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EAN : 9782266281065
Code sériel : 17092
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

115

Date de parution : 10/01/2019
Coup de froid sur Toulouse. Frigorifiée sous son gilet pare-balles, Nathalie Decrest attend l’assaut. Perquisitionner un camp de gitans n’est jamais une partie de plaisir. Seul bon côté de l’affaire : avoir réquisitionné (contre son gré) les services de Sergine Hollard, la vétérinaire. Entre celle qui soigne à ses frais... Coup de froid sur Toulouse. Frigorifiée sous son gilet pare-balles, Nathalie Decrest attend l’assaut. Perquisitionner un camp de gitans n’est jamais une partie de plaisir. Seul bon côté de l’affaire : avoir réquisitionné (contre son gré) les services de Sergine Hollard, la vétérinaire. Entre celle qui soigne à ses frais les chiens de SDF et la garante de l’ordre public, l’hostilité est palpable. Leur foi en l’humanité, leur engagement sans faille devraient les réunir – leurs méthodes les séparent, au contraire. Les tragédies qu’elles s’apprêtent à découvrir exigeront des deux femmes qu’elles joignent enfin leurs forces…

« Sans manichéisme, sans angélisme, nous découvrons un pan entier du monde d'aujourd'hui à travers une intrigue policière parfaitement maîtrisée. » Jérôme Peugnez – zonelivre.fr

Ce roman a reçu le Prix du Roman Noir des Bibliothèques et des Médiathèques de Grand Cognac
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EAN : 9782266281065
Code sériel : 17092
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Sans manichéisme, sans angélisme, nous découvrons un pan entier du monde d’aujourd’hui à travers une intrigue policière parfaitement maîtrisée. » Jérôme Peugnez, Zonelivre.fr

« Un récit tout simplement remarquable. » Cédric Segapelli, monromannoiretbienserre

« Une écriture aussi dure et brute que ce qu’elle dépeint. Des personnages taillés au cordeau. » evadez-moi.com

« Benoît Séverac restitue avec une précision redoutable la vie dans le camp de gitans, sans manichéisme aucun, et donne vie à des personnages terrifiants, attachants ou bouleversants, sans jamais céder aux généralisations trop faciles… Les vies parallèles, les dérives, le chaos, le sort des femmes, toujours les premières victimes d’une société malade, il les appréhende avec empathie, et livre avec 115 un roman douloureusement contemporain, délibérément lucide et réaliste, et sans doute désespéré, malgré la présence de ses personnages récurrents, lumineux malgré leurs faiblesses, combattants de l’ombre aux victoires incertaines. » Velda, leblogdupolar

« Un roman d’action sociale aussi brillant que la noirceur qui l’habite. » dealerdelignes

« Écriture sans concessions, images percutantes, dialogues directs dont les mots sont quelquefois mots crus… Vous prenez tout cela en pleine figure mais la part d’humanité est toujours présente. Un tourbillon noir et réaliste ! » lesmotsdemn

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ingannmic Posté le 18 Juillet 2020
    L’hiver toulousain jusque-là clément fait sentir ses premières rigueurs… Le chef de brigade Nathalie Decrest était sans doute loin d’imaginer qu’en intervenant dans un camp de gitans pour interpeller les organisateurs de combats de coqs, elle allait se retrouver mêlée à la fois à un trafic de prostituées orchestré par la mafia albanaise, à un infanticide, à une suspicion d'abus de faiblesse sur la personne d'un sans-abri déficient mental… En partie parce qu'ayant besoin d’une expertise vétérinaire lors de cette intervention, elle a fait appel à Sergine Hollard, qui a une fâcheuse tendance à fourrer son nez partout pour voler au secours de la veuve et de l'orphelin. Sacrée personnage que cette vétérinaire à la carrure de rugbyman (sport qu'elle a d'ailleurs pratiqué), qui met au service d'un humanisme sans concession une détermination presque effrayante. Les deux femmes n’ont d'ailleurs pas gardé un bon souvenir de leur précédente collaboration. Car si Nathalie est aussi une femme d’empathie et de compassion, les rouages de la mécanique judiciaire et sa confrontation quotidienne avec le marasme social imposent pour continuer d'exercer son métier avec efficacité et clairvoyance, un certain pragmatisme, qui va à l'encontre de l'intransigeante conception de la justice de la vétérinaire. Les projets... L’hiver toulousain jusque-là clément fait sentir ses premières rigueurs… Le chef de brigade Nathalie Decrest était sans doute loin d’imaginer qu’en intervenant dans un camp de gitans pour interpeller les organisateurs de combats de coqs, elle allait se retrouver mêlée à la fois à un trafic de prostituées orchestré par la mafia albanaise, à un infanticide, à une suspicion d'abus de faiblesse sur la personne d'un sans-abri déficient mental… En partie parce qu'ayant besoin d’une expertise vétérinaire lors de cette intervention, elle a fait appel à Sergine Hollard, qui a une fâcheuse tendance à fourrer son nez partout pour voler au secours de la veuve et de l'orphelin. Sacrée personnage que cette vétérinaire à la carrure de rugbyman (sport qu'elle a d'ailleurs pratiqué), qui met au service d'un humanisme sans concession une détermination presque effrayante. Les deux femmes n’ont d'ailleurs pas gardé un bon souvenir de leur précédente collaboration. Car si Nathalie est aussi une femme d’empathie et de compassion, les rouages de la mécanique judiciaire et sa confrontation quotidienne avec le marasme social imposent pour continuer d'exercer son métier avec efficacité et clairvoyance, un certain pragmatisme, qui va à l'encontre de l'intransigeante conception de la justice de la vétérinaire. Les projets de Sergine la portent pour l'heure vers la mise en place d'un service gratuit d'accès aux soins pour les animaux des sans-logis, avec lesquels elle entre en contact par l'intermédiaire des réseaux associatifs œuvrant dans la rue. C’est ainsi qu’elle entend parler de jeunes jumelles surnommées Charybde et Scylla par les travailleurs sociaux, ayant développé une haine destructrice pour tout ce qui est extérieur à leur relation exclusive, à l’exception de Cyril, jeune autiste qui ne les quitte pas d’une semelle... La richesse de "115" réside essentiellement dans la manière dont Benoît Séverac plante le cadre de son intrigue. Il crée un univers rendu palpable par le sentiment d’immédiateté et d'exhaustivité que confère à son intrigue l'alternance de points de vue. Très dynamique, son récit nous emmène de salles d’interrogatoire aux tentes de fortune abritant un groupe de sans-abri, de dortoirs d'hôtels tenus par des marchands de sommeil aux salles de réunions où s'organise l'action des associations caritatives... Il montre ainsi les interactions entre les différents acteurs en lien avec le monde de la rue, mais aussi les différentes visions qui s’y affrontent, entre ceux qui tentent d’écoper l’océan à la petite cuillère -des milieux associatifs souvent impuissants car manquant de moyens, une police plombée par la lourdeur de l'appareil judiciaire et une hostilité inter-services réduisant son efficacité- et ceux qui exploitent la misère et la vulnérabilité de ceux que Benoît Séverac sort de l'anonymat. Pour cela, il donne vie à un échantillon très divers de ces déclassés, vaincus par les malheureux hasards de la vie, fragilisés par un contexte social ou une pathologie nécessitant une main tendue ou une prise en charge qu'ils n'ont jamais vues venir, clandestins en quête d'un Eldorado qui se révèle souvent être un enfer... Cette multiplicité de points de vue, qui fait la richesse de "115", est aussi peut-être sa limite, dans la mesure où c'est un court roman. J'aurais aimé passer plus de temps avec certains des personnages, et que certains pans de l'intrigue soient davantage approfondis. J'ai toutefois suffisamment apprécié ma lecture pour avoir envie de continuer ma découverte de l'oeuvre de cet auteur toulousain.
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  • ValerieLacaille Posté le 28 Mars 2020
    Le « 115 », c’est le numéro du Samu social ; celui que l’on compose lorsqu’on perçoit une personne en difficulté dans la rue, que ce soit pour un toit, un repas, des soins… Les bénévoles qui y travaillent, vous vous en doutez, en voient de toutes les couleurs. Benoît Séverac a choisi d’y implanter l’intrigue de ce roman policier. Lors d’une descente de police dans un camp de Gitans, à Toulouse, Nathalie Decrest, chef de groupe dans un commissariat de quartier, découvre deux Albanaises, et le petit garçon de l’une d’elle, cachés dans un container. Ces femmes tentaient d’échapper à leur proxénète. Ce jour-là, comme la perquisition concernait les combats de coqs, une vétérinaire rencontrée dans une précédente affaire, Sergine Hollard, assiste à l’étrange découverte. Profondément empathique, celle-ci va vouloir suivre l’affaire de près, touchée par le petit garçon, malade, complètement perdu dans cette foule de « grands » qui crient dans une langue inconnue : « Ce gamin, dont le prénom lui échappe encore, comme si son inconscient refusait de le retenir, il l'a regardée droit dans les yeux ; et ses yeux lui ont dit qu'il ne la croyait pas. » Par ailleurs, Sergine est en train de mettre en... Le « 115 », c’est le numéro du Samu social ; celui que l’on compose lorsqu’on perçoit une personne en difficulté dans la rue, que ce soit pour un toit, un repas, des soins… Les bénévoles qui y travaillent, vous vous en doutez, en voient de toutes les couleurs. Benoît Séverac a choisi d’y implanter l’intrigue de ce roman policier. Lors d’une descente de police dans un camp de Gitans, à Toulouse, Nathalie Decrest, chef de groupe dans un commissariat de quartier, découvre deux Albanaises, et le petit garçon de l’une d’elle, cachés dans un container. Ces femmes tentaient d’échapper à leur proxénète. Ce jour-là, comme la perquisition concernait les combats de coqs, une vétérinaire rencontrée dans une précédente affaire, Sergine Hollard, assiste à l’étrange découverte. Profondément empathique, celle-ci va vouloir suivre l’affaire de près, touchée par le petit garçon, malade, complètement perdu dans cette foule de « grands » qui crient dans une langue inconnue : « Ce gamin, dont le prénom lui échappe encore, comme si son inconscient refusait de le retenir, il l'a regardée droit dans les yeux ; et ses yeux lui ont dit qu'il ne la croyait pas. » Par ailleurs, Sergine est en train de mettre en place un projet sanitaire : ouvrir un dispensaire vétérinaire gratuit pour soigner les animaux des sans-abris. De fil en aiguille, les deux histoires vont s’entremêler, découvrant la violence qui ponctue le quotidien des laissés-pour-compte, qu’ils soient exploités dans des réseaux de prostitution ou mis au ban de la société. Au final, il s’agit d’un roman policier captivant tout en étant très sensible. On sent l’empathie de l’auteur pour ces personnes au grand cœur qui œuvrent nuit et jour pour apporter un peu de douceur dans l’univers cruel de la grande précarité. Les deux femmes qui mènent l’enquête, chacune à sa manière, sont des personnages très aboutis psychologiquement parlant, et on ne doute pas un seul moment qu’elles puissent exister dans la réalité ! J’en espérais pouvoir les rencontrer… peut-être dans un autre opus de papier ? Aucun doute : auteur à suivre !
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  • roxiii Posté le 8 Janvier 2020
    On retrouve dans ce livre Sergine la vétérinaire des Iazrad qu'on a rencontré dans "trafic" ainsi que le Brigadier chef Nathalie Descrest. Un roman noir additif se déroulant à Toulouse, dans ce livre l'auteur nous emmène à côtoyer le milieu de la rue et du proxenistisme à travers une enquête policière. Un livre intelligent, social et humain. Des héroïnes à fort caractères. Un roman social que j'ai adoré. Un livre qui peut se lire indépendamment de Trafic du même auteur car autre histoire même si ont fait quelque référence dans 115 des événements vécues par nos 2 héroïnes dans Trafics.
  • loeildeluciole Posté le 30 Mai 2019
    115 est mon second roman lu de Benoît Séverac et certainement pas le dernier ! J’avais lu Trafics (Le chien arabe en grand format) que j’avais adoré. Et j’ai eu l’excellente surprise de retrouver Sergine, la vétérinaire de Trafics ! Encore une fois, elle mène une enquête en sous-marin et s’attire des ennuis. Une vétérinaire au centre de l’investigation, ça change du flic, de l’avocat ou du journaliste et ça fait du bien ! En plus, Sergine a un caractère bien trempé et c’est un personnage que j’adore ! J’espère la retrouver dans une troisième aventure bientôt ! Sergine se retrouve embarquée contre son gré dans une descente de flics dans un camp de gitans qui s’adonnent à des combats de coqs. Elle doit prendre en charge les animaux et rien d’autre. Mais bien sûr, elle fourre son nez dans les affaires de la police et se rend compte que deux femmes et un enfant sont retenus dans le camp. Ni une, ni deux, elle se met en tête de les aider et de comprendre comment ils sont arrivés ici. Pour cela, elle ne va pas pouvoir faire cavalier seul et elle fait appel Nathalie, la flic qui la fait venir sur... 115 est mon second roman lu de Benoît Séverac et certainement pas le dernier ! J’avais lu Trafics (Le chien arabe en grand format) que j’avais adoré. Et j’ai eu l’excellente surprise de retrouver Sergine, la vétérinaire de Trafics ! Encore une fois, elle mène une enquête en sous-marin et s’attire des ennuis. Une vétérinaire au centre de l’investigation, ça change du flic, de l’avocat ou du journaliste et ça fait du bien ! En plus, Sergine a un caractère bien trempé et c’est un personnage que j’adore ! J’espère la retrouver dans une troisième aventure bientôt ! Sergine se retrouve embarquée contre son gré dans une descente de flics dans un camp de gitans qui s’adonnent à des combats de coqs. Elle doit prendre en charge les animaux et rien d’autre. Mais bien sûr, elle fourre son nez dans les affaires de la police et se rend compte que deux femmes et un enfant sont retenus dans le camp. Ni une, ni deux, elle se met en tête de les aider et de comprendre comment ils sont arrivés ici. Pour cela, elle ne va pas pouvoir faire cavalier seul et elle fait appel Nathalie, la flic qui la fait venir sur le camp. Les deux femmes ne s’adorent pas et la cohabitation dans l’enquête est rude ! Trafics d’animaux, trafics d’humains, prostitution, trafics de drogue… tout y passe et le roman en devient totalement haletant ! Son format court fait qu’il se dévore d’une traite ! La plume de l’auteur n’y est pas pour rien non plus ! Un auteur à suivre !
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  • Myriam3 Posté le 22 Avril 2019
    Toulouse, hiver 2016, deux Albanaises et un enfant tentent d'échapper aux durs-à-cuire qui les prostituent; logée dans une cabane au bord du périph', Odile, elle, cherche à se venger de la mort de son chien par une autre sans-abri de sa petite communauté. Nathalie Descrest, brigadier-major, retrouve Sergine, vétérinaire, lors de la perquisition d'un camp de gitans; les deux femmes sont en conflit et pourtant, elles vont se lier autour d'un événement terrible qui implique les deux Albanaises, l'enfant, et Odile. j'ai choisi ce roman parce qu'il se passe à Toulouse, chez moi, même si je ne connais pas vraiment le quartier des Izards. C'est un roman policier qui en a tous les ingrédients sans les caricaturer, laissant une large place au couple de Nathalie par exemple, mais efficace, social et noir. Les romans noirs ont ça d'intéressant qu'ils montrent toujours un autre pan d'une ville et évite les lieux sacrés pour des quartiers peu fréquentés en général. Un bon roman pour ce long weekend, même si déprimant, pour tous les malaises sociaux qu'il soulève.
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