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EAN : 9782266212724
Code sériel : 14647
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

En attendant la montée des eaux

Date de parution : 07/03/2013

Par une nuit d’orage, Babakar le médecin se voit appelé au chevet d’une mourante. La femme est haïtienne, réfugiée en Guadeloupe pour donner naissance à sa fille. Une nouveau-née, orpheline et apatride, que Babakar prend aussitôt sous son aile. Lui qui était seul, sauvage et déraciné, vit désormais pour deux. Il...

Par une nuit d’orage, Babakar le médecin se voit appelé au chevet d’une mourante. La femme est haïtienne, réfugiée en Guadeloupe pour donner naissance à sa fille. Une nouveau-née, orpheline et apatride, que Babakar prend aussitôt sous son aile. Lui qui était seul, sauvage et déraciné, vit désormais pour deux. Il décide alors d’un voyage à Haïti à la recherche de la famille de l'enfant et de l'histoire de sa mère. Là-bas, se pressent tous les bannis d’Afrique, les exilés, les sacrifiés du pouvoir…

« Une histoire poignante et pudique, avec des personnages attachants. » LiRE

« Un roman envoûtant. » La Gazette

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EAN : 9782266212724
Code sériel : 14647
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Une histoire poignante et pudique, avec des personnages attachants. » Lire

« Un roman envoûtant » La Gazette

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • patrickandre Posté le 26 Avril 2020
    Après avoir lu « L'histoire de la femme cannibale » et l'avoir apprécié, je suis à mon deuxième titre de Maryse Condé que j'ai savouré grandement en tant qu'un magnifique récit, envoûtant sans une intrigue captivante, brossant les réalités du Tiers-Monde, des guerres civiles en Afrique, de la misère endémique d'Haïti et de ses imbroglios politiques. J'aime beaucoup le style d'écriture de Maryse Condé. En tant qu'haïtien, j'apprécie sa riche prose dans un français créolisé où à ma grande surprise elle n'offre aucune traduction française des termes créole haïtien et guadeloupéen. C'est ainsi que l'on doit lire des mots et expressions comme : « pyé bwa » (arbre), « natif-natal » (natif du pays), « poto mitan » (personne principale), « volan » (peut-être du créole guadeloupéen : sorcière) – comprenne qui pourra pour les non-créolophones ! Elle écrit dans un langage raffiné, visuel et très descriptif, quelque fois ironique et moqueur et vous fait voir le monde à travers ses yeux d'auteure antillaise, ayant vécu en Afrique et possédant une profonde compréhension d'Haïti (non pas « de Haïti ») sur son histoire et sa culture. Une recherche sur Wikipédia rapporte qu'elle entretient un lien viscéral avec Haïti. Cela est... Après avoir lu « L'histoire de la femme cannibale » et l'avoir apprécié, je suis à mon deuxième titre de Maryse Condé que j'ai savouré grandement en tant qu'un magnifique récit, envoûtant sans une intrigue captivante, brossant les réalités du Tiers-Monde, des guerres civiles en Afrique, de la misère endémique d'Haïti et de ses imbroglios politiques. J'aime beaucoup le style d'écriture de Maryse Condé. En tant qu'haïtien, j'apprécie sa riche prose dans un français créolisé où à ma grande surprise elle n'offre aucune traduction française des termes créole haïtien et guadeloupéen. C'est ainsi que l'on doit lire des mots et expressions comme : « pyé bwa » (arbre), « natif-natal » (natif du pays), « poto mitan » (personne principale), « volan » (peut-être du créole guadeloupéen : sorcière) – comprenne qui pourra pour les non-créolophones ! Elle écrit dans un langage raffiné, visuel et très descriptif, quelque fois ironique et moqueur et vous fait voir le monde à travers ses yeux d'auteure antillaise, ayant vécu en Afrique et possédant une profonde compréhension d'Haïti (non pas « de Haïti ») sur son histoire et sa culture. Une recherche sur Wikipédia rapporte qu'elle entretient un lien viscéral avec Haïti. Cela est évident pour moi car il me parait lire une écrivaine haïtienne qui a une révérence pour le pays et le présente dans toute la réalité de sa grandeur historique comme de son présent décevant. Elle décrit également le Mali, sa ville de prédilection Ségou qu'elle a déjà traité dans d'autres romans, le Liban et la Guadeloupe. On comprend l'origine des personnages principaux dans des chapitres où ils racontent leurs différents récits. On comprend alors ce qui les lie ensemble et perçoit leurs visions du monde. Cependant je n'ai pas encore compris pourquoi le choix du titre et le rapport avec le récit. Toutefois je commence à adopter Maryse Condé comme un de mes auteurs préférés et ai hâte de lire son autobiographie : « La vie sans fards » où elle raconte sa liaison avec le journaliste de renom haïtien : Jean Léopold Dominique. Ce roman-ci fut pour moi un vrai régal littéraire et je le recommande vivement !
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  • jfponge Posté le 16 Avril 2020
    Écrit en 2010, l’année du tremblement de terre qui détruisit quasi entièrement Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, et fait plusieurs centaines de milliers de victimes, ce roman de Maryse Condé constitue lui-même un tsunami. On sort de sa lecture secoué par cette vision noire, très noire de l’humanité. Celle des Caraïbes et de l’Afrique, où se déplace notre héros Babakar au gré des tourments que lui vaut son "sang mêlé", mais bien au-delà, tant le propos semble universel. Corruption, haine de l’étranger, violence aveugle, perte totale de la conscience du bien et du mal, serait-ce là ce que des millénaires de civilisation ont construit, partout dans le monde ? Maryse Condé, dont on est pourtant habitué à l’amertume du propos, a fait très fort dans ce roman aux multiples personnages, morts et vivants, qui se battent pour assurer leur bonheur ou celui de leurs proches ou bien encore pour des causes en lesquelles ils ne croient même plus. Pauvre Babakar, qui voit tous ses amours détruits, et tente malgré tout de toujours se reconstruire et pratiquer ce qu’il sait le mieux faire : soigner, aider à naître, et à survivre, en dépit de tout…
  • Zinedi Posté le 7 Septembre 2019
    Un très beau roman d'une très grande dame de la littérature française, qui mériterait toute sa place.
  • liberliber Posté le 15 Août 2018
    Reinette, une Haïtienne venue en Guadeloupe, meurt en accouchant d'une petite fille. Babakar, l'obstétricien qui l'a suivie adopte Anaïs. Ce médecin originaire du Mali a fui son continent de naissance secoué par les guerres et les luttes de pouvoir. Ce solitaire est toujours hanté par le souvenir de sa mère, la Guadeloupéenne rejetée à cause de la couleur de ses yeux. Le bleu porterait malheur dans une Afrique où le sombre l'emporte. Thécla, cette forte femme, lui apprendra à mépriser les traditions pour être libre. Poussé par Movar, l'ancien compagnon de Reinette qui devient son ami, Babakar emmène l'enfant en Haïti sur la trace de ses ancêtres. Cette île des Grandes Antilles qui partage son territoire avec la République dominicaine est pétrie de croyances vaudou où les vivants et les morts cohabitent en bonne entente, corrompue par ses dirigeants et menacée dans son existence par la montée des eaux et les tremblements de terre. Ses habitants, si attachants, trouvent pourtant dans la création artistique un moyen d'échapper aux calamités qui les assaillent. « En attendant la montée la montée des eaux » c'est l'histoire d'hommes et de femmes balottés et martyrisés par les circonstances de la vie et que l'amour et l'amitié parviennent à sauver de... Reinette, une Haïtienne venue en Guadeloupe, meurt en accouchant d'une petite fille. Babakar, l'obstétricien qui l'a suivie adopte Anaïs. Ce médecin originaire du Mali a fui son continent de naissance secoué par les guerres et les luttes de pouvoir. Ce solitaire est toujours hanté par le souvenir de sa mère, la Guadeloupéenne rejetée à cause de la couleur de ses yeux. Le bleu porterait malheur dans une Afrique où le sombre l'emporte. Thécla, cette forte femme, lui apprendra à mépriser les traditions pour être libre. Poussé par Movar, l'ancien compagnon de Reinette qui devient son ami, Babakar emmène l'enfant en Haïti sur la trace de ses ancêtres. Cette île des Grandes Antilles qui partage son territoire avec la République dominicaine est pétrie de croyances vaudou où les vivants et les morts cohabitent en bonne entente, corrompue par ses dirigeants et menacée dans son existence par la montée des eaux et les tremblements de terre. Ses habitants, si attachants, trouvent pourtant dans la création artistique un moyen d'échapper aux calamités qui les assaillent. « En attendant la montée la montée des eaux » c'est l'histoire d'hommes et de femmes balottés et martyrisés par les circonstances de la vie et que l'amour et l'amitié parviennent à sauver de leur condition tragique. Le récit est rythmé mais les personnages manquent d'épaisseur. EXTRAIT L'Afrique est loin d'être cette-mère-pour-tous-au-sein-généreux que chacun vante. Aucune terre n'est plus inégalitaire et sans pitié pour les faibles.
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  • zabeth55 Posté le 24 Novembre 2016
    Quel voyage ! Le Mali, la Guadeloupe, Haïti Un voyage où violence et catastrophes naturelles s’abattent sans pitié. Babakan est un médecin malien qui a fui les conflits de son pays et vit en Guadeloupe Movar est haïtien Ffaouad est palestinien Ces trois là vont se lier d’amitié et poursuivre leur route ensemble. Chemin qui ne sera pas de tout repos pour ces déracinés. Victimes de leur passé, ils vont tout tenter pour s’en affranchir. C’est écrit d’une manière envoûtante. Des tas de personnages se mêlent à la vie des trois amis. On est complètement immergé dans ces pays, compatissant de la difficulté de vie des exilés. Le récit est parfaitement bien mené. Une lecture prenante.
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