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EAN : 9782264074416
Code sériel : 5515
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Homo sapienne

Inès JORGENSEN (Traducteur)
Date de parution : 06/02/2020
Un roman chorale exceptionnel qui revendique la tolérance identitaire. Premier roman d’une auteure groenlandaise, Homo sapienne promet de bouleverser chaque lecteur. 
Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu'à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu'elle aime les femmes, Ivik comprend qu'elle est un homme, Arnaq et... Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu'à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu'elle aime les femmes, Ivik comprend qu'elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur « l'île de la colère », où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs. Niviaq Korneliussen manie une langue crue, sensible et indomptée. Elle parle du désir universel d'être soi, socialement, intimement, confiante que les cœurs et les corps sauront être vrais.
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EAN : 9782264074416
Code sériel : 5515
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ellanamamanda Posté le 8 Septembre 2021
    J’avais entendu parler de ce livre via un podcast féministe, où l’autrice Niviaq Korneliussen expliquait sa volonté de transmettre une vision « réelle » du Groenland, loin des grands récits de voyage des Occidentaux sur cet « incroyable pays tout blanc », de la vision colonialiste colportée par les Danois (le groenlandais ayant succédé au danois comme langue officielle du pays 2009 seulement !), ou pire, des clichés sur les groenlandais qui seraient sauvages, alcooliques, violents entre eux et avec leurs enfants… Il est question dans Homo Sapienne des jeunes trentenaires groenlandais d’aujourd’hui, et de leur vie de tous les jours : prendre le bus pour aller au supermarché, aller en ville et faire la fête, écrire des sms et regarder ses notifications Facebook ; mais aussi de leur quête d’identité en tant que personnes. Déjà coincés dans un pays dominé par le Danemark où tout de la langue, la monnaie etc les ramène à cette domination, ils tentent, chacun à sa façon de trouver qui ils sont. Dans ce roman choral, chacun des cinq personnages devient narrateur le temps d’un chapitre. Ruptures amoureuses ou amicales, questionnement sur la transidentité, coming-out homosexuel, mais aussi traumatismes et exil, les thèmes abordés sont très... J’avais entendu parler de ce livre via un podcast féministe, où l’autrice Niviaq Korneliussen expliquait sa volonté de transmettre une vision « réelle » du Groenland, loin des grands récits de voyage des Occidentaux sur cet « incroyable pays tout blanc », de la vision colonialiste colportée par les Danois (le groenlandais ayant succédé au danois comme langue officielle du pays 2009 seulement !), ou pire, des clichés sur les groenlandais qui seraient sauvages, alcooliques, violents entre eux et avec leurs enfants… Il est question dans Homo Sapienne des jeunes trentenaires groenlandais d’aujourd’hui, et de leur vie de tous les jours : prendre le bus pour aller au supermarché, aller en ville et faire la fête, écrire des sms et regarder ses notifications Facebook ; mais aussi de leur quête d’identité en tant que personnes. Déjà coincés dans un pays dominé par le Danemark où tout de la langue, la monnaie etc les ramène à cette domination, ils tentent, chacun à sa façon de trouver qui ils sont. Dans ce roman choral, chacun des cinq personnages devient narrateur le temps d’un chapitre. Ruptures amoureuses ou amicales, questionnement sur la transidentité, coming-out homosexuel, mais aussi traumatismes et exil, les thèmes abordés sont très vagues et on s’identifie très vite aux personnages, empêtrés dans leurs doutes et leurs questionnements intérieurs. Le style est d’ailleurs très différent en fonction du personnage qui écrit, cela m’a bien plu. Une petite parenthèse sur le traitement de la maternité, vue de loin via la sœur d’un personnage, avec une critique très juste de ce qui est attendu des jeunes parents et du rôle des réseaux sociaux là-dedans. Un roman engagé et sincère sur la quête d’identité, et une belle découverte de la littérature contemporaine groenlandaise !
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  • AuroreK Posté le 12 Avril 2021
    Assez sceptique avant d'ouvrir ce livre, j'ai fini par être totalement conquise. Le côté choral, les différents types de point de vue, les différents types de narration m'ont tout de suite transportée ; je me suis laissée porter dans les rues de Nuuk, la capitale du Groenland, avec tous ces personnages inclusifs. Les personnages se rencontrent et se recroisent, se recroisent pour s'aimer ou se pardonner. Pardonner : Sara qui pardonne Inuk, Inuk qui pardonne Sara. Inuk qui comprend qu'elle est un homme ; une vision de la transidentité qui passe par l'incompréhension de son corps, de son désir sexuel, de ses rapports sexuels. Une souffrance qui, sans mots, n'existe pas. Qui finit par existe. Une vision crue et originale, passionnante. L'écriture est très novatrice (les sms sont insérés dans la pages narratrices), polymorphe, mêlant anglais et français. Le rythme change tout le temps, d'un personnage à l'autre, il nous attrape et ne nous lâche plus. Et l'humour ! L'humour ravageur avec les jeux de mots et le petit jeu de "knock knock" entre Sara et Inuk. Au final, un livre qui se dévore d'une traite !
  • Luneaucoeur Posté le 27 Mars 2021
    Art de la subversion. Brut et limpide. Au-delà des questions d'identité sexuelle, post-coloniale, sociétale, familiale. Une lutte à 5 visages pour l'intégrité de soi contre la souffrance d'être soi. Une écriture haletante, cahotée, gravée sur la page par une poésie brûlante et déchirée. Alliage de finesse et de médiocrité, de légèreté et de profondeur, de fuite et d'introspection. Un chef d'œuvre !
  • Rhapsodie Posté le 26 Mars 2021
    Une lecture qui sort du commun et qui défie mes habitudes littéraires. Cette année est très proprice à la découverte, je ne cesse de découvrir de nouveaux genres et des lectures originales. Ce petit bout de roman choral centré autour de cinq jeunes femmes en fait partie : original, brut, authentique, funky. Il parle essentiellement de sexualité, de recherche de soi même, des sentiments amoureux tabous ou incompris, de problèmes de société. Un roman très moderne, dont j'ai très apprécié l'authenticité. On aime ou on n'aime pas le langage : la vulgarité, les nombreuses phrases anglaises (de plus en plus en vogue chez les jeunes, dont je fais partie car j'ai vraiment aimé retrouver ce langage qui apporte une touche plus réaliste encore et une nuance plus rock'n'roll pour expliquer des impressions, des ressentis) . J'ai aimé ce langage, j'ai aimé l'écriture, j'ai aimé le contenu et le sujet. J'ai passé un bon moment et je retiens la musique "CrimsonClover" qui me trotte en tête en pensant aux sentiments amoureux des lesbiennes. Brut, authentique, moderne, urban, sexual, humain. Love and violence, between dark and light. Je rajouterais ma ptite touche personnelle à ce roman choral où chaque chapitre a sa... Une lecture qui sort du commun et qui défie mes habitudes littéraires. Cette année est très proprice à la découverte, je ne cesse de découvrir de nouveaux genres et des lectures originales. Ce petit bout de roman choral centré autour de cinq jeunes femmes en fait partie : original, brut, authentique, funky. Il parle essentiellement de sexualité, de recherche de soi même, des sentiments amoureux tabous ou incompris, de problèmes de société. Un roman très moderne, dont j'ai très apprécié l'authenticité. On aime ou on n'aime pas le langage : la vulgarité, les nombreuses phrases anglaises (de plus en plus en vogue chez les jeunes, dont je fais partie car j'ai vraiment aimé retrouver ce langage qui apporte une touche plus réaliste encore et une nuance plus rock'n'roll pour expliquer des impressions, des ressentis) . J'ai aimé ce langage, j'ai aimé l'écriture, j'ai aimé le contenu et le sujet. J'ai passé un bon moment et je retiens la musique "CrimsonClover" qui me trotte en tête en pensant aux sentiments amoureux des lesbiennes. Brut, authentique, moderne, urban, sexual, humain. Love and violence, between dark and light. Je rajouterais ma ptite touche personnelle à ce roman choral où chaque chapitre a sa chanson : "Come together... right now... over me". Oh yeah ;)
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  • ALDAMO21 Posté le 19 Mars 2021
    Ne cherchez pas un rapport entre « Erectus » de Xavier Müller et « Homo sapienne ». Il n'y en a pas ! Ne pensez pas non plus que son auteure Niviaq Korneliussen, groenlandaise de naissance, allait vous parler du Grand Nord sauvage et de la froide banquise. Mais non, « Homo sapienne » est un beau roman moderne, brut et intime et qui ne laisse pas de glace. Niviaq, d'une plume truculente, nous plonge dans l'univers inattendu de la communauté gay dans son pays. L'auteure s'est faite narratrice et tour à tour elle brosse avec talent, de beaux portraits de femme. Cinq jeunes femmes, Fia, Inuk, Arnaq, Ivik et Sara, qui se questionnent chacune sur leur vie. Des femmes à la recherche parfois d'elles-mêmes, qui s'interrogent sur leur manière de vivre, sur leur façon d'aimer, sur la raison qui les poussent chacune à être attirées par d'autres femmes et à en tomber amoureuses. Des femmes qui s'interrogent aussi sur leurs désirs sexuels qui attirent le regard réprobateur d'une société trop normalisée. Des femmes qui se rencontrent, qui se croisent, qui parfois se jalousent et se soupçonnent, se questionnent la nuit entre elles. Des femmes qui font trop souvent la fête, à se saouler, pour se désinhiber,... Ne cherchez pas un rapport entre « Erectus » de Xavier Müller et « Homo sapienne ». Il n'y en a pas ! Ne pensez pas non plus que son auteure Niviaq Korneliussen, groenlandaise de naissance, allait vous parler du Grand Nord sauvage et de la froide banquise. Mais non, « Homo sapienne » est un beau roman moderne, brut et intime et qui ne laisse pas de glace. Niviaq, d'une plume truculente, nous plonge dans l'univers inattendu de la communauté gay dans son pays. L'auteure s'est faite narratrice et tour à tour elle brosse avec talent, de beaux portraits de femme. Cinq jeunes femmes, Fia, Inuk, Arnaq, Ivik et Sara, qui se questionnent chacune sur leur vie. Des femmes à la recherche parfois d'elles-mêmes, qui s'interrogent sur leur manière de vivre, sur leur façon d'aimer, sur la raison qui les poussent chacune à être attirées par d'autres femmes et à en tomber amoureuses. Des femmes qui s'interrogent aussi sur leurs désirs sexuels qui attirent le regard réprobateur d'une société trop normalisée. Des femmes qui se rencontrent, qui se croisent, qui parfois se jalousent et se soupçonnent, se questionnent la nuit entre elles. Des femmes qui font trop souvent la fête, à se saouler, pour se désinhiber, mais pour aussi souvent cacher leurs doutes. Et dans une ambiance avinée et parfois électrique, certaines auront des déceptions, d'autres auront des espoirs et obtiendront des réponses à leurs questions existentielles. C'est pour moi, c'est un roman profond, où se mêlent l'amour et la douleur, où les phrases crépitent et halètent. Où l'écriture est parfois saccadée, rythmée par petites touches de SMS, par des petites pensées nocturnes et angoissantes, par des petits points d'interrogation, comme si nous étions sur le divan d'un psychanalyste. « Homo sapienne » est un cri d'amour déchirant.
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