Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221246214
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

L'Abominable

Cécile ARNAUD (Traducteur)
Date de parution : 17/10/2019

En 1924, la course pour parvenir au plus haut sommet du monde s’interrompt brutalement suite à la terrible disparition des célèbres alpinistes George Mallory et Sandy Irvine. L’année suivante, trois hommes – un poète britannique vétéran de la Grande Guerre, un guide de montagne français et un jeune idéaliste américain...

En 1924, la course pour parvenir au plus haut sommet du monde s’interrompt brutalement suite à la terrible disparition des célèbres alpinistes George Mallory et Sandy Irvine. L’année suivante, trois hommes – un poète britannique vétéran de la Grande Guerre, un guide de montagne français et un jeune idéaliste américain – tentent à leur tour leur chance. Mais quelqu’un, ou quelque chose, les poursuit, et, à 8 500 mètres d’altitude, alors que l’oxygène vient à manquer, l’expédition vire bientôt au cauchemar.
Qui est à leurs trousses ? Et quelle vérité se cache derrière les disparitions de 1924 ? Tandis qu’ils poursuivent leur ascension jusqu’au sommet du monde, les trois aventuriers vont découvrir un secret plus abominable encore que toutes les créatures mythiques jamais imaginées.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221246214
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mitch22 Posté le 22 Juin 2021
    Voilà une épopée de la conquête de l'Everest avec une érudition accessible et savoureuse. J'ai été un poil déçu par la résolution du mystère qui, à défaut d'être abominable, est simplement sordide, mais c'est déjà bien ! N'hésitez pas. Les personnages sont intéressants, les émotions sont fortes et plus que tout, le contexte d'époque est rendu avec une précision digne d'un essai historique. le charme de Simmons opère.
  • Pascal91 Posté le 7 Mai 2021
    Ce roman m'a laissé épuisé, K.O. ! Magistral document sur l'histoire de l'alpinisme et la conquête de l'Everest. Après lecture, si l'on n'a pas le vertige, on est suffisamment instruit pour affronter l'escalade. Bien écrit, extrêmement documenté, "L'abominable" est néanmoins fortement longuet au cours de sa première moitié. Je me demandais sans cesse "mais quand est-ce que ça commence ?". Et puis, tout à coup, aux deux tiers, ça démarre ! Ça fini comme un roman d'aventure, d'espionnage et d'action qui laisse haletant et transi de froid. Si vous êtes patient vous ne serez pas déçu. Et si vous êtes curieux, vous allez peut-être, comme moi, faire chauffer Google pour vérifier et compléter la masse d'informations qui vous sont données dans ce livre.
  • amghost Posté le 9 Mars 2021
    Dans L’abominable de Dan Simmons, Jake Perry (le narrateur) étudiant d’Harvard, un peu naïf et idéaliste, passionné d'escalade, spécialiste de l’escalade sur les rochers, nous raconte l’expédition sur le mont Everest en 1925, à laquelle il a participé avec deux de ses amis d’alors, Richard Davis Deacon, poète et vétéran de la première guerre mondiale, ainsi que Jean Claude Clairoux, un guide de montagne originaire de Chamonix qui se spécialise lui dans l’ascension des glaciers. Cette expédition avait pour but « officiel » de retrouver Lord Percival Bromley (ou tout du moins, ce qui pouvait rester de lui) qui a disparu avec une jeune autrichien Kurt Meyer au sommet du toit du monde le mont Everest en été 1924. Cependant, les trois amis voulaient surtout eux-mêmes conquérir le mont Everest, ce monstre de glace et de pierre qui n’avait jusqu’à présent jamais été conquis (c’est le vrai monstre de l’histoire pour moi, et pas nécessairement le yeti comme pourrait laisser penser le titre au départ). Par ailleurs, encore en 1924, George Mallory un alpiniste anglais renommé, avait organisé une expédition pour conquérir ce sommet, où aucun homme n’avait réussi à poser le pied et il y a laissé la vie avec son... Dans L’abominable de Dan Simmons, Jake Perry (le narrateur) étudiant d’Harvard, un peu naïf et idéaliste, passionné d'escalade, spécialiste de l’escalade sur les rochers, nous raconte l’expédition sur le mont Everest en 1925, à laquelle il a participé avec deux de ses amis d’alors, Richard Davis Deacon, poète et vétéran de la première guerre mondiale, ainsi que Jean Claude Clairoux, un guide de montagne originaire de Chamonix qui se spécialise lui dans l’ascension des glaciers. Cette expédition avait pour but « officiel » de retrouver Lord Percival Bromley (ou tout du moins, ce qui pouvait rester de lui) qui a disparu avec une jeune autrichien Kurt Meyer au sommet du toit du monde le mont Everest en été 1924. Cependant, les trois amis voulaient surtout eux-mêmes conquérir le mont Everest, ce monstre de glace et de pierre qui n’avait jusqu’à présent jamais été conquis (c’est le vrai monstre de l’histoire pour moi, et pas nécessairement le yeti comme pourrait laisser penser le titre au départ). Par ailleurs, encore en 1924, George Mallory un alpiniste anglais renommé, avait organisé une expédition pour conquérir ce sommet, où aucun homme n’avait réussi à poser le pied et il y a laissé la vie avec son jeune compagnon Sandy Irvine (ici, il s’agit d’un fait historique – leurs corps n’ayant jamais été retrouvés). Le livre est composé de trois parties, la première assez introductive, décrivant avec détails les préparatifs à ce genre d’aventure, comment financer cette expédition, les préparatifs logistiques, les préparatifs techniques (quel équipement et les améliorations apportées), et enfin l’enquête concernant les recherches à effectuer qui les mènent en Angleterre et en Allemagne avant de partir pour l’Asie de Sud Est. Je l’ai trouvée un peu longue parfois, mais elle comporte beaucoup de détails et quelques morceaux de bravoure (notamment les deux escalades au pays de Galles). Comme j’ai lu ce livre en polonais, je n’ai pas toujours compris a 100% le vocabulaire technique et le lexique montagnard très précis (Dan Simmons a vraiment réalisé un énorme travail de recherche, tout comme pour Drood ou Terreur). La deuxième partie, ma préférée pour tout dire décrit l’ascension de cet ogre froid et venteux. On rentre dans le vif du sujet et je l’ai lu avec l’envie de savoir la suite perpétuellement. La troisième partie tourne à de l’action pure et dure, un peu comme dans un film de série B. Cela se lit très bien, même s’il me semble qu’il existe quelques invraisemblances. On y découvre ce qui est vraiment l’abominable. Le scénario est resté cependant assez prévisible pour moi. Je ne souhaite pas en dire d’avantage pour garder le suspens pour les futurs lecteurs. Dan Simmons réalise plusieurs tours de force dans ce roman. Tout d’abord cette histoire est introduite, comme si Jake Perry avait réellement existé (pour le coup, je suis même allé chercher ce matin sur internet, pour savoir si oui ou non, toute cette histoire était vraie), puisque Dan Simmons y raconte dans le prologue, sa rencontre avec ce vieux Monsieur de près de 90 ans dans une maison de retraite de Delta, une ville du Colorado en 1991. Il conclut d’ailleurs le livre en racontant, comment il téléphone au petit neveu de ce monsieur (si je ne me trompe pas dans les liens de parenté) pour essayer de retrouver un vieil appareil photo Kodak qui pourrait prouver que tout cela était vrai. Ensuite , sa capacité à tirer des faits réels une fiction qui nous immerge dans ce monde des années vingt est exceptionnelle. Au fur et à mesure du roman, j’ai été happé par l’histoire racontée par cet alpiniste américain. Les personnages sont hauts en couleur et décrits avec profondeur, parfois avec pas mal d’humour. Je dois dire que mon préféré est Jean-Claude Clairoux (un peu peut-être par patriotisme quelque part). Donc, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman et ça m’a permis de vivre un peu par procuration cette aventure hors du commun qu’est l’ascension du « toit du monde », et que je n’aurai jamais peut-être l’occasion de vivre en vrai. Ça me conforte aussi dans l’idée que pour moi, Dan Simmons est vraiment un excellent écrivain, et pas seulement de romans d’horreur ou de science-fiction.
    Lire la suite
    En lire moins
  • MaxSardane Posté le 21 Février 2021
    Dan Simmons s’attaque ici à un mythe de l’histoire de l’alpinisme : la conquête de l’Everest, et le mystère Mallory, à ce jour toujours non élucidé (son corps a finalement été identifié en 1999). A-t-il atteint le sommet ou non, avant de dévisser ? Qu’est devenu son fameux appareil photo ? Ces interrogations ont donné lieu à une abondante littérature, très connue des amateurs du genre (dont je fais partie). On y retrouve tous les ingrédients « classiques » : citations épiques, rivalités et amitiés à la vie à la mort, course au sommet entre les nations européennes, tragédie, mystère, émerveillement, et bien sûr les inévitables détails macabres qui participent au mythe de l’Everest, plus haut cimetière du monde ! Raconté à la première personne du singulier par le narrateur Jake Perry à l’auteur comme s’il s’agissait d’une histoire vraie, le récit épouse la structure en « poupées russes » chère à Dan Simmons : il s’agit d’une histoire imbriquée dans une autre (comme Hypérion). Simmons possède un réel génie pour mettre en scène l’horreur au détour d’une phrase, avec une description bien sentie. La présence de quelques coquilles et répétitions ne nuit pas à l’ambiance dépaysante et la poésie qui... Dan Simmons s’attaque ici à un mythe de l’histoire de l’alpinisme : la conquête de l’Everest, et le mystère Mallory, à ce jour toujours non élucidé (son corps a finalement été identifié en 1999). A-t-il atteint le sommet ou non, avant de dévisser ? Qu’est devenu son fameux appareil photo ? Ces interrogations ont donné lieu à une abondante littérature, très connue des amateurs du genre (dont je fais partie). On y retrouve tous les ingrédients « classiques » : citations épiques, rivalités et amitiés à la vie à la mort, course au sommet entre les nations européennes, tragédie, mystère, émerveillement, et bien sûr les inévitables détails macabres qui participent au mythe de l’Everest, plus haut cimetière du monde ! Raconté à la première personne du singulier par le narrateur Jake Perry à l’auteur comme s’il s’agissait d’une histoire vraie, le récit épouse la structure en « poupées russes » chère à Dan Simmons : il s’agit d’une histoire imbriquée dans une autre (comme Hypérion). Simmons possède un réel génie pour mettre en scène l’horreur au détour d’une phrase, avec une description bien sentie. La présence de quelques coquilles et répétitions ne nuit pas à l’ambiance dépaysante et la poésie qui se dégage de ce texte. Une fois de plus, Simmons fait montre de ce talent de conteur qui fait de lui un grand écrivain et un auteur de best-seller, cette « musique » que, selon lui, on « entend ou pas ». Il est indéniable qu’il l’entend, cette voix, cette « transmission venue des dieux » ! Une fois qu’on attaque un livre de lui, sur n’importe quel sujet, on ne peut que tourner les pages jusqu’au dénouement ultime, au bout de 951 pages. Et pourtant, ses bouquins sont tous des pavés ! L’intrigue haletante est néanmoins desservie par quelques longueurs (notamment la préparation interminable des alpinistes, qui n’atteignent le sous-continent indien qu’au bout de 317 pages), des incohérences majeures et de grosses ficelles scénaristiques. Info cruciale qui tombe à point nommé, interventions divines, « rien ne peut plus nous arriver d’affreux maintenant » et autres apparitions grand-guignolesques sont au menu (Churchill, Chaplin, et même Lawrence d’Arabie sont convoqués dans cette histoire, ainsi qu’un autre personnage bien connu) : les deus ex machina sont assez visibles, même pour un lecteur bon public (ma grand-mère, ancienne grimpeuse, a lu le livre et trouvé ça gros). Simmons puise sans complexe dans les clichés et stéréotypes : les Anglais se montrent nobles et chevaleresques même par – 40°, les Français pittoresques tout en parlant un anglais parfait sauf quand le scénario requiert le contraire. Cette exposition universelle est complétée par d’affreux nazis d’opérette qui feraient passer ceux de Tarantino pour du premier degré, une poignée de Tibétains crasseux, superstitieux et cruels, ainsi qu’une armée quasi anonyme de sherpas idiots, paresseux et souriants. Ma grand-mère – encore elle – m’a dit que le bouquin lui rappelait « Indiana Jones » et « Tintin au Tibet ». On frôle parfois les limites du politiquement correct… mais un dossier sur Dan Simmons récemment lu (Bifrost n°101) m’a appris que l’auteur était coutumier du fait (ce qui, personnellement, m’étonne de l’auteur d’Hypérion, une véritable ode à la tolérance et à l’humanisme). Les invraisemblances apparaissent jusque dans le comportement des protagonistes : le rochassier « lumière du rocher » prend peur devant une falaise et laisse l’Anglais (forcément héroïque) prendre la tête et ouvrir les voies. Le glaciériste expert tombe dans toutes les crevasses. Le meilleur, le plus solide du groupe, l’est plus parce qu’il est un ancien soldat reconverti en moine zen qu’un alpiniste. Le médecin de l’expé, un véritable « réanimator », nous tire des super médocs de ses poches comme un magicien des lapins de son chapeau : c’est un peu le mage de la compagnie, qui, comme Gandalf le Gris, apparaît toujours au bon moment, sans une égratignure ni la moindre mèche de travers. L’histoire d’amour, qui arrive comme un cheveu sur la soupe, est improbable et peu crédible. Le sommet de l’incroyable est atteint avec les courses-poursuites sur des arêtes, les gun-fights à 8700 mètres d’altitude, des prouesses d’escalade à la « Cliffhanger » et autres scènes de « déshabillage » à la sortie du deuxième ressaut, face nord de l’Everest, par moins quarante degrés... D’ailleurs, il y a de surprenants anachronismes dans les techniques d’alpinisme utilisées, bien trop avancées pour l’époque : Jumar inventé par « J.-C. » – qu’il nomme d’après son chien ! – crampons à douze pointes, baudriers, frontales inventées par notre équipe de choc, 6° atteint à 8500 mètres d’altitude en 1925 avec des « grosses », etc. : on s’attend presque à voir surgir un grigri + ou une arva primitive ! Ils sont probablement délibérés, car on sent (et on sait, si l’on est un familier de l’œuvre de Simmons) qu’il a fait un gros travail de recherche pour ce livre, ainsi que le montre la profusion de détails connus des aficionados. Autre point négatif, les dialogues, qui sonnent de manière artificielle et peu crédible. Les personnages expliquent tout pour le lecteur, même des choses qui devraient leur sembler évidentes à des alpinistes de leur niveau. Que dire de ces interminables et pompeux monologues à plus de 8000 mètres, en pleine « zone de la mort », où des surhommes comme Reinhold Messner avaient à peine la force de se prendre en photo et où bien des gens ont perdu leur main, car ils n’arrivaient plus à mettre leur gant ! Plus on monte en altitude, plus les invraisemblances s’accumulent. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas divulgâcher l’intrigue ! Mais le plus décevant reste la fin. Il s’agit d’un mystère qui ne tient pas ses promesses : on reste sur notre faim face à ce final explosif et décevant. Une fois refermé, le livre nous laisse un petit parfum « hollywood » et l’impression persistante que Simmons avait pour but, en écrivant ce livre, d’être adapté au cinéma par Tarantino. Si vous êtes un inconditionnel de la littérature de montagne et que vous pratiquez l’escalade et l’alpinisme, vous apprécierez sûrement l’ambiance montagnarde et les références aux mythes de la varappe, mais vous aurez sans doute du mal à prendre cette histoire au sérieux. Les historiens à cheval sur le respect des faits grinceront des dents, puisqu’il s’agit presque d’une uchronie et que l’auteur mêle fiction et réalité historique avec beaucoup de liberté. Quant à ceux que les détails techniques et les longs chapitres d’exposition rebutent, ils reposeront sans doute le livre avant même d’arriver à la moitié. Mais pour les autres, si vous aimez l’aventure, le mystère et l’horreur, je vous garantis que vous passerez un bon moment !
    Lire la suite
    En lire moins
  • fcathp Posté le 14 Février 2021
    Les passages sur l'alpinisme sont parfois un peu longs pour quelqu'un comme moi qui ne suis pas spécialiste mais on se laisse malgre tout prendre par ce récit qui nous montre l'exploit que c'était de grimper ces hauts sommets avec les techniques et équipements de l'époque ! Par contre le motif ( que je ne peux dévoiler) de cette ascension m'a un peu déçue.
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.