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Belfond
EAN : 9782714450081
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 512
Format : 140 x 225 mm

Apeirogon

Clément BAUDE (Traducteur)
Date de parution : 20/08/2020
Rentrée littéraire 2020
Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
Rami Elhanan est israélien, fils d’un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n’a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
Passés le choc, la douleur, les...
Rami Elhanan est israélien, fils d’un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n’a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l’envie de sauver des vies.
Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.

Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l’histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une œuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d’un conflit infini. Porté par la grâce d’une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.
 
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EAN : 9782714450081
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 512
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Un roman extraordinaire… Colum McCann a trouvé la forme et la voix pour dire la plus complexe des histoires avec en son cœur, puissamment, une amitié inattendue entre deux hommes. »
Kamila Shamsie / Kamila Shamsie, auteure de "Embrasements" et "Là où commencent et s’achèvent les voyages"

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Isid0re Posté le 12 Novembre 2020
    Ceux qui suivent mes chroniques savent que je suis attaché au fond, bien entendu, mais également à la forme. Ici, sur le fond, c'est une histoire croisée d'un israélien et d'un palestinien. Tous deux frappés par le deuil et le terrorisme et puis tous les deux acteurs d'un dialogue entre ces peuples déchirés par une histoire impossible... Et puis la forme... et alors... la claque... une lecture qui restera une marquante pour mon année 2020. Un roman dans une forme que je n'avais jamais croisée. Une sorte de "roman puzzle". Des petits chapitres, parfois une seule phrase. Des phrases qui reviennent comme des mantras. "si vous divisez la mort par la vie, vous obtenez un cercle" Des images. des dessins... Des bribes de ces deux histoires qui se croisent et s'entrechoquent. Comme si le livre une fois écrit avait explosé et que l'on avait recollé les morceaux, tels quels, sur des pages blanches. Quelle originalité, quelle audace, quel souffle, quel talent. Quelle lecture...
  • ChtiBaboun Posté le 9 Novembre 2020
    Apeirogon : figure géométrique  au nombre infini de côté. Il y a mieux que ce nom barbare pour donner un titre à un roman. Et pourtant.... Le dernier livre de Colum McCann est étourdissant  dans sa forme comme dans le fond. Colum  McCann s'appuie sur des faits réels qui ce sont déroulés il y a 23 et 13 ans en Israël et en Cisjordanie. En 1997 Rami Elhanan, israélien,  a perdu sa fille de 13 ans Smadar lors d'un attentat kamikaze du Hamas dans Yehuda Street à Jérusalem. En 2007 Bassam Aramin, palestinien, à perdu sa fille de 10 ans  Abir , abattu par un tireur israélien alors qu'elle allait à l'école. Rami et Bassam, né pour haïr le peuple ennemi vont au contraire devenir inlassablement des conteurs de leur vie et inlassablement  des combattants pour la paix au travers des associations le Cercle des Parents ou Les combattants pour la Paix. A partir de ces événements Colum McCann va tisser un roman hybride entre fiction et réalité. Le roman est constitué de 1000 chapitres ( faut il  voir un lien avec ce qui est dit au chapitre 220 : il n'y a de nombres amicaux qu'en deçà de 1 000 ) Les chapitres peuvent... Apeirogon : figure géométrique  au nombre infini de côté. Il y a mieux que ce nom barbare pour donner un titre à un roman. Et pourtant.... Le dernier livre de Colum McCann est étourdissant  dans sa forme comme dans le fond. Colum  McCann s'appuie sur des faits réels qui ce sont déroulés il y a 23 et 13 ans en Israël et en Cisjordanie. En 1997 Rami Elhanan, israélien,  a perdu sa fille de 13 ans Smadar lors d'un attentat kamikaze du Hamas dans Yehuda Street à Jérusalem. En 2007 Bassam Aramin, palestinien, à perdu sa fille de 10 ans  Abir , abattu par un tireur israélien alors qu'elle allait à l'école. Rami et Bassam, né pour haïr le peuple ennemi vont au contraire devenir inlassablement des conteurs de leur vie et inlassablement  des combattants pour la paix au travers des associations le Cercle des Parents ou Les combattants pour la Paix. A partir de ces événements Colum McCann va tisser un roman hybride entre fiction et réalité. Le roman est constitué de 1000 chapitres ( faut il  voir un lien avec ce qui est dit au chapitre 220 : il n'y a de nombres amicaux qu'en deçà de 1 000 ) Les chapitres peuvent être de plusieurs pages ou au contraire ne contenir qu'une seule phrase. La première partie contient 499 chapitres numérotés de façon croissante ( 1 à 499 ). le chapitre 500 est double et il regroupe les interviews menés auprès  de Rami Elhanan et Bassam Aramin. La deuxième partie contient elle aussi 499 chapitres numérotés de façon décroissante ( 499 à  1 ). Vous remarquerez que l'auteur s'est astreint à une numérotation arabe croissante et à  une numérotation juive décroissante. Tout le roman est marqué  par ce balancier entre monde arabe palestinien et monde israélien juif. Qu'il est difficile de rester sur une ligne de crête . Cette ligne de crête que Colum McCann décrit de façon poétique avec le fildeferiste Philippe Petit qui a tendu son fil au dessus de la vallée de Hinnom encore connue sous le nom de vallée de la Gehenne. Philippe Petit portait une tenue ample aux couleurs des drapeaux israélien et palestinien. le bras et la jambe opposée représentant un drapeau. Dans une poche un pigeon blanc qui devait s'envoler représentait la paix. Pas une colombe car Philippe Petit n'en avait pas trouvé à Jérusalem.  Quel symbole ! Tout comme ce pigeon qui ne voulut pas s'envoler et resta posé sur la tête de Philippe Petit ou sur l'extrémité de son balancier et pouvant compromettre la traversée du fildeferiste.Ligne de crête. Cette ligne de crête qui nous rappelle que tout est géographie dans ces territoires minuscules. " Il se penche à  gauche et slalome jusqu'à la voie de dépassement,  vers les tunnels, le mur de séparation,  la ville de Beit Jala. Un coup de guidon, deux possibilités : Gilo d'un coté ( israelien) Bethléem de l'autre. ( palestinien )" Chapitre 2 :  " Cette route mène à la Zone A sous autorité palestinienne. Entrée interdite aux citoyens israéliens. Danger de mort et violation de la loi israélienne." Il est interdit à tous Israélien d'aller en Cisjordanie.  Israël ne donne aucune information sur la Cisjordanie. Chapitre 67 " Au loin au dessus de Jérusalem le dirigeable s'élève " Du dirigeable on peut  observer.  Combien de capteurs de caméra ? Chapitre 251 " En 2004, des tourniquets ont été installés aux checkpoints piétons de Cisjordanie afin que les gens puissent passer en bon ordre.... A intervalles de quelques secondes, les tourniquets sont bloqués  et les piétons restent enfermés dans de long tunnels métalliques. ... La technique utilisée aux checkpoints est si fine que même les murmures les plus discrets peuvent être enregistrés. " Tout est géographie et ligne de crête.  C'est là que vivent les familles de Bassam et Rami. réunis par le malheur et la perte d'un enfant Plutôt qu'une narration classique, Colum MacCann nous distille un récit fragmenté  comme ces bombes terroristes où israéliennes . La forme fragmentée  du livre est le miroir de la complexité  des relations israelo-palestiniennes.  S'ouvrant sur les collines de Jérusalem et se terminant sur celles de Jéricho, le livre plonge dans tous les domaines. Il mélange politique, religion, histoire, musique, ornithologie, géopolitique, géographie. Il se déploie en cercles de plus en plus larges pour absorber tout ce qui, de près ou de loin, de l'infiniment grand à l'infiniment petit, nous apprend quelque chose sur cette terre et ses hommes . Ces cercles qui  nous disent que le conflit israelo- palestinien est le nôtre.  Nous sommes tous l'un des innombrables côtés de l'Apeirogon. Ces côtés de l'Apeirogon qui invariablement reviendront nous dire les circonstances de la mort d'Abir et de Smadar. Et dans toutes les conférences qu'ils feront à travers le monde Rami et Bassam auront toujours les mêmes mots : Mon nom est Rami Elhanan. Je suis le père de Smadar. Mon nom est Bassam Aramin. Je suis le père  d'Abir. Simplement humain. Tellement humain. Avec son humanisme Colum McCann saisit l'insaisissable situation de deux peuples voisins… Il était bien placé, lui, l'Irlandais au pays longtemps déchiré, pour essayer de comprendre cette folie d'une paix à  trouver  Et cette phrase prononcée par un frère d'Abir : «La seule vengeance consiste à faire la paix.» Magistral.
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  • HQL Posté le 8 Novembre 2020
    Il existe une multitude de très bons livres, sans qu’ils n’aient pourtant grand chose en commun. Certains vous touchent, appuient sur un point sensible, font écho à une histoire personnelle, et sont des coups de cœurs sentimentaux. D’autres vous glacent le sang, génèrent des palpitations, vous collent la chair de poule et vous accrochent jusqu’à la dernière page, la dernière goutte de sang, c’est maléfique mais c’est magique. Parfois, c’est la beauté de la langue qui enivre, ça tangue, ça chavire, vous vous laissez embarquer par les mots, vous les écoutez, les relisez, appréciez la justesse des phrases, la rotondité des formules dans la bouche, c’est savoureux comme un bon vin, et longtemps après la lecture vous pensez encore : quelle écriture ! Apeirogon est pour moi un roman extraordinaire par sa portée, son intelligence, pour sa thématique, sa façon de l’aborder, d’expliquer sans interpréter, de dire les choses qu’on ne veut pas entendre. C’est sa puissance, qui en fait un très bon livre, en plus de bénéficier d’un découpage atypique, fait de petits chapitres ciselés qui en rebuteront certains, c’est évident, mais qui m’ont permis de m’accrocher, de respirer quand ce fut difficile, douloureux, bouleversant. Cette histoire, c’est celle mi-relatée mi-romancée... Il existe une multitude de très bons livres, sans qu’ils n’aient pourtant grand chose en commun. Certains vous touchent, appuient sur un point sensible, font écho à une histoire personnelle, et sont des coups de cœurs sentimentaux. D’autres vous glacent le sang, génèrent des palpitations, vous collent la chair de poule et vous accrochent jusqu’à la dernière page, la dernière goutte de sang, c’est maléfique mais c’est magique. Parfois, c’est la beauté de la langue qui enivre, ça tangue, ça chavire, vous vous laissez embarquer par les mots, vous les écoutez, les relisez, appréciez la justesse des phrases, la rotondité des formules dans la bouche, c’est savoureux comme un bon vin, et longtemps après la lecture vous pensez encore : quelle écriture ! Apeirogon est pour moi un roman extraordinaire par sa portée, son intelligence, pour sa thématique, sa façon de l’aborder, d’expliquer sans interpréter, de dire les choses qu’on ne veut pas entendre. C’est sa puissance, qui en fait un très bon livre, en plus de bénéficier d’un découpage atypique, fait de petits chapitres ciselés qui en rebuteront certains, c’est évident, mais qui m’ont permis de m’accrocher, de respirer quand ce fut difficile, douloureux, bouleversant. Cette histoire, c’est celle mi-relatée mi-romancée de deux pères, Rami et Bassam. Deux pères que les patries opposent, que les conflits séparent, mais que le deuil réuni. Rami l’israélien a perdu sa fille Smadar dans un attentat suicide causé par un kamikaze palestinien, tandis que Bassam le palestinien a vu sa fille Abir mourir après qu’un jeune garde-frontière israélien lui ai tiré une balle en caoutchouc dans la tête juste devant son école. Ces deux pères endeuillés vont se retrouver dans Le cercle des parents, une association israélo-palestinienne qui réunit des parents des deux nationalités autour d’une même volonté : transformer leur deuil en énergie positive pour la paix entre leurs deux nations. Et il en faut de l’amour pour ses enfants pour surmonter son réflexe primaire de haine, sa soif de vengeance, celle que les deux camps exploitent à dessein pour perpétuer la violence, légitimer le pire, sans jamais chercher à discuter et à dire : on arrête ? Il y sera question des origines des civilisations, de l’occupation des territoires, de leurs vies, des insultes reçues par leur propre camp, qui les voient comme des traitres. On y retrouve une humanité éblouissante, une amitié simple mais solide, la beauté de l’intelligence et du dialogue plus que de la haine et de la violence. C’est un superbe roman, il m’a embarqué en Cisjordanie et en Israël dans cette aventure singulière pour la paix. Sublime.
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  • Kikili Posté le 7 Novembre 2020
    Savez vous que, quelque part en Allemagne une mélodie est jouée sur un orgue depuis 2001 ? La musique durera jusqu'au 5 septembre 2640... Savez vous que, en Israël, les oiseaux sont pistés par des radars sophistiqués installés le long des itinéraires de migration dans tout le pays, en liaison avec les installations militaires et le bureau du contrôle aérien de l'aéroport Ben-Gourion ? Bassam et Rami sont amis. De vieux amis. Abir et Smadar sont mortes, fauchées dans leur jeunesse par une violence aveugle. Colum McCann nous raconte leurs vies, et la vie qui va autour. Magistral !
  • puchkina Posté le 28 Octobre 2020
    Rami Elhanan, israélien, a perdu sa fille Smadar dans un attentat suicide en 1997. Elle avait quatorze ans. Bassam Aramin, palestinien, a perdu sa fille Abir en 2007, tuée par une balle en caoutchouc tirée par un soldat israélien. Elle avait dix ans. En mille et un fragments, l’écrivain Colum McCann restitue ces drames, raconte qui était Smadar et Abir, l’engagement des pères dans les Combattants de la Paix pour ne pas se laisser dévorer par la haine, des dizaines d’anecdotes qui ont un proche ou lointain rapport avec les événements principaux comme le dernier repas de Mitterrand ou la traversée de la paix du funambule Philippe Petit en 1987. Mais il revient toujours à Bassam et Rami, Abir et Smadar, il tourne autour en cercles concentriques, répétant certaines phrases comme des versets incantatoires ou expiatoires, donnant à lire un roman kaléidoscopique au plus proche de l’humain et de l’utopique nécessité de vivre ensemble. Magnifique !

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