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Le démon
Date de parution : 01/02/1984
Éditeurs :
10/18

Le démon

Date de parution : 01/02/1984

Jeune cadre new-yorkais à qui tout réussit, Harry White s’adonne au plaisir du rêve américain. En lui pourtant le démon sommeille. Il guette, incontrôlable et dévastateur, prêt à bondir et...

Jeune cadre new-yorkais à qui tout réussit, Harry White s’adonne au plaisir du rêve américain. En lui pourtant le démon sommeille. Il guette, incontrôlable et dévastateur, prêt à bondir et à déployer sa fièvre sexuelle pour imposer le chaos... Le vertige éblouissant d’un don Juan moderne, aux prises avec ses...

Jeune cadre new-yorkais à qui tout réussit, Harry White s’adonne au plaisir du rêve américain. En lui pourtant le démon sommeille. Il guette, incontrôlable et dévastateur, prêt à bondir et à déployer sa fièvre sexuelle pour imposer le chaos... Le vertige éblouissant d’un don Juan moderne, aux prises avec ses obsessions sur le seuil de l’enfer.

« Selby se place au premier rang des romanciers américains. [...] Comprendre ses œuvres, c'est comprendre la détresse de l'Amérique. »
New York Times

Traduit de l'anglais (États-Unis) 
par Marc Gibot

 

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EAN : 9782264005786
Code sériel : 1606
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782264005786
Code sériel : 1606
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • athirsata 12/12/2022
    Avec ce livre, je découvre Hubert Selby, l'histoire en quelques mots : Comment un individu a qui tout réussir, cadre sup à l'avenir tout tracé va peu à peu passer d'une addiction sexuelle, don juanisme et consommation charnelle jamais satisfaite, d'un mariage qui aurait pu calmer ses ardeurs (hardeurs...) a une soif de séduction , à une dépendance de satisfaction sans fin qui mènera à sa chute, à la folie. Un personnage conscient de son dérangement mais incapable d'accepter de se soigner, qui courra à sa perte. Un livre magnétique ou le talent de Selby s'exprime avec une froideur dérangeante...
  • Laveze 20/09/2022
    LE DÉMON de HUBERT SELBY JR Si vous avez toujours en mémoire Last Exit To Brooklyn, oubliez cette référence. Plus de marginaux, ni de drogués ou paumés de tout poil. On est dans une classe moyenne tranquille, Harry incarne le fils parfait et d’ailleurs à 25 ans, il vit toujours avec ses parents, c’est dire. Son seul problème, les femmes il est obsédé au point quelquefois de négliger son travail. C’est son démon intérieur qui va s’avérer dévorant et dévastateur. Je vous laisse découvrir comment. On sent Selby plus à l’aise avec les marginaux qu’avec la classe moyenne, il est moins mordant et moins efficace dans la psychologie ; ce roman reste néanmoins un réel plaisir de lecture et fait un peu froid dans le dos, car, soyons honnêtes, qui n’est pas habité par un démon plus ou moins actif et scélérat !
  • BlackRadis 12/07/2022
    Le rêve américain vu par Selby... Un gars qui va concomitamment accéder au rêve américain et à l'enfer... Harry a tout pour réussir et d'ailleurs c'est ce qu'il fait... Mais il a besoin de shoot d'adrénaline... Et c'est en allant de plus en plus loin, dans les bas-fonds... Le final est tragique. Un grand livre.
  • camilleleroux 25/05/2022
    Dérangeant, Hubert Selby Jr nous plonge dans une spirale noire et oppressante qui s'accélère au fil des chapitres, à l'instar de son autre roman Retour à Brooklyn ayant inspiré le film Requiem for a Dream. L'écriture est sombre, tendue, haletante. L'issue se dessine peu à peu, le lecteur plonge avec dégoût, angoisse et fascination dans la psychologie du personnage principal, Harry White, sa dualité troublante, ses pulsions et ses démons grandissants au fil des pages. Ce roman se lit très vite et ne vous laisse pas indemne.
  • coincescheznous 23/03/2022
    Le Démon est un des livres cultes de mes vingt ans. Il trônait dans mon Panthéon personnel de l’époque à côté des bouquins de Brett Easton Ellis, du Lolita de Nabokov ou de la Conjuration des imbéciles. Je ne compte plus le nombre de fois où je l’ai conseillé et offert à cette période de ma vie. Plus de vingt ans se sont écoulés et c’est avec une petite angoisse que j’ai rouvert ce livre, craignant de ne plus y trouver la même sève. Le temps a passé, mes goûts ont évolué. C’est avec un grand ouf de soulagement que je peux dire encore et toujours que le Démon de Selby est un putain de grand livre ! Pardon pour ce gros mot, mais Selby est un enragé, vulgaire et violent, un écrivain des abîmes et de la noirceur et rien en lui sied mieux qu’un juron. Son premier roman Last Exit to Brooklyn, publié en 1964, lui valut un procès pour obscénité en Angleterre, fut interdit de traduction en Italie et à la vente aux mineurs dans plusieurs États d'Amérique. Cela donne une idée des écrits du bonhomme. Selby quitta l’école à 15 ans, fut atteint de tuberculose à 18, resta quatre ans... Le Démon est un des livres cultes de mes vingt ans. Il trônait dans mon Panthéon personnel de l’époque à côté des bouquins de Brett Easton Ellis, du Lolita de Nabokov ou de la Conjuration des imbéciles. Je ne compte plus le nombre de fois où je l’ai conseillé et offert à cette période de ma vie. Plus de vingt ans se sont écoulés et c’est avec une petite angoisse que j’ai rouvert ce livre, craignant de ne plus y trouver la même sève. Le temps a passé, mes goûts ont évolué. C’est avec un grand ouf de soulagement que je peux dire encore et toujours que le Démon de Selby est un putain de grand livre ! Pardon pour ce gros mot, mais Selby est un enragé, vulgaire et violent, un écrivain des abîmes et de la noirceur et rien en lui sied mieux qu’un juron. Son premier roman Last Exit to Brooklyn, publié en 1964, lui valut un procès pour obscénité en Angleterre, fut interdit de traduction en Italie et à la vente aux mineurs dans plusieurs États d'Amérique. Cela donne une idée des écrits du bonhomme. Selby quitta l’école à 15 ans, fut atteint de tuberculose à 18, resta quatre ans à l’hôpital, fut drogué et alcoolique, fit de la prison… Bref, il n’eut pas les jours les plus doux du monde et cela se ressent dans ses textes. Il écrivit sept romans et un recueil de nouvelles au cours de sa vie qui s’acheva en 2004. Le Démon est le troisième roman de l’auteur, paru en 1976. Il conte l’histoire d’Harry White, un jeune cadre de Manhattan amené à devenir un grand ponte des affaires. Harry est aussi un bon fils, qui fait la fierté de ses parents et de sa grand-mère. Mais Harry possède une face cachée bien plus noire. Il est un prédateur de femmes, addict au sexe et à la « chasse » qui le précède. Ses pulsions qui le traversent et le submergent le mettent souvent dans des situations compliquées et son quotidien, entre ses obligations de bon fils et de futur crack du business, s’en trouve souvent perturbé. Au fur et à mesure qu’Harry s’installe dans sa vie, se mariant, devenant père, grimpant les échelons dans son travail, sa face noire grossit et dévore petit à petit tout son être. Le plus dingue dans ce livre complètement dingue, c’est la tension qui le traverse et qui ne fait que monter crescendo jusqu’à l’implacable final. Selby vous prend à la gorge dès son incipit génial (Ses amis l'appelaient Harry. Mais Harry n'enculait pas n'importe qui. Uniquement des femmes… des femmes mariées) et ne vous lâche pas. Vous ressortez de ce bouquin lessivé et sacrément fouetté. C’est que l’histoire de ce jeune yuppie, au demeurant assez désagréable, prend des airs de chemin de croix terrible. Très vite Harry souffre de ses pulsions et tente par tout moyen de les contrecarrer. Elles lui font honte. Il est conscient qu’elles mettent en péril sa vie et le détruisent à petit feu, mais prisonnier d’elles, il n’arrive pas à s’en défaire. Pire, elles deviennent chaque jour de plus en plus fortes et irrésistibles. C’est donc à ce déchirement que l’on assiste impuissant, fasciné et effrayé. Cette montée en puissance du mal et cette tension tiennent beaucoup au style de Selby. Extrêmement nerveux et tendu, il se moque de la syntaxe et de la ponctuation qui ne sont présentes que pour retranscrire le fil de pensée d’Harry et créer une tension permanente, un peu à l’image des écrits de Faulkner, mais un Faulkner sous coke ou speed. Enfin, bien sûr il y a le mystère de ce mal qui le ronge, jamais nommé, jamais explicité. Vous pouvez lui trouver mille explications : psychanalytiques, sociologiques, fantastiques… Des thèses entières pourraient s’écrire autour de lui. Ce mystère rend la destinée d’Harry d’autant plus fascinante, poignante et inquiétante. Je relirai Le Démon dans vingt ans et je suis persuadé que je prendrai encore une sacrée claque ! Décidément un classique ! Tom la patate
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