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Nil
EAN : 9782841119882
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 130 x 205 mm

Vox

Michael BELANO (Traducteur)
Date de parution : 07/03/2019

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un...

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

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EAN : 9782841119882
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 432
Format : 130 x 205 mm
Nil

Ils en parlent

« Et si les femmes n'avaient droit qu'à 100 mots par jour ? C'est l'hypothèse glaçante qu'exploré cette fiction politique écrite par une spécialiste américaine de la linguistique. Roman choc traduit dans 17 pays, Vox (éd. Nil) s'inscrit dans l'ère #MeToo et nous fait réfléchir au pouvoir d'émancipation des mots. »
PALOMA DE BOISMOREL / GAEL
« Une dystopie glaçante »
HELENA VILLOVITCH / ELLE
« Une intrigue menée avec brio pour une dystopie sociale fort originale. Ce premier roman de Christina Dalcher, une Américaine énervée, est à ne pas rater. »
HUBERT ARTUS / CAUSETTE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sio Posté le 8 Février 2020
    Sans être un coup de cœur, voilà une dystopie portant sur les droits des femmes et l’égalité des sexes, qui gratte un peu aux entournures, et qui m’a bien plu, même si je dois reconnaître que le fait de l’avoir écoutée plutôt que lue y est sans doute pour beaucoup !
  • Emymolette Posté le 4 Février 2020
  • LeaTouchBook Posté le 20 Janvier 2020
    Vox est une des parutions littéraires que j'attendais le plus, une dystopie qui s'inscrit dans la droite lignée de La Servante écarlate mais qui a su aussi s'émanciper de ce grand classique au travers de la plume de Christina Dalcher. Vox est un roman tout simplement effrayant : effrayant parce que réaliste, effrayant parce que possible, effrayant parce qu'on sent que cela pourrait arriver à tout moment. Au travers de ce livre la romancière met en lumière le pouvoir que recèle les mots, met en avant le mécanisme politique qui peut amener à un tel asservissement, met en exergue des personnalités différentes : de la féministe la plus déterminée à la femme convaincue de son insignifiance, de l'homme passif à l'homme résistant en passant par l'homme tout puissant qui pense retrouver sa virilité en condamnant les femmes au silence. 100 mots par jour, autrement dit rien du tout. Et ce n'est que le début car le pire est à venir. La lecture de ce roman est terriblement addictive du fait de ces chapitres efficients et percutants, du fait de cette écriture rythmée, du fait de cet aspect "thriller" omniprésent qui donne envie au lecteur de tourner les pages à la vitesse de la... Vox est une des parutions littéraires que j'attendais le plus, une dystopie qui s'inscrit dans la droite lignée de La Servante écarlate mais qui a su aussi s'émanciper de ce grand classique au travers de la plume de Christina Dalcher. Vox est un roman tout simplement effrayant : effrayant parce que réaliste, effrayant parce que possible, effrayant parce qu'on sent que cela pourrait arriver à tout moment. Au travers de ce livre la romancière met en lumière le pouvoir que recèle les mots, met en avant le mécanisme politique qui peut amener à un tel asservissement, met en exergue des personnalités différentes : de la féministe la plus déterminée à la femme convaincue de son insignifiance, de l'homme passif à l'homme résistant en passant par l'homme tout puissant qui pense retrouver sa virilité en condamnant les femmes au silence. 100 mots par jour, autrement dit rien du tout. Et ce n'est que le début car le pire est à venir. La lecture de ce roman est terriblement addictive du fait de ces chapitres efficients et percutants, du fait de cette écriture rythmée, du fait de cet aspect "thriller" omniprésent qui donne envie au lecteur de tourner les pages à la vitesse de la lumière afin de savoir comment tout cela va et peut se terminer. Vox est un page turner redoutable. Même si la comparaison est inévitable avec d'autres dystopies, je trouve que Vox sort son épingle du jeu, ce livre ne peut que nous émouvoir, nous mettre en colère, nous appeler à parler, à témoigner, à donner de la voix au combat pour l'égalité. En définitive, une très bonne lecture qui a su me toucher et me révolter.
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  • emilielettres Posté le 20 Janvier 2020
    Cette histoire est renversante, prenante! Le contenu m'a obnubilée même en dehors de mon temps de lecture... Ce genre de récit fait froid dans le dos et pousse à réfléchir. On assiste à la prise de pouvoir aux Etats-Unis par un mouvement religieux fanatique qui met tout en place pour réduire au silence les femmes. On suit plus particulièrement une femme médecin qui travaille sur le langage et sa famille (son mari médecin et leurs quatre enfants). Ce que je retiens de cette lecture c'est qu'il faut faire entendre sa voix et remplir ses devoirs de citoyen...
  • LesFantasydAmanda Posté le 7 Janvier 2020
    --- Un bon pressentiment --- Quand j’ai découvert le synopsis de Vox, j’ai su que ce livre était fait pour moi. Déjà, parce que j’adore la dystopie. Ensuite, parce que l’idée même que les femmes ne puissent plus s’exprimer librement me révoltait ! Bien sûr, j’ai pris du retard dans mes lectures, n’ai acheté ce one-shot que quelques mois après sa sortie, mais, mais, mais… J’ai profité du Pumpkin Autumn Challenge pour me lancer, et je ne regrette pas. Vous êtes prêts ? Car j’ai beaucoup de choses à dire ! --- Sans transition ? --- Je me souviens avoir eu un peu de mal à m’habituer à la plume de l’auteure – ou de la traductrice. En fait, les premiers chapitres nous projettent directement dans les pensées de l’héroïne, Jean, et celles-ci ne sont pas toujours très ordonnées. À sa manière, Jean nous relate comment la situation a progressivement dégénéré, comment le gouvernement a convaincu le grand public de museler les femmes afin qu’elles occupent la place que Dieu leur a offerte au sein de la société. Mais pas seulement ! Ses réflexions politiques se mêlent à d’autres sujets : l’éducation de ses enfants, et notamment sa benjamine Sonia, la relation qu’elle entretient... --- Un bon pressentiment --- Quand j’ai découvert le synopsis de Vox, j’ai su que ce livre était fait pour moi. Déjà, parce que j’adore la dystopie. Ensuite, parce que l’idée même que les femmes ne puissent plus s’exprimer librement me révoltait ! Bien sûr, j’ai pris du retard dans mes lectures, n’ai acheté ce one-shot que quelques mois après sa sortie, mais, mais, mais… J’ai profité du Pumpkin Autumn Challenge pour me lancer, et je ne regrette pas. Vous êtes prêts ? Car j’ai beaucoup de choses à dire ! --- Sans transition ? --- Je me souviens avoir eu un peu de mal à m’habituer à la plume de l’auteure – ou de la traductrice. En fait, les premiers chapitres nous projettent directement dans les pensées de l’héroïne, Jean, et celles-ci ne sont pas toujours très ordonnées. À sa manière, Jean nous relate comment la situation a progressivement dégénéré, comment le gouvernement a convaincu le grand public de museler les femmes afin qu’elles occupent la place que Dieu leur a offerte au sein de la société. Mais pas seulement ! Ses réflexions politiques se mêlent à d’autres sujets : l’éducation de ses enfants, et notamment sa benjamine Sonia, la relation qu’elle entretient avec son mari, ses précédentes recherches en neurosciences, ses souvenirs de Jackie, une amie militante qu’elle n’a pas revue depuis des années, etc. Bref, un conseil : soyez concentrés pour débuter Vox. Parce que ça en vaut la peine ! Même si l’esprit de Jean est un bel imbroglio, ce que l’on en retire est véritablement passionnant. --- Épouse, mère, scientifique… mais avant tout, femme ! --- Vous l’aurez compris, Vox utilise le regard de Jean sur la situation pour rappeler quel droit les femmes ont perdu : celui de s’exprimer. Et le quotidien prend alors un tout autre sens. Comment peut-elle communiquer avec son mari et ses enfants ? Pire encore, comment peut-elle exiger de sa fille qu’elle grandisse sans prononcer plus de 100 mots par jour ? C’est inconcevable ! C’est donc à une révolte muette que nous assistons, une révolte que d’autres femmes ont pourtant abandonnée. Certaines sont même prêtes à vivre de cette façon, adhèrent aux idées transmises par le gouvernement, comme si on leur avait lavé le cerveau. Mais pas Jean. Non, elle maudit tous ces gens qui l’ont réduite au silence et ceux qui n’ont rien fait pour les empêcher, elle y compris ! En effet, elle n’a jamais pris part aux manifestations, n’a jamais protesté avec véhémence face à cette montée au pouvoir du parti extrémiste. C’est là la leçon que Christina Dalcher souhaite nous donner : il est important de se battre pour ses droits, pour les conserver. Surtout, il faut arrêter de croire, comme Jean, que d’autres le feront à notre place. Ça m’a clairement fait réfléchir, voire même donné envie de m’investir davantage dans mes choix électoraux. Quoi qu’il en soit, je prie pour que Vox demeure à jamais une fiction… --- Dystopie, politique et sciences --- Si Jean désespère de voir les choses changer, elle refuse d’abandonner tout espoir. Une opportunité s’offre bientôt à elle, celle de retrouver la parole en acceptant de soigner le frère du président, sujet à des troubles neurologiques. Mais va-t-elle la saisir ? Mènera-t-elle la rébellion, juste parce qu’elle en a le pouvoir ? Non, ce n’est pas si simple. Et, alors que je voyais le scénario se dérouler sous mes yeux, l’auteure m’a surprise. En vérité, elle n’a pas cédé à la facilité, et je l’en remercie ! Alors, si vous avez l’impression que l’intrigue ne tient qu’à un fil, détrompez-vous ! Plus les pages défilent, plus les événements gagnent en crédibilité, en réalité même. L’engrenage n’est pas bien complexe, mais il est diablement efficace. En remportant de petites batailles, en répandant ses idées, en convertissant une, deux, trois personnes de plus, l’ennemi a enfin atteint son but ! Le pire, c’est qu’il croit en ses idéaux, et j’étais presque tentée de l’imiter, tant les arguments avancés paraissent… sensés ? C’est du moins le cas quand on les insère dans un monde en crise. Bref, c’est subtil, c’est insidieux, c’est nuancé ! J’ai rarement vu une intrigue aussi bien ficelée, aussi bien construite. --- Prise aux tripes --- Même si sa préoccupation première est de dénoncer les travers de la société, Christina Dalcher s’intéresse également à la vie de ses personnages. Entre réflexions politiques et explications scientifiques, viennent se glisser des questions plus personnelles. Des drames familiaux. Des injustices. On assiste ainsi à la lente destruction du mariage de Jean, qui refuse la passivité de son époux, aux disputes avec son fils aîné qui semble complètement endoctriné, aux ravages que causent les autorités en envoyant de force hommes et femmes dans des « camps » parce qu’ils ont péché. Et si, malgré tout, il y avait encore de la place pour l’amour ? Voici la plus grande force de ce one-shot : des émotions, de toutes sortes, de toutes intensités. Croyez-moi, il est impossible de rester insensible ! Pourtant, Jean n’est pas l’héroïne parfaite ; tantôt forte, tantôt fragile, elle se sent dépassée par les événements et est capable de changer d’avis en un claquement de doigts. Mais c’est justement ce qui l’a rendue plus humaine, et donc plus attachante, à mes yeux. --- Un final explosif, malgré quelques défauts --- Oui, je vais émettre un bémol ; le dénouement m’a paru un peu brouillon. C’est d’ailleurs ce que la majorité des chroniques reprochent à Vox. Et je les comprends, car moi aussi je me suis sentie perdue, par moments, surtout lorsqu’il était question de neurosciences. Alors, c’est sûr, les enjeux sont immenses et Christina Dalcher a tissé une toile tellement complexe que certains fils ne peuvent que nous échapper, néanmoins… Elle n’a pas hésité à utiliser quelques pirouettes, à emprunter quelques raccourcis pour conclure son histoire. Était-ce vraiment nécessaire ? Peut-être, peut-être pas. Heureusement, cela n’enlève rien au plaisir que j’ai ressenti durant ma lecture. Grâce à ce roman, j’ai d’ailleurs signé mon dernier coup de cœur de l’année 2019 !
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