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Belfond
EAN : 9782714473196
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 140 x 205 mm

Des femmes remarquables

Sabine PORTE (Traducteur)
Collection : Belfond Vintage
Date de parution : 01/06/2017
Dans la veine de La Ferme de cousine Judith (Belfond Vintage, 2016) et des Aventures de Cluny Brown de Margery Sharp (Belfond Vintage, 2015), Des femmes remarquables, aussi drôle que savoureux, compte parmi les meilleures comédies anglaises. Avec sa bouilloire à la main et son oreille compatissante, Mildred Lathbury est l’incarnation même de la chic fille. Mais l’arrivée d’un couple de jeunes mariés dans son immeuble va bouleverser sa vie bien ordonnée…
Londres, dans les années 1950. Mildred Lathbury, jeune femme célibataire au quotidien partagé entre la vie de la paroisse et les tâches domestiques, voit son existence bouleversée lorsque débarque dans son immeuble une fougueuse anthropologue au bras d’un très bel homme…

Je laissai Dora poursuivre, mais sans réellement lui prêter l’oreille...
Londres, dans les années 1950. Mildred Lathbury, jeune femme célibataire au quotidien partagé entre la vie de la paroisse et les tâches domestiques, voit son existence bouleversée lorsque débarque dans son immeuble une fougueuse anthropologue au bras d’un très bel homme…

Je laissai Dora poursuivre, mais sans réellement lui prêter l’oreille car je connaissais l’opinion que nourrissait Dora à l’égard de miss Protheroe et de tout précepte religieux. Nous nous étions souvent querellées autrefois à ce sujet. Je me demandais comment elle pouvait gâcher autant d’énergie à lutter pour une vétille telle que le port du chapeau à l’office ; puis je me dis qu’après tout, la vie se réduisait, pour la plupart d’entre nous, à des détails de cet ordre : les petits désagréments plus que les grandes tragédies, les dérisoires petites envies plus que les grands renoncements et les tragiques passions amoureuses de l’histoire ou des romans.
 
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EAN : 9782714473196
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

« Lire Barbara Pym est… une merveilleuse expérience, qui nous procure des perceptions, des sensations et des réactions absolument uniques. »
Newsweek

 « Barbara Pym nous rappelle que la solitude peut être un choix et qu’un roman animé, puissant, peut être entièrement construit autour de cette vertu controversée qu’est la patience féminine. »
John Updike, The New Yorker

 « L’une des meilleures comédies anglaises de ces 70 dernières années. »
Lord David Cecil

« Barbara Pym est le plus rare des trésors, elle nous rappelle la déchirante absurdité de notre vie quotidienne. »
Anne Tyler

« Un superbe écrivain comique. »
John Betjeman

« Pym me fait sourire, rire aux éclats, examiner mes propres manies et fantasmes, et par-dessus tout, regretter d’achever ma lecture. De combien d’auteurs pouvez-vous honnêtement parler ainsi ? »
Mavis Cheek
 

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • sld09 Posté le 23 Mai 2020
    Ce roman à l'atmosphère "so british" m’a beaucoup plu. D'ailleurs c'est tellement british qu'on pourrait croire que l'auteur force le trait à dessein, sauf que le roman a été écrit en 1952 par une Anglaise et qu'elle nous raconte l’Angleterre de l’après-guerre telle qu'elle l'a connue. Et il reste encore des traces de la guerre dans le Londres de Barbara Pym : des églises en ruine, des pénuries alimentaires persistantes (la confiture est un luxe, les œufs frais sont rares, etc), des officiers qui rentrent juste d'Italie... En plus de cela, il y a toute l'imagerie anglaise traditionnelle : un pasteur règne sur la paroisse, on boit beaucoup de thé, on organise des comités et des vente de charité,... J’ai adoré le personnage principal, une vieille fille dévote et pétrie de grands principes (malgré quelques faiblesses qu’elle avoue bien volontiers, comme une certaine curiosité par exemple) qui n'a qu'une trentaine d'années mais en paraît tellement plus dans ses opinions qu'on pourrait la confondre avec la Miss Marple d'Agatha Christie. Elle voit son quotidien bien réglé, quoiqu'un peu ennuyeux peut-être, bousculé par l’arrivée de nouveaux voisins qui vont l'amener à sortir de sa coquille et à prendre conscience de certaines réalités. J'ai trouvé... Ce roman à l'atmosphère "so british" m’a beaucoup plu. D'ailleurs c'est tellement british qu'on pourrait croire que l'auteur force le trait à dessein, sauf que le roman a été écrit en 1952 par une Anglaise et qu'elle nous raconte l’Angleterre de l’après-guerre telle qu'elle l'a connue. Et il reste encore des traces de la guerre dans le Londres de Barbara Pym : des églises en ruine, des pénuries alimentaires persistantes (la confiture est un luxe, les œufs frais sont rares, etc), des officiers qui rentrent juste d'Italie... En plus de cela, il y a toute l'imagerie anglaise traditionnelle : un pasteur règne sur la paroisse, on boit beaucoup de thé, on organise des comités et des vente de charité,... J’ai adoré le personnage principal, une vieille fille dévote et pétrie de grands principes (malgré quelques faiblesses qu’elle avoue bien volontiers, comme une certaine curiosité par exemple) qui n'a qu'une trentaine d'années mais en paraît tellement plus dans ses opinions qu'on pourrait la confondre avec la Miss Marple d'Agatha Christie. Elle voit son quotidien bien réglé, quoiqu'un peu ennuyeux peut-être, bousculé par l’arrivée de nouveaux voisins qui vont l'amener à sortir de sa coquille et à prendre conscience de certaines réalités. J'ai trouvé très drôle de voir l’héroïne prise à son propre piège lorsqu'elle veut seulement se montrer polie en proposant un coup de main et qu'elle se retrouve à faire ce qu'elle aurait préféré éviter (couture, vaisselle, cuisine, etc). Et cela lui arrive plusieurs fois, comme si elle ne pouvait surmonter les préceptes de son éducation pour faire ce qui lui plaît, ou plutôt pour ne pas faire ce qui lui déplaît. Le style de Barbara Pym est très agréable. Sa plume est a priori très classique mais relevée d'une bonne dose d'ironie qui rend la lecture très amusante. Mine de rien, l'auteur aligne les petites scènes du quotidien, les rencontres et les discussions plus ou moins anodines, toutes ces petites choses de tous les jours qui font évoluer les personnages ou qui mettent au jour certains aspects de leur caractère. Le dénouement m’a beaucoup plu aussi car il est pour le moins inattendu : la vieille fille dédaignée finit par avoir l'embarras du choix entre les prétendants qui ne lui font plus tellement envie en fin de compte... Et voilà comment j'ai passé un délicieux moment avec Des Femmes Remarquables qui m'a tellement plu que je lirai sûrement d'autres romans de cet auteur sans trop tarder.
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  • jmb33320 Posté le 6 Décembre 2019
    « Il me faisait quelque peu pitié, entouré qu’il allait être par des femmes remarquables ». C’est Mildred Lathbury, la narratrice de ce roman qui fait cette remarque caustique. Elle a trente-cinq ans. Elle est la fille d’un pasteur et s’est installée à Londres, dans un quartier encore populaire, après la mort de ses parents. Elle fréquente assidûment l’église anglicane proche de chez elle. Elle est proche du pasteur du lieu, Julian Malory, qui vit avec sa sœur Winifred. Elle est appréciée pour sa disponibilité et son sens pratique. Les bonnes ouailles du pasteur verraient d’un bon œil qu’ils se marient, mais Mildred n’est pas amoureuse de lui. Inutile de préciser que cela suffit à en faire une vieille fille dans ces années de l’immédiat après-guerre. Elle se pose beaucoup de questions sur son célibat mais apprécie tant sa vie rangée que la perspective d’un mariage la rebute et l’effraie probablement. Elle aimerait tant être en paix, mais tout son entourage semble se liguer contre elle pour obtenir d’elle aide et conseils, sans parler de l’inévitable théière pleine. D’abord ses voisins les Napier, avec qui elle partage sa salle de bains… C’est un couple mal assorti. Lui est un séduisant officier de marine.... « Il me faisait quelque peu pitié, entouré qu’il allait être par des femmes remarquables ». C’est Mildred Lathbury, la narratrice de ce roman qui fait cette remarque caustique. Elle a trente-cinq ans. Elle est la fille d’un pasteur et s’est installée à Londres, dans un quartier encore populaire, après la mort de ses parents. Elle fréquente assidûment l’église anglicane proche de chez elle. Elle est proche du pasteur du lieu, Julian Malory, qui vit avec sa sœur Winifred. Elle est appréciée pour sa disponibilité et son sens pratique. Les bonnes ouailles du pasteur verraient d’un bon œil qu’ils se marient, mais Mildred n’est pas amoureuse de lui. Inutile de préciser que cela suffit à en faire une vieille fille dans ces années de l’immédiat après-guerre. Elle se pose beaucoup de questions sur son célibat mais apprécie tant sa vie rangée que la perspective d’un mariage la rebute et l’effraie probablement. Elle aimerait tant être en paix, mais tout son entourage semble se liguer contre elle pour obtenir d’elle aide et conseils, sans parler de l’inévitable théière pleine. D’abord ses voisins les Napier, avec qui elle partage sa salle de bains… C’est un couple mal assorti. Lui est un séduisant officier de marine. Il a passé la guerre en Italie et répond au prénom de moi inconnu jusque-là de Rockingham (!). C’est un baratineur, doué pour obtenir ce qu’il veut des femmes qu’il côtoie. Sa femme, Helena, est anthropologue. C’est une relecture pour moi que ce roman. J’ai découvert, probablement au début des années 1980, ce qui avait été publié en poche de Barbara Pym. Je la considère comme une des toutes meilleures romancières britanniques de son temps, au style inimitable, à la fois spirituel et un peu triste. Elle n’a pas eu, malheureusement, une grande reconnaissance de ses pairs. Sa carrière a connu des hauts et des bas. Mais ses romans ont été constamment réédités. Je ne résiste pas au plaisir de citer à nouveau : « - Oh, mais sa femme m’a dit qu’il a passé son temps à s’occuper des femmes officiers sans grand intérêt, protestai-je. Il doit donc être sympathique. Elle est anthropologue, Mrs Napier. Je ne suis pas bien sûre de savoir ce que c’est au juste. - Tiens, tiens ! C’est quelque peu incongru… un officier de marine et une anthropologue, observa Julian. - Cela m’a tout l’air palpitant ! s’écria Winifred. Cela a-t-il un rapport avec les singes ? »
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  • Catherinedenanc Posté le 24 Septembre 2019
    Roman de 1952, mais intemporel tant l'auteure décrit les petits travers innocents des gens qui l'entourent. Elles les appellent des comédies de mœurs, j'ajouterais anglaises ! C'est ainsi que j'imagine les mœurs anglaises, leur manière de fonctionner, de juger l'humanité. C'est un livre délicieux. Mildred est une jeune femme de 30 ans célibataire, fille de pasteur, elle consacre sa vie aux bonnes œuvres paroissiales, humblement, sans goût excessif. Son entourage amical veut la voir épouser le pasteur de sa paroisse, alors qu'elle, goûte particulièrement la tranquillité du célibat. Elle est pratiquante, pleine de lucidité et d'humour, elle voit avec bienveillance le ridicule des comportements de ceux qui l'entourent. Elle nous conte les petites manies et défauts de ceux qui traversent sa route. L'auteure a une écriture tellement agréable, émaillée des nombreuses tasses de thé qui semblent être le ciment des rapports sociaux dans sa communauté. Sa vie est bousculée par l'arrivée de nouveaux voisins, un jeune couple arrivant de l'étranger, très vivant et décalé par rapport à son monde so british ! La femme est anthropologue et le mari avait un poste militaire en Italie. A leur fréquentation, elle devient moins terne, plus vive et délaisse même les couleurs... Roman de 1952, mais intemporel tant l'auteure décrit les petits travers innocents des gens qui l'entourent. Elles les appellent des comédies de mœurs, j'ajouterais anglaises ! C'est ainsi que j'imagine les mœurs anglaises, leur manière de fonctionner, de juger l'humanité. C'est un livre délicieux. Mildred est une jeune femme de 30 ans célibataire, fille de pasteur, elle consacre sa vie aux bonnes œuvres paroissiales, humblement, sans goût excessif. Son entourage amical veut la voir épouser le pasteur de sa paroisse, alors qu'elle, goûte particulièrement la tranquillité du célibat. Elle est pratiquante, pleine de lucidité et d'humour, elle voit avec bienveillance le ridicule des comportements de ceux qui l'entourent. Elle nous conte les petites manies et défauts de ceux qui traversent sa route. L'auteure a une écriture tellement agréable, émaillée des nombreuses tasses de thé qui semblent être le ciment des rapports sociaux dans sa communauté. Sa vie est bousculée par l'arrivée de nouveaux voisins, un jeune couple arrivant de l'étranger, très vivant et décalé par rapport à son monde so british ! La femme est anthropologue et le mari avait un poste militaire en Italie. A leur fréquentation, elle devient moins terne, plus vive et délaisse même les couleurs maronnasses de ses vêtements habituels. Aucune forte émotion ne vient troubler la quiétude de son esprit si adéquat. C'est peut-être ce qui attire et retient les personnes qui traversent une crise et qu'elle recueille et soutient alors qu'elle n'a aucune compétence dans les convulsions passionnées de la vie et de l'amour.
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  • MAPATOU Posté le 16 Août 2019
    Merci aux Editions 10-18 pour l’envoi de ce roman. Barbara Pym est née juste avant la Première Guerre Mondiale. De 1950 à 1961, elle a publié plusieurs romans qui ont connu un certain succès en Angleterre. Tombée ensuite dans l’oubli, elle a été réhabilitée en 1977 par une nomination pour le Booker Prize en 1977. » Des femmes remarquables » n’avait plus été réédité en France depuis 1990. Ce roman nous fait plonger dans l’intimité de Mildred Lathbury, trentenaire, célibataire résidant seule. Elle est le portrait vivant de ce qu’elle risque bien de devenir : une vieille fille. Elle travaille pour une association s’occupant de femmes nécessiteuses et consacre tout son temps libre aux bonnes oeuvres de sa paroisse, anglicane bien évidemment. La vie de Mildred est plutôt terne jusqu’à l’arrivée de nouveaux locataires dans l’appartement du dessous : Rockingam et Helena Napier. Lui revient d’Italie où il était officier, elle est anthropologue et vient de terminer un séjour d’étude dans une tribu africaine. Mêlée malgré elle à leur vie, Mildred voit la sienne un peu chamboulée et se pose des questions quant à la façon dont elle est perçue par les autres et à son avenir amoureux voire conjugal. N’oublions pas que nous sommes... Merci aux Editions 10-18 pour l’envoi de ce roman. Barbara Pym est née juste avant la Première Guerre Mondiale. De 1950 à 1961, elle a publié plusieurs romans qui ont connu un certain succès en Angleterre. Tombée ensuite dans l’oubli, elle a été réhabilitée en 1977 par une nomination pour le Booker Prize en 1977. » Des femmes remarquables » n’avait plus été réédité en France depuis 1990. Ce roman nous fait plonger dans l’intimité de Mildred Lathbury, trentenaire, célibataire résidant seule. Elle est le portrait vivant de ce qu’elle risque bien de devenir : une vieille fille. Elle travaille pour une association s’occupant de femmes nécessiteuses et consacre tout son temps libre aux bonnes oeuvres de sa paroisse, anglicane bien évidemment. La vie de Mildred est plutôt terne jusqu’à l’arrivée de nouveaux locataires dans l’appartement du dessous : Rockingam et Helena Napier. Lui revient d’Italie où il était officier, elle est anthropologue et vient de terminer un séjour d’étude dans une tribu africaine. Mêlée malgré elle à leur vie, Mildred voit la sienne un peu chamboulée et se pose des questions quant à la façon dont elle est perçue par les autres et à son avenir amoureux voire conjugal. N’oublions pas que nous sommes au tout début des années 1950 et que le célibat des femmes est très mal compris, les jeunes femmes célibataires sont souvent cataloguées comme inintéressantes pour la gent masculine, voire destinées à entrer au couvent. Mildred est souvent approchée, contactée par les autres personnages du roman, non pas parce qu’on s’intéresse à elle mais bien plutôt pour résoudre leurs propres problèmes . La jeune femme a alors un réflexe pavlovien : préparer du thé ! » Je la fis monter dans mon salon et l’installai dans un fauteuil devant le radiateur. Je réglai celui-ci au maximum et branchai la bouilloire électrique pour faire du thé sans même penser à mes gestes (…) J’en fus si abasourdie que je demeurai sans voix. La seule question qui me vint à l’esprit – fort mal à propos au demeurant- fut de savoir si les drames me surprendraient toujours une théière à la main. » Ce qui est intéressant dans ce roman, c’est la peinture d’une société qui a aujourd’hui disparu. Et c’est tant mieux !
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  • cmpf Posté le 26 Juillet 2019
    Comme pour mon livre précédent, également de Barbara Pym, il n’y a ici aucun évènement particulier mais le quotidien, cette fois d'une paroisse londonienne quelques années après la seconde guerre mondiale. Racontés par Mildred Lathbury, femme célibataire d’une trentaine d’années, qui ne peut s'empêcher de venir au secours des autres. Que ce soit le couple qui vient s’installer dans la même maison qu’elle ou le pasteur et sa soeur qui accueillent une jeune veuve de pasteur qui va semer la zizanie entre eux. Le matin elle travaille dans un centre d’aide aux dames âgées nécessiteuses et le reste de la journée est consacré aux oeuvres paroissiales et à offrir du thé aux voisins et amis qui viennent chercher du réconfort auprès d’elle. Se sachant ni belle ni vraiment laide, elle se dit qu’elle ne peut guère intéresser les hommes. Elle ne semble pas d’ailleurs tenir à se marier, tout en envisageant parfois cette possibilité. On n’aurait parfois envie de lui suggérer de penser un peu plus à elle.
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