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10/18
EAN : 9782264065735
Code sériel : 2393
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Last exit to Brooklyn

Jean-Pierre CARASSO (Traducteur), Jacqueline HUET (Traducteur)
Date de parution : 02/04/2015
Brooklyn, le quartier portuaire de Red Hook et sa faune brutale : voyous désoeuvrés cognant à l’aveugle, marins sournois, ouvriers syndicalistes salaces, travestis papillonnant leur fantasme d’amour, prostituées entaulées dans des bars minables. Des vies frustrées, gonflées d’ego, obsédées par le sexe, la violence et l’alcool – qui tournoient dans... Brooklyn, le quartier portuaire de Red Hook et sa faune brutale : voyous désoeuvrés cognant à l’aveugle, marins sournois, ouvriers syndicalistes salaces, travestis papillonnant leur fantasme d’amour, prostituées entaulées dans des bars minables. Des vies frustrées, gonflées d’ego, obsédées par le sexe, la violence et l’alcool – qui tournoient dans un lacis de flashs hallucinés. Cru, désespéré, sublimement trash. Paru avec fracas en 1964, ce roman inclassable et culte et un chef-d’œuvre à (re-)découvrir absolument.
 
« Roman de la marge, de l’absolu désespoir (…) Last exit to Brooklyn révolte les uns et subjugue les autres qui découvrent un style haletant influencé par le jazz, passion d’une vie. » 
Le Figaro littéraire

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Pierre Carasso et Jacqueline Huet
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EAN : 9782264065735
Code sériel : 2393
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Olivier43 Posté le 15 Août 2021
    Lorsqu'on on referme la dernière page de ce roman, on réalise qu'on avait presque retenu notre respiration, tellement il nous prend aux tripes.Au départ, l faut un petit moment pour s'habituer au style de l'auteur, qui s'évertue à retranscrire le parler des quartiers, avec un syntaxe qui lui est propre. Mais une fois habitué, ce roman nous subjugue par la noirceur des personnages, qui sont à la fois pathétique et détestable. C'est ce qui fait la force de l'auteur, de jouer avec nos émotions pour nous emmener à travers l'alcool, le sexe, la drogue et la violence qui gangrènent les différents personnages. Chacun se heurte au désespoir profond et à une voie sans issue, chacun à sa manière. Lu en 2015, ce roman n'a pas pris une ride et nous secoue. Que l'on aime ou que l'on déteste, ce roman laissera des traces à tous les lecteurs, ce qui en fait un véritable chef d'oeuvre.
  • croquignol Posté le 9 Juin 2021
    Je referme ce musée des horreurs, et me vient donc en tête tout naturellement les paroles de "Atrocity Exhibition" de Joy Division (inspirées par J. G. Ballard) : "Asylums with doors open wide Where people had paid to see inside For entertainment they watch his body twist Behind his eyes he says, I still exist." Selby n'a aucune pitié pour ses protagonistes. Ils se débattent dans la haine, dans la vacuité, dans le sexe. Violence du fond, mais aussi violence dans la forme : je retrouve les morceaux de bravoure de "Waiting period", en apnée pendant des phrases qui n'en finissent pas, hachées menues, saccadées, très céliniennes évidemment. Cinq parties et une coda dans cette mise en scène. Les parties sont inégales (la seconde, "La reine est morte", tourne un peu en rond, tandis que la quatrième, "Tralala", est merveilleuse de noirceur, je me suis d'ailleurs abstenu d'en citer un extrait, de crainte de perdre tous mes amis). La coda est une ode, que dis-je, une symphonie en l'honneur de la misère de l'âme humaine. Quelques éclats tout de même de lumière et d'amour. Et ils viennent de femmes. L'homme est irrécupérable. Avec Hubert Selby, je me fait l'effet d'un gosse seul dans le... Je referme ce musée des horreurs, et me vient donc en tête tout naturellement les paroles de "Atrocity Exhibition" de Joy Division (inspirées par J. G. Ballard) : "Asylums with doors open wide Where people had paid to see inside For entertainment they watch his body twist Behind his eyes he says, I still exist." Selby n'a aucune pitié pour ses protagonistes. Ils se débattent dans la haine, dans la vacuité, dans le sexe. Violence du fond, mais aussi violence dans la forme : je retrouve les morceaux de bravoure de "Waiting period", en apnée pendant des phrases qui n'en finissent pas, hachées menues, saccadées, très céliniennes évidemment. Cinq parties et une coda dans cette mise en scène. Les parties sont inégales (la seconde, "La reine est morte", tourne un peu en rond, tandis que la quatrième, "Tralala", est merveilleuse de noirceur, je me suis d'ailleurs abstenu d'en citer un extrait, de crainte de perdre tous mes amis). La coda est une ode, que dis-je, une symphonie en l'honneur de la misère de l'âme humaine. Quelques éclats tout de même de lumière et d'amour. Et ils viennent de femmes. L'homme est irrécupérable. Avec Hubert Selby, je me fait l'effet d'un gosse seul dans le noir : il a peur, mais il aime ça.
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  • MOTUS Posté le 28 Octobre 2020
    Rien que pour la nouvelle TRALALA … Qui mériterait même un film … Ou comment on peut mettre son ego dans une paire de sein et y trouver un sens (stylistique ?) Sa fin est une apothéose d'apocalypse.
  • Ingannmic Posté le 17 Mars 2020
    Avec "Last exit to Brooklyn", Hubert Selby Jr nous emmène pour une singulière visite guidée dans les quartiers populaires du New-York des années 50. Singulière, cette visite l'est car elle n'a rien d'une promenade touristique. Je dirais même qu'elle s'apparente plutôt à une descente aux enfers... Constitué de six récits plus ou moins longs, au cours desquels nous retrouvons certains personnages et/ou certains lieux, l'ouvrage se situe entre le roman et le recueil de nouvelles. Adoptant une attitude d'observateur, dans ce texte qui à aucun moment ne se fait plaidoyer ou moralisateur, Hubert Selby Jr rapporte des faits bruts, des dialogues qu'il semble avoir captés presque par inadvertance en laissant traîner son oreille lors d'un passage au bar du coin, ou lors d'une dispute de ses voisins. Les émotions ont ici peu de place, en raison d'une part du choix de l'auteur qui préfère s'en tenir aux actes, plutôt que de s'étendre sur le ressenti de ses personnages, et d'autre part parce que ces derniers eux-mêmes ne sont guère enclins au sentimentalisme ou à l'introspection. Incultes, brutaux, inaccoutumés au respect d'eux-mêmes ou des autres, ils agissent souvent par impulsion, voire par pulsion, leur comportement revêtant ainsi un caractère parfois bestial... C'est peu dire... Avec "Last exit to Brooklyn", Hubert Selby Jr nous emmène pour une singulière visite guidée dans les quartiers populaires du New-York des années 50. Singulière, cette visite l'est car elle n'a rien d'une promenade touristique. Je dirais même qu'elle s'apparente plutôt à une descente aux enfers... Constitué de six récits plus ou moins longs, au cours desquels nous retrouvons certains personnages et/ou certains lieux, l'ouvrage se situe entre le roman et le recueil de nouvelles. Adoptant une attitude d'observateur, dans ce texte qui à aucun moment ne se fait plaidoyer ou moralisateur, Hubert Selby Jr rapporte des faits bruts, des dialogues qu'il semble avoir captés presque par inadvertance en laissant traîner son oreille lors d'un passage au bar du coin, ou lors d'une dispute de ses voisins. Les émotions ont ici peu de place, en raison d'une part du choix de l'auteur qui préfère s'en tenir aux actes, plutôt que de s'étendre sur le ressenti de ses personnages, et d'autre part parce que ces derniers eux-mêmes ne sont guère enclins au sentimentalisme ou à l'introspection. Incultes, brutaux, inaccoutumés au respect d'eux-mêmes ou des autres, ils agissent souvent par impulsion, voire par pulsion, leur comportement revêtant ainsi un caractère parfois bestial... C'est peu dire que l'humanité de Selby n'est pas belle à voir... et qu'il serait vain de chercher dans ces pages une quelconque manifestation d'amour ou de compassion. Sauf, peut-être, avec Harry, le héros de "La grève", personnage peu sympathique, fanfaron et lourdaud, qui aura la chance de connaître, avant une fin lamentable et douloureuse -mais dans "Last exit to Brooklyn", il semble nécessaire que tout se termine ainsi-, un amour improbable... Mais le plus souvent, les scènes dépeintes sont des scènes de violence. Le sexe est presque toujours brutal (quand il ne se transforme pas carrément en viol), celui qui ose un mot malheureux est battu à mort, et même les mères de famille qui traînent en bas de la résidence sociale se délectent à l'idée que le bébé qui joue sur le rebord d'une fenêtre du cinquième étage va sans doute bientôt tomber... Dans ce long cauchemar dénué d'espoir, où les protagonistes comblent leur désœuvrement à coups d'alcool, de benzédrine ou de marie-jeanne, vous rencontrerez pourtant quelques figures inoubliables, dont la déchéance et la solitude vous serreront le cœur. Je pense notamment à Tralala, très jeune délinquante qui sombre dans l'alcoolisme et la prostitution jusqu'à se perdre, ou encore à Ada, la veuve juive rongée par une folie douce depuis la mort de son bien-aimé, et dont les voisins se moquent méchamment. Avec une écriture qu'il met au diapason de son propos, en une longue tirade ininterrompue dans laquelle s'entrechoquent sans distinction dialogues et narration, Hubert Selby Jr nous emmène à la limite de la nausée face à cette humanité crasse et à ces quartiers de misère qui abritent des enfants négligés et maltraités, des jeunes filles déchues, violentées, des mères indignes et des pères qui ne valent pas mieux... En montrant une réalité crue, vulgaire et désespérée, l'auteur pointe du doigt les échecs du rêve américain...
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  • lehibook Posté le 23 Mai 2019
    . C’est « L’assommoir » version moderne et « made in USA » mais qui ferait passer Zola dans la Bibliothèque Rose . Un débit de mitraillette , un monde de paumés qui s’accrochent à des fétiches (le sexe , la « sape », la bagnole , la respectabilité, la méchanceté ,les souvenirs…) pour oublier leur déchéance , leur environnement délétère qui les transforme tous , hommes ,femmes enfants ,vieillards en monstrueuses épaves . « Noir c’est noir , il n’y a plus d’espoir »…
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