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EAN : 9782264074416
Code sériel : 5515
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Homo sapienne

Daniel Chartier (préface de), Inès Jorgensen (traduit par)
Date de parution : 06/02/2020
Un roman chorale exceptionnel qui revendique la tolérance identitaire. Premier roman d’une auteure groenlandaise, Homo sapienne promet de bouleverser chaque lecteur. 
Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu'à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu'elle aime les femmes, Ivik comprend qu'elle est un homme, Arnaq et... Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu'à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu'elle aime les femmes, Ivik comprend qu'elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur « l'île de la colère », où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs. Niviaq Korneliussen manie une langue crue, sensible et indomptée. Elle parle du désir universel d'être soi, socialement, intimement, confiante que les cœurs et les corps sauront être vrais.
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EAN : 9782264074416
Code sériel : 5515
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Papiercrepon Posté le 20 Décembre 2021
    Saisissant, poignant, déroutant... je pourrai enfiler les qualificatifs comme des perles que je ne ferai pas encore le tour de ce roman proteiforme et séduisant. C’est le récit corrosif d’une jeunesse groenlandaise. Cinq personnages qui se débattent, qui souffrent et se font souffrir. Cinq personnages qui cherchent leur place et surtout leur identité. De quoi faire voler en éclats quelques clichés sur la communauté LGBT+ et sur les sociétés du grand Nord où tout ne serait que glace et pureté. De quoi composer surtout un habile roman choral où l’autrice a su créer des points de jonction décisifs et des points de vue toujours renouvelés. La forme détonne, le fond bouillonne ; le tout dépoussière ce thème universel qu’est la quête de soi. J’ai adhéré viscéralement à ce texte puissant. Et dire que ce n’est qu’un premier roman !
  • MadameTapioca Posté le 29 Novembre 2021
    Bienvenue au Groenland. Il ne sera pas question de fjord, de toundra, de paysages magiques. « Homo sapienne » est un roman urbain, un roman d’une sensibilité très moderne. L’autrice tisse intelligemment l’entrée dans l'âge adulte de cinq jeunes vivant dans la ville de Nuuk. On suit leur cheminement vers la compréhension de leur identité à travers leurs questionnements sur leur sexualité, leur genre et leurs relations. Pour un roman très court, il est d’une remarquable puissance. Chaque chapitre est raconté du point de vue d'un personnage différent, et monologues, e-mails échanges de textos ou publications Facebook se mélangent. Les styles narratifs tout comme les langues s’amalgament pour faire émerger une histoire à la fois intime et commune aux cinq personnages. Dans une collection de nuits floues et de matins lugubres, on perçoit la confusion et la difficulté de chacun à se trouver en tant que personne. Il y a quelque chose de brut et de follement libre dans ce texte débarrassé de tous les détails superflus. Pas de tabous, pas de clichés, il sonde les profondeurs de ses personnages souvent près du désespoir mais on en ressort étrangement régénéré. Un roman audacieux, inventif et une autrice que j’ai hâte de retrouver avec son nouveau roman qui... Bienvenue au Groenland. Il ne sera pas question de fjord, de toundra, de paysages magiques. « Homo sapienne » est un roman urbain, un roman d’une sensibilité très moderne. L’autrice tisse intelligemment l’entrée dans l'âge adulte de cinq jeunes vivant dans la ville de Nuuk. On suit leur cheminement vers la compréhension de leur identité à travers leurs questionnements sur leur sexualité, leur genre et leurs relations. Pour un roman très court, il est d’une remarquable puissance. Chaque chapitre est raconté du point de vue d'un personnage différent, et monologues, e-mails échanges de textos ou publications Facebook se mélangent. Les styles narratifs tout comme les langues s’amalgament pour faire émerger une histoire à la fois intime et commune aux cinq personnages. Dans une collection de nuits floues et de matins lugubres, on perçoit la confusion et la difficulté de chacun à se trouver en tant que personne. Il y a quelque chose de brut et de follement libre dans ce texte débarrassé de tous les détails superflus. Pas de tabous, pas de clichés, il sonde les profondeurs de ses personnages souvent près du désespoir mais on en ressort étrangement régénéré. Un roman audacieux, inventif et une autrice que j’ai hâte de retrouver avec son nouveau roman qui sortira en janvier chez La Peuplade.
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  • gromit33 Posté le 26 Septembre 2021
    Un sacré texte que ce roman, au titre déjà déroutant "homo sapienne" et qui nous vient du Groenland. L'auteure a écrit son texte en groenlandais (inuit), puis l'a traduit elle même en danois. Nous sommes nous avec la traduction française qui maintient un mélange de langues (inuit, danois, anglais.. Car ce sont ces trois langues qui cohabitent dans ce bout du monde. L'inuit, avec une importance des prénoms des personnages et leur signification, du danois, qui a été la langue officielle du pays jusqu'en 2009 et l'anglais, langue universelle, des jeunes qui s'ouvrent vers le monde. Ce texte va nous raconter la vie de cinq jeunes de ce bout du monde, leur espoirs, espérances, déception. Un roman choral et chaque personnage va nous raconter sa vie, ses rapports aux autres, ses doutes, ses espoirs. L'auteure parle de son pays, son histoire,son actualité mais aussi d'histoire plus intime : ses personnages se cherchent, s'entrechoquent, s'aiment, se haïssent. De belles pages sur l'amour, l'amitié, le doute.. C'est un livre universel sur l'identité de chacun(e), de nos relations aux autres et cela sur fond de la vie à Nuuk, au Groenland. Une sacrée lecture polyforme car l'auteure fait une narration classique, utilise les... Un sacré texte que ce roman, au titre déjà déroutant "homo sapienne" et qui nous vient du Groenland. L'auteure a écrit son texte en groenlandais (inuit), puis l'a traduit elle même en danois. Nous sommes nous avec la traduction française qui maintient un mélange de langues (inuit, danois, anglais.. Car ce sont ces trois langues qui cohabitent dans ce bout du monde. L'inuit, avec une importance des prénoms des personnages et leur signification, du danois, qui a été la langue officielle du pays jusqu'en 2009 et l'anglais, langue universelle, des jeunes qui s'ouvrent vers le monde. Ce texte va nous raconter la vie de cinq jeunes de ce bout du monde, leur espoirs, espérances, déception. Un roman choral et chaque personnage va nous raconter sa vie, ses rapports aux autres, ses doutes, ses espoirs. L'auteure parle de son pays, son histoire,son actualité mais aussi d'histoire plus intime : ses personnages se cherchent, s'entrechoquent, s'aiment, se haïssent. De belles pages sur l'amour, l'amitié, le doute.. C'est un livre universel sur l'identité de chacun(e), de nos relations aux autres et cela sur fond de la vie à Nuuk, au Groenland. Une sacrée lecture polyforme car l'auteure fait une narration classique, utilise les échanges de sms des différents personnages, mêle les langues, des airs de chanson. Un texte foisonnant qui ne laisse pas indifférent, une sacrée découverte.
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  • Ellanamamanda Posté le 8 Septembre 2021
    J’avais entendu parler de ce livre via un podcast féministe, où l’autrice Niviaq Korneliussen expliquait sa volonté de transmettre une vision « réelle » du Groenland, loin des grands récits de voyage des Occidentaux sur cet « incroyable pays tout blanc », de la vision colonialiste colportée par les Danois (le groenlandais ayant succédé au danois comme langue officielle du pays 2009 seulement !), ou pire, des clichés sur les groenlandais qui seraient sauvages, alcooliques, violents entre eux et avec leurs enfants… Il est question dans Homo Sapienne des jeunes trentenaires groenlandais d’aujourd’hui, et de leur vie de tous les jours : prendre le bus pour aller au supermarché, aller en ville et faire la fête, écrire des sms et regarder ses notifications Facebook ; mais aussi de leur quête d’identité en tant que personnes. Déjà coincés dans un pays dominé par le Danemark où tout de la langue, la monnaie etc les ramène à cette domination, ils tentent, chacun à sa façon de trouver qui ils sont. Dans ce roman choral, chacun des cinq personnages devient narrateur le temps d’un chapitre. Ruptures amoureuses ou amicales, questionnement sur la transidentité, coming-out homosexuel, mais aussi traumatismes et exil, les thèmes abordés sont très... J’avais entendu parler de ce livre via un podcast féministe, où l’autrice Niviaq Korneliussen expliquait sa volonté de transmettre une vision « réelle » du Groenland, loin des grands récits de voyage des Occidentaux sur cet « incroyable pays tout blanc », de la vision colonialiste colportée par les Danois (le groenlandais ayant succédé au danois comme langue officielle du pays 2009 seulement !), ou pire, des clichés sur les groenlandais qui seraient sauvages, alcooliques, violents entre eux et avec leurs enfants… Il est question dans Homo Sapienne des jeunes trentenaires groenlandais d’aujourd’hui, et de leur vie de tous les jours : prendre le bus pour aller au supermarché, aller en ville et faire la fête, écrire des sms et regarder ses notifications Facebook ; mais aussi de leur quête d’identité en tant que personnes. Déjà coincés dans un pays dominé par le Danemark où tout de la langue, la monnaie etc les ramène à cette domination, ils tentent, chacun à sa façon de trouver qui ils sont. Dans ce roman choral, chacun des cinq personnages devient narrateur le temps d’un chapitre. Ruptures amoureuses ou amicales, questionnement sur la transidentité, coming-out homosexuel, mais aussi traumatismes et exil, les thèmes abordés sont très vagues et on s’identifie très vite aux personnages, empêtrés dans leurs doutes et leurs questionnements intérieurs. Le style est d’ailleurs très différent en fonction du personnage qui écrit, cela m’a bien plu. Une petite parenthèse sur le traitement de la maternité, vue de loin via la sœur d’un personnage, avec une critique très juste de ce qui est attendu des jeunes parents et du rôle des réseaux sociaux là-dedans. Un roman engagé et sincère sur la quête d’identité, et une belle découverte de la littérature contemporaine groenlandaise !
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  • AuroreK Posté le 12 Avril 2021
    Assez sceptique avant d'ouvrir ce livre, j'ai fini par être totalement conquise. Le côté choral, les différents types de point de vue, les différents types de narration m'ont tout de suite transportée ; je me suis laissée porter dans les rues de Nuuk, la capitale du Groenland, avec tous ces personnages inclusifs. Les personnages se rencontrent et se recroisent, se recroisent pour s'aimer ou se pardonner. Pardonner : Sara qui pardonne Inuk, Inuk qui pardonne Sara. Inuk qui comprend qu'elle est un homme ; une vision de la transidentité qui passe par l'incompréhension de son corps, de son désir sexuel, de ses rapports sexuels. Une souffrance qui, sans mots, n'existe pas. Qui finit par existe. Une vision crue et originale, passionnante. L'écriture est très novatrice (les sms sont insérés dans la pages narratrices), polymorphe, mêlant anglais et français. Le rythme change tout le temps, d'un personnage à l'autre, il nous attrape et ne nous lâche plus. Et l'humour ! L'humour ravageur avec les jeux de mots et le petit jeu de "knock knock" entre Sara et Inuk. Au final, un livre qui se dévore d'une traite !
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