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Lizzie
EAN : 9791036602726
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 811 min

Mille femmes blanches

Jean-Luc Piningre (traduit par)
Date de parution : 09/05/2019

« Un roman splendide, puissant et engagé. » Jim Harrison

Cet ouvrage a reçu le prix du Premier roman étranger

En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles... L'une d'elles, May...

En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l'intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en réalité des pénitenciers et des asiles... L'une d'elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l'alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l'agonie de son peuple d'adoption...
 

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EAN : 9791036602726
Façonnage normé : Coffret CD
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mapagelecture Posté le 21 Octobre 2021
    La voilà la machine à remonter dans le temps! Jim Fergus nous embarque en direction des années 1870, auprès des Amérindiens. Nous faisons la connaissance de May Dodd, qui nous dévoile, au fur et à mesure de ses correspondances et carnets, la condition de la femme au 19eme siècle, la beauté et simplicité des territoires sauvages et des peuples natifs, la cohabitation difficile des deux peuples, et malheureusement, les ravages apportés par la civilisation moderne. Je n’ai pas vu mon dimanche, et ai été happée du début à la fin par les péripéties de May. L’écriture est fluide. Le récit est si juste qu’il paraît authentique. Et que dire des personnages : tous attachants dans leur diversité et leur complexité! L’immersion est ici totale : il est si beau, et en même temps terrible. J’ai hâte de découvrir la suite! Un must have dans sa bibliothèque!
  • Gruizzli Posté le 14 Octobre 2021
    Le récit est une fiction mais j'ai eu du mal à déterminer s'il se basait sur des éléments réels, et apparemment ce serait le cas. Mais je n'en suis pas certain, donc je table sur un non, charge à vous de croire ce que vous voulez ensuite. C'est à la fois une épopée, une découverte de civilisation, un choc de culture et également une transformation du personnage principal auxquels nous assisterons. De quoi mettre l'eau à la bouche ! En fait, je vais tout de suite poser ce que je reproche au livre : la mentalité des protagonistes. C'est le principal frein que j'ai eu à ma lecture, mais qu'est-ce qu'ils sont cons ! Passez-moi l'expression, mais j'en aurais étranglé la moitié sinon plus, et plus d'une fois j'ai dû m'arrêter tant la mentalité me semblait arriéré. Après, je ne peux que saluer l'auteur qui retranscrit à mon avis parfaitement ce que pouvaient penser ces dames. Tellement bien fait que j'ai dû fragmenter ma lecture. Outre ce défaut qui n'en est pas un (après tout, c'est une qualité que d'avoir su énerver son lecteur devant la mentalité d'un personnage), je dois dire que tout est bon. Ou presque. Déjà le style d'écriture est bien... Le récit est une fiction mais j'ai eu du mal à déterminer s'il se basait sur des éléments réels, et apparemment ce serait le cas. Mais je n'en suis pas certain, donc je table sur un non, charge à vous de croire ce que vous voulez ensuite. C'est à la fois une épopée, une découverte de civilisation, un choc de culture et également une transformation du personnage principal auxquels nous assisterons. De quoi mettre l'eau à la bouche ! En fait, je vais tout de suite poser ce que je reproche au livre : la mentalité des protagonistes. C'est le principal frein que j'ai eu à ma lecture, mais qu'est-ce qu'ils sont cons ! Passez-moi l'expression, mais j'en aurais étranglé la moitié sinon plus, et plus d'une fois j'ai dû m'arrêter tant la mentalité me semblait arriéré. Après, je ne peux que saluer l'auteur qui retranscrit à mon avis parfaitement ce que pouvaient penser ces dames. Tellement bien fait que j'ai dû fragmenter ma lecture. Outre ce défaut qui n'en est pas un (après tout, c'est une qualité que d'avoir su énerver son lecteur devant la mentalité d'un personnage), je dois dire que tout est bon. Ou presque. Déjà le style d'écriture est bien rapporté, mélange entre le style d'un journal intime qui a vocation d'être lu par la suite et auteur contemporain qui doit tenter d'accrocher le lecteur. Le compromis est bien trouvé et j'ai eu un sentiment de crédibilité sur toute l'ouvrage, bien que certains passages sont clairement romancés et non pas tirés d'un journal intime. Mais je ne me rendais jamais compte de la transition, et c'est vraiment superbement bien fait. Ensuite, comme dit, la recherche historique est très bien faite, à la fois dans les mentalités mais aussi dans les comportements des uns et des autres. Des Cheyennes évidemment, puisqu'une bonne partie du livre se passe chez eux, mais aussi des autres, car c'est aussi le portrait de bigotes, de soldats, de femmes délaissées par leur propre patrie qu'on trouvera. Des personnages bien campés, chacun intéressant à sa manière et jamais arrêté de façon manichéenne. Ici encore, la réalisation ne s'est pas trompé. Encore un bon point : le rythme, qui est prenant car assez lent pour permettre de détailler les paysages et les mœurs de tout ceux qui croiseront la route de l'auteur. C'est une alternance subtile qui permet de comprendre la façon de vivre en même temps qu'on apprécie tout ce qui se passe autour, les saisons, les paysages, les lieux. Et les lâchetés, les traîtrises, les faiblesses, tout ce qui touche au comportement humain. Le tableau d'ensemble est prenant. Enfin, l'auteur à su rendre le personnage principal attachant, en mélangeant à la fois sa curiosité et sa fougue, son dynamisme, et en mettant également dans le plat des relents de "civilisations XIXème", de foi mal placée et de pudibonderie qui font les imperfections d'une femme au caractère bien trempé. Bref, j'ai énormément apprécié ce livre, qui fut pourtant dur à lire principalement parce que la mentalité des protagonistes m'énervait au plus haut point. Mais tout le reste est bon, aussi bien le style que tout ce qu'on apprend sur cette époque dans cette partie du monde, voir la façon de vivre à l'indienne, qui est loin d'être l'idylle trop souvent rapportée par ceux qui veulent un monde meilleur. La vie dans les grandes plaines était loin d'être facile, c'est un bel aperçu qui nous est donné, mais également de la condition de la femme dans les USA naissant. Là aussi, on en apprend beaucoup et pas forcément des meilleurs. Pour plus de détails, référez-vous au livre, il vous emmènera dans une histoire assez saisissante que j'ai beaucoup apprécié et que je recommande.
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  • Deslivresalire Posté le 4 Octobre 2021
    En 1874, Little Wolf, chef Cheyenne et grand homme-médecine entreprit un voyage vers Washington pour rencontrer le président Ulysses S. Grant. Lors de l'entrevue qui s'en suivra, il propose que l'on offre à son peuple mille femmes blanches en échange du même nombre de chevaux indiens, pour qu'ils puissent "les épouser et apprendre la vie nouvelle qu'il leur faudra mener quand le bison aura disparu", ce qui semble inéluctable compte tenu des migrations blanches qui s'annoncent. Si cette proposition ne peut être entendue des américains, elle chemine néanmoins et grâce à un programme secret appelé FBI (Femmes Blanches pour les Indiens), conduira dans un premier temps, à l'envoi d'une centaine de femmes, toutes volontaires car il s'agit du seul moyen pour elles de fuir un emprisonnement ou un internement en hôpital psychiatrique. Parmi celles-ci, May Dodd, internée à la demande de sa famille qui s'opposait à son mode de vie, pour troubles nerveux. Et voici qu'au matin du 23 mars 1875, à 25 ans, elle part en direction du Nebraska, vers le dernier camp civilisé, avant d'être livrée aux "sauvages" avec d'autres femmes, qui deviendront des épouses de Cheyennes, puis des squaws et enfin des mères. A mon avis : C'est en 1873 et non en... En 1874, Little Wolf, chef Cheyenne et grand homme-médecine entreprit un voyage vers Washington pour rencontrer le président Ulysses S. Grant. Lors de l'entrevue qui s'en suivra, il propose que l'on offre à son peuple mille femmes blanches en échange du même nombre de chevaux indiens, pour qu'ils puissent "les épouser et apprendre la vie nouvelle qu'il leur faudra mener quand le bison aura disparu", ce qui semble inéluctable compte tenu des migrations blanches qui s'annoncent. Si cette proposition ne peut être entendue des américains, elle chemine néanmoins et grâce à un programme secret appelé FBI (Femmes Blanches pour les Indiens), conduira dans un premier temps, à l'envoi d'une centaine de femmes, toutes volontaires car il s'agit du seul moyen pour elles de fuir un emprisonnement ou un internement en hôpital psychiatrique. Parmi celles-ci, May Dodd, internée à la demande de sa famille qui s'opposait à son mode de vie, pour troubles nerveux. Et voici qu'au matin du 23 mars 1875, à 25 ans, elle part en direction du Nebraska, vers le dernier camp civilisé, avant d'être livrée aux "sauvages" avec d'autres femmes, qui deviendront des épouses de Cheyennes, puis des squaws et enfin des mères. A mon avis : C'est en 1873 et non en 1874, que Little Wolf s'est véritablement entretenu avec le président Grant. Par ailleurs, bien que l'on n'ait pas eu connaissance des propos qui ont été tenus à l'époque, il est peu probable qu'ils tournaient autour d'un échange de femmes contre des chevaux. C'est pourtant sur cette base que Jim Fergus nous entraine dans ce roman, dont le véritable intérêt est la description du mode de vie des indiens Cheyennes. En effet, une fois posés le décor de l'époque et l'histoire familiale de l'héroïne, on découvre assez rapidement l'univers qui attend ces femmes blanches et auquel elles ne pouvaient se préparer tant il est éloigné du leur. Et de fait, elles vont aller de surprise en surprise. Parfois dans le bon sens du terme, quand il s'agit des relations sociales et de l'environnement de ces villages nomades, mais parfois dans le mauvais lorsqu'il s'agira du rapport à l'alcool, aux autres tribus indiennes et à leur culture. Toujours est-il qu'au fil de ce roman, on découvre la vie de ce peuple, de manière très documentée, ce qui laisserait presque à penser qu'il s'agit plus d'une biographie que d'un roman. Et comme le récit s'appuie en grande partie sur la vie des Cheyennes et leurs mœurs, cette réalité s'insinue tout au long du récit. Celui-ci permet donc d'aborder les aspects enviables de la vie des indiens, mais également les dérives de ce mode de vie, dues notamment au décalage important d'avec une vie "civilisée". Dans cet environnement, ces femmes trouveront leur place, mais permettront également au lecteur de rester en lien avec la civilisation pour ne pas s'oublier au milieu du tumulte de la vie sauvage. Ce parallèle permanent maintient l'intérêt de ce texte tout au long du livre, finalement assez plaisant à lire et parfois sans concession. Jim Fergus est particulièrement affuté quant à l'histoire des indiens d'Amérique, et il s'agit ici du premier volume d'une trilogie, qui sera suivie par "la vengeance des mères" et "les amazones", deux autres histoires qui débutent là où s'est achevée celle du volume précédent, chacun d'entre eux pouvant néanmoins être abordé indépendamment des autres. Retrouvez d'autres avis sur d'autres lectures, sur mon blog : https://blogdeslivresalire.blogspot.com/
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  • Livresovore Posté le 25 Septembre 2021
    Si j’ai adoré ce roman, ce ne sera pas un coup de cœur : May Dood, la narratrice, s'accommode trop facilement de tout et reste trop placide face aux événements. Elle fait vraiment spectatrice de l’histoire. Si Fergus avait choisi de mettre Phemy en héroïne, ça aurait nettement changé la donne ! Suivre ce groupe de femmes (rejetées par la société) qui tente de se fondre dans la culture indienne tout en apportant la leur, était fascinant. Les profils de femmes sont très différents et permettent une appréhension du sujet dans son ensemble. La violence avec laquelle les Blancs traitent les Indiens et les femmes est indécente : ici, on fait clairement comprendre que femmes/animaux = marchandises. Fergus est remarquble dans le traitement de la culture indienne et permet de montrer que non, l'Indien n'est pas juste un sauvage et l'homme blanc n'est pas juste un homme bon. Il arrive à créer un contraste prononcé sur une même personne avec beaucoup de justesse. Gertie est un personnage vraiment intéressant de ce point de vue puisqu'elle a baigné dans les deux cultures. La montée de la violence se fait crescendo et certains passages sont vraiment saisissants : l'auteur a su en user avec... Si j’ai adoré ce roman, ce ne sera pas un coup de cœur : May Dood, la narratrice, s'accommode trop facilement de tout et reste trop placide face aux événements. Elle fait vraiment spectatrice de l’histoire. Si Fergus avait choisi de mettre Phemy en héroïne, ça aurait nettement changé la donne ! Suivre ce groupe de femmes (rejetées par la société) qui tente de se fondre dans la culture indienne tout en apportant la leur, était fascinant. Les profils de femmes sont très différents et permettent une appréhension du sujet dans son ensemble. La violence avec laquelle les Blancs traitent les Indiens et les femmes est indécente : ici, on fait clairement comprendre que femmes/animaux = marchandises. Fergus est remarquble dans le traitement de la culture indienne et permet de montrer que non, l'Indien n'est pas juste un sauvage et l'homme blanc n'est pas juste un homme bon. Il arrive à créer un contraste prononcé sur une même personne avec beaucoup de justesse. Gertie est un personnage vraiment intéressant de ce point de vue puisqu'elle a baigné dans les deux cultures. La montée de la violence se fait crescendo et certains passages sont vraiment saisissants : l'auteur a su en user avec parcimonie. Les passages servent l'histoire et ne sont pas là pour le sensationnel. La religion est également montrée sous ses pires et ses meilleurs aspects. Sur le côté médecine et chamanisme, j'ai trouvé également que l'auteur s'y prenait vraiment bien : on ne tombe pas dans un récit qui dénigre des pratiques/en encense d’autres. Réussir à parler d'un sujet sans tomber dans le jugement de celui-ci est un réel point fort de ce livre : au lecteur de se faire son avis. Malgré la narratrice qui m’a laissée de marbre, cette lecture a été très agréable. La plume de Fergus et sa capacité à travailler les contrastes des comportements humains m'ont vraiment charmées. Je lirai d'autres livres de cet auteur avec grand plaisir.
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  • Chrysostome Posté le 15 Août 2021
    1000 femmes blanches est un roman très bien documenté qui cherche même à se faire passer pour une histoire vraie. L'auteur n'est pas avare en détails, rendant certaines parties un peu longuettes. Les horreurs perpétrées par les différentes civilisations présentées ont de quoi faire perdre foi en l'humanité. On ressort amer de cette lecture.
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