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EAN : 9782264034083
Code sériel : 1201
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Voyages avec un âne dans les Cévennes

Léon BOCQUET (Traducteur), FRANCIS LACASSIN (Préface), JACQUES PARSONS (Traducteur)
Date de parution : 22/11/2001

En septembre 1878, le jeune R. L. Stevenson entreprend de traverser à pieds les Cévennes, seul avec son âne. Pendant douze jours, sur les chemins des bergers, il note les lignes sensuelles et pittoresques de la nature qu’il prend pour refuge. Invitation au voyage, ode à la liberté, ce livre...

En septembre 1878, le jeune R. L. Stevenson entreprend de traverser à pieds les Cévennes, seul avec son âne. Pendant douze jours, sur les chemins des bergers, il note les lignes sensuelles et pittoresques de la nature qu’il prend pour refuge. Invitation au voyage, ode à la liberté, ce livre sert d’éclatant prélude à la poésie d’un des plus grands romanciers en devenir.

 

« Voyage avec un âne dans les Cévennes - un des premiers livres, qui ait fait découvrir M. Stevenson aux amoureux du style - abonde en charmantes illustrations de sa tendance à voir le monde comme une bohème non pas vraiment raffinée, mais glorifiée et pacifiée. » Henry James

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EAN : 9782264034083
Code sériel : 1201
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lucas2 Posté le 12 Novembre 2020
    Ah, Modestine… Elle en aura fait baver à notre illustre écrivain. Un sympathique voyage, qui a suscité bien des vocations. Et effectivement, on a envie de (re)découvrir ce pays cévenol qui sera toujours pour moi une magnifique terre d'évasion. Un récit parfois légèrement trop axé sur la bête du Gévaudan et les camisards. Avec un auteur, au passage auto-proclamé modeste inventeur du petit nécessaire du parfait campeur, dont on partage les humeurs et galères, avant qu'il ne trouve enfin le bon rythme. Et nous conte les aventures et rencontres qu'il va accumuler sur son chemin, accompagné de son admirable compagne. (plus d'avis sur PP)
  • El_Gabri Posté le 11 Novembre 2020
    C’est en partie pour combler un vague à l’âme causé par le départ de Fanny Osbourne vers les Etats-Unis, une femme mariée rencontrée depuis peu, que le jeune Robert-Louis Stevenson se rend dans les Cévennes à l’automne 1878 : un territoire reculé alors méconnu où planent encore l’ombre des loups féroces (rappelez-vous la Bête du Gévaudan !), et qui fut le théâtre de conflits religieux sanglants. Voilà le décor planté, Robert-Louis cherche bientôt à connaitre le pays de manière plus intime. Il se fait l’acquéreur d’une ânesse, Modestine, qu’il harnache fébrilement pour partir explorer la profondeur de ces terres : c’est le début du Voyage avec un âne dans les Cévennes. C’est avec délice que l’on suit le récit de ses mésaventures narrées avec une pointe d’humour et d’auto-dérision dont on se délecte ! Malmené par son ânesse, il déambule sous le regard des paysans goguenards, mais il s’enchante vite de l’expérience de ces douze jours à marcher dans ces contrées qui échappent encore à la colonisation du chemin de fer : on mesure l’isolement des habitants et devine la beauté préservée du paysage. Stevenson goûte aux nuits à la belle étoile, expérimente le dépouillement exigé par la randonnée, explore avec... C’est en partie pour combler un vague à l’âme causé par le départ de Fanny Osbourne vers les Etats-Unis, une femme mariée rencontrée depuis peu, que le jeune Robert-Louis Stevenson se rend dans les Cévennes à l’automne 1878 : un territoire reculé alors méconnu où planent encore l’ombre des loups féroces (rappelez-vous la Bête du Gévaudan !), et qui fut le théâtre de conflits religieux sanglants. Voilà le décor planté, Robert-Louis cherche bientôt à connaitre le pays de manière plus intime. Il se fait l’acquéreur d’une ânesse, Modestine, qu’il harnache fébrilement pour partir explorer la profondeur de ces terres : c’est le début du Voyage avec un âne dans les Cévennes. C’est avec délice que l’on suit le récit de ses mésaventures narrées avec une pointe d’humour et d’auto-dérision dont on se délecte ! Malmené par son ânesse, il déambule sous le regard des paysans goguenards, mais il s’enchante vite de l’expérience de ces douze jours à marcher dans ces contrées qui échappent encore à la colonisation du chemin de fer : on mesure l’isolement des habitants et devine la beauté préservée du paysage. Stevenson goûte aux nuits à la belle étoile, expérimente le dépouillement exigé par la randonnée, explore avec intérêt l’arrière-pays. Il s’intéresse aussi chemin faisant à l’histoire de la région en partageant les paroles confidentielles des habitants du coin. Mais en dehors des considérations historico-religieuses rapportées par l’illustre écrivain, Voyage avec un âne dans les Cévennes constitue avant tout un monde d’emploi décrivant l’état d’esprit à arborer en randonnée : curiosité, sobriété, légèreté, tolérance et souplesse dans les plans ! Stevenson se révèle un des pionniers de la randonnée au sens touristique du terme, celle que l’on entreprend par plaisir et amour du grand air.
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  • Flaubauski Posté le 14 Octobre 2020
    Lorsque Robert-Louis Stevenson décide de parcourir les Cévennes pendant une dizaine de jours, il ne s’attend pas à devoir partager sa route avec Modestine, une ânesse au caractère bien trempé qu’il va devoir acheter au début de son périple, celui-ci s’avérant plus ardu que prévu. Ils chemineront ensemble du Monastier à Saint-Jean du Gard, en passant par la traversée de la Lozère. De ce cheminement nous sont racontés les aléas – les débuts compliqués avec Modestine qui ne veut avancer qu’à un rythme horriblement lent, les égarements dans la lande en raison du temps ou de la nuit, l’accueil plus ou moins courtois des rares habitants de petits hameaux – et les rencontres, sur la route, ou dans un monastère où il s’arrêtera quelque temps, faites de conversations qui apportent à notre écossais protestant un autre regard sur ce coin de la France qui lui était inconnu. Au cours de ce cheminement nous est également relatée l’histoire des Camisards, insurgés protestants des Cévennes de la fin du XVIIème siècle qui se sont révoltés contre les persécutions faisant suite à la Révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV. L’auteur suit leurs traces, les imagine dans ces contrées qui sont pour lui source... Lorsque Robert-Louis Stevenson décide de parcourir les Cévennes pendant une dizaine de jours, il ne s’attend pas à devoir partager sa route avec Modestine, une ânesse au caractère bien trempé qu’il va devoir acheter au début de son périple, celui-ci s’avérant plus ardu que prévu. Ils chemineront ensemble du Monastier à Saint-Jean du Gard, en passant par la traversée de la Lozère. De ce cheminement nous sont racontés les aléas – les débuts compliqués avec Modestine qui ne veut avancer qu’à un rythme horriblement lent, les égarements dans la lande en raison du temps ou de la nuit, l’accueil plus ou moins courtois des rares habitants de petits hameaux – et les rencontres, sur la route, ou dans un monastère où il s’arrêtera quelque temps, faites de conversations qui apportent à notre écossais protestant un autre regard sur ce coin de la France qui lui était inconnu. Au cours de ce cheminement nous est également relatée l’histoire des Camisards, insurgés protestants des Cévennes de la fin du XVIIème siècle qui se sont révoltés contre les persécutions faisant suite à la Révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV. L’auteur suit leurs traces, les imagine dans ces contrées qui sont pour lui source de fascination, et ce malgré tous les aléas rencontrés, pour leur rendre hommage. Voyage avec un âne dans les Cévennes a été une découverte intéressante, en ce qu’il est une autre facette littéraire de Robert Louis Stevenson que je ne connaissais pas encore, mais je ne pense pas en garder un souvenir impérissable.
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  • CeCedille Posté le 21 Septembre 2020
    En ces débuts de la IIIème République, les ouvriers travaillent déjà à la construction d'une ligne de chemin de fer dans les Cévennes. C'est à la fin du Second Empire, le 10 août 1868, que la ligne du Monastier à Mende est concédée à la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne par une convention signée avec le ministre de l'Agriculture. le 25 août 1873, le Conseil Général de la Lozère fixe comme priorité l'étude d'un chemin de fer de Mende à La Bastide. Les Cévennes que parcourt Stevenson en octobre 1878 sont celles de la fin d'une époque. Il invoque Wordsworth " Montagnes et vallons et torrents, entendez vous ce coup de sifflet ?"... "Une année ou deux encore et ce sera un autre monde" constate-il résigné. Il converse avec les ouvriers employés aux études topographiques travaillant sur la ligne, et, autour d'un vin chaud, les trouve "intelligents et de conversation agréable". De fait, les Cévennes qui fascinent Stevenson sont plus proches de celles des camisards, deux siècles plus tôt, que de cette fin de XIXe siècle qui modernise les campagnes profondes. C'est un voyage dans le temps que propose notre auteur, plus... En ces débuts de la IIIème République, les ouvriers travaillent déjà à la construction d'une ligne de chemin de fer dans les Cévennes. C'est à la fin du Second Empire, le 10 août 1868, que la ligne du Monastier à Mende est concédée à la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne par une convention signée avec le ministre de l'Agriculture. le 25 août 1873, le Conseil Général de la Lozère fixe comme priorité l'étude d'un chemin de fer de Mende à La Bastide. Les Cévennes que parcourt Stevenson en octobre 1878 sont celles de la fin d'une époque. Il invoque Wordsworth " Montagnes et vallons et torrents, entendez vous ce coup de sifflet ?"... "Une année ou deux encore et ce sera un autre monde" constate-il résigné. Il converse avec les ouvriers employés aux études topographiques travaillant sur la ligne, et, autour d'un vin chaud, les trouve "intelligents et de conversation agréable". De fait, les Cévennes qui fascinent Stevenson sont plus proches de celles des camisards, deux siècles plus tôt, que de cette fin de XIXe siècle qui modernise les campagnes profondes. C'est un voyage dans le temps que propose notre auteur, plus encore qu'un cheminement dans l'espace. Des fantômes l'accompagnent : Rolland "généralissime des protestants de France", Cavalier "garçon boulanger doué du génie de la guerre" qui, passé à l'ennemi anglais, finira curieusement gouverneur de l'île de Jersey. Le combat entre le persécuteur catholique François de Langlade du Chayla, et le chef protestant Esprit Séguier, avec leur fin tragique est saisissant. En a-t-on jamais entendu parler à l'école ? En 1972, le film de René Alliot avait été une révélation... faute d'avoir lu assez tôt Stevenson ! Il se passionne en effet pour cette guerre cruelle, qui se fait dans la ferveur des psaumes et la pétarade des mousquets. Inclinant pour les protestants, en coreligionnaire écossais, il reconnait équitablement la bravoure dans les deux camps en racontant quelques uns de leurs faits d'armes, au gré des chemins qu'il parcourt, scrutant dans ses rares rencontres, les signes et les descendants de ces temps farouches. Il voit en effet des catholiques et des protestants toujours sûrs de leurs dogmes, mais, à sa grande surprise "cent soixante-dix ans après, le Protestant était toujours protestant, le Catholique toujours catholique, dans une mutuelle tolérance et douce amitié de vie." "Catholiques et Protestants avaient les rapports les plus aisés du monde". Il y a bien sûr, dans ce récit, l'élément comique de la petite ânesse gris souris, Modestine impavide, obstinée et fantasque qui désespère son accompagnateur. Gille Lapouge, dans une savoureuse préface à l'édition de poche, démontre avec malice et maestria que "c'est Modestine qui donne au récit son style". Un film récent (Antoinette dans les Cévennes - septembre 2020 -) en a compris et transposé la leçon. Les amateurs du GR70, dénommé chemin de Stevenson sur une longueur de 272 k, trouveront certes quelques récits cocasses des difficultés à bâter un âne ou à le retenir d'emprunter les chemins de traverse. Mais, pas plus que "L'usage du monde" de Bouvier, le récit de Stevenson n'est un guide de voyage. Dans ses nuits "à la belle étoile" (en français dans son texte), il se reconnait dans une forme de panthéisme qui transcende ces religions avec lesquelles il dialogue pourtant volontiers, sans crainte du prosélytisme insistant des trappistes de Notre-Dame des Neiges ou du Frère de Plymouth rencontré sur le sentier, auquel il assure, avec diplomatie, "qu'il n'est point facile de préciser qui connaît le Seigneur et ce n'est point en tout cas notre affaire. Protestants et Catholiques, voire ceux qui idolâtrent des pierres, peuvent le connaître et être connus de lui, car il est le créateur de toutes choses". Ajoutant avec un prudent œcuménisme : "nous sommes tous embarqués sur la mer démontée du monde, tous enfants d'un même père et qui s'efforcent sur beaucoup de points essentiels, d'agir de même et de se ressembler".
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  • Moulaga Posté le 30 Août 2020
    Ce livre est un merveilleux voyage au coeur des Cévennes, on a vraiment l'impression de faire la route avec l'auteur. De plus, c'est un témoignage de la société cévenole d'autrefois.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…