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EAN : 9782266238373
Code sériel : 15568
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

La Vie sans fards

Date de parution : 05/06/2014
Narrer la vie sans fards, sans les embellissements rétrospectifs du récit de soi, telle est l’entreprise de Maryse Condé. De Paris à Londres, en passant par la Guinée et le Ghana, dans le bouillonnement intellectuel de la Négritude, parmi les heurts politiques d’un continent livré aux révolutions, c’est avant tout... Narrer la vie sans fards, sans les embellissements rétrospectifs du récit de soi, telle est l’entreprise de Maryse Condé. De Paris à Londres, en passant par la Guinée et le Ghana, dans le bouillonnement intellectuel de la Négritude, parmi les heurts politiques d’un continent livré aux révolutions, c’est avant tout la construction d’une Antillaise libre et orgueilleuse, luttant farouchement pour son désir, entre son devoir de mère et sa propre réalisation. C’est l’Afrique toujours imaginée et enfin domptée. C’est la naissance d’un écrivain, dans toute la vérité de sa nature.
 
« Sans fards mais non sans force. » Françoise Dargent – Le Figaro littéraire
 
« Tout est là. Avec franchise et intelligence. » Marianne Payot – L’Express
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EAN : 9782266238373
Code sériel : 15568
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Sans fards mais non sans force. » Françoise Dargent – Le Figaro Littéraire
« C’est un témoignage exceptionnel, dont le maître mot est sans doute la lucidité. » Hubert Prolongeau - Marianne
« Tout est là. Avec franchise et intelligence. » Marianne Payot - L’Express
« Sous les doigts d’une femme réchappée d’interminables épreuves, l’écriture se met alors à fourmiller, expérience quasi mystique. La rédemption passera par les mots, noirs sur blanc, féconds, libérateurs. Enfin. » Marie Chaudey – La Vie
« Ce livre nous emporte dans le monde le plus secret, le plus intime : quel sens à la vie ? On suit l’auteur avec passion. Comment ne pas admirer Maryse Condé ? » Dominique Bona – Version Femina
« À la fois unique et exemplaire, la grande écrivaine nous livre un témoignage dont la force le dispute à l’humour et à la lucidité. »  Marie Claire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • karmax211 Posté le 17 Juillet 2020
    Maryse Condé est une grande écrivaine, personne n'en doute... mais cette "autobiographie" m'a mis mal à l'aise. Elle ne s'en cache pas : elle nous expose sa vie "sans fards", et en particulier le choix entre être une femme ou être mère. La femme, je respecte son parcours, curieux, chaotique, sinueux, maladroit, trébuchant... nous sommes beaucoup à emprunter ce chemin. Mais là où naît pour moi le malaise, c'est quand la femme se fait mère... et quelle mère ! Une mère qui entre l'âge de 19 et 26 ans donne naissance à quatre enfants de trois ou quatre pères différents. Les pauvres gosses vont connaître le placement en institution ou chez une nourrice, être repris par leur mère, puis nomadisés de la France, à l'Afrique ... je devrais dire "aux Afriques", exilés à Londres, "abandonnés" pour moitié à Londres pendant un an, pendant que l'autre moitié poursuit... à cause d'une mère instable ... une nomadisation déstabilisante aux Afriques... Et cette mère s'étonne sans vergogne que ses enfants urinent la nuit dans leur sommeil et soient la proie de terreurs... !!! Extrait : " Leïla ne me manifestait jamais pareille tendresse. Quels sentiments éprouvait-elle pour une mère qui la traînait de pays en pays, de maison en maison, qui... Maryse Condé est une grande écrivaine, personne n'en doute... mais cette "autobiographie" m'a mis mal à l'aise. Elle ne s'en cache pas : elle nous expose sa vie "sans fards", et en particulier le choix entre être une femme ou être mère. La femme, je respecte son parcours, curieux, chaotique, sinueux, maladroit, trébuchant... nous sommes beaucoup à emprunter ce chemin. Mais là où naît pour moi le malaise, c'est quand la femme se fait mère... et quelle mère ! Une mère qui entre l'âge de 19 et 26 ans donne naissance à quatre enfants de trois ou quatre pères différents. Les pauvres gosses vont connaître le placement en institution ou chez une nourrice, être repris par leur mère, puis nomadisés de la France, à l'Afrique ... je devrais dire "aux Afriques", exilés à Londres, "abandonnés" pour moitié à Londres pendant un an, pendant que l'autre moitié poursuit... à cause d'une mère instable ... une nomadisation déstabilisante aux Afriques... Et cette mère s'étonne sans vergogne que ses enfants urinent la nuit dans leur sommeil et soient la proie de terreurs... !!! Extrait : " Leïla ne me manifestait jamais pareille tendresse. Quels sentiments éprouvait-elle pour une mère qui la traînait de pays en pays, de maison en maison, qui lui avait infligé cette détestable parenthèse en Angleterre ? En bref, une mère grâce à laquelle elle avait été si tôt initiée aux terribles expériences du déracinement, de l'exil et du racisme ? Quand Adeeza fut partie, je la pris dans mes bras. J'aurais aimé la supplier d'essayer de me pardonner le mal que j'avais causé, bien malgré moi." Dans ce court extrait, on croit percevoir chez cette mère enfin un peu de lucidité... jusqu'à ce terrible "bien malgré moi". Et là on se souvient d'une de ses amies lui disant "sans fards" : "Avec l'intelligence que tu as, tu ne fais que des conneries !" Et des conneries la femme ne se prive pas d'en faire, s'amourachant et ayant un enfant du fils de Duvalier (le dictateur haïtien père des sinistres "tontons macoutes"), épousant un apprenti comédien guinéen... pour offrir à ses deux enfants (car elle se fait également engrosser par Mamadou Condé... c'est le nom du garçon) un père (qu'elle n'aime pas), un foyer et une stabilité... et en passant, pour elle, une "respectabilité" d'épouse (et plus l'infamie d'être une fille-mère) et... un passeport. Car obsédée par une quête identitaire, Maryse, désormais Condé, guadeloupéenne adepte de "la négritude", admiratrice de Césaire et de Frantz Fanon, va côtoyer l'Afrique de la fin des années 50 et celle des années 60. De Sékou Touré, à Houphouët-Boigny, de Sédar-Senghor à Kwame Nkrumah, sans oublier Patrice Lumumba et d'autres. Ces années de révolutions pour l'indépendance et trop souvent pour la dictature, elle va les vivre "sur le terrain", dans sa chair et dans son sang... croisant des figures mythiques comme celles du Che, de Malcom X, de Maya Angelou, pour ne citer que les plus célèbres. C'est passionnant je dois le dire pour le lecteur qui rencontre l'Histoire, la vraie, et en même temps déstabilisant, qui voit cette femme habitée par cette quête obstinée, sourde et aveugle au bon sens et aux intérêts fondamentaux de ses enfants. Extrait : -"Depuis la mort de ma mère, la Guadeloupe ne signifiait rien pour moi. Je me sentais libre d'explorer l'Ailleurs. Pour l'heure, quelque chose me retenait en Afrique. J'avais la certitude que cette terre pouvait m'offrir des richesses essentielles. Lesquelles ? Cette dernière phrase ("tu ne fais que des conneries") s'imprima dans mon esprit de manière indélébile. Aujourd'hui encore, elle brûle ma mémoire. Je la tourne et la retourne dans mon souvenir. Si je n'ai fait que des "conneries", comme m'en accusait Arlette (et bien d'autres), n'ai-je pas accumulé les décisions et les choix hasardeux, poursuivi avec obstination des rêves et des fantasmes personnels ? Aussi, n'ai-je pas fait souffrir les miens ? Mes enfants surtout, dont j'ai toujours cru avoir l'intérêt à coeur ?" Ne voulant pas écrire une autobiographie de complaisance, Maryse Condé a écrit une autobiographie "sans fards"... au risque d'apparaître comme une "épouse menteuse, infidèle, adultère", une femme psychorigide, préférant ses amants à ses enfants. Indéniablement la femme se montre sous un jour qui laisse apparaître ses failles et ses faiblesses. Quant à la mère, elle ne trouve à aucun moment grâce à mes yeux. C'est ou ce sont les travers de ce genre d'autobiographie. C'est peut-être aussi son intérêt ? Un livre bien écrit, au contenu culturel riche... humainement... troublant et questionnant !
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  • jfponge Posté le 20 Septembre 2015
    Le titre ne ment pas. Maryse Condé nous conte sa vie, enfin disons plutôt la première partie de sa vie, celle des galères, mais aussi des (nombreux) amants, sans rien cacher de ses faiblesses et de son incapacité à construire un bonheur durable. Elle le fait avec ses mots à elle, dans cette langue française qu'elle sait manier à la perfection. Une vie mouvementée, donc, rythmée par les enfants qu'elle conçoit au fil de ses pérégrinations amoureuses. Elle va les entraîner avec elle, de pays en pays, dans cette Afrique qui l'accueille et la rejette à la fois, elle, l'Antillaise fière de ses origines, que les Africains persistent à ranger dans le camp des "blancs". Malgré toutes ces vicissitudes, cette course sans fin pour trouver amour et pain quotidiens, Maryse Condé tait ses rancœurs et n'adresse que peu de reproches à ceux et celles qui ne lui ont pas voulu que du bien. Un beau portrait de femme en miroir, un témoignage aussi, de première main, sur l'Afrique de la décolonisation, et tout simplement une belle histoire, touchante, qui se lit comme un roman d'aventures.
  • KrisPy Posté le 5 Juin 2014
    Maryse Condé nous décrit sa vie tumultueuse et dure de femme émancipée avant l'heure à travers une Afrique en plein développement et en plein chaos. Un livre sincère et simplement écrit. Joli témoignage de Madame Condé.
  • mariech Posté le 12 Février 2013
    Sans fards c'est exactement comme ça que Maryse Condé se décrit mais parfois j'ai trouvé qu'elle exagérait , comme elle le dit si bien souvent , on embellit ses souvenirs , sans doute fait-elle la démarche inverse par souci de vérité et cela est en sa faveur . Elle ne craint pas de dénoncer la piètre mère qu'elle fut , l'épouse qui ment , qui trompe mais après les malheurs dit-elle vient le bonheur . Mais ces malheurs ne les a-t-elle pas crées , j'ai été étonnée par ces contradictions flagrantes entre son talent de conteuse et la façon désastreuse dont elle mène sa vie de femme . Comment une femme follement amoureuse d'un africain célibataire , sans enfants peut-elle renoncer définitivement à la maternité sans se saborder consciemment ? Mystère . Bien sûr il nous arrive à tous de prendre des mauvaises décisions mais à ce point c'est difficile à comprendre ; je n'ai pas aimé non plus quand elle se plaint de ses maigres salaires , n'est-ce pas un peu indécent ni quand elle se lamente sur l'accumulation de ses malheurs , j'avoue n'avoir pas trop compris la démarche de son livre . Par contre ce qui m'a intéressé c'est lorsqu'elle évoque... Sans fards c'est exactement comme ça que Maryse Condé se décrit mais parfois j'ai trouvé qu'elle exagérait , comme elle le dit si bien souvent , on embellit ses souvenirs , sans doute fait-elle la démarche inverse par souci de vérité et cela est en sa faveur . Elle ne craint pas de dénoncer la piètre mère qu'elle fut , l'épouse qui ment , qui trompe mais après les malheurs dit-elle vient le bonheur . Mais ces malheurs ne les a-t-elle pas crées , j'ai été étonnée par ces contradictions flagrantes entre son talent de conteuse et la façon désastreuse dont elle mène sa vie de femme . Comment une femme follement amoureuse d'un africain célibataire , sans enfants peut-elle renoncer définitivement à la maternité sans se saborder consciemment ? Mystère . Bien sûr il nous arrive à tous de prendre des mauvaises décisions mais à ce point c'est difficile à comprendre ; je n'ai pas aimé non plus quand elle se plaint de ses maigres salaires , n'est-ce pas un peu indécent ni quand elle se lamente sur l'accumulation de ses malheurs , j'avoue n'avoir pas trop compris la démarche de son livre . Par contre ce qui m'a intéressé c'est lorsqu'elle évoque les écrivains , les poètes , les grands hommes africains et antillais , Maryse Condé m'a donné envie de connaître entre autres Aimé Césaire que je ne connais que de nom , donc bilan assez mitigé pour cette lecture , une critique difficile à faire .
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  • mimipinson Posté le 20 Janvier 2013
    « Cette réappropriation matérielle de l’Afrique me prouvait qu’allant plus loin que le chef de la Négritude, mon maître à penser, je commençais de m’assumer. » Maryse Condé se livre telle quelle, au risque peut-être de choquer, ou pour le moins de surprendre ses lecteurs. Femme noire, douée, partie étudier à Paris, elle y rencontrera le meilleur comme le pire. Elle semble cumuler les déconvenues, les galères. On la sent largement en délicatesse avec la France. « C’est à Paris que j’avais été blessée et humiliée. J’avais souffert dans mon cœur et dans mon orgueil. J'étais devenue une déclassée, une paria. » C’est l’Afrique qui l’appellera, et lui « offrira « ses années les plus difficiles accompagnée d’hommes qui ne lui mèneront pas la vie facile ; L’Afrique, où elle tentera de se trouver. Une Afrique qui ne la comble pas, et à laquelle elle s’accroche pourtant si fort. Une Afrique qui la rejette, elle femme des Antilles, qui rejette son fils ainé, métis. La vocation littéraire de Maryse Condé n’a rien de précoce. C’est finalement assez tard qu’elle a commencé à livrer dans ses romans ce qui a fait sa vie. Elle a longtemps cherché l’amour, sans le trouver en retour, hormis... « Cette réappropriation matérielle de l’Afrique me prouvait qu’allant plus loin que le chef de la Négritude, mon maître à penser, je commençais de m’assumer. » Maryse Condé se livre telle quelle, au risque peut-être de choquer, ou pour le moins de surprendre ses lecteurs. Femme noire, douée, partie étudier à Paris, elle y rencontrera le meilleur comme le pire. Elle semble cumuler les déconvenues, les galères. On la sent largement en délicatesse avec la France. « C’est à Paris que j’avais été blessée et humiliée. J’avais souffert dans mon cœur et dans mon orgueil. J'étais devenue une déclassée, une paria. » C’est l’Afrique qui l’appellera, et lui « offrira « ses années les plus difficiles accompagnée d’hommes qui ne lui mèneront pas la vie facile ; L’Afrique, où elle tentera de se trouver. Une Afrique qui ne la comble pas, et à laquelle elle s’accroche pourtant si fort. Une Afrique qui la rejette, elle femme des Antilles, qui rejette son fils ainé, métis. La vocation littéraire de Maryse Condé n’a rien de précoce. C’est finalement assez tard qu’elle a commencé à livrer dans ses romans ce qui a fait sa vie. Elle a longtemps cherché l’amour, sans le trouver en retour, hormis dans celui de ses enfants qui l’ont, malgré les aléas de la vie, et ses conditions matérielles le plus souvent proches de la misère, accompagnée dans ses errances africaines. Cette vie, narrée avec réalisme, dans un style fluide, permet de mieux comprendre son œuvre, et son engagement en faveur de la mémoire de l’esclavage. J’ai apprécié la distance prise par Maryse Condé ; les faits sont anciens, elle a laissé le temps faire son œuvre pour parler de « ses années d’apprentissage ».Si les mots sont sans concessions, je n’ai perçu ni haine, ni rancœur ; sa vérité nous est présentée, comme le titre l’indique « sans fards », sans artifices tout simplement.
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