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Nulle part sur la terre

10/18
EAN : 9782264073037
Code sériel : 5374
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm
Nulle part sur la terre

Pierre DEMARTY (Traducteur)
Date de parution : 16/08/2018
Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe. Russel a lui... Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe. Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent depuis des années. Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.

« Michael Farris Smith est comparé à Cormac McCarthy, mais si les deux défrichent les routes ténébreuses, Smith est un cueilleur de lumière. »
Sud-Ouest

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Demarty
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EAN : 9782264073037
Code sériel : 5374
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • isabelleisapure Posté le 17 Novembre 2019
    C’est une femme qui revient sur ses pas, là où elle a grandi, avec sa fille qui lui tient la main et un sac poubelle sur l’épaule qui lui tient lieu de vie. C’est un homme qui sort de prison et revient là où il a grandi, mais où on ne l’attend pas avec des fleurs, mais avec des poings. C’est l’histoire de Maben et Russell, l’histoire d’une Amérique qui sent l’huile de vidange, la poussière et la rouille, un monde où rien ne s’oublie et tout se paye au prix fort. Au fil des pages nous assistons aux cheminements chaotiques de Maben et de Russel tentant de refaire surface et de s’extraire de la somme d’ennuis qui les éloignent toujours un peu plus de la rédemption à laquelle ils aspirent sans être vraiment certains de pouvoir être en mesure de l’obtenir ou même d’être en droit de la mériter. Comme repris de justice, Russel doit faire face à la violence de ceux qui n’ont pas oublié et qui ne peuvent pardonner. Comme mère paumée, Mabel doit assurer la survie de sa fille quitte à sacrifier la sienne car marquée par le souvenir d’un événement tragique dont elle... C’est une femme qui revient sur ses pas, là où elle a grandi, avec sa fille qui lui tient la main et un sac poubelle sur l’épaule qui lui tient lieu de vie. C’est un homme qui sort de prison et revient là où il a grandi, mais où on ne l’attend pas avec des fleurs, mais avec des poings. C’est l’histoire de Maben et Russell, l’histoire d’une Amérique qui sent l’huile de vidange, la poussière et la rouille, un monde où rien ne s’oublie et tout se paye au prix fort. Au fil des pages nous assistons aux cheminements chaotiques de Maben et de Russel tentant de refaire surface et de s’extraire de la somme d’ennuis qui les éloignent toujours un peu plus de la rédemption à laquelle ils aspirent sans être vraiment certains de pouvoir être en mesure de l’obtenir ou même d’être en droit de la mériter. Comme repris de justice, Russel doit faire face à la violence de ceux qui n’ont pas oublié et qui ne peuvent pardonner. Comme mère paumée, Mabel doit assurer la survie de sa fille quitte à sacrifier la sienne car marquée par le souvenir d’un événement tragique dont elle ne peut se remettre, le sort continue à s’acharner sur elle. Michaël Farris Smith n’a pas son pareil pour tisser les destins, dresser les portraits des protagonistes, croiser leurs regards et nous raconter les péripéties de leur vie. Chaque personnage est brossé avec beaucoup d'application et une grande sensibilité dévoilant peu à peu ces parts d’humanité ou de violence, de silence et de secrets, de solitude et d’incompréhension qu’ils cachent aux autres, et qui posent questions. J’ai adoré suivre ces trajectoires tourmentées, que le rêve américain semble avoir laissé au bord de la route. « Nulle-part sur la terre » est un roman magnifique et lumineux malgré sa noirceur, empreint d’humanité que je ne suis pas prêt d’oublier.
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  • jfdupontviel Posté le 13 Septembre 2019
    J’avais une réticence avant d’aborder la lecture de “Nulle part sur la terre” de Michael Farris Smith. C’est à travers les critiques de Babelio que j’ai découvert son existence. Les critiques des lecteurs étaient la plupart élogieuses, mais certaines décrivaient aussi un certain malaise quant à la composition de phrase de l’auteur. Une fois ma lecture complèté, je peux affirmer que les deux énoncés sont vraies ! A plusieurs occasion, surtout dans les premiers chapitres, je devais relire certain passage car les mots ne sonnaient pas bien à mon esprit. Oui la sur-utilisation des “et” est bien réelle. Je me suis même à un moment demandé si je devais pas arrêter. Mais heureusement j’ai continué. J’avais tellement de doutes que je me demandais même que peut être la faute revenait au traducteur. Ayant la chance d’habiter une ville bilingue, francophone et anglophone, j’ai été relire les passages qui m’avaient irrité. Et bien non c’était pas la faute du traducteur. Celui-ci avait traduit mot pour mot. Petit bémol ici à l’auteur donc. Heureusement, tranquillement au long des chapitres, la lecture devient plus fluide. À notre grand bonheur. À notre grand bonheur, car nous avons droit ici à une histoire trépidante. C’est l’histoire... J’avais une réticence avant d’aborder la lecture de “Nulle part sur la terre” de Michael Farris Smith. C’est à travers les critiques de Babelio que j’ai découvert son existence. Les critiques des lecteurs étaient la plupart élogieuses, mais certaines décrivaient aussi un certain malaise quant à la composition de phrase de l’auteur. Une fois ma lecture complèté, je peux affirmer que les deux énoncés sont vraies ! A plusieurs occasion, surtout dans les premiers chapitres, je devais relire certain passage car les mots ne sonnaient pas bien à mon esprit. Oui la sur-utilisation des “et” est bien réelle. Je me suis même à un moment demandé si je devais pas arrêter. Mais heureusement j’ai continué. J’avais tellement de doutes que je me demandais même que peut être la faute revenait au traducteur. Ayant la chance d’habiter une ville bilingue, francophone et anglophone, j’ai été relire les passages qui m’avaient irrité. Et bien non c’était pas la faute du traducteur. Celui-ci avait traduit mot pour mot. Petit bémol ici à l’auteur donc. Heureusement, tranquillement au long des chapitres, la lecture devient plus fluide. À notre grand bonheur. À notre grand bonheur, car nous avons droit ici à une histoire trépidante. C’est l’histoire de deux êtres : nous suivons à la fois une femme et son enfant qui cherche où elle va dans sa vie. Elle l’a pas eu facile la pauvre. L’autre histoire est celle Rusell qui vient de sortir de prison. 11 ans derrière les barreaux. Tranquillement, leur passé nous sont révélé. On voyage avec eux dans leur Mississippi lointain. Un Mississippi donc j’ai eu la chance de visiter un jour. Un endroit pas comme les autres. Au fin fond de l’Amérique. Une belle histoire, je vous le dit. A lire ? Oui.
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  • Sandra_C Posté le 12 Septembre 2019
    Une grand première pour moi de lire un roman noir . Autant je me suis attachée aux personnages , autant à chaques chapitres je me disais qu'on ne pouvait pas encore déscendre davantage dans le désespoir. Et bien , je me trompais lourdement. Au final, impossible pour moi de lacher ma lecture, il me fallait savoir la suite. On croit tous que la roue tourne mais pour certaines personnes , c'est parfois long voir même trés long et c'est ce que nous raconte cet auteur. Je retire un chouette message de ce roman , Personne ne peut être catalogué comme bon ou mauvais . On peut se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, tout s'enchaine et ensuite, c'est la descente aux enfers. Il ne tient qu'à nous que ça change.
  • Bellonzo Posté le 3 Juillet 2019
    shopping Nulle part sur la terre, titre français, n'est déjà pas d'une franche gaîté. Mais le titre original, Desperation Road, est encore plus sombre. Nous sommes dans le Sud américain, une terre de Mississippi classique, où l'on a déjà rencontré pas mal d'auteurs. C'est un bon roman, où les personnages sont évidemment marqués du sceau de la violence et du destin. Vengeance, rédemption, des restes d'amitié, de la déveine surtout. Oui, c'est surtout ça. Dans ce Deep South la plupart du temps on n'a pas de pot. Et les rencontres sont souvent mauvaises. Maben traîne de motel en motel Annalee sa gamine de cinq ans. Les camionneurs sont souvent son seul horizon avec les flics. Il y a parmi les deux corporations de braves types, pas tous. Russel, lui, vient de purger de 11 ans de cabane pour... shopping Nulle part sur la terre, titre français, n'est déjà pas d'une franche gaîté. Mais le titre original, Desperation Road, est encore plus sombre. Nous sommes dans le Sud américain, une terre de Mississippi classique, où l'on a déjà rencontré pas mal d'auteurs. C'est un bon roman, où les personnages sont évidemment marqués du sceau de la violence et du destin. Vengeance, rédemption, des restes d'amitié, de la déveine surtout. Oui, c'est surtout ça. Dans ce Deep South la plupart du temps on n'a pas de pot. Et les rencontres sont souvent mauvaises. Maben traîne de motel en motel Annalee sa gamine de cinq ans. Les camionneurs sont souvent son seul horizon avec les flics. Il y a parmi les deux corporations de braves types, pas tous. Russel, lui, vient de purger de 11 ans de cabane pour homicide involontaire, voiture et alcool, très vieille antienne. La poisse leur colle aux basques à tous deux et n'est pas près de les lâcher. Maben, dès le début, et toujours en rupture, doit se défendre et ça tourne mal. Russel, dès sa sortie de prison, se fait cogner par les frères de sa victime de jadis. Tous les ingrédients du sud brutal, écrasant et alcoolisé, sont en place. Vengeance, remords, et surtout bien mince espoir, voir le titre original. Nulle part sur la terre se lit avec plaisir. Bien sûr cette Amérique dite des laissés pour compte a été mille fois dépeinte et le cinéma s'en est bien souvent emparé. Ces autoroutes, ces motels, cette moiteur, ces relents de bière et de bourbon, ces filles paumées, ces baluchons qui montent en cabine... La route du désespoir. Cependant Mitchell, le père taiseux de Russel, ou Boyd, un copain d'enfance policier honnête, sans grandes phrases ni accolades, aident chacun à leur manière. Et les autres, Heather aimait que Larry soit toujours galvanisé par la haine. Elle aimait l'entendre parler de son frère mort, l'entendre parler de vengeance. Elle aimait son côté fruste, la rage qui s'allumait quand il la basculait. Voilà de quoi est fait le Sud. Voilà de quoi est fait le monde.
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  • germania Posté le 8 Mars 2019
    On pourrait dire de ce roman qu’il est une version moderne de la tragédie grecque, tant ce qu’on appelle le destin est inéluctable dans la vie des personnages. Il y a quasiment unité de lieu et de temps. Quant à l’action, elle se resserre autour des deux protagonistes principaux, comme un étau dont le mécanisme ne permettrait plus de le desserrer. Maben et sa fille avancent, tant bien que mal, sur les routes de Louisiane, avec pour horizon un centre d’accueil qui a existé autrefois, si la mémoire de Maben est bonne. Elles marchent, tombent, se relèvent, au gré des rencontres pas toujours bonnes qui ont jalonné la vie de la jeune femme. On découvrira peu à peu son parcours, quel fut le tournant terrible pris par sa vie, un beau soir où, pourtant, tout semblait lui sourire. Russell sort de prison, rentre chez lui et commence par se heurter de plein fouet à deux frères qui l’attendent, patiemment, pour se venger de la mort de leur petit frère, dont Russell est responsable. La rencontre de ces deux-là, qui portent sur leurs épaules tous les malheurs du monde, va à la fois boucler une boucle et ouvrir peut-être une perspective plus lumineuse. L’alcool, la drogue,... On pourrait dire de ce roman qu’il est une version moderne de la tragédie grecque, tant ce qu’on appelle le destin est inéluctable dans la vie des personnages. Il y a quasiment unité de lieu et de temps. Quant à l’action, elle se resserre autour des deux protagonistes principaux, comme un étau dont le mécanisme ne permettrait plus de le desserrer. Maben et sa fille avancent, tant bien que mal, sur les routes de Louisiane, avec pour horizon un centre d’accueil qui a existé autrefois, si la mémoire de Maben est bonne. Elles marchent, tombent, se relèvent, au gré des rencontres pas toujours bonnes qui ont jalonné la vie de la jeune femme. On découvrira peu à peu son parcours, quel fut le tournant terrible pris par sa vie, un beau soir où, pourtant, tout semblait lui sourire. Russell sort de prison, rentre chez lui et commence par se heurter de plein fouet à deux frères qui l’attendent, patiemment, pour se venger de la mort de leur petit frère, dont Russell est responsable. La rencontre de ces deux-là, qui portent sur leurs épaules tous les malheurs du monde, va à la fois boucler une boucle et ouvrir peut-être une perspective plus lumineuse. L’alcool, la drogue, la violence font partie de leur univers et malgré une volonté farouche de s’en sortir, ils ont toujours le poids d’une fatalité qui les malmène, tels des insectes qu’on remet sur le dos dès qu’ils se sont remis à l’endroit. Leur horizon se heurte à l’image qu’ils ont d’eux, faible, impuissante, et pourtant Maben et Russell ont chacun à leur façon, une âme pure. C’est peut-être ce qui leur permettra de ne pas disparaître encore, malgré le désir de certains. L’écriture de l’auteur donne à voir des personnages dans leur plus simple appareil, si l’on peut dire : langage, gestes, actions, tout nous paraît vrai, nous parle, nous touche. Les paysages, écrasés de chaleur, humides de la dernière pluie d’orage, dans la moiteur de la nuit, ont quelque chose d’hallucinant. On avance dans cette histoire comme si l’on marchait ou roulait aux côtés de Maben et Russell, on éprouve, et c’est rare, de l’empathie pour ces adultes encore jeunes dont la vie a volé en miettes à cause, finalement, d’un comportement banal à pleurer : Russell avait trop bu, et l’accident qu’il provoque enclenche la machine à broyer. Tragédie grecque ai-je dit au départ, mais peut-être pas absolument. En effet, deux personnages vont prouver que l’espoir est permis : la petite fille de Maben, Annalee et le flic Boyd, ami d’enfance de Russell. L’un, Boyd, permettra la rédemption, et l’autre, Annalee, aura la chance de trouver ce qu’elle réclame , à savoir se poser, se reposer, et grandir, aller à l’école, devenir une petite fille comme les autres. Roman poignant, saisissant, dont on peut penser qu’il dit de manière assez universelle la douleur de vivre.
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