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Robert Laffont
EAN : 9782221257357
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 135 x 215 mm

Ce qui manque à un clochard

Date de parution : 26/08/2021

Lauréat du Prix Brassens 2021
Rentrée Littéraire 2021

« Dans la verte campagne berrichonne, l’homme le plus différent qui soit est apparu ; il sortait des marais telle une étrange apparition. Jamais cette terre n’avait donné naissance à un enfant aussi bizarre. Il fallait bien que l’anormal advienne un jour. »

Marcel Bascoulard a vraiment existé. Ce mendiant, séparé...

« Dans la verte campagne berrichonne, l’homme le plus différent qui soit est apparu ; il sortait des marais telle une étrange apparition. Jamais cette terre n’avait donné naissance à un enfant aussi bizarre. Il fallait bien que l’anormal advienne un jour. »

Marcel Bascoulard a vraiment existé. Ce mendiant, séparé de sa famille, vivait dans des masures et vendait ses toiles au prix qu’on lui offrait.
Il est né en 1913 et a été assassiné en 1978. Dessinateur de génie, travesti, poète et photographe, il a choisi pour sœurs d’existence solitude et pauvreté.
Les extases n’étaient pas loin pourtant.

Dans ces Mémoires romancés, tout imprégnés d’une douce mélancolie, la prose avoisine souvent la poésie, retournant la misère en gloire.

Retrouvez toute la Rentrée Littéraire Robert Laffont ici : http://rentreelitteraire.robertlaffont.com/
 

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EAN : 9782221257357
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • migdal Posté le 19 Novembre 2021
    J’avoue que je ne connaissais pas Marcel Bascoulard avant de lire Nicolas Diat qui lui consacre un livre sublime qui fait revivre ce dessinateur virtuose, éternel vagabond qui parcourait Bourges et le Berry, souvent habillé en femme, au guidon d’un invraisemblable tricycle. Né en 1913, Marcel voit son père, traumatisé par la grande guerre, devenu insupportable, abattu d’un coup de pistolet par sa mère qui finira dans un asile psychiatrique. Marqué par cet homicide, Marcel s’isole du monde et débute une vie errante en vivant chichement de la vente de ses dessins. Clochard, mais jamais mendiant, il se vante de sa fortune dans une émission télévisée de Stéphane Collaro, attire ainsi l’attention de petits malfrats et meurt étranglé le 12 janvier 1978. Cultivé, cet autodidacte qui avait appris le russe, l'allemand, le suédois, et le polonais était aussi poète, aimait Baudelaire, et savait évoluer dans le monde et parfois le grand monde berrichon. Mais, cet homme du peuple, athée, iconoclaste et communiste, était surtout à l’aise au milieu des laissés pour compte, des exclus, des filles de joie et des exploités. Personnage d’un temps révolu, issu du terroir, cet artiste attachant, fier de sa marginalité laisse une trace hyper réaliste qui prend place... J’avoue que je ne connaissais pas Marcel Bascoulard avant de lire Nicolas Diat qui lui consacre un livre sublime qui fait revivre ce dessinateur virtuose, éternel vagabond qui parcourait Bourges et le Berry, souvent habillé en femme, au guidon d’un invraisemblable tricycle. Né en 1913, Marcel voit son père, traumatisé par la grande guerre, devenu insupportable, abattu d’un coup de pistolet par sa mère qui finira dans un asile psychiatrique. Marqué par cet homicide, Marcel s’isole du monde et débute une vie errante en vivant chichement de la vente de ses dessins. Clochard, mais jamais mendiant, il se vante de sa fortune dans une émission télévisée de Stéphane Collaro, attire ainsi l’attention de petits malfrats et meurt étranglé le 12 janvier 1978. Cultivé, cet autodidacte qui avait appris le russe, l'allemand, le suédois, et le polonais était aussi poète, aimait Baudelaire, et savait évoluer dans le monde et parfois le grand monde berrichon. Mais, cet homme du peuple, athée, iconoclaste et communiste, était surtout à l’aise au milieu des laissés pour compte, des exclus, des filles de joie et des exploités. Personnage d’un temps révolu, issu du terroir, cet artiste attachant, fier de sa marginalité laisse une trace hyper réaliste qui prend place au fil des années dans les collections et les musées. « Ce qui manque à un clochard » rejoint dans ma bibliothèque « les forets de Ravel » et « deux remords de Claude Monet », romans de Michel Bernard dont « Le bon coeur » évoque Bourges . Avec le même classicisme Nicolas Diat écrit élégamment des phrases ciselées, sensibles, qui questionnent l’âme et interpellent sur les valeurs contemporaines résumées dans la formule inoubliable «Dans une gare, il y a ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien». Un roman marquant qui révèle à la fois un écrivain prometteur et un dessinateur au regard singulier sur l’urbanité.
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  • oiseaulire Posté le 2 Novembre 2021
    Nicolas Diat présente sous forme romancée la vie difficile d'un créateur excentrique et marginal, Marcel Bascoulard, né en 1913 à Vallenay dans le Cher et mort assassiné le 12 janvier 1978 à Asnières-lès-Bourges, dans le même département. Issu d'une famille paysanne, le petit Marcel eut une enfance triste, partagé entre une mère malheureuse et un père tyrannique terrorisant sa famille jusqu'à ce que son épouse n'en pouvant plus de mauvais traitements, le tua un jour d'une balle de révolver. Le jeune homme avait alors dix neuf ans et c'est à ce moment là que sa vie bascula irrémédiablement vers la solitude et le refus de tout superflu. Sa mère, seul amour de sa vie, fut internée dans un hôpital psychiatrique, et il commença une vie livrée à lui-même, anti-conformiste, vivant dans des cabanes de jardin, marchant beaucoup à pied et créant. Photographe, dessinateur d'architecture, créateur de robes qu'il portait lui-même, il mena une dure vie d'anachorète, vivant des dessins qu'il vendait le prix qu'on lui en offrait, même si son talent ne passa pas inaperçu de son vivant. En effet la ville de Bourges le considérait comme un des siens à part entière et ses habitants lui étaient attachés, malgré son originalité et sa... Nicolas Diat présente sous forme romancée la vie difficile d'un créateur excentrique et marginal, Marcel Bascoulard, né en 1913 à Vallenay dans le Cher et mort assassiné le 12 janvier 1978 à Asnières-lès-Bourges, dans le même département. Issu d'une famille paysanne, le petit Marcel eut une enfance triste, partagé entre une mère malheureuse et un père tyrannique terrorisant sa famille jusqu'à ce que son épouse n'en pouvant plus de mauvais traitements, le tua un jour d'une balle de révolver. Le jeune homme avait alors dix neuf ans et c'est à ce moment là que sa vie bascula irrémédiablement vers la solitude et le refus de tout superflu. Sa mère, seul amour de sa vie, fut internée dans un hôpital psychiatrique, et il commença une vie livrée à lui-même, anti-conformiste, vivant dans des cabanes de jardin, marchant beaucoup à pied et créant. Photographe, dessinateur d'architecture, créateur de robes qu'il portait lui-même, il mena une dure vie d'anachorète, vivant des dessins qu'il vendait le prix qu'on lui en offrait, même si son talent ne passa pas inaperçu de son vivant. En effet la ville de Bourges le considérait comme un des siens à part entière et ses habitants lui étaient attachés, malgré son originalité et sa vie de presque vagabond. A tel point qu'après son assassinat par un marginal, Bourges reconnaissant son talent, paya ses obsèques au cimetière Saint-Lazare. Ses oeuvres, tant ses photographies, que les dessins qu'on a pu retrouver, font aujourd'hui l'objet d'expositions à Paris. L'auteur, Nicolas Diat, ultra catholique et conservateur est l'éditeur de figures de droite, telles que Philippe de Villiers et le général Pierre de Villiers. Il est l'auteur de livres sur le Vatican et la vie monastique. En 2018, il reçut le prix du cardinal Lustiger pour "Un temps pour mourir, derniers jours de la vie des moines". Né lui aussi dans le département du Cher, il n'avait que trois ans à la mort de Marcel Basculard, ce qui exclut qu'il l'ait connu personnellement, ou qu'il en ait conservé des souvenirs précis. Mais il est tout-à-fait probable qu'il ait souvent entendu citer son nom : il a en tous cas consacré ce livre poétique, plein de sensibilité et de respect, à cet homme excentrique, athée et libertaire, ce qui mérite d'être souligné. Quant à la figure émouvante de Marcel Basculard, il est réconfortant que de pareils êtres puissent exister. Ils le paient très cher, mais ont su affronter ce que peu d'entre nous ont affronté : la froid, la solitude, l'austérité d'une vie vouée exclusivement à la création et à la liberté.
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  • anniefrance Posté le 16 Août 2021
    5 étoiles méritées mais il s'agit de version non corrigée et j'attends les corrections, surtout orthographique et me semble-t-il un dérapage de date: 1389 au lieu, je suppose de 1789, sinon je ne comprends pas la phrase. L'anti-héros à qui Diat prête sa plume a vraiment existé et comme prévu, ses dessins lui survivent. Depuis la mort de son père, tué par sa mère épuisée par les mauvais traitements, il erre...pas trop loin de la prison ou ensuite de l'hôpital psychiatrique où elle est enfermée. C'est presque la seule femme qu'il a aimée en dehors de son amie Rita.Il a quelques rares amis mais vit en dehors de la société dans des abris de fortune, le dernier étant une cabine de camion; il vit de peu oeufs et lait qu'il partage avec ses chats qui lui servent de couverture la nuit (pas de feu ni de toilette...d'ailleurs il pue, se llavant rarement.) Sa grande passion est le dessin, il vend quelques oeuvres pour survivre; il aime aussi la photographie et la poésie (Baudelaire en particulier) Etrangement, il aime créer des vêtements féminins et se travestit volontiers. La cathédrale de Bourges le fascine et il la dessine sous tous les angles. Bêtement, il prétend... 5 étoiles méritées mais il s'agit de version non corrigée et j'attends les corrections, surtout orthographique et me semble-t-il un dérapage de date: 1389 au lieu, je suppose de 1789, sinon je ne comprends pas la phrase. L'anti-héros à qui Diat prête sa plume a vraiment existé et comme prévu, ses dessins lui survivent. Depuis la mort de son père, tué par sa mère épuisée par les mauvais traitements, il erre...pas trop loin de la prison ou ensuite de l'hôpital psychiatrique où elle est enfermée. C'est presque la seule femme qu'il a aimée en dehors de son amie Rita.Il a quelques rares amis mais vit en dehors de la société dans des abris de fortune, le dernier étant une cabine de camion; il vit de peu oeufs et lait qu'il partage avec ses chats qui lui servent de couverture la nuit (pas de feu ni de toilette...d'ailleurs il pue, se llavant rarement.) Sa grande passion est le dessin, il vend quelques oeuvres pour survivre; il aime aussi la photographie et la poésie (Baudelaire en particulier) Etrangement, il aime créer des vêtements féminins et se travestit volontiers. La cathédrale de Bourges le fascine et il la dessine sous tous les angles. Bêtement, il prétend à un journaliste qu'il est riche; ça lui sera fatal. L'auteur nous fait entrer dans la peau de ce talentueux clochard, la langue est souvent poétique. Une bien belle lecture, merci au libraire qui m'a offert ce livre en avant-première! J'aimerais bien admirer les dessins!
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