Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221135778
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

De la part d'Hannah

Date de parution : 06/03/2014

« Tu es en train de grandir, Hannah, ça n'est jamais facile.
- Ça fait bientôt onze ans que je grandis ! Je vois pas pourquoi ce serait plus difficile aujourd'hui.
- Ça l'est parce que tu arrives à un tournant.
Je voyais pas où elle voulait en venir, mais du coup ça...

« Tu es en train de grandir, Hannah, ça n'est jamais facile.
- Ça fait bientôt onze ans que je grandis ! Je vois pas pourquoi ce serait plus difficile aujourd'hui.
- Ça l'est parce que tu arrives à un tournant.
Je voyais pas où elle voulait en venir, mais du coup ça m'intéressait. Je me suis allongée dans l'eau et j'ai attendu.
- Et parce que tu n'as pas une vie normale.
- Une vie normale, c'est si maman était pas morte ?
- C'est ça. Si tu avais vécu avec ta mère et si ton père avait su l'aider.
Elle a un peu pâli et je me suis demandé si elle regrettait pas d'en avoir trop dit. Comme elle disait plus rien, j'ai repassé dans ma tête ce qu'elle venait de dire.
- L'aider à quoi ? »

Hannah a dix ans et un caractère bien trempé. Elle vient de passer trois ans dans un sanatorium, lorsque, du jour au lendemain, on décrète qu'elle n'est plus malade et doit rejoindre son petit village de Dordogne. À La Chapelle-Meyniac, les cancans des mégères vont bon train. Hannah s'en méfie. En 1961, en pleine guerre d'Algérie, les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas cicatrisées. Rien de pire que les rumeurs, surtout lorsqu'elles concernent votre mère...

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221135778
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Jardinssecrets Posté le 21 Août 2020
    Bonjour à toutes et à tous… Avec “De la part d’Hannah”, Laurent Malot nous offre une histoire merveilleuse, toute en sensibilité et pleine d'humour. Avec ce premier roman, Laurent interpelle sur les gens aux visions étriqués, sur le racisme, la stupidité et la méchanceté. Mais venant d’une petite fille de dix ans, le message est perçu de façon très différente ! On est en 1961, Hannah vit dans un sanatorium dans les Pyrénées, depuis trois ans, car elle est atteinte de la tuberculose. Du jour au lendemain on lui dit que non seulement elle n’est plus malade, mais qu’à priori, elle ne l’a jamais été… Elle doit alors quitter le centre pour retourner dans son petit village en Dordogne et abandonner tous ses amis qui sont malades. Elle va vivre avec son père chez son grand-père. Sa mère est partie lorsqu’elle avait deux ans et n'a jamais redonné de nouvelles depuis. Au fur et à mesure de ses apprentissages, la vie lui fait découvrir la nature humaine. À travers ses yeux d'enfant et avec ses mots simples, elle nous parle de politique, de religion, de sexualité aussi. Comme dans tout village, les commérages vont bon train. Pas facile pour une petite fille... Bonjour à toutes et à tous… Avec “De la part d’Hannah”, Laurent Malot nous offre une histoire merveilleuse, toute en sensibilité et pleine d'humour. Avec ce premier roman, Laurent interpelle sur les gens aux visions étriqués, sur le racisme, la stupidité et la méchanceté. Mais venant d’une petite fille de dix ans, le message est perçu de façon très différente ! On est en 1961, Hannah vit dans un sanatorium dans les Pyrénées, depuis trois ans, car elle est atteinte de la tuberculose. Du jour au lendemain on lui dit que non seulement elle n’est plus malade, mais qu’à priori, elle ne l’a jamais été… Elle doit alors quitter le centre pour retourner dans son petit village en Dordogne et abandonner tous ses amis qui sont malades. Elle va vivre avec son père chez son grand-père. Sa mère est partie lorsqu’elle avait deux ans et n'a jamais redonné de nouvelles depuis. Au fur et à mesure de ses apprentissages, la vie lui fait découvrir la nature humaine. À travers ses yeux d'enfant et avec ses mots simples, elle nous parle de politique, de religion, de sexualité aussi. Comme dans tout village, les commérages vont bon train. Pas facile pour une petite fille de grandir dans une telle atmosphère, surtout quand les rumeurs que l’on entend concernent votre propre mère, une mère qu’elle n’a jamais connue. Ce livre traite, de la douleur de cette enfant qui se sent perdue. Qui apprend qu’elle est juive, comme son amie Sarah, qui cherche d’où elle vient, qui elle est ? Laurent, avec un style chaleureux et, par son écriture à la première personne du singulier nous intègre dans cet univers définitivement comme partie prenante des émotions exprimées. J'ai souvent souri au cours de ma lecture. Cela vient du style adopté par l’auteur, mais aussi grâce à la facilité qu’il a eut de rentrer dans la peau de cette enfant espiègle, attachante et qui est loin d'avoir la langue dans sa poche. Avec une écriture fluide et vivante, ce livre est un vrai “petit” régal de lecture. Des phrases toutes simples, des mots et des expressions enfantines ainsi que les pensées qui vont avec, font de ce récit une histoire belle et bouleversante. “De la part d'Hannah”, a été sélectionné dans le cadre du Prix des Lecteurs 2020 du Livre de Poche. Il le mérite amplement ! À lire… ÷÷÷÷÷÷÷ Extrait : « L’après-midi, j’ai aidé Jimino à remettre de l’ordre dans le jardin. Depuis que papa s’en occupait plus, il y avait plein de mauvaises herbes, les roses étaient pas coupées et les arbustes manquaient d’eau. Je me suis coltiné des tonnes de flotte, j’avais mal au dos et aux épaules, mais j’ai rien parce que j’aimais pas voir le jardin tout moche. Il y avait aussi des haricots et des tomates à cueillir, assez pour faire bouffer tout le quartier. Au moins, avec Jimino, non seulement il gueulait pas, mais on pouvait faire des pauses. C’était même lui qui les faisait, surtout quand il avait envie de causer. Seulement, je m’attendais pas à ce qu’il s’arrête pour me parler de ma mère. Il s’est approché de moi, s’est appuyé sur sa bêche et a attendu que je relève la tête. Quand il a vu que j’étais prête à écouter, il a commencé. »
    Lire la suite
    En lire moins
  • gfred25600 Posté le 11 Juillet 2020
    On est parfois déçu par la couverture d’un livre... ici, Hannah, « avec deux H », porte son histoire sur sa trogne, espiègle gamine de 11 ans... Mais quelle histoire ! À lire...
  • Tempsdelecture Posté le 13 Mai 2020
    Laurent Malot nous a concocté un certes court mais efficace roman. À la première personne du singulier. L'auteur a eu l'habileté de choisir de se placer sous le point de vue d'une enfant de dix ans, vive et intelligente, une tête brûlée, à la langue bien pendue, et curieuse de tout. Alors, évidemment, c'est le point de vue d'une fille espiègle qui nous sert de repère, empreint d'une certaine forme de naïveté encore enfantine, et une bonne dose d'aplomb, duquel naissent parfois des images, simples certes, mais savoureuses et facétieuses. Rien n'est jamais vraiment sérieux avec Hannah, qui a la force de pouvoir tout tourner en dérision, volontairement ou non, même les événements les plus graves. Curieux personnage, néanmoins très attachant, puisque elle apparaît quelquefois étonnement caustique, ce qui permet de délester de sa gravité le fond de son propos et donne une certaine sensation de légèreté au roman. Ce qui évite au récit d'être noyé dans le pathos et de devenir trop larmoyant. Même si la tragédie est bien là, ancrée dans la mémoire du village et de ses citoyens. 1961, c’était une drôle d'époque. Seize ans après la victoire des Alliés, les souvenirs de la guerre restent bien... Laurent Malot nous a concocté un certes court mais efficace roman. À la première personne du singulier. L'auteur a eu l'habileté de choisir de se placer sous le point de vue d'une enfant de dix ans, vive et intelligente, une tête brûlée, à la langue bien pendue, et curieuse de tout. Alors, évidemment, c'est le point de vue d'une fille espiègle qui nous sert de repère, empreint d'une certaine forme de naïveté encore enfantine, et une bonne dose d'aplomb, duquel naissent parfois des images, simples certes, mais savoureuses et facétieuses. Rien n'est jamais vraiment sérieux avec Hannah, qui a la force de pouvoir tout tourner en dérision, volontairement ou non, même les événements les plus graves. Curieux personnage, néanmoins très attachant, puisque elle apparaît quelquefois étonnement caustique, ce qui permet de délester de sa gravité le fond de son propos et donne une certaine sensation de légèreté au roman. Ce qui évite au récit d'être noyé dans le pathos et de devenir trop larmoyant. Même si la tragédie est bien là, ancrée dans la mémoire du village et de ses citoyens. 1961, c’était une drôle d'époque. Seize ans après la victoire des Alliés, les souvenirs de la guerre restent bien vivaces, les malades ou "tubards" qui ont été infectés par la tuberculose pendant ces années-là hantent encore les couloirs du sanatorium. Tandis que l'ombre d'une autre guerre lointaine, de l'autre côté de la mer méditerranée, pèse dangereusement sur les hommes en âge et en capacité de repartir livrer bataille, encore une fois, comme si les hommes étaient voués à mener une guerre sans fin. On ressent cette envie, ce besoin impérieux de profiter de la vie loin de tout ce qui peut rappeler la guerre. [masquer] Et voilà qu'un groupe de sinistres commères ne cessent, à travers leurs médisances, de rappeler les pires travers les hommes mis en lumière pendant cette guerre, la délation, l'individualisme, rendent impossible cette volonté d'oublier le passé, elles encore si profondément embourbées dans leur mélasse de rancœur et de méchanceté.[/masquer] Chacun des personnages secondaires essaie de tourner le dos à l'horreur et de profiter, chacun, à leur façon, quelquefois maladroitement, certains de façon non conventionnelle, de cet espace de renouveau, légèreté qui leur est offert. Encore loin de se comprendre les uns les autres, cette envie est pourtant la même. La langue de Laurent Malot est une langue vive, dynamique à l'image de la petite personne qui les prononce et c'est ce qui rend ce texte sémillant. Cependant, au fur et mesure de ma lecture, j'ai senti un décalage entre la qualité du langage, souvent très argotique, parfois grossier, mais simultanément un peu trop soigné, trop travaillé, pour correspondre à celui d'une jeune fille âgée d'à peine dix ans. Et c'est dommage parce que cela porte préjudice à la cohérence du texte, qui peut paraître un peu trop artificiel. Si le récit est rendu très vivant grâce à, conjointement, la langue et au ton employé, c'est en grande partie grâce à cela que j'ai pris plaisir à suivre le destin de cette impétueuse jeune fille aux allures de garçon manqué. L'histoire, quoique bien ficelée et efficace, qui s'appuie sur les mystères entourant Hanna et sa famille, reste un peu trop en surface, d'après moi. [masquer]Bien évidemment, on se prend au jeu que nous propose l'auteur, on les déteste ces "rombières", ces mères-la-morale qui parlent à tort et à travers sur chacun et chacune, mais surtout sur ceux qui ont le malheur de pas avoir le bon gout de rentrer dans leur cadre prédéfini, dans leurs normes étriquées, elles-mêmes absoutes grâce à leur visite dominicale à l'église du village.[/masquer] Et naturellement, on se prend d'affection pour Hannah, jeune fille orpheline de mère. Attachante parce qu'elle n'est pas la jeune fille lisse et discrète que son père voudrait qu'elle soit car au fond elle ressent le fait d'être peu considérée au sein de cette famille éclatée. Victime malgré elle de bons ou mauvais choix personnels faits par ces adultes, victime d'une guerre qui a forcément transformé les gens, les a rendu parfois meilleurs, mais a parfois fait ressortir le pire d'eux-mêmes. Victime de choix malheureux, de secrets qui ne dépendent qu'à refaire surface, d'une famille, dépassée par ce temps d'après-guerre trouble et nébuleux, d'une situation qui la dépasse forcément mais qu'elle accepte avec force et dignité, puisqu'elle se refuse à endosser ce rôle de victime, d'orpheline. Voilà ce qui fait la force de son roman. L'histoire et la langue ne sont donc pas désagréables, loin de là, Hannah est une jeune française, comme il devait en exister tant d'autres, d'un couple mal assorti, sans doute, laminé par un conflit insurmontable. Hannah représente cette génération qui va devoir reconstruire sur les ruines de ses parents et grand-parents et porte cet espoir général mais aussi personnel, de ne plus être cette fille transparente aux yeux des siens. Cependant, à mes yeux, je trouve que l'histoire, la sienne, reste un peu trop rapidement survolée et qu'elle aurait méritée d'être un plus longuement développée. Il n'en reste pas moins qu'il reste un joli premier roman. Qui a su trouver son lectorat puisque c'est ce titre-là qui a remporté le plus grand nombre de votes pour le mois de janvier. Peut-être saura-t-il vous séduire, vous aussi.
    Lire la suite
    En lire moins
  • FabDef95 Posté le 11 Mai 2020
    Né dans une famille de cinéphiles, Laurent Malot a goûté à tous les genres, du polar à la comédie musicale, du western à la science-fiction. Il aime vagabonder entre les genres, notamment la littérature, le roman jeunesse, le roman policier et le thriller, et tremper sa plume dans les formats les plus divers : pièces radiophoniques, pièces de théâtre, romans et scénarios. De la part d'Hannah est son premier roman. Il a été sélectionné dans le cadre du Prix des Lecteurs 2020 du Livre de Poche. Hannah a dix ans et un caractère bien trempé. Elle vient de passer trois ans dans un sanatorium, lorsque, du jour au lendemain, on décrète qu’elle n’est plus malade et doit rejoindre son petit village de Dordogne. À La Chapelle-Meyniac, les cancans des mégères vont bon train. Hannah s’en méfie. En 1961, en pleine guerre d’Algérie, les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas cicatrisées. Rien de pire que les rumeurs, surtout lorsqu’elles concernent votre mère… Cette mère qu'Hannah n'a plus vue depuis huit ans, cette mère qui reste un mystère. Ce premier roman de Laurent Malot est une plongée enchanteresse dans l'univers d'une petite fille au franc-parler pleine de vie et... Né dans une famille de cinéphiles, Laurent Malot a goûté à tous les genres, du polar à la comédie musicale, du western à la science-fiction. Il aime vagabonder entre les genres, notamment la littérature, le roman jeunesse, le roman policier et le thriller, et tremper sa plume dans les formats les plus divers : pièces radiophoniques, pièces de théâtre, romans et scénarios. De la part d'Hannah est son premier roman. Il a été sélectionné dans le cadre du Prix des Lecteurs 2020 du Livre de Poche. Hannah a dix ans et un caractère bien trempé. Elle vient de passer trois ans dans un sanatorium, lorsque, du jour au lendemain, on décrète qu’elle n’est plus malade et doit rejoindre son petit village de Dordogne. À La Chapelle-Meyniac, les cancans des mégères vont bon train. Hannah s’en méfie. En 1961, en pleine guerre d’Algérie, les blessures de la Seconde Guerre mondiale ne sont pas cicatrisées. Rien de pire que les rumeurs, surtout lorsqu’elles concernent votre mère… Cette mère qu'Hannah n'a plus vue depuis huit ans, cette mère qui reste un mystère. Ce premier roman de Laurent Malot est une plongée enchanteresse dans l'univers d'une petite fille au franc-parler pleine de vie et de spontanéité. Ce roman est également une plongée dans cette France rurale d'après-guerre et au temps de la guerre d'Algérie. Toute la prouesse de l'auteur tient au fait qu'il a su se glisser dans la peau d'une fillette de dix ans. De son langage, à ses espiègleries en passant par ses interrogations, tout est crédible. Laurent Malot restitue avec justesse les sentiments d'Hannah à travers sa quête de vérité et son désir de comprendre ce qui a bien pu arriver à celle qui lui a donné la vie et qui s'est volatilisée deux ans plus tard. Sans concession et via son regard de petite fille intrépide, Hannah nous livre ses réflexions sur ce monde qui est le sien : un village gouverné par les rumeurs où les préjugés et les intolérances règnent en maître. Elle évoque également sa cellule familiale atypique. L'absence de sa mère, le mutisme de son père, cet homme blessé qui préférera déserter plutôt que d'honorer ses obligations citoyennes, l'anarchisme de son grand-père et l'indépendance et l'autorité de sa grand-mère aimante. Au fil des pages, l'histoire d'Hannah se dessine, se révèle et avec elle, celle de la France post Seconde Guerre mondiale et au temps de l'Algérie. Le tout est agrémenté du charmant langage fleuri de la jeune héroïne qui donne à ce roman un air à la fois de Guerre des boutons et de Zazie dans le métro. Grâce à son écriture fluide, à son style vif agrémenté d'une insouciante fraîcheur et d'une pointe d'humour, Laurent Malot signe un premier roman touchant, empreint de cruauté et d’humanité desquelles l'espoir vaincra. De la part d'Hannah est un joli roman à découvrir.
    Lire la suite
    En lire moins
  • GoodBooksGoodFriends Posté le 18 Mars 2020
    Deuxième roman lu dans le cadre du Prix des lecteurs du Livre de Poche. Je n'ai pas trouvé ce roman désagréable mais j'ai trouvé l'ensemble un peu "daté" alors qu'il est sorti en 2014. La faute certainement à l'époque dans laquelle s'ancre le roman, 1961, et au parti-pris narratif. A 10 ans, après 3 ans passés au sanatorium alors qu'elle n'était pas réellement malade, Hannah revient dans son village, où elle habite seule avec son père, car sa mère est morte quand elle était petite. Mais à son retour, beaucoup de choses ont changé et la fillette va en apprendre plus sur sa mère, et sur elle-même. Cette chronique villageoise, l'auteur a choisi de la faire raconter à Hannah, et son langage n'est pas des plus châtiés. Cela-dit, j'ai trouvé l'effet assez réussi et j'imagine tout à fait une fille de cet âge s'exprimer ainsi à la campagne, d'autant plus qu'elle est assez souvent livrée à elle-même. Par le parler d'Hannah, par les bagarres rangées entre enfants, par le côté un peu ancien, ce roman m'a rappelé la série des Allumettes suédoises de Robert Sabatier, que j'ai lue et relue quand j'étais enfant, ou encore La guerre des boutons, que je n'ai jamais réussi à lire... Deuxième roman lu dans le cadre du Prix des lecteurs du Livre de Poche. Je n'ai pas trouvé ce roman désagréable mais j'ai trouvé l'ensemble un peu "daté" alors qu'il est sorti en 2014. La faute certainement à l'époque dans laquelle s'ancre le roman, 1961, et au parti-pris narratif. A 10 ans, après 3 ans passés au sanatorium alors qu'elle n'était pas réellement malade, Hannah revient dans son village, où elle habite seule avec son père, car sa mère est morte quand elle était petite. Mais à son retour, beaucoup de choses ont changé et la fillette va en apprendre plus sur sa mère, et sur elle-même. Cette chronique villageoise, l'auteur a choisi de la faire raconter à Hannah, et son langage n'est pas des plus châtiés. Cela-dit, j'ai trouvé l'effet assez réussi et j'imagine tout à fait une fille de cet âge s'exprimer ainsi à la campagne, d'autant plus qu'elle est assez souvent livrée à elle-même. Par le parler d'Hannah, par les bagarres rangées entre enfants, par le côté un peu ancien, ce roman m'a rappelé la série des Allumettes suédoises de Robert Sabatier, que j'ai lue et relue quand j'étais enfant, ou encore La guerre des boutons, que je n'ai jamais réussi à lire par contre. Si le roman se lit facilement, il ne m'a pas non plus emballée ; le contexte, la France pendant la guerre d'Algérie, ne me passionne pas, et j'ai déploré trop de facilités au niveau de l'intrigue. Les ressorts dramatiques sont trop évidents et les scènes me donnaient un aspect de déjà-lu. J'ai peut-être lu trop de romans "du terroir" lorsque j'étais petite mais en tout cas, je ne retiendrai pas grand-chose de celui-ci. Il n'était pas fait pour moi.
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.