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La Vie sans fards
Date de parution : 05/06/2014
Éditeurs :
Pocket

La Vie sans fards

Date de parution : 05/06/2014
Narrer la vie sans fards, sans les embellissements rétrospectifs du récit de soi, telle est l’entreprise de Maryse Condé. De Paris à Londres, en passant par la Guinée et le... Narrer la vie sans fards, sans les embellissements rétrospectifs du récit de soi, telle est l’entreprise de Maryse Condé. De Paris à Londres, en passant par la Guinée et le Ghana, dans le bouillonnement intellectuel de la Négritude, parmi les heurts politiques d’un continent livré aux révolutions, c’est avant tout... Narrer la vie sans fards, sans les embellissements rétrospectifs du récit de soi, telle est l’entreprise de Maryse Condé. De Paris à Londres, en passant par la Guinée et le Ghana, dans le bouillonnement intellectuel de la Négritude, parmi les heurts politiques d’un continent livré aux révolutions, c’est avant tout la construction d’une Antillaise libre et orgueilleuse, luttant farouchement pour son désir, entre son devoir de mère et sa propre réalisation. C’est l’Afrique toujours imaginée et enfin domptée. C’est la naissance d’un écrivain, dans toute la vérité de sa nature.
 
« Sans fards mais non sans force. » Françoise Dargent – Le Figaro littéraire
 
« Tout est là. Avec franchise et intelligence. » Marianne Payot – L’Express
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EAN : 9782266238373
Code sériel : 15568
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782266238373
Code sériel : 15568
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Sans fards mais non sans force. » Françoise Dargent – Le Figaro Littéraire
« C’est un témoignage exceptionnel, dont le maître mot est sans doute la lucidité. » Hubert Prolongeau - Marianne
« Tout est là. Avec franchise et intelligence. » Marianne Payot - L’Express
« Sous les doigts d’une femme réchappée d’interminables épreuves, l’écriture se met alors à fourmiller, expérience quasi mystique. La rédemption passera par les mots, noirs sur blanc, féconds, libérateurs. Enfin. » Marie Chaudey – La Vie
« Ce livre nous emporte dans le monde le plus secret, le plus intime : quel sens à la vie ? On suit l’auteur avec passion. Comment ne pas admirer Maryse Condé ? » Dominique Bona – Version Femina
« À la fois unique et exemplaire, la grande écrivaine nous livre un témoignage dont la force le dispute à l’humour et à la lucidité. »  Marie Claire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • patrickandre 15/10/2023
    Après avoir lu trois romans de Maryse Condé : « La femme cannibale », « En attendant la montée des eaux » et « Moi, Tituba sorcière… » - je l'ai adopté dans le cercle de mes écrivains favoris. J'ai été séduit par sa prose envoutante, ses descriptions détaillées, son riche vocabulaire, son humour, son ironie et surtout ses réflexions sur l'Afrique, la Guadeloupe, les Antilles et ce qu'on dénomme comme le Tiers Monde. J'ai été intéressé à comprendre son origine, l'histoire de sa vie, ses motivations comme écrivaine, comme femme et comme Antillaise ayant un tel engouement pour l'Afrique. Tout cela m'a porté à lire son autobiographie où elle se livre brutalement à la face du monde, comme elle le dit « sans fards », sans embellissements, sans fioritures. Sa biographie se lit comme un roman où elle devient très vite dès les premières pages comme une anti-héroïne. J'avais voulu comprendre sa relation avec Jean Dominique, un journaliste haïtien de renom assassiné en Haïti pour ses positions politiques. Elle en parle candidement et ouvertement. Il devient le père de son fils, Denis, qui semblerait-il ne le connaîtra jamais. Elle raconte son mariage avec Condé, le père de ses 3 filles, ses nombreuses infidélités, ses myriades de relations amoureuses, ses voyages à travers l'Afrique, l'Europe, ses choix de vie, ses mauvais choix d'hommes, ses faiblesses et comment débute sa vocation d'écrivaine. Je dois avouer que j'aime beaucoup plus ses romans que sa vie. Mais sa vie est sa vie, ce qu'elle ne peut pas changer. Et ses choix ont été ses choix, ce que je respecte. L'autobiographie est captivante, beaucoup de passages ont été navrants pour moi, surtout ses mauvais choix de mère – je me suis souvent demandé comment ses enfants ont pu lire cet ouvrage dans lequel sa vie a paru si décousue, si instable, si difficile et déprimante dans bien des cas. Mais puisqu'une autobiographie n'est pas un roman et ne doit pas être comprise comme tel, je ne peux que la complimenter d'avoir toutefois eu le courage d'écrire ce livre et de permettre au lecteur que je suis de vraiment savoir qui elle est comme femme et comme écrivaine. Une lecture difficile, mais un livre que je recommande. Après avoir lu trois romans de Maryse Condé : « La femme cannibale », « En attendant la montée des eaux » et « Moi, Tituba sorcière… » - je l'ai adopté dans le cercle de mes écrivains favoris. J'ai été séduit par sa prose envoutante, ses descriptions détaillées, son riche vocabulaire, son humour, son ironie et surtout ses réflexions sur l'Afrique, la Guadeloupe, les Antilles et ce qu'on dénomme comme le Tiers Monde. J'ai été intéressé à comprendre son origine, l'histoire de sa vie, ses motivations comme écrivaine, comme femme et comme Antillaise ayant un tel engouement pour l'Afrique. Tout cela m'a porté à lire son autobiographie où elle se livre brutalement à la face du monde, comme elle le dit « sans fards », sans embellissements, sans fioritures. Sa biographie se lit comme un roman où elle devient très vite dès les premières pages comme une anti-héroïne. J'avais voulu comprendre sa relation avec Jean Dominique, un journaliste haïtien de renom assassiné en Haïti pour ses positions politiques. Elle en parle candidement et ouvertement. Il devient le père de son fils, Denis, qui semblerait-il ne le connaîtra jamais. Elle raconte son mariage avec Condé, le père de ses 3 filles,...
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  • JessicaLubino 09/08/2021
    Maryse Condé se livre a un exercice difficile écrire sur elle sans artifice, sans embellir la réalité, sans se présenter sous son meilleur jour. Quel courage! Se mettre à nu devant ses lectrices et lecteurs. Mais surtout qu'elle vie! Telle une suite de " Le coeur à rire et à pleurer" on retrouve l'auteure à son arrivée à Paris. Elle a été admise en hypokhâgne au Lycée Fénelon, elle envisage une grande école et des études de lettre. Mais sa nouvelle vie ne commence pas exactement comme prévu, un événement va tout bouleverser. Dans ce petit livre très riche, Maryse Condé raconte sa vie d'étudiante, d'épouse, de mère et surtout de femme. De Paris à Saint-Louis du Sénégal, en passant par Abidjan, Conakry, Dakar, Accra et Londres, elle raconte comment elle est brutalement sortie de la vie de jeune-fille On trouve dans ce livre, des faits, des références et des noms bien connus : Hamilcar Cabral, Malcom X, Kwame Nkrumah, Césaire, Fanon, Ousmane Sembène... Les guadeloupéen-ne-s reconnaîtront quelques noms bien connus chez nous aussi.
  • manonaimelire971 14/04/2021
    Quelle merveilleuse lecture tout en poésie.. La romancière se met à nue dans ce roman, elle nous décrit avec une grande lucidité sa vie, ses choix de vie sans tomber dans le mélodrame et les clichés. Elle nous raconte son enfance en Guadeloupe, son amour pour sa mère, son parcours à Paris, sa découverte de l'Afrique, sa quête identitaire, la négritude. Toutes ces années qui l'ont forgées en tant que femme, mère et écrivaine. Un parcours semé d'embuches parfois même chaotique mais raconté d'une manière que seule Maryse Condé maîtrise. Une jolie decouverte..
  • Auboutdupetitmatin 20/11/2020
    Dans « La vie sans fard », c'est la femme à nu qui s'expose, ouvre des cicatrices, partage des blessures, raconte la construction plurielle de la femme qu'elle est devenue, son éveil politique dans une Afrique post coloniale où l'on perçoit le « doux » glissement des révolutions aux dictatures. On ressent la culpabilité d'une mère consciente de ne pas appliquer les recettes des manuels, mais il est trop facile de juger une mère et je ne tomberai pas dans ce piège tendu… Par ailleurs, le livre est « très écrit », comme si l'auteure ne voulait pas laisser de place à notre imagination mais souhaitait nous accompagner jusqu'au bout dans notre réflexion, ne pas susciter d'autres jugements que ceux qu'elle émet, nous provoquer aussi quelque peu. La rencontre entre les cultures antillaises et africaines n'aura pas coulée de source pour Condé, comme pour d'autres. « L'Afrique n'est ni impénétrable ni indéchiffrable comme tu le dis ! me rudoyait-elle. Elle possède des règles, des traditions, des codes, faciles à saisir. C'est que tu y cherches autre chose (…) Une terre de faire valoir qui te permettrait d'être ce que tu rêves d'être. Et sur ce plan, personne ne peut t'aider ». C'est aussi l'histoire d'un esprit torturé qui erre de terres en terres à la recherche de réponses à des questions indicibles mais profondes, existentielles. En même temps, on y découvre la naissance de l'envie, du désir et la concrétisation de ce désir d'écrire, et on ne peut s'empêcher de s'interroger sur le rôle de la mémoire, sur la façon dont celle-ci a remanié, raccommodé les faits. « J'étais si occupée à vivre douloureusement que je n'avais de loisir pour rien d'autre » « Je suis sortie de cette épreuve à jamais écorchée vive, ne possédant guère de confiance dans le sort, redoutant à chaque instant les coups sournois du destin » « Ainsi donc, vous venez de la Guadeloupe ! Vous êtes donc une des petites soeurs que l'Afrique avait perdue et qu'elle retrouve (…) je ne possédais pas l'aplomb de cette dernière qui osa remplacer le mot « perdue » par le mot « vendue » ». « C'est une erreur de croire, fit-il, que le peuple est naturellement prêt pour la révolution. Il est lâche, le peuple, matérialiste, égoïste (…)». « Cependant, la vie continuait son train de mégère boiteuse, alternant nuits de passion, les journées de déprime, des heures studieuses quand se produisit un évènement considérable qu'à aucun moment, nous n'avions prévu ».Dans « La vie sans fard », c'est la femme à nu qui s'expose, ouvre des cicatrices, partage des blessures, raconte la construction plurielle de la femme qu'elle est devenue, son éveil politique dans une Afrique post coloniale où l'on perçoit le « doux » glissement des révolutions aux dictatures. On ressent la culpabilité d'une mère consciente de ne pas appliquer les recettes des manuels, mais il est trop facile de juger une mère et je ne tomberai pas dans ce piège tendu… Par ailleurs, le livre est « très écrit », comme si l'auteure ne voulait pas laisser de place à notre imagination mais souhaitait nous accompagner jusqu'au bout dans notre réflexion, ne pas susciter d'autres jugements que ceux qu'elle émet, nous provoquer aussi quelque peu. La rencontre entre les cultures antillaises et africaines n'aura pas coulée de source pour Condé, comme pour d'autres. « L'Afrique n'est ni impénétrable ni indéchiffrable comme tu le dis ! me rudoyait-elle. Elle possède des règles, des traditions, des codes, faciles à saisir. C'est que tu y cherches autre chose (…) Une terre de faire valoir qui te permettrait d'être ce que tu rêves d'être. Et sur ce plan, personne ne peut t'aider ». C'est...
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  • karmax211 17/07/2020
    Maryse Condé est une grande écrivaine, personne n'en doute... mais cette "autobiographie" m'a mis mal à l'aise. Elle ne s'en cache pas : elle nous expose sa vie "sans fards", et en particulier le choix entre être une femme ou être mère. La femme, je respecte son parcours, curieux, chaotique, sinueux, maladroit, trébuchant... nous sommes beaucoup à emprunter ce chemin. Mais là où naît pour moi le malaise, c'est quand la femme se fait mère... et quelle mère ! Une mère qui entre l'âge de 19 et 26 ans donne naissance à quatre enfants de trois ou quatre pères différents. Les pauvres gosses vont connaître le placement en institution ou chez une nourrice, être repris par leur mère, puis nomadisés de la France, à l'Afrique ... je devrais dire "aux Afriques", exilés à Londres, "abandonnés" pour moitié à Londres pendant un an, pendant que l'autre moitié poursuit... à cause d'une mère instable ... une nomadisation déstabilisante aux Afriques... Et cette mère s'étonne sans vergogne que ses enfants urinent la nuit dans leur sommeil et soient la proie de terreurs... !!! Extrait : " Leïla ne me manifestait jamais pareille tendresse. Quels sentiments éprouvait-elle pour une mère qui la traînait de pays en pays, de maison en maison, qui lui avait infligé cette détestable parenthèse en Angleterre ? En bref, une mère grâce à laquelle elle avait été si tôt initiée aux terribles expériences du déracinement, de l'exil et du racisme ? Quand Adeeza fut partie, je la pris dans mes bras. J'aurais aimé la supplier d'essayer de me pardonner le mal que j'avais causé, bien malgré moi." Dans ce court extrait, on croit percevoir chez cette mère enfin un peu de lucidité... jusqu'à ce terrible "bien malgré moi". Et là on se souvient d'une de ses amies lui disant "sans fards" : "Avec l'intelligence que tu as, tu ne fais que des conneries !" Et des conneries la femme ne se prive pas d'en faire, s'amourachant et ayant un enfant du fils de Duvalier (le dictateur haïtien père des sinistres "tontons macoutes"), épousant un apprenti comédien guinéen... pour offrir à ses deux enfants (car elle se fait également engrosser par Mamadou Condé... c'est le nom du garçon) un père (qu'elle n'aime pas), un foyer et une stabilité... et en passant, pour elle, une "respectabilité" d'épouse (et plus l'infamie d'être une fille-mère) et... un passeport. Car obsédée par une quête identitaire, Maryse, désormais Condé, guadeloupéenne adepte de "la négritude", admiratrice de Césaire et de Frantz Fanon, va côtoyer l'Afrique de la fin des années 50 et celle des années 60. De Sékou Touré, à Houphouët-Boigny, de Sédar-Senghor à Kwame Nkrumah, sans oublier Patrice Lumumba et d'autres. Ces années de révolutions pour l'indépendance et trop souvent pour la dictature, elle va les vivre "sur le terrain", dans sa chair et dans son sang... croisant des figures mythiques comme celles du Che, de Malcom X, de Maya Angelou, pour ne citer que les plus célèbres. C'est passionnant je dois le dire pour le lecteur qui rencontre l'Histoire, la vraie, et en même temps déstabilisant, qui voit cette femme habitée par cette quête obstinée, sourde et aveugle au bon sens et aux intérêts fondamentaux de ses enfants. Extrait : -"Depuis la mort de ma mère, la Guadeloupe ne signifiait rien pour moi. Je me sentais libre d'explorer l'Ailleurs. Pour l'heure, quelque chose me retenait en Afrique. J'avais la certitude que cette terre pouvait m'offrir des richesses essentielles. Lesquelles ? Cette dernière phrase ("tu ne fais que des conneries") s'imprima dans mon esprit de manière indélébile. Aujourd'hui encore, elle brûle ma mémoire. Je la tourne et la retourne dans mon souvenir. Si je n'ai fait que des "conneries", comme m'en accusait Arlette (et bien d'autres), n'ai-je pas accumulé les décisions et les choix hasardeux, poursuivi avec obstination des rêves et des fantasmes personnels ? Aussi, n'ai-je pas fait souffrir les miens ? Mes enfants surtout, dont j'ai toujours cru avoir l'intérêt à coeur ?" Ne voulant pas écrire une autobiographie de complaisance, Maryse Condé a écrit une autobiographie "sans fards"... au risque d'apparaître comme une "épouse menteuse, infidèle, adultère", une femme psychorigide, préférant ses amants à ses enfants. Indéniablement la femme se montre sous un jour qui laisse apparaître ses failles et ses faiblesses. Quant à la mère, elle ne trouve à aucun moment grâce à mes yeux. C'est ou ce sont les travers de ce genre d'autobiographie. C'est peut-être aussi son intérêt ? Un livre bien écrit, au contenu culturel riche... humainement... troublant et questionnant ! Maryse Condé est une grande écrivaine, personne n'en doute... mais cette "autobiographie" m'a mis mal à l'aise. Elle ne s'en cache pas : elle nous expose sa vie "sans fards", et en particulier le choix entre être une femme ou être mère. La femme, je respecte son parcours, curieux, chaotique, sinueux, maladroit, trébuchant... nous sommes beaucoup à emprunter ce chemin. Mais là où naît pour moi le malaise, c'est quand la femme se fait mère... et quelle mère ! Une mère qui entre l'âge de 19 et 26 ans donne naissance à quatre enfants de trois ou quatre pères différents. Les pauvres gosses vont connaître le placement en institution ou chez une nourrice, être repris par leur mère, puis nomadisés de la France, à l'Afrique ... je devrais dire "aux Afriques", exilés à Londres, "abandonnés" pour moitié à Londres pendant un an, pendant que l'autre moitié poursuit... à cause d'une mère instable ... une nomadisation déstabilisante aux Afriques... Et cette mère s'étonne sans vergogne que ses enfants urinent la nuit dans leur sommeil et soient la proie de terreurs... !!! Extrait : " Leïla ne me manifestait jamais pareille tendresse. Quels sentiments éprouvait-elle pour une mère qui la traînait de pays en pays, de maison en maison, qui...
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