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Robert Laffont
EAN : 9782221217993
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 360
Format : 1 x 215 mm

Graine de sorcière

Michéle ALBARET-MAATSCH (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 11/04/2019
Margaret Atwood, l’auteur de La Servante écarlate, réécrit La Tempête de Shakespeare à travers une mise en abyme joyeuse et brillante.

Injustement licencié de son poste de directeur du festival de Makeshiweg, au Canada, alors qu’il mettait en scène La Tempête de Shakespeare, Felix décide de disparaître. Il change de nom et s’installe dans une maisonnette au coeur de la forêt pour y panser ses blessures, pleurer sa fille disparue. Et...

Injustement licencié de son poste de directeur du festival de Makeshiweg, au Canada, alors qu’il mettait en scène La Tempête de Shakespeare, Felix décide de disparaître. Il change de nom et s’installe dans une maisonnette au coeur de la forêt pour y panser ses blessures, pleurer sa fille disparue. Et préparer sa vengeance.
Douze années passent et une chance de renaître se présente à Felix lorsqu’on lui propose de donner des cours de théâtre dans une prison. Là, enfin, il pourra monter La Tempête avec sa troupe de détenus, et tendre un piège aux traîtres qui l’ont détruit. Mais la chute de ses ennemis suffira-t-elle pour qu’il s’élève de nouveau ?
Le nouveau roman de Margaret Atwood, la grande dame des lettres canadiennes au succès phénoménal, est un hommage à Shakespeare à travers une prose sublime, déchirante et drôle à la fois.

« Il y a tant d’exubérance, de chaleur et de génie dans ce roman que tout ce qu’on espère, c’est qu’Atwood réécrive tout Shakespeare. (Sans vouloir t’offenser, Will.) » The Guardian

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EAN : 9782221217993
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 360
Format : 1 x 215 mm
Robert Laffont

Ils en parlent

« Cette capacité à nous faire rire, trembler, à nous émerveiller et à nous émouvoir rend ce roman remarquable. »
STEPHANIE JANICOT / LA CROIX
« La romancière canadienne transpose la pièce Shakespeare en prison, et secoue les barreaux »
MAYLIS BESSERIE / LE MONDE DES LIVRES

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • EsseG71 Posté le 2 Août 2020
    J'ai bien cru que le livre me tomberait des mains, tellement l'ambiance est ...lugubre au départ. Et puis non. Malgré le froid qui enveloppe l'histoire, malgré la vie misérable dans laquelle se transforme celle de Félix, l'autrice m'a emportée, dans la vie de Félix et ses fantômes, dans sa déchéance, dans le théâtre, dans la mise en scène de sa pièce, son bébé, avec une équipe de comédiens amateurs. Bref malgré le froid de la météo et de l'univers carcéral, la magie du théâtre a joué son rôle, le livre se laisse dévorer. Show must go on !
  • ASAI Posté le 20 Juillet 2020
    Dubitative, je reste à la fin de cette lecture. Tout avait bien commencé. D'abord, une envie de lire cette auteure appréciée, que je ne connaissais pas (lectorant parlant). Puis le thème de cet homme malmené, très malmené, tragiquement, par la vie et injustement mis hors de son travail. Enfin, le fil rouge constitué par La Tempête de Shakespeare, que je n'ai jamais lu dans le texte. Le début était très intéressant. Car s'est ajouté le thème de la prison et des cours de théâtre donnés à des prisonniers. Je ne mets pas de côté le thème de la vengeance. Aussi, me direz-vous cela fait beaucoup. J'ai vraiment apprécié tout ce qui concerne les gars en prison, leur comportement, leur langage, leur appropriation du théâtre ; j'ai apprécié l'errance du héros ; mais il a manqué des surprises, des mystères, et il a manqué une écriture appropriée à l'esprit de vengeance. Une lecture que je ne regrette pas mais que je termine sans enthousiasme.
  • ohfom Posté le 1 Juin 2020
    Quelques récentes critiques mi-figue mi-raisin sur Babelio m'incitent à livrer mon opinion sur Graine de sorcière, d'autant qu'il s'agit du premier opus de Margaret Atwood que j'aie apprécié réellement. Après un battage que je ne m'explique pas autour de la Servante écarlate et un ennui mortel suscité par Faire surface, je suis heureux d'avoir passé un excellent moment à cette lecture. Ce livre est si étonnant ! La vivacité d'une octogénaire écrivant des pages entières de rap n'est pas la moindre des surprises... Et puisque je parle du style, l'écriture très moderne, la narration menée tambour battant, enfin l'humour du récit m'ont particulièrement séduit. Il y aurait tant de commentaires à faire... D'abord et surtout, le coeur du roman : comment la Tempête de Shakespeare se trouve mise en scène dans une prison canadienne par une invraisemblable troupe de détenus, dans le cadre d'un programme de réinsertion et sous la direction artistique d'un vieil aigri, libre, lui, mais avide de revanche sur ceux qui ont causé son éviction de la scène, douze ans plus tôt ! Et c'est ce dernier personnage qui est le narrateur. Un décalage total en effet, et peut-être, quand on y songe, le seul moyen d'aborder encore cette... Quelques récentes critiques mi-figue mi-raisin sur Babelio m'incitent à livrer mon opinion sur Graine de sorcière, d'autant qu'il s'agit du premier opus de Margaret Atwood que j'aie apprécié réellement. Après un battage que je ne m'explique pas autour de la Servante écarlate et un ennui mortel suscité par Faire surface, je suis heureux d'avoir passé un excellent moment à cette lecture. Ce livre est si étonnant ! La vivacité d'une octogénaire écrivant des pages entières de rap n'est pas la moindre des surprises... Et puisque je parle du style, l'écriture très moderne, la narration menée tambour battant, enfin l'humour du récit m'ont particulièrement séduit. Il y aurait tant de commentaires à faire... D'abord et surtout, le coeur du roman : comment la Tempête de Shakespeare se trouve mise en scène dans une prison canadienne par une invraisemblable troupe de détenus, dans le cadre d'un programme de réinsertion et sous la direction artistique d'un vieil aigri, libre, lui, mais avide de revanche sur ceux qui ont causé son éviction de la scène, douze ans plus tôt ! Et c'est ce dernier personnage qui est le narrateur. Un décalage total en effet, et peut-être, quand on y songe, le seul moyen d'aborder encore cette pièce de manière novatrice, en multipliant les éclairages insolites auxquels nous convient le narrateur-metteur en scène et ses acteur-détenus. A quoi aurait en effet servi une relecture seulement sage et platement académique d'un vieux texte du 17e siècle ? Par leur approche très brute, très crue, les détenus projettent sur les personnages et leurs ambiguïtés une vérité que j'ai trouvée extrêmement forte et m'ont rendu la pièce infiniment plus proche et compréhensible que ne l'avait été le texte de base. C'est l'universalité de Shakespeare aussi, par-delà les siècles, mais exprimée sur le mode le plus décanté qui soit. Alors, on est souvent pris aux tripes, car il s'agit des vérités éternelles autour de la vie, de l'amour et de la mort qu'expriment des gens qui n'ont plus qu'un souvenir, si l'on peut dire, des deux premiers, et qui n'ont pas grand-chose à perdre dans l'histoire. Mais il y a aussi pour eux comme une urgence à se sortir de ce défi de l'interprétation : la pièce agit pour eux comme un moyen de sublimation, voir de rédemption, et il y a là quelque chose de pathétique qui n'existe bien sûr pas dans Shakespeare. Force est de constater que de nombreux aspects des personnages, notamment de Prospero et Caliban, m'échappaient auparavant. Le parler des prisons et la nécessité pour le metteur en scène de tout expliquer à ses acteurs auront contribué à me les révéler. Et je ne serais pas loin de dire que sous la légèreté apparente du propos, réside en réalité une redoutable exégèse de la pièce ! En ce sens, il s 'agit ici, tout au contraire des apparences, d'un roman parfaitement élitiste ! Ou pour dire les choses moins rudement et ne pas décourager les lecteurs, avançons qu'il y a plusieurs niveaux de lecture au texte d'Atwood, comme chez Shakespeare d'ailleurs ! Enfin, sur la forme du récit, par rapport aux critiques que j'ai lues, je considère que l'intrigue est très bien ficelée à mon sens, avec le côté machiavélique du narrateur qui m'a bien plu, et la fragilité très émouvante, quoique folle, de ses rapports avec SA Miranda, sa fille très tôt disparue. Un bémol en revanche sur la Miranda-actrice de la pièce dont le caractère me semble passablement raté.
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  • gaellezieb Posté le 23 Mars 2020
    Livre plutôt sympa à lire, qui change de tout ce que j'ai pu lire à présent. C'est bien écrit et ça se lit bien, à part certains passages un peu longuet sur La Tempête.
  • TheWind Posté le 18 Février 2020
    Quand la Tempête ne souffle plus aussi fort... Margaret Atwood revisite La Tempête de Shakespeare ...à sa manière. Cela m'a moyennement emballée. C'est sans doute trop contemporain pour moi. Je ne dirai pas que Shakespeare risque de se retourner dans sa tombe car l'esprit shakespearien est là...L'humour, la légèreté mais aussi la vengeance, la trahison et même le fantastique ! Il faut voir dans Graine de sorcière une mise en abyme moderne de La Tempête. L'exercice de style est réussi et bien mené, il n'y a aucun doute là-dessus mais je m'y suis ennuyée. J'ai trouvé au personnage principal Félix, le Prospéro de cette histoire de vengeance, trop plat et prévisible. Certes, les relations qu'il développe avec les prisonniers à qui il fait jouer la pièce de Shakespeare sont touchantes, mais pas au point de me tenir en haleine jusqu'à la fin du roman. Par ailleurs, je conseille à ceux qui voudraient se plonger dans ce roman, de lire -ou relire- au préalable La Tempête de Shakespeare. Puisque tout le roman est construit à partir de la pièce de l'illustre auteur britannique !
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