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La Découverte
EAN : 9782707140616
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 115 x 190 mm

La barbarie douce

La modernisation aveugle des entreprises et de l'école

Collection : Sur le vif
Date de parution : 24/04/2003

Depuis les années 1980, la « modernisation » est partout à l'ordre du jour. Mais au nom de la nécessaire adaptation aux « mutations du monde contemporain », c'est bien souvent une véritable « barbarie douce » que cette modernisation aveugle installe au cœur des rapports sociaux. C'est ce que montre...

Depuis les années 1980, la « modernisation » est partout à l'ordre du jour. Mais au nom de la nécessaire adaptation aux « mutations du monde contemporain », c'est bien souvent une véritable « barbarie douce » que cette modernisation aveugle installe au cœur des rapports sociaux. C'est ce que montre Jean-Pierre Le Goff dans ce livre, dans deux champs particulièrement concernés par le phénomène : l'entreprise et l'école. La barbarie douce s'y développe avec les meilleures intentions du monde, l'« autonomie » et la « transparence » sont ses thèmes de prédilection. Elle déstabilise individus et collectifs, provoque stress et angoisse, tandis que les thérapies en tout genre lui servent d'infirmerie sociale. L'auteur met à nu la stupéfiante rhétorique issue des milieux de la formation, du management et de la communication. Et explique comment elle dissout les réalités dans une « pensée chewing-gum » qui dit tout et son contraire, tandis que les individus sont sommés d'être autonomes et de se mobiliser en permanence. L'auteur montre que cette barbarie douce a partie liée avec le déploiement du libéralisme économique et avec la décomposition culturelle qui l'a rendue possible. Et il explore les pistes d'une reconstruction possible pour que la modernisation tant invoquée puisse enfin trouver un sens.

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EAN : 9782707140616
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 115 x 190 mm

Ils en parlent

« Indéniable. »
LE MONDE DE L'ÉDUCATION

« Dans ce virulent petit livre, [...] on retrouve les coups de gueule de l'auteur contre la pensée "chewing-gum". Jean-Pierre Le Goff est des plus convaincants : on ressort de son livre avec la pugnacité qu'il y a mise contre ce que Castoriadis appelait la "la montée de l'insignifiance". »
TÉLÉRAMA

« Un petit livre décapant. »
RÉFLEXION FAITE

« Un brûlot bien charpenté, [...] qui plaide pour une mutation nécessaire mais à visage humain de la société. »
LIBÉRATION

« Ce petit livre offre une analyse et une réflexion toutes deux constructives et passionnantes. Il a forcément raison quelque part puisque, comme à propos de la mondialisation et de ses dérives, c'est ce que nous ressentons, ce dont nous souffrons et ce dans quoi nos enfants risquent de se perdre. »
VERSO

« Depuis les années 1980, la "modernisation" est partout à l'orde du jour. Mais au nom de la nécessaire adaptation aux "mutations du monde contemporain", c'est bien souvent une véritable "barbarie douce" que cette modernisation aveugle installe au coeur des rapports sociaux. C'est ce que montre Jean-Pierre Le Goff dans ce livre, dans deux champs particulièrement concernés par le phénomène: l'entreprise et l'école. La barbarie douce s'y développe avec les meilleurs intentions du monde. »
FEMININ PRATIQUE PSYCHO

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • aschrod Posté le 23 Août 2020
    Dans cet essai, le sociologue et philosophe Jean-Pierre Le Goff critique les méthodes modernes de management utilisées aujourd'hui dans les écoles et les entreprises françaises, des méthodes inspirées des revendications de mai 68 et promues à la fois par la gauche et par le patronat depuis les années 80. Il juge en effet ces méthodes déshumanisantes car elles développent un nouveau type de discours et une nouvelle figure du pouvoir détruisant tous les repères, rendant ainsi le monde et la société insensés, et poussant les individus dans un « profond désarroi qui inhibe l'envie même de débattre et d'agir. » D'après l'auteur, le management moderne déstructure d'abord le langage et les significations avec son jargon « faussement savant » et son verbiage fait de petites phrases disant tout et son contraire. Ce discours, explique-t-il, finit par développer « la vision d'un monde morcelé, emporté dans un mouvement sans but ni sens que personne ne paraît être à même de maîtriser », rendant ainsi la société et le monde « insignifiants et vains ». Ce management moderne produit également un nouveau type de pouvoir qui désoriente et déstabilise les individus. Élèves et travailleurs doivent désormais se soumettre à de multiples outils d'évaluation mesurant... Dans cet essai, le sociologue et philosophe Jean-Pierre Le Goff critique les méthodes modernes de management utilisées aujourd'hui dans les écoles et les entreprises françaises, des méthodes inspirées des revendications de mai 68 et promues à la fois par la gauche et par le patronat depuis les années 80. Il juge en effet ces méthodes déshumanisantes car elles développent un nouveau type de discours et une nouvelle figure du pouvoir détruisant tous les repères, rendant ainsi le monde et la société insensés, et poussant les individus dans un « profond désarroi qui inhibe l'envie même de débattre et d'agir. » D'après l'auteur, le management moderne déstructure d'abord le langage et les significations avec son jargon « faussement savant » et son verbiage fait de petites phrases disant tout et son contraire. Ce discours, explique-t-il, finit par développer « la vision d'un monde morcelé, emporté dans un mouvement sans but ni sens que personne ne paraît être à même de maîtriser », rendant ainsi la société et le monde « insignifiants et vains ». Ce management moderne produit également un nouveau type de pouvoir qui désoriente et déstabilise les individus. Élèves et travailleurs doivent désormais se soumettre à de multiples outils d'évaluation mesurant leurs performances et leur conformité. Leur expérience humaine est ainsi réduite, depuis l'école maternelle, à un ensemble de compétences utilitaristes. Cette mesure permanente par des méthodes développées par des experts en tout genre s'accompagne d'un discours les invitant à être « autonomes, acteurs et responsables ». Ce type de pouvoir, qui émet des injonctions paradoxales, « entretient et développe le mal-être et le stress chez ceux dont il a la responsabilité. » Jean-Pierre Le Goff va même plus loin, en disant qu'il est « générateur de folie, de culpabilité et d'angoisse. » Comment combattre cette barbarie douce ? Jean-Pierre Le Goff propose plusieurs pistes pour agir. En premier lieu, il invite à refuser le jargon et « petites phrases toutes faites » en usant correctement du langage pour dire les choses telles qu'elles sont. Ensuite, il conseille de s'opposer au management moderniste en se concentrant à nouveau sur la réalité des pratiques de terrain. Enfin, il appelle à mener un combat culturel contre l'insignifiance, afin de retrouver notre humanité et redonner du sens à la vie en société. Près de vingt ans après sa première publication, cet essai reste d'une grande pertinence...
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  • ObservateurDuNeant Posté le 5 Décembre 2013
    a posséder d'urgence. Un classique
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