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Pocket
EAN : 9782266192262
Code sériel : 4621
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Aimez-vous Brahms...

Date de parution : 03/04/2009

Paule se mira dans son miroir et y vit « une autre Paule passionnément préoccupée de sa beauté et passant difficilement du rang de jeune femme au rang de femme jeune ». Cette phrase, mélancolie soutenue, si pleine de la « petite musique » chère aux admirateurs de Françoise Sagan, donne...

Paule se mira dans son miroir et y vit « une autre Paule passionnément préoccupée de sa beauté et passant difficilement du rang de jeune femme au rang de femme jeune ». Cette phrase, mélancolie soutenue, si pleine de la « petite musique » chère aux admirateurs de Françoise Sagan, donne la note de ce si célèbre roman, porté à l'écran par Anatole Litvak.
Paule... décoratrice de mode délaissée par son amant, adorée par un jeune homme de quinze ans son cadet, inquiète, hésitante au seuil d'une nouvelle liaison – amour, passion, toquade ? –, tourmentée par un désir désespéré de bonheur, de jeunesse... Une femme de (presque) quarante ans dont Sagan nous livre ici le portrait tendre, ironique, lucide.

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EAN : 9782266192262
Code sériel : 4621
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Rotkif Posté le 28 Octobre 2020
    Un bon cru de F. Sagan
  • Isa0409 Posté le 4 Août 2020
    🎵 La question peut sembler banale, voire anodine, presque insignifiante, et pourtant elle suffira à faire basculer le cœur de Paule. « Aimez-vous Brahms ? ». Comment le savoir ? Comment savoir ce que l’on aime après des années de « nous », après ne plus savoir être « je » sans ce « tu » qui tue ? Oui, Paule aime Roger, Roger qui la fait souffrir, cet homme qui devient son monde lorsqu’il l’enlace, qui fait d’elle un tout, qui lui donne une raison d’être. Oui, il l’aime, à sa façon, en la trompant, en la délaissant, et elle ne sait être aimée qu’ainsi, dans l’incertitude d’une nuit d’amour, dans l’inconstance de sa présence, dans le désarroi de ce téléphone qui sonne, et cette voix qui jaillit de l’écouteur, pour ne jamais venir... 🎵 Aimez-vous Brahms, lui demande Simon. Comment ne pas succomber à l’amour pur et innocent de ce jeune homme de 14 ans son cadet ? Comment ne pas se sentir transportée, comment ne pas se laisser consommer par la flamme dévorante qui crépite inlassablement dans les yeux de cet amant infatigable et fougueux ? Plutôt qu’un maître, Paule trouve en Simon un admirateur, un être dévoué à toute sa personne, qui ne vit que... 🎵 La question peut sembler banale, voire anodine, presque insignifiante, et pourtant elle suffira à faire basculer le cœur de Paule. « Aimez-vous Brahms ? ». Comment le savoir ? Comment savoir ce que l’on aime après des années de « nous », après ne plus savoir être « je » sans ce « tu » qui tue ? Oui, Paule aime Roger, Roger qui la fait souffrir, cet homme qui devient son monde lorsqu’il l’enlace, qui fait d’elle un tout, qui lui donne une raison d’être. Oui, il l’aime, à sa façon, en la trompant, en la délaissant, et elle ne sait être aimée qu’ainsi, dans l’incertitude d’une nuit d’amour, dans l’inconstance de sa présence, dans le désarroi de ce téléphone qui sonne, et cette voix qui jaillit de l’écouteur, pour ne jamais venir... 🎵 Aimez-vous Brahms, lui demande Simon. Comment ne pas succomber à l’amour pur et innocent de ce jeune homme de 14 ans son cadet ? Comment ne pas se sentir transportée, comment ne pas se laisser consommer par la flamme dévorante qui crépite inlassablement dans les yeux de cet amant infatigable et fougueux ? Plutôt qu’un maître, Paule trouve en Simon un admirateur, un être dévoué à toute sa personne, qui ne vit que par et pour elle. S’il est heureux de l’avoir pour lui, il ne peut s’en contenter, ce qu’il désire, dit-il, c’est la rendre heureuse, elle. 🎵Doit-on jamais oublier ce que l’on aime ? Doit-on se perdre dans l’autre à en oublier qui l’on est, à ne pas savoir qui l’on est, à ne plus pouvoir vivre que par le spectre du “nous”, cette entité menaçante et pernicieuse pour qui se laisse aller à la dérive des faux-semblants, des espoirs vains et des mensonges nocifs et destructeurs ? 🎵 Aimez-vous Brahms, demande-t-il. Mais quand on ne sait plus ce qu’on aime, on n’est plus capable d’aimer.
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  • alexSole Posté le 20 Mars 2020
    J'ai bien aimé ce petit roman, une histoire touchante et bien écrite. L'histoire d'une femme indépendante, qui a fait un choix de vie assez moderne pour l'époque, mais qui vit et subit malgré tout la dépendance amoureuse.
  • Steph_K Posté le 4 Avril 2019
    Publié en 1959. Paule, 39 ans, qui vit une relation peu satisfaisante avec Roger, se laisse séduire par Simon, 25 ans. Un court roman d’une intense acuité psychologique sur le temps, le couple, ses aspirations et ses déceptions, qui, même si certains aspects datent un peu, garde une étonnante fraîcheur.
  • Sea Posté le 14 Mars 2019
    J'aime le style détaché, ironique de Françoise Sagan. J'aime sa façon de raconter cette histoire de moeurs d'il y a des années. Depuis les années cinquante, les temps ont bien changé, mais les rumeurs persistent. J'aime cette description de la vie intérieure de Paule, hésitante. Paule aime Roger, elle l'aime aussi parce qu'il est infidèle. Elle l'aime c'est tout, elle lui pardonne jusqu'à un certain point. Roger se comporte comme un goujat, c'est plus fort que lui. Lorsque Paule éprouve de l'attirance pour Simon, beaucoup plus jeune qu'elle, quatorze années. Les choses se compliquent. Simon, lui, en est malade, il n'est pas sûr d'être à la hauteur, face à Roger. Il bombe le torse, et montre tout l'amour qu'il éprouve pour Paule. Ce trio amoureux se croise, se décroise, se déchirent, se recolle pour mon plus grand plaisir. Paule parviendra-t-elle à oublier Roger ? On ne peut pas lâcher ce court récit avant de savoir sur qu'elle issue il se termine Françoise Sagan réussit cet exercice difficile et précieux de description du manque amoureux, de l'attente, des sentiments contradictoires, des joies et des frustrations de l'amour. C'est la formidable démonstration « d'il est plus fort et dur d'aimer que d'être aimé ». Au départ... J'aime le style détaché, ironique de Françoise Sagan. J'aime sa façon de raconter cette histoire de moeurs d'il y a des années. Depuis les années cinquante, les temps ont bien changé, mais les rumeurs persistent. J'aime cette description de la vie intérieure de Paule, hésitante. Paule aime Roger, elle l'aime aussi parce qu'il est infidèle. Elle l'aime c'est tout, elle lui pardonne jusqu'à un certain point. Roger se comporte comme un goujat, c'est plus fort que lui. Lorsque Paule éprouve de l'attirance pour Simon, beaucoup plus jeune qu'elle, quatorze années. Les choses se compliquent. Simon, lui, en est malade, il n'est pas sûr d'être à la hauteur, face à Roger. Il bombe le torse, et montre tout l'amour qu'il éprouve pour Paule. Ce trio amoureux se croise, se décroise, se déchirent, se recolle pour mon plus grand plaisir. Paule parviendra-t-elle à oublier Roger ? On ne peut pas lâcher ce court récit avant de savoir sur qu'elle issue il se termine Françoise Sagan réussit cet exercice difficile et précieux de description du manque amoureux, de l'attente, des sentiments contradictoires, des joies et des frustrations de l'amour. C'est la formidable démonstration « d'il est plus fort et dur d'aimer que d'être aimé ». Au départ cette histoire n à l'air de rien, elle est raconté avec justesse, finement, son côté désuet devient vite agréable, charmant. Je persisterais en compagnie de Françoise Sagan et de son style, en découvrant Bonjour Tristesse, enfin !
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    Françoise Sagan, quarante ans de littérature

    Paru le 19 octobre dernier chez Plon, l'inédit de Françoise Sagan Les Quatre coins du cœur a fait grand bruit. De cette tonitruante actualité, propice à déchaîner les passions, celle que François Mauriac qualifiait de "charmant petit monstre" était coutumière, tout au long d'une carrière littéraire constitutive d'un précieux fonds "Sagan" chez Pocket.

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