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La Découverte
EAN : 9782707130815
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 420
Format : 155 x 240 mm

Intellectuels communistes

Essai sur l'obéissance politique. La Nouvelle Critique (1967-1980)

Collection : L'espace de l'histoire
Date de parution : 24/02/2005
Qu’a pu signifier être un intellectuel communiste ? Quel rapport ces intellectuels ont-ils entretenu à l’autorité politique du Parti ? C’est à ces questions que s’efforce de répondre cet ouvrage à travers l’histoire de la revue française La Nouvelle Critique, revue née orthodoxe, devenue alliée du groupe dirigeant du Parti, puis supprimée pour être devenue critique.

Dans la France de la guerre froide, le Parti communiste exerce un extraordinaire pouvoir d’attraction auprès de l’intelligentsia française, au point que la figure de l’intellectuel communiste occupe une place centrale. Cette figure connaît pourtant une transformation à la fin des années 1960, où de nombreux intellectuels communistes se confrontent...

Dans la France de la guerre froide, le Parti communiste exerce un extraordinaire pouvoir d’attraction auprès de l’intelligentsia française, au point que la figure de l’intellectuel communiste occupe une place centrale. Cette figure connaît pourtant une transformation à la fin des années 1960, où de nombreux intellectuels communistes se confrontent à la pensée de Foucault, Lévi-Strauss, Lacan ou Althusser. Signe d’ouverture, cette confrontation s’inscrit dans une phase décisive de rénovation théorique, politique et organisationnelle du PCF. « Conseillers du prince », les intellectuels communistes produisent alors les soubassements théoriques de cet aggiornamento manqué. Qu’a pu signifier alors être un intellectuel communiste ? Entre soumission et émancipation, quel rapport ces intellectuels ont-ils entretenu à l’autorité politique du parti ? Comme le montre ici Frédérique Matonti, une revue intellectuelle communiste, La Nouvelle Critique, constitue un observatoire particulièrement précieux pour répondre à ces questions. Née orthodoxe pendant la guerre froide, rénovée en 1967, elle fut l’alliée de la fraction dominante du groupe dirigeant du PCF en Mai 68, avant de basculer dans la contestation au moment de la rupture du programme commun. Elle fut supprimée en 1980, parce qu’elle était devenue… critique. À travers cette histoire, l’auteure propose une approche passionnante de l’obéissance des intellectuels communistes français — obéissance profonde et singulière au regard de leurs homologues étrangers. Elle restitue la gamme de leurs rapports à l’autorité qui, en cette période et à la différence de la guerre froide où ils ne pouvaient guère que se soumettre ou se révolter, passent par la ruse, le double langage, l’avancée timide ou la critique ouverte.

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EAN : 9782707130815
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 420
Format : 155 x 240 mm

Ils en parlent

« Réalisée à partir d'un observatoire, La Nouvelle critique, cette étude vise d'être une contribution à l'histoire et à la sociologie des intellectuels au XXe siècle sous l'angle d'une réflexion centrée sur "l'obéissance politique", c'est-à-dire cette hétéronomie relative à la fois subie et revendiquée dont il importe d'interroger les conditions sociales et intellectuelles de possibilité, les multiples façons de l'habiter, l'historicité. »
L'HUMANITÉ

« Le livre apporte au final un éclairage passionnant sur une période pas si ancienne de l'histoire de la gauche, ainsi qu'une contribution importante à la réflexion sur les relations entre action politique et monde intellectuel. »
ROUGE

« Frédérique Matonti publie une histoire des intellectuels communistes des années 1960-1970, réflexion minutieuse sur "l'obéissance". »
POLITIS

« Un volume imposant de Frédérique Matontu revisite l'histoire des relations entre le PCF et les intellectuels à travers les aventures de la revue La Nouvelle Critique. »
REGARDS

« L'ouvrage issu de la thèse de Frédérique Matonti se présente d'emblée comme dense, précis et rigoureux. L'auteur fait oeuvre d'historienne, mais elle a aussi une formation philosophique, pratique les sciences politiques et s'inspire d'une démarche sociologique, proche notamment de l'approche bourdieusienne. [...] Cette sociologie des intellectuels communistes montre in fine comment les années 1960-1970 ont vu peu à peu disparaître l'intellectuel de parti au profit d'une figure nouvelle : l'intellectuel-expert, non moins soumis aux influences et aux contraintes imposées d'en haut. »
PARUTIONS.COM

« Le travail mené par Frédérique Matonti, de grande qualité, [...] permet surtout d'éclairer un aspect des rapports compliqués entre les intellectuels du PC et la direction en mettant à jour les mécanismes et les nuances de l'obéissance politique. »
LES CAHIERS D'HISTOIRE SOCIALE

PRESSE
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