrénie, dans les États-Unis des années soixante-dix aux années deux-milles. Mais, pas seulement ! Tout commence en 2009, lorsque Sandy Allen reçoit une enveloppe kraft contenant l’autobiographie de son oncle, Bob. Étiqueté schizophrène à l’aube de l’adolescence, Bob fera de nombreux allers-retours à l’hôpital. Parfois malgré lui, parfois à sa demande. La vie sociale de Bob ressemble à celle de beaucoup de schizophrène : quasiment absente. L’incapacité à nouer des liens durables, ce sentiment de ne pas être tout à fait présent, les hallucinations … Bob, il coche toutes les cases du DSM à l’entrée « schizophrénie paranoïde ». A cette époque, les antipsychotiques étaient ceux de la « première génération » : plus d’effets secondaires. L’impression d’être ensuqué du matin au soir, vision trouble, marche hésitante, gonflement et prise de poids, tachycardie, le cerveau qui ne veut pas démarrer … Bob l’explique si bien. Dans cette autobiographie, il s’est mis à nu. Il a dit. Dit ce qu’il voyait, ce qu’il entendait, ce qu’il croyait. Bob raconte ses nombreuses hospitalisations : les maltraitances, le manque d’écoute, le sentiment de n’être vu que comme un fou, un dingue, un taré. Et puis, soudain, le bon psychiatre, l’écoute, le sentiment d’être en sécurité. L’hôpital devient un cocon, à l’extérieur, c’est dangereux. L’un des principaux dangers, avec les patients psychotiques, c’est la rupture médicamenteuse. Le patient oublie de les prendre, ou ne veut plus les prendre. Est-ce étonnant, réellement ? Bob le dit si bien : sans les médicaments, il a enfin l’impression que son cerveau lui appartient, que le brouillard dans sa tête se dissipe, qu’il se sent plus alerte. Pourquoi, alors, continuer à les prendre ? Et c’est la rechute, à nouveau. Les hallucinations, la paranoïa qui revient. Un cercle vicieux, sans fin. Alors, Bob retourne se réfugier dans son cocon, à l’hôpital. Bob nous raconte son emménagement, sa vie dans cette « cabine », qui deviendra un « ranch », perdue à la campagne. Pour mettre en exergue la vie de son oncle, Sandy Allen a fait un impressionnant travail de recherche sur l’histoire de la psychiatrie, depuis sa naissance jusqu’à aujourd’hui. La prise en charge hospitalière et médicamenteuse, mais également la façon dont la société traitaient ces troubles psychiques. Sandy Allen a remanié le texte de Bob, un peu. Après l’avoir lu et relu, après avoir interrogé sa famille et ses proches, il nous dresse le portrait intime et pudique de son oncle. Sandy Allen nous raconte Bob, qui nous raconte sa schizophrénie. C’est beau et c’est puissant. C’est universel. A lire, absolument.
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