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EAN : 9782264074416
Code sériel : 5515
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Homo sapienne

INES JORGENSEN (Traducteur)
Date de parution : 06/02/2020
Un roman chorale exceptionnel qui revendique la tolérance identitaire. Premier roman d’une auteure groenlandaise, Homo sapienne promet de bouleverser chaque lecteur. 
Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu'à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu'elle aime les femmes, Ivik comprend qu'elle est un homme, Arnaq et... Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu'à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu'elle aime les femmes, Ivik comprend qu'elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur « l'île de la colère », où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs. Niviaq Korneliussen manie une langue crue, sensible et indomptée. Elle parle du désir universel d'être soi, socialement, intimement, confiante que les cœurs et les corps sauront être vrais.
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EAN : 9782264074416
Code sériel : 5515
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ingannmic Posté le 11 Mars 2020
    Ce titre me faisait de l’œil depuis un certain temps. J'étais attirée à la fois par sa couverture et son titre intrigants, et le fait, rarissime, qu'il soit écrit par une groenlandaise... J'imaginais qu'il serait l'occasion d'en savoir plus sur cette froide et lointaine contrée que je ne savais même pas peuplée, inculte que je suis ! A l'issue de cette lecture, je n'en sais guère plus sur le Groenland : "Homo sapienne" pourrait se dérouler dans n'importe quelle ville d'Europe, le roman étant centré sur le microcosme d'une jeunesse urbaine, désœuvrée, en quête d'identité, notamment sexuelle, et d'amour. Le récit, polyphonique, donne successivement la parole à cinq jeunes adultes qui occupent leurs soirées en boîtes et fêtes diverses où ils boivent, pour certains beaucoup, draguent des partenaires avec lesquels ils finiront parfois la nuit. Fia quitte son petit ami, réalisant la fadeur de leur relation. Elle se découvre attirée par Sara, rencontrée lors d'une virée nocturne, mais rechigne à l'admettre consciemment. Son frère Inuk, exilé au Danemark suite à un battage médiatique autour des avances que lui aurait faites un homme public et marié, écrit à Fia et à son amie Arnaq, à l'origine de la fuite de son secret, ce dont il... Ce titre me faisait de l’œil depuis un certain temps. J'étais attirée à la fois par sa couverture et son titre intrigants, et le fait, rarissime, qu'il soit écrit par une groenlandaise... J'imaginais qu'il serait l'occasion d'en savoir plus sur cette froide et lointaine contrée que je ne savais même pas peuplée, inculte que je suis ! A l'issue de cette lecture, je n'en sais guère plus sur le Groenland : "Homo sapienne" pourrait se dérouler dans n'importe quelle ville d'Europe, le roman étant centré sur le microcosme d'une jeunesse urbaine, désœuvrée, en quête d'identité, notamment sexuelle, et d'amour. Le récit, polyphonique, donne successivement la parole à cinq jeunes adultes qui occupent leurs soirées en boîtes et fêtes diverses où ils boivent, pour certains beaucoup, draguent des partenaires avec lesquels ils finiront parfois la nuit. Fia quitte son petit ami, réalisant la fadeur de leur relation. Elle se découvre attirée par Sara, rencontrée lors d'une virée nocturne, mais rechigne à l'admettre consciemment. Son frère Inuk, exilé au Danemark suite à un battage médiatique autour des avances que lui aurait faites un homme public et marié, écrit à Fia et à son amie Arnaq, à l'origine de la fuite de son secret, ce dont il éprouve un vif ressentiment. C'est lui qui nous en apprend finalement le plus sur le Groenland, dont il livre, avec la distance et la rancœur, une vision féroce (et peut-être injuste ?), décrivant son pays natal comme une "île où couve la colère", un creuset de violence conjugale, d'alcoolisme, dont les habitants, en colère et menteurs, ont une piètre estime d'eux-mêmes. Mais lui-même se sent au Danemark comme en pays étranger... Prennent ensuite la parole Arnaq, qui chaque week-end, boit à en vomir, pour oublier des traumatismes qu'elle évoque avec une régularité et une spontanéité quelque peu suspectes... Ivik, garçon manqué que sa différence a toujours exclue, reniée par sa famille, qui vit en couple avec Sara, mais ne supporte pas d'être touchée... Sara, enfin, que l'on découvre, hors le prisme du regard des autres qui la dotait d'un charme et d'une force lumineux, plombée d'une profonde détresse. "Homo sapienne" est un texte percutant, dont la narration oscille entre logorrhée, fil de pensées déroulé en un flux abrupt, brefs dialogues hachés, SMS... Le langage est parfois cru, empreint d'une certaine violence, à l'occasion traversé de pointes de grandiloquence exprimant mal-être et désespoir. Niviaq Korneliussen y fait s'exprimer des jeunes à fleur de peau, pris entre la terreur de vivre et le vertige que provoque le gouffre d'un avenir sans accomplissement personnel.
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  • Stej Posté le 10 Mars 2020
    Quand on pense Groenland on pense étendues blanches et désertiques, phoques, environnement. On ne pense pas roman contemporain et on a tort! Ce roman nous fait entrer dans l’univers complexe et subtil des questionnements sexués de 5 jeunes adultes urbains de Nuuk. Le livre contient beaucoup d’expressions anglaises qui donnent une rythmique au texte. Le cœur du livre se concentre sur la représentation de la diversité sexuelle et la volonté de parler du désir de choisir soi même, de retrouver le goût de prendre des risques et d’avoir la force de refuser l’influence sociale pour définir son identité et ses relations. Puissant!
  • ConfidencesLitteraires Posté le 8 Novembre 2019
    Homo Sapienne. Ce roman est un petit ovni, une expérience de lecture. Je ne sais plus quels avis m’avaient tant donné envie de le découvrir, mais ils ont été efficaces ! Et ce fut l’occasion de découvrir les éditions La Peuplade. Homo Sapienne, c’est cinq personnages en quête d’identité, autour des relations familiales, amicales, amoureuses, sexuelles. Les deux premier.ère.s narrateurs/narratrices m’ont déstabilisée, j’ai été plus à l’aise avec les suivant.e.s. Sans doute parce que l’autrice ne s’embarrasse pas de présentations et nous embarque directement au milieu des soucis de Fia et son frère qui se découvrent une nouvelle orientation sexuelle, Arnaq, la traîtresse paumée, Iviq dont les problèmes de couple font comprendre qu’il est un homme dans un corps de femme et Sara aux pensées noires qui cherche une lueur d’espoir. Auprès de ces cinq jeunes Groenlandais qui font la fête comme n’importe quels autres Européens, on ne découvre pas la culture groenlandaise, mais on est aux prises avec des problématiques actuelles de la jeunesse occidentale, sur les identités de genre, l’orientation sexuelle… Certains personnages étaient très touchants, notamment le couple Iviq/Sara. L’autrice de 23 ans ne s’est pas contentée d’écrire une histoire. Elle l’a écrite avec les codes de sa génération... Homo Sapienne. Ce roman est un petit ovni, une expérience de lecture. Je ne sais plus quels avis m’avaient tant donné envie de le découvrir, mais ils ont été efficaces ! Et ce fut l’occasion de découvrir les éditions La Peuplade. Homo Sapienne, c’est cinq personnages en quête d’identité, autour des relations familiales, amicales, amoureuses, sexuelles. Les deux premier.ère.s narrateurs/narratrices m’ont déstabilisée, j’ai été plus à l’aise avec les suivant.e.s. Sans doute parce que l’autrice ne s’embarrasse pas de présentations et nous embarque directement au milieu des soucis de Fia et son frère qui se découvrent une nouvelle orientation sexuelle, Arnaq, la traîtresse paumée, Iviq dont les problèmes de couple font comprendre qu’il est un homme dans un corps de femme et Sara aux pensées noires qui cherche une lueur d’espoir. Auprès de ces cinq jeunes Groenlandais qui font la fête comme n’importe quels autres Européens, on ne découvre pas la culture groenlandaise, mais on est aux prises avec des problématiques actuelles de la jeunesse occidentale, sur les identités de genre, l’orientation sexuelle… Certains personnages étaient très touchants, notamment le couple Iviq/Sara. L’autrice de 23 ans ne s’est pas contentée d’écrire une histoire. Elle l’a écrite avec les codes de sa génération : les expressions groenlandaise (traduites) côtoient des phrases en anglais (non traduites) et des extraits de conversations SMS (en screenshot) et quelques hashtags sont glissés ici et là. Ce n’était pas ce que je recherchais en ouvrant ce livre, donc je n’étais pas prête pour les réflexions abordées, c’est dommage ! Mais je vous conseille ce roman si les personnages en quête d’identité vous attirent ou si vous aimez les romans à la forme originale.
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  • scharpentier Posté le 3 Octobre 2019
    Voici un livre découvert il y a quelques mois grâce aux conseils d’une libraire… Qui travaille dans une librairie où j’allais souvent lorsque j’habitais Paris. Et où j’ai plaisir à revenir lorsque je suis de passage dans la capitale. Une « librairie gourmande » ! Tout un programme non ? La librairie Nicole Maruani, dans le 13e arrondissement, non loin de la place d’Italie. Je mentionne ce lieu car j’y ai fait la découverte de tant de pépites littéraires. L’accueil y est chaleureux et incomparable. Et la gourmandise y est sans cesse aiguisée et satisfaite. Que ce soit par les conseils de lecture avisés des libraires, ou encore en picorant dans la carte originale de l’espace café restauration que propose cette librairie magique ! Et le livre Homo Sapienne qui m’a été recommandé est tout sauf une sucrerie. C’est une claque. Un choc littéraire. Un livre inclassable. Et pas du tout car il n’est pas fréquent de lire un(e) auteur(e) groenlandais(e) ou de se plonger dans une histoire se déroulant dans une contrée éloignée et inconnue pour la plupart d’entre nous. Mais plutôt parce l’auteure, Niviaq Korneliussen, dont c’est le premier roman, nous bouscule véritablement dès les premières pages. Elle écrit sans concessions, tel un boxeur... Voici un livre découvert il y a quelques mois grâce aux conseils d’une libraire… Qui travaille dans une librairie où j’allais souvent lorsque j’habitais Paris. Et où j’ai plaisir à revenir lorsque je suis de passage dans la capitale. Une « librairie gourmande » ! Tout un programme non ? La librairie Nicole Maruani, dans le 13e arrondissement, non loin de la place d’Italie. Je mentionne ce lieu car j’y ai fait la découverte de tant de pépites littéraires. L’accueil y est chaleureux et incomparable. Et la gourmandise y est sans cesse aiguisée et satisfaite. Que ce soit par les conseils de lecture avisés des libraires, ou encore en picorant dans la carte originale de l’espace café restauration que propose cette librairie magique ! Et le livre Homo Sapienne qui m’a été recommandé est tout sauf une sucrerie. C’est une claque. Un choc littéraire. Un livre inclassable. Et pas du tout car il n’est pas fréquent de lire un(e) auteur(e) groenlandais(e) ou de se plonger dans une histoire se déroulant dans une contrée éloignée et inconnue pour la plupart d’entre nous. Mais plutôt parce l’auteure, Niviaq Korneliussen, dont c’est le premier roman, nous bouscule véritablement dès les premières pages. Elle écrit sans concessions, tel un boxeur qui enchaînerait les coups de poing. Non pas pour nous assommer. Mais au contraire nous réveiller et nous interpeler sur une génération. Dans une forme surprenante, qui mêle dialogues par SMS, courriels, messages Facebook avec des narrations et descriptions de courtes tranches de vie, elle nous présente cinq jeunes adultes groenlandais, la vingtaine, filles et garçons, habitant Nuuk, la capitale du Groenland. Ils/elles sont à la recherche de leur identité, en proie à leurs peurs et leurs doutes. Mais surtout avides de vivre hors des conventions, de goûter sans tabou au sexe et au plaisir de la fête, pour exprimer ce qu’ils/elles sont. C’est un roman très fort. Qui marque. Mordant et lucide sur notre époque. C’est également un roman très musical. Et d’ailleurs, la musique y joue un rôle important vous verrez. Bref, une expérience très forte de lecture et la découverte d’une auteure qui va certainement compter dans les années à venir. Et cela, une nouvelle fois grâce aux conseils d’une libraire. Quand on vous dit qu’il faut continuer d’aller dans les librairies… ;-) PS 1 : Un seul bémol sur ce livre. Il en faut bien un… La couverture du livre est selon moi totalement ratée. Inesthétique. Sombre. Et surtout sans lien avec l’histoire de ce livre. C’est dommage car ce bijou méritait vraiment mieux ! PS 2 : Autre réflexion à la lecture de ce livre. On ne peut s’empêcher de penser que le Groenland a eu la chance d’échapper cet été à la proposition de Donald Trump qui a exprimé l’idée saugrenue d’acheter ce territoire pour y mener des projets immobiliers et d’extraction. A la lecture du présent roman, on réalise que la vie y est déjà suffisamment difficile pour épargner à ses habitants et à sa jeunesse le malheur d’être sous le contrôle de ce leader vulgaire et stupide qu’est Donald Trump, dont on peut par ailleurs raisonnablement douté qu’il a lu le roman de Niviaq Korneliussen !
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  • Aouan Posté le 14 Septembre 2019
    Très original, cette tranche de vie racontée par cinq personnes à la recherche de leur identité et de leur raison de vivre. Et c’est l’amour qui triomphe. En plus l’écriture est singulière, multilingue, et comprend des textos, c’est bien la jeunesse d’aujourd’hui. Mais sa quête est intemporelle. Auteure à découvrir et à suivre.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…