Lisez! icon: Search engine
Belfond
EAN : 9782714482044
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 140 x 225 mm

Baiser ou faire des films

Rose LABOURIE (Traducteur)
Date de parution : 21/01/2021
Après le choc de La Fabrique des salauds, Chris Kraus nous revient avec un roman plein d’une fantaisie grinçante. Écrit sous la forme d’un journal posthume, un texte puissant et drôle, qui continue d’explorer ces familles hantées par les fantômes nazis, sur fond d’hommage à la Beat Generation.
Jonas n’a pas trente ans quand il débarque à New York pour vivre son rêve de cinéma. Au gré de rencontres déjantées, le jeune Allemand découvre, fasciné, un milieu où flottent encore les ombres de Kerouac et de Ginsberg. Reste à trouver un sujet pour son film d’études. Fiction porno-expérimentale... Jonas n’a pas trente ans quand il débarque à New York pour vivre son rêve de cinéma. Au gré de rencontres déjantées, le jeune Allemand découvre, fasciné, un milieu où flottent encore les ombres de Kerouac et de Ginsberg. Reste à trouver un sujet pour son film d’études. Fiction porno-expérimentale ? Documentaire sur le pouvoir érotique des lobes d’oreilles ?

Jonas semble passer volontairement à côté du sujet qui s’imposerait pourtant : l’histoire de sa famille. À New York, en effet, vit sa « tante » Paula, qui fut un temps très proche de son grand-père, pendant la Seconde Guerre mondiale, à Riga. Même si Jonas ne veut rien entendre, Paula a beaucoup à dire sur cet homme complexe, ce nazi sanguinaire qui l’a pourtant sauvée, elle, la Juive.

Et tandis que Jonas répète à l’envi « Je ne tournerai pas de film à la con sur les nazis ! », la belle Nele va entrer dans sa vie…
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782714482044
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

A propos de La Fabrique des salauds :

« Un roman haletant, parfois tristement drôle, parfois à peine soutenable. »
 
Fabrice Colin / Le Nouveau Magazine littéraire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bazart Posté le 24 Août 2021
    Comment ne pas faire un film à la con sur les nazis lorsque l’on est un jeune allemand, étudiant en cinéma. Jonas Rosen s’envole pour New-York dans le cadre d’un voyage universitaire pour tourner un film sur le sexe et pour accessoirement rencontrer une peintre juive qui aurait été sauvée de la solution finale par son grand-père. De rencontres en rencontres, dans le milieu Arty de la Beat Génération finissante, le jeune homme tout en essayant de réaliser un court métrage sur les lobes d’oreilles, beaucoup plus originaux que les vulves ou les pénis prévus, découvrira chez « tante Paula » une vérité sur les exactions de son grand-père. Jonas pour croire enfin en l’avenir, il te faudra assumer le passé nazi de ta famille. Une histoire de l’Allemagne dans la Big Apple. Candide à New-York, ou les tribulations de Jonas sur les traces de Burroughs, Bukowski ou Kerouac. Roman d’apprentissage d’un trentenaire alourdi par le passé de son pays, « Baiser ou faire des films » est aussi le récit joyeusement désespéré de la fin d’une époque.
  • Eve-Yeshe Posté le 29 Juin 2021
    Jonas Rosen, étudiant à Berlin, est chargé par Lila von Dornbuscg son professeur de réaliser un film sur le sexe. Pour ce faire, il se rend à New-York où il doit préparer le terrain, nouer des contacts, trouver des logements pour que son équipe puisse débarquer chez Oncle Sam dans les meilleures conditions. On va le suivre pendant quelques semaines à l’automne 1996. Il arrive donc seul laissant sa compagne Mah en Allemagne, il est hébergé par Jeremiah, dans un appartement minuscule où la saleté règne en maitre. Jeremiah, en état d’obésité morbide, vautré dans ce qui fut un canapé, nous est présenté comme le cas typique d’un patient atteint de syndrome de Diogène : tout s’entasse dans l’appartement, les livres, les ordures, les restes de nourriture, la vaisselle sale et bien sûr les excréments du chine et des chats… Jonas n’a qu’une envie, partir mais pour aller où ? Il prend contact, comme promis avec tante Paula, artiste reconnue, veuve, atteinte d’un cancer en phase terminale qui veut lui raconter son passé de femme juive (demie-juive diraient les nazis) à Riga, où elle a travaillé sous les ordres d’un SS notoire, le sturmbannfurher (à vos souhaits !), qui n’est autre que... Jonas Rosen, étudiant à Berlin, est chargé par Lila von Dornbuscg son professeur de réaliser un film sur le sexe. Pour ce faire, il se rend à New-York où il doit préparer le terrain, nouer des contacts, trouver des logements pour que son équipe puisse débarquer chez Oncle Sam dans les meilleures conditions. On va le suivre pendant quelques semaines à l’automne 1996. Il arrive donc seul laissant sa compagne Mah en Allemagne, il est hébergé par Jeremiah, dans un appartement minuscule où la saleté règne en maitre. Jeremiah, en état d’obésité morbide, vautré dans ce qui fut un canapé, nous est présenté comme le cas typique d’un patient atteint de syndrome de Diogène : tout s’entasse dans l’appartement, les livres, les ordures, les restes de nourriture, la vaisselle sale et bien sûr les excréments du chine et des chats… Jonas n’a qu’une envie, partir mais pour aller où ? Il prend contact, comme promis avec tante Paula, artiste reconnue, veuve, atteinte d’un cancer en phase terminale qui veut lui raconter son passé de femme juive (demie-juive diraient les nazis) à Riga, où elle a travaillé sous les ordres d’un SS notoire, le sturmbannfurher (à vos souhaits !), qui n’est autre que Opapa, le grand-père de Jonas… Il n’a pas envie d’entendre ce que Paula veut lui révéler, et surtout ne veut pas faire « un film à la con sur les nazis » (on ne risque pas de l’oublier, tant la phrase revient souvent dans le roman, notamment 10 fois de suite lors du « prologue », mais le passé finit toujours par remonter, à la surface, les secrets cachés, enfouis très profondément mais qui se transmettent en douce aux générations suivantes. Jonas téléphone régulièrement à Mah, jalouse, possessive sur les bords, qui a toujours peur qu’il rencontre une autre femme. D’autres personnages vont accompagner Jonas, notamment Nele Zapp stagiaire à l’institut Goethe, plus ou moins bien dans sa tête, qui boit beaucoup, cherche à s’étourdir et finit par s’attacher à Jonas. On fait la connaissance de célébrités de l’époque, côtoyant la « Beat Génération » et des étudiants du groupe, venus aider le héros à finaliser son projet, nébuleux : ce sera le sexe et l’oreille il décide d’interroger des gens dans la rue pour savoir ce qu’ils pensent de l’oreille dans la sexualité ! Cela doit faire trois mois que je rame dans cette lecture ; la sexualité est omniprésente mais en termes tellement crus qu’on tutoie la nausée. Je l’ai déjà dit dans ce blog, je n’aime pas le langage cru dans un roman ! ça heurte mes chastes oreilles pour rester dans le contexte, on l’entend assez dans la rue ou ailleurs, un livre doit être bien écrit ! Je me suis fait un challenge, lire le tiers du roman avant de lâcher l’affaire, parce que j’ai eu un coup de cœur pour le précédent roman de Chris Kraus : « La fabrique des salauds » et aussi parce que j’avais lu quelques critiques assez enthousiastes. Au moment où j’allais lâcher prise, arrive le témoignage de Paula sur les exactions de grand-papa Rosen pendant la guerre, et c’est ce qui m’a motivé pour continuer. J’ai peu apprécié la mentalité des jeunes étudiants du groupe de Jonas, égocentriques, nombrilistes, qui vivent dans un monde virtuel tout en appréciant le luxe de l’immeuble où loge Paula. Par contre, le fait de présenter l’histoire, sous la forme de carnets écrits par Jonas, et retrouvés par sa fille à la mort de celui-ci est intéressant. J’ai beaucoup pensé à la sensation de malaise qui m’avait accompagnée lors de la lecture d’un roman pourtant encensé par les critiques: « La conjuration des imbéciles » de John Kennedy Toole… J’ai retrouvé la plume de Chris Kraus dans un exercice particulier, tutoyant l’absurde, mais émaillé de souffrance et de désillusion, ce qui finalement m’a touchée plus que je ne le pensais et je suis contente d’être arrivée au bout, ce qui est un exploit en fait. J’ose espérer que l’on va retrouver bientôt un livre aussi puissant que « La fabrique des salauds » … Un grand merci à NetGalley et aux éditions Belfond qui m’ont permis de découvrir ce nouveau roman d’un auteur qui m’avait littéralement conquise avec son premier opus. #ChrisKraus #NetGalleyFrance
    Lire la suite
    En lire moins
  • Cigale17 Posté le 20 Juin 2021
    La fille de Jonas Rosen prévient le lecteur dans la « Préface de Puma » (2018), son père attirait les catastrophes. Après la mort inopinée (?) de celui-ci, que Puma raconte dans ces quelques pages liminaires, elle a trouvé trois carnets écrits de sa main dans lesquels il relate un curieux séjour d’un mois à New York, à la fin de l’été 1996. En fait, étudiant en cinéma à cette époque, il s’y rend à la demande d’un de ses professeurs pour régler les détails du séjour pour lui-même et pour cinq autres étudiants. Ils sont censés y tourner un film sur le sexe… Jonas ne sait pas encore quelle aspect va prendre son film. Il n’est sûr que d’une chose et il l’écrit dix fois sur la première page du premier carnet : « Je ne tournerai pas de film à la con sur les nazis ! » Chris Kraus immerge son personnage, Jonas Rosen, dans une ville qui lui est inconnue et dont il ne possède que scolairement la langue, avec peu de moyens pécuniaires et, pour tout point de chute, une adresse à l’institut Goethe. Autant dire que Jonas va multiplier les expériences inédites et faire un apprentissage rapide et intensif de la... La fille de Jonas Rosen prévient le lecteur dans la « Préface de Puma » (2018), son père attirait les catastrophes. Après la mort inopinée (?) de celui-ci, que Puma raconte dans ces quelques pages liminaires, elle a trouvé trois carnets écrits de sa main dans lesquels il relate un curieux séjour d’un mois à New York, à la fin de l’été 1996. En fait, étudiant en cinéma à cette époque, il s’y rend à la demande d’un de ses professeurs pour régler les détails du séjour pour lui-même et pour cinq autres étudiants. Ils sont censés y tourner un film sur le sexe… Jonas ne sait pas encore quelle aspect va prendre son film. Il n’est sûr que d’une chose et il l’écrit dix fois sur la première page du premier carnet : « Je ne tournerai pas de film à la con sur les nazis ! » Chris Kraus immerge son personnage, Jonas Rosen, dans une ville qui lui est inconnue et dont il ne possède que scolairement la langue, avec peu de moyens pécuniaires et, pour tout point de chute, une adresse à l’institut Goethe. Autant dire que Jonas va multiplier les expériences inédites et faire un apprentissage rapide et intensif de la vie, beaucoup plus que du cinéma. *** Je n’ai pas éprouvé dans le dernier roman de Chris Kraus, Baiser ou faire des films, les émotions très intenses qui m’avaient submergée à la lecture de La Fabrique des salauds. Mais si l’on excepte le titre inutilement provocateur et, d’après les réactions des lecteurs de la bibliothèque, totalement contreproductif, ce roman est lui aussi plein de qualités et m’a beaucoup plu. Le jeune Jonas est touchant dans ses efforts pour se concilier les bonnes grâces des uns et des autres, et pour tenter de se faire accepter dans cette ville et ce milieu inconnus, pas toujours accueillants. Ses mésaventures et ses rencontres sont prétextes à revisiter certaines périodes de l’Histoire, essentiellement la Beat Generation ainsi que les exactions des nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale à Riga. Paula Hertzlieb, la « tante » de Jonas se révèle être un personnage bien déjanté, mais sympathique et généreux. Jonas apprendra auprès d’elle beaucoup de choses sur le passé de sa famille, en particulier de son grand-père : l’Histoire le rattrape. J’aime beaucoup l’écriture de Chris Kraus. En passant, merci à la traductrice, Rose Labourie qui a su rendre magnifiquement l’ironie, l’humour noir, le sarcasme qu’emploie l’auteur. Je recommande chaleureusement ce roman, mais permettez-moi ces petits conseils : ne lisez pas la quatrième de couverture, conservez le titre original (Femmes d’été, Femmes d’hiver) et relisez la préface quand vous aurez fini le roman…
    Lire la suite
    En lire moins
  • MilleetunepagesLM Posté le 14 Juin 2021
    Le commentaire de Lynda : Tout d'abord, je dois vous avouer que le titre n'a rien à voir avec le roman, personne ne baise, et personne ne fait des films. Dans ce récit, on est avec Jonas Rosen, un jeune Allemand qui va aller à New York pour aller faire un film de sexe ou un documentaire sur l'oreiller. Jonas est le petit-fils d'un ancien officier SS, c'est une quête de ses racines qu'il effectue, en allant séjourner à New York et rencontrer sa tante Paula qui lui en apprendra de plus en plus sur son aïeul. Jonas est le narrateur qui démontre une urgence de vivre qui se révèle à lui. Son rêve de cinéma sera décalé de plus en plus au fil de la lecture, ce voyage à New York afin de réaliser en tant qu'étudiant en cinéma son projet d'un film. Ce roman est un amalgame de l'histoire de famille, avec sa tante Paula qui a été victime de la Shoah, de son grand-père nazi SS, sa vieille tante le renvoie toujours à cette histoire par sa famille, et de Beat Generation avec le personnage de Jeremiah où il va résider au début de son voyage, et de sa petite... Le commentaire de Lynda : Tout d'abord, je dois vous avouer que le titre n'a rien à voir avec le roman, personne ne baise, et personne ne fait des films. Dans ce récit, on est avec Jonas Rosen, un jeune Allemand qui va aller à New York pour aller faire un film de sexe ou un documentaire sur l'oreiller. Jonas est le petit-fils d'un ancien officier SS, c'est une quête de ses racines qu'il effectue, en allant séjourner à New York et rencontrer sa tante Paula qui lui en apprendra de plus en plus sur son aïeul. Jonas est le narrateur qui démontre une urgence de vivre qui se révèle à lui. Son rêve de cinéma sera décalé de plus en plus au fil de la lecture, ce voyage à New York afin de réaliser en tant qu'étudiant en cinéma son projet d'un film. Ce roman est un amalgame de l'histoire de famille, avec sa tante Paula qui a été victime de la Shoah, de son grand-père nazi SS, sa vieille tante le renvoie toujours à cette histoire par sa famille, et de Beat Generation avec le personnage de Jeremiah où il va résider au début de son voyage, et de sa petite amie Mah restée en Allemagne qui lui démontre de la jalousie, et de Nele avec qui la rencontre ne le laissera pas de marbre. Tout ce récit, nous est présenté sous forme d'un journal intime, ce qui permet de suivre jour après jour tout le parcours de Jonas, ses rencontres, ses réflexions, ses découvertes, ses questionnements, et ses états d'âme. Ce qui donne au récit, une quête initiatique puisque Jonas va expier les fantômes du passé de sa famille, il va retourner en Allemagne sans avoir réalisé son film. Un roman qui a du mordant, un humour acéré, de l'humour noir. Les personnages se démarquent beaucoup, chacun apporte une couleur au récit. La proposition des personnages est intelligente, nuancée et bien définie. L'intrigue m'a fait ressentir une ambivalence par la lourdeur de l'histoire et la légèreté que dégage la dérision de l'auteur qui permet de distiller le sujet. Un roman poétique qui souligne un sujet délicat que privilégie l'auteur comme dans son roman précédent, la fabrique des salauds, les familles hantées par leur passé nazi.
    Lire la suite
    En lire moins
  • listo Posté le 13 Mai 2021
    C'est un livre de tendresse et d'amour. livre sur le passé de l'Allemagne (période nazie), sur les seventies. sur New York, sur le couple, sur la famille, sur les attirances, sur la survie. Il y a tout ça et tout s'imbrique et tout semble lier sans que cela ne nous pose un problème, ça c'est de l'art

les contenus multimédias

Toute l'actualité des éditions Belfond
Découvrez les auteurs en vogue et les nouveautés incontournables de la scène internationale.

Lisez maintenant, tout de suite !

  • Sélection
    Lisez

    Rentrée littéraire d'hiver 2021, une sélection de romans à dévorer

    Une sélection de nouvelles lectures pour bien commencer la nouvelle année ! Laissez-vous tenter par un voyage à Cuba, replongez dans l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, découvrez la suite d'un roman à succès... Avec la rentrée littéraire d'hiver, commencez 2021 en plongeant dans des univers passionnants.

    Lire l'article