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La Découverte
EAN : 9782348045394
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 162
Format : 135 x 220 mm

Désirer comme un homme

Enquête sur les fantasmes et les masculinités

Collection : Sciences humaines
Date de parution : 05/11/2020
Comment se noue la domination masculine dans les fantasmes ? Et par quels moyens cette domination pourrait-elle se dénouer ? À partir d’entretiens approfondis avec des hommes, Florian Vörös explore les imaginaires sexuels masculins à l’aune d’une pratique très courante, mais peu étudiée par les sciences sociales : le visionnage... Comment se noue la domination masculine dans les fantasmes ? Et par quels moyens cette domination pourrait-elle se dénouer ? À partir d’entretiens approfondis avec des hommes, Florian Vörös explore les imaginaires sexuels masculins à l’aune d’une pratique très courante, mais peu étudiée par les sciences sociales : le visionnage de pornographie. En mêlant conversations entre hommes sur le plaisir sexuel et réflexion d’inspiration féministe sur les normes, les hiérarchies et les violences de genre, cet ouvrage décrit avec minutie la fabrique sexuelle de la masculinité blanche. La comparaison des cultures sexuelles gay et hétéro permet aussi d’aborder un large éventail d’images, de discours, de pratiques et de sociabilités qui alimentent le désir.
Qu’est-ce qu’être un homme, un « vrai » ? Être actif, puissant et pénétrant ? Se contrôler et se montrer invulnérable ? Se prétendre adulte et responsable ? Au plus près des paroles et des affects des participants à l’enquête – des hommes âgés de vingt à soixante ans, blancs et issus des classes moyenne et supérieure –, le sociologue interroge leur adhésion à un modèle hégémonique de masculinité, fondé sur une conception de la virilité comme force « naturelle » à « civiliser ».
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EAN : 9782348045394
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 162
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

Florian Vörös propose de libérer les hommes de la masculinité, et c’est un beau programme.
Maïa Mazaurette / Le Monde
Dans « Désirer comme un homme », le sociologue Florian Vörös dissèque la masculinité dite « socialement légitime » au prisme du porno que ces hommes regardent. Ceux qu’il a interrogés sont blancs, ils ont entre 20 et 60 ans et ils sont aussi bien hétéros, gays que bis. Dépassant les discours qui dénoncent les effets délétères de la pornographie, Florian Vörös étudie la manière dont elle contribue à forger la conception que les hommes ont de la masculinité. La leur, mais aussi celle des autres. 
Henri Rouiller / Rue 89 / L'Obs
Avec Désirer comme un homme, Florian Vörös parvient, à l’aide d’une écriture limpide et de nombreux extraits d’entretiens, à rendre tout à fait accessible un propos sociologique exigeant dans un livre qui se dévore. [...]  Accepter de ne pas le laisser aux marges de la raison et choisir de s'y confronter comme n’importe quel objet culturel, voilà la première étape vers une plus grande liberté dans le désir des hommes, mais pas que ! 
Chloé Hubert / Toutelaculture.com

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • NathOlvrLXXV Posté le 6 Août 2021
    Le sociologue Florian Vörös a sondé un panel d’hommes blancs d’âges différents, des classes sociales moyennes et supérieures pour son enquête sur la domination masculine à travers les films pornographiques. Ces hommes sont hétérosexuels, homosexuels, transgenres etc. Il a laissé la parole aux femmes également, mais très peu ont répondu à son message. Il est intéressant de voir comment les hommes (et femmes) réagissent devant les scènes des films pornographiques. Leurs témoignages sont parfois déroutants, étonnants aux antipodes de ce que l’on peut penser sur les fantasmes sexuels. Un essai intéressant. À découvrir !
  • antoinebouquine Posté le 13 Janvier 2021
    Voyage dans les coulisses de la masculinité blanche. Florian Vörös est sociologue et explore les imaginaires sexuels masculins dans une enquête scientifique et transparente au cours de laquelle il cherche à comprendre quelle place occupe la domination masculine dans les fantasmes sexuels et comment ces manières de désirer sont constitutives d’une manière d’être au monde. L’auteur a rencontré des hommes hétéros, homosexuels et bisexuels ; il a discuté avec eux de leur rapport à la sexualité, à la masculinité, aux normes sociales et à la pornographie. Il aborde quatre dimensions qu’il décrit ainsi : les sensations viriles à l’oeuvre dans les pratiques masturbatoires ; la complicité masculine dans le partage de la pornographie ; les définitions normatives qui régulent l’exploration des fantasmes et les fantasmes de domination et de soumission liés au genre, à la classe et à la race. Florian Vörös est enseignant-chercheur à l’université de Lille et docteur de l’école des hautes études en sciences sociales. Il propose un essai passionnant, très documenté et accessible qui questionne et cherche des réponses sans juger l’autre.
  • Iraultza Posté le 8 Décembre 2020
    Avec le développement du numérique, la pornographie n'a jamais été aussi facilement accessible qu'aujourd'hui. Les sites de vidéos X regorgent de milliards de contenus classés dans des catégories multiples, identifiables par des mots-clés, qui permettent aux spectateurs·trices de trouver plus facilement ce qui pourrait les exciter. Mais que veulent dire ces fantasmes dans une société régie par la domination masculine et les inégalités de race et de classe ? Pour comprendre ce qui se joue derrière la consommation de porno, Florian Vörös, sociologue, a mené un travail d'enquête sur les habitudes de visionnage d'un groupe composé majoritairement d'hommes blancs, aux identités sexuelles variées (hétérosexuel, bisexuel, gay) issus des classes moyennes et supérieures, pour analyser leur rapport à la virilité et à la masculinité, mais aussi pour voir jusqu'à quel point leurs fantasmes érotiques sont influencés par les rapports de genre, de classe et de race. L'auteur commence par s'interroger sur la masturbation pornographique, pratique qui permet d'éprouver, de ressentir la virilité. En effet, la masculinité hégémonique développe une vision essentialiste du désir sexuel masculin : les hommes ont par nature des besoins sexuels supérieurs aux femmes, la capacité à s'exciter rapidement (« tu bandes, tu te branles » résume un des hommes... Avec le développement du numérique, la pornographie n'a jamais été aussi facilement accessible qu'aujourd'hui. Les sites de vidéos X regorgent de milliards de contenus classés dans des catégories multiples, identifiables par des mots-clés, qui permettent aux spectateurs·trices de trouver plus facilement ce qui pourrait les exciter. Mais que veulent dire ces fantasmes dans une société régie par la domination masculine et les inégalités de race et de classe ? Pour comprendre ce qui se joue derrière la consommation de porno, Florian Vörös, sociologue, a mené un travail d'enquête sur les habitudes de visionnage d'un groupe composé majoritairement d'hommes blancs, aux identités sexuelles variées (hétérosexuel, bisexuel, gay) issus des classes moyennes et supérieures, pour analyser leur rapport à la virilité et à la masculinité, mais aussi pour voir jusqu'à quel point leurs fantasmes érotiques sont influencés par les rapports de genre, de classe et de race. L'auteur commence par s'interroger sur la masturbation pornographique, pratique qui permet d'éprouver, de ressentir la virilité. En effet, la masculinité hégémonique développe une vision essentialiste du désir sexuel masculin : les hommes ont par nature des besoins sexuels supérieurs aux femmes, la capacité à s'exciter rapidement (« tu bandes, tu te branles » résume un des hommes interrogé par l'auteur). La centralité sur la masturbation empêche les hommes hétérosexuels de découvrir d'autres zones érogènes, comme la prostate par exemple. Le sexe anal est ainsi perçu comme une pratique uniquement homosexuelle, et donc repoussoir, ce qui empêche au final les hétéros de découvrir de nouveaux plaisirs corporels. Du côté des fantasmes porno, on retrouve cette focalisation hétéro sur le pénis à travers « l'imaginaire viril d'un corps vigoureux et pénétrant qui prédomine ». Les corps des femmes doivent être conquis et possédés, et il semble inenvisageable aux personnes interrogées qu'une femme puisse dominer sexuellement un homme. Enfin, pour ces hommes blancs des classes moyennes et supérieures, la virilité ne doit pas être réduite uniquement à son aspect naturel, elle doit aussi être civilisée et se démarquer des autres virilités (noire, arabe, populaire) représentées dans le porno comme étant l'expression de la force physique brute, alors qu'en « contexte bourgeois, la masculinité hégémonique passe par la maîtrise intellectuelle du corps [...] ». Lire la suite sur mon blog
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    Masculinité : 5 livres pour se débarrasser des idées reçues

    Un homme doit être fort. Un homme doit dominer. Un homme ne pleure pas… Et si on prenait le temps de déconstruire cette image de la virilité qui nous vient d’une autre époque ? Découvrez 5 livres essentiels pour comprendre d’où vient ce mythe et repenser les normes sociales.

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