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EAN : 9782264053459
Code sériel : 4660
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 672
Format : 108 x 177 mm

Un océan de pavots

Christiane BESSE (Traducteur)
Date de parution : 21/03/2013

 Calcutta, 1838. L'Ibis embarque une poignée de coolies pour l'île Maurice : paysans indiens ruinés, veuve réchappée du bûcher, Française fuyant un mariage sordide, raja déchu, paria chinois. À huis clos, livrée à l'Inconnu et à la haine d'un mulâtre qui joue au petit Blanc, cette Babel de la misère...

 Calcutta, 1838. L'Ibis embarque une poignée de coolies pour l'île Maurice : paysans indiens ruinés, veuve réchappée du bûcher, Française fuyant un mariage sordide, raja déchu, paria chinois. À huis clos, livrée à l'Inconnu et à la haine d'un mulâtre qui joue au petit Blanc, cette Babel de la misère s'unira pourtant, jouant son infatigable espérance contre le destin. Le premier acte d'une trilogie d'une puissance sidérante. 

 

" Un roman-fleuve, ou plutôt océan, érudit et enfiévré, qui tient de Waverley comme du Comte de Monte-Cristo, de Kipling comme de Tolstoï. [...] Le romanesque revient à la figure de l'Occident fatigué. L'horizon se rallume. "

Christophe Ono-dit-Bio - Le Point

 

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EAN : 9782264053459
Code sériel : 4660
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 672
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Hilde Posté le 7 Octobre 2020
    Je n'ai pas tout de suite été embarquée par l'histoire et ses personnages. Il m'a vraiment fallu du temps pour trouver de l'intérêt à cette lecture. J'ai même cru que j'allais abandonner. Le début m'a semblé très lent et trop descriptif, à mon goût. Je passais rapidement d'un chapitre à l'autre, un peu ennuyée, survolant tout un tas de détails dont je ne voyais pas trop l’intérêt. L'histoire de Deeti me semblait intéressante mais elle démarre doucement et ne m'entraînait pas vraiment. C'est l'histoire de Paulette et de Jodu qui a commencé à me captiver. A partir de là, ça m'a motivée à poursuivre. Les liens entre les personnages se développant, l'histoire évoluant, avec toujours l'Ibis comme fil conducteur, j'ai trouvé de plus en plus d'intérêt à ma lecture et j'ai ensuite lu avec plaisir jusqu’au bout, découvrant d'autres personnages qui jusque là m'avaient un peu laissé indifférente. C'est une saga romanesque, "un roman-fleuve", dont certaines scènes prennent aux tripes. J'ai envie de savoir ce qui va se passer pendant le reste de la traversée car les évènements ont quand même pris une méchante tournure pour les personnages que j'affectionne. J'ajoute le tome 2 à ma wish-list!
  • Okenwillow Posté le 1 Octobre 2020
    Premier volume d'une trilogie prometteuse, dont les suites ne sont pas encore publiées en version originale, Un océan de pavots est un superbe roman d'aventures, une galerie riche en personnages de tous horizons. L'éditeur annonce d'emblée la volonté de l'auteur de ne pas inclure de lexique ou de glossaire, ainsi que son choix de ne pas annoncer les dialogues dits autrement qu'en anglais par des tirets. Choix curieux, d'autant que la version originale semble comporter un glossaire, incomplet certes, mais un glossaire quand même. Le nombre de mots et d'expressions est assez conséquent, le pidgin est largement utilisé, et il revient au lecteur d'en deviner le sens tout au long de la lecture. Bizarrement, on se fait vite à la chose, on plonge rapidement dans l'histoire, ou plutôt les histoires, car chaque personnage est largement présenté au lecteur. Le roman remplit bien son rôle de premier volume, il nous introduit dans une époque et un univers très bien documentés, et développe de nombreux personnages en dépeignant à la perfection leur passé, leur contexte social, etc.Toute cette introduction pousse les protagonistes vers un destin commun, et avouons-le, le final est un insoutenable cliffhanger, mais on en redemande !Un excellent moment... Premier volume d'une trilogie prometteuse, dont les suites ne sont pas encore publiées en version originale, Un océan de pavots est un superbe roman d'aventures, une galerie riche en personnages de tous horizons. L'éditeur annonce d'emblée la volonté de l'auteur de ne pas inclure de lexique ou de glossaire, ainsi que son choix de ne pas annoncer les dialogues dits autrement qu'en anglais par des tirets. Choix curieux, d'autant que la version originale semble comporter un glossaire, incomplet certes, mais un glossaire quand même. Le nombre de mots et d'expressions est assez conséquent, le pidgin est largement utilisé, et il revient au lecteur d'en deviner le sens tout au long de la lecture. Bizarrement, on se fait vite à la chose, on plonge rapidement dans l'histoire, ou plutôt les histoires, car chaque personnage est largement présenté au lecteur. Le roman remplit bien son rôle de premier volume, il nous introduit dans une époque et un univers très bien documentés, et développe de nombreux personnages en dépeignant à la perfection leur passé, leur contexte social, etc.Toute cette introduction pousse les protagonistes vers un destin commun, et avouons-le, le final est un insoutenable cliffhanger, mais on en redemande !Un excellent moment donc, et je surveillerai de près la sortie du prochain volume, car au-delà d'une brève frustration, j'ai follement envie de retrouver ces personnages attachants et si différents les uns des autres.Un beau voyage que je recommande !
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  • mimipinson Posté le 1 Mai 2020
    Il y a deux ans, je faisais connaissance avec Amitav Ghosh - Le palais des miroirs -avec la ferme envie de poursuivre le voyage en Orient, et en particulier en Inde grande oubliée de mes choix de lecture. C’est ainsi que je me lance dans son ambitieuse trilogie de l’Ibis. L’Ibis est une goélette, qui de Calcutta doit amener jusqu’à l’Île Maurice une floppée de personnages, d’origines diverses, et pour diverses raisons ; mais pour qui l’opium est toujours peu ou prou une compagne plus ou moins proche. Amitav Ghosh commence par présenter longuement, avec minutie, et surtout beaucoup de dynamisme son monde. C’est n’est que plus tard dans le roman, qu’Amitav Ghosh embarque ses personnages aussi attachants qu’hauts en couleurs à bord de l’Ibis pour un voyage riche en péripéties, et rebondissements. Amitav Ghosh est un conteur hors pair. Il a une fine connaissance de la société indienne, et un sens aigu de l’histoire. Sa langue est riche, abondement teintée de termes indiens volontairement non traduits dans un lexique. Cela laisse le choix au lecteur de se renseigner, ou au contraire de se laisser guider par son imagination et son intuition. J’ai beaucoup apprécié l’esprit d’aventure de ce roman, et son grand sens... Il y a deux ans, je faisais connaissance avec Amitav Ghosh - Le palais des miroirs -avec la ferme envie de poursuivre le voyage en Orient, et en particulier en Inde grande oubliée de mes choix de lecture. C’est ainsi que je me lance dans son ambitieuse trilogie de l’Ibis. L’Ibis est une goélette, qui de Calcutta doit amener jusqu’à l’Île Maurice une floppée de personnages, d’origines diverses, et pour diverses raisons ; mais pour qui l’opium est toujours peu ou prou une compagne plus ou moins proche. Amitav Ghosh commence par présenter longuement, avec minutie, et surtout beaucoup de dynamisme son monde. C’est n’est que plus tard dans le roman, qu’Amitav Ghosh embarque ses personnages aussi attachants qu’hauts en couleurs à bord de l’Ibis pour un voyage riche en péripéties, et rebondissements. Amitav Ghosh est un conteur hors pair. Il a une fine connaissance de la société indienne, et un sens aigu de l’histoire. Sa langue est riche, abondement teintée de termes indiens volontairement non traduits dans un lexique. Cela laisse le choix au lecteur de se renseigner, ou au contraire de se laisser guider par son imagination et son intuition. J’ai beaucoup apprécié l’esprit d’aventure de ce roman, et son grand sens romanesque. Il me tarde évidemment de retrouver son ambiance avec le second volet….
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  • Frch Posté le 4 Janvier 2020
    Si le livre est parfois un peu dur à comprendre (rapport aux termes utilisés, mélange de langues et argot), l’intrigue nous emporte vite jusqu’à l’île Maurice. Un vrai bonheur ce voyage ! On a hâte d’en savoir plus sur le devenir de chacun ! Vivement la lecture du deuxième tome.
  • fredmarie Posté le 8 Novembre 2019
    Un roman-fleuve, parfois roman « populaire » avec ses scènes de bagarre sur le bateau et la sobriété de son style - voire avec de rares scènes d’amour : « « Il n’y avait jamais le temps, au cours des préliminaires précipités menant aux premiers ébats, pour se déshabiller convenablement : le dhoti de six mètres de Neel s’enroulait autour des neuf mètres du sari d’Elokshi, formant des entrelacs encore plus compliqués que l’enchevêtrement de leurs membres » (115). Il souffre un peu des habituels défauts d’A. Ghosh (Le pays des marées), à savoir une multitude de personnages auxquels on a peine à s’attacher car, à peine a-t-on bien commencé à les suivre, que leur histoire s’arrête soudain, hachée, pour s’attacher à un autre personnage – on reviendra au précédent vingt ou trente pages plus loin. Ces personnages sont comme un raccourci de la société indienne, de la veuve sauvée du sati au prince banni par Britanniques, en passant par une orpheline française et d’innombrables paysans, mystiques ou roublards, marins d’eau douce ou lascars aguerris, dont la cause de leur émigration est expliquée au lecteur pendant la première moitié du livre, et qui ensuite se retrouvent tous sur l’Iris qui... Un roman-fleuve, parfois roman « populaire » avec ses scènes de bagarre sur le bateau et la sobriété de son style - voire avec de rares scènes d’amour : « « Il n’y avait jamais le temps, au cours des préliminaires précipités menant aux premiers ébats, pour se déshabiller convenablement : le dhoti de six mètres de Neel s’enroulait autour des neuf mètres du sari d’Elokshi, formant des entrelacs encore plus compliqués que l’enchevêtrement de leurs membres » (115). Il souffre un peu des habituels défauts d’A. Ghosh (Le pays des marées), à savoir une multitude de personnages auxquels on a peine à s’attacher car, à peine a-t-on bien commencé à les suivre, que leur histoire s’arrête soudain, hachée, pour s’attacher à un autre personnage – on reviendra au précédent vingt ou trente pages plus loin. Ces personnages sont comme un raccourci de la société indienne, de la veuve sauvée du sati au prince banni par Britanniques, en passant par une orpheline française et d’innombrables paysans, mystiques ou roublards, marins d’eau douce ou lascars aguerris, dont la cause de leur émigration est expliquée au lecteur pendant la première moitié du livre, et qui ensuite se retrouvent tous sur l’Iris qui va descendre le Gange, embarqués comme travailleurs « engagés » (ou prisonniers, dans le cas du zamindar) en route vers Maurice, en 1838. Cela dit, c’est très intéressant. On découvre la culture de l’opium (passage d’une culture d’autoconsommation à une culture forcée, 47 ; visite de la factorerie - qui sent un peu trop la documentation historique p.126 sqq), opium qu’on va imposer de force aux Chinois lors de la guerre qui se prépare (343). La société indienne est racontée dans toute sa violence, comme ce brave géant Kalua, noir et poilu, qu’on oblige à s’accoupler à une jument qui lui chie dessus (83) ; ou par les interdits qui la structurent – pauvre Neel dans son cachot, qui doit manger une nourriture préparée par une caste inconnue (352-3), puis nettoyer les excréments de son compagnon de cellule (425). La colonisation ne vaut guère mieux, avec les discours abracadabrants de ces négociants vivant dans le luxe (superbe dîner p.332) qui justifient l’esclavage comme une libération des tyrans locaux ; la fin de la traite signe le développement de l’engagisme : « N’avez-vous pas entendu dire que lorsque Dieu ferme une porte, il en ouvre une autre ? Quand les portes de la liberté ont été fermées aux Africains, Dieu les a ouvertes à une tribu qui en avait besoin encore bien davantage, les Asiatiques » (112). « Un de mes compatriotes a très bien exprimé la chose : ‘Jésus-Christ est le libre commerce et le libre commerce est Jésus-Christ’. On n’a jamais prononcé mots plus vrais. S’il est de la volonté de Dieu que l’opium soit utilisé comme un moyen d’ouvrir la Chine à Ses enseignements, qu’il en soit ainsi » (158). « Le jour où les indigènes perdront foi en nous en tant que garants de l’ordre des castes, ce jour-là, messieurs, marquera la fin de notre règne » (625). La société coloniale est engoncée dans un terrible puritanisme : « Les sentiments, ma chère Puggly, dit-elle sévèrement, sont pour les dhobis et les catins. Nous, mems, nous ne pouvons laisser ce genre de choses nous encombrer ! » (361). On découvre comment les engagés sont traités comme des quasi esclaves, avant l’embarquement et surtout pendant le long voyage, et ce alors qu’ils sont transis par la peur, par les ragots, l’inconnu, et l’angoisse de traverser la kala pani (326, 484). « Comment se faisait-il que, en choisissant les hommes et les femmes destinées à être arrachées à cette plaine asservie, la main du destin se fut posée si loin à l’intérieur, très à l’écart des côtes peuplées, sur des gens parmi les plus obstinément enracinés dans le limon du Gange, […] ? » (520). La traductrice a dû en baver pour traduire tous les termes de marine, que Ghosh s’amuse à multiplier tout comme il prend le parti d’écrire sans italiques tous les termes vernaculaires indiens, souvent sans les traduire ni les expliquer, afin de mieux entrainer le lecteur dans ce mélange de langues et de cultures que va charrier le navire. On laisse les voyageurs au milieu de l’océan Indien, suite à une mutinerie. A priori, les deux romans suivants ne vont guère suivre plus avant leurs destins individuels, ce qui est dommage, pour préférer s’attarder sur la Chine – d’où certains apéritifs de ce livre, comm
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Lisez inspiré avec 10/18 !
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