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Belfond
EAN : 9782714493484
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 134 x 190 mm

La race des orphelins

Collection : Belfond Pointillés
Date de parution : 20/08/2020
Rentrée littéraire 2020
« J’ai longtemps rêvé que l’histoire de ma naissance exhibe ses entrailles. Quelle que soit l’odeur qui en surgisse. La pire des puanteurs, c’est le silence. » 
Je m’appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal.
Je m’appelle Hildegard Müller. En fait, je crois que je ne m'appelle pas.
J'ai soixante-seize ans. Je sais à peine lire et écrire. Je devais être la gloire de l'humanité. J'en suis la lie.

 
Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l’homme...
Je m’appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal.
Je m’appelle Hildegard Müller. En fait, je crois que je ne m'appelle pas.
J'ai soixante-seize ans. Je sais à peine lire et écrire. Je devais être la gloire de l'humanité. J'en suis la lie.

 
Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l’homme engagé pour écrire son journal comprend que sa vie est irracontable, mais vraie.
 
J’ai besoin, avant de mourir, de dire à mes enfants d’où ils viennent, même s’ils viennent de nulle part.
 
Oscar Lalo poursuit son hommage à la mémoire gênante, ignorée, insultée parfois, toujours inaccessible. Il nous plonge ici dans la solitude et la clandestinité d’un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.
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EAN : 9782714493484
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 288
Format : 134 x 190 mm

Ils en parlent

À travers ses mots, Hildegard s'est incarnée et je l'ai vue. Et je les ai tous vus.


 
Véronique Bruneau / Cultura

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MademoiselleMaeve Posté le 12 Novembre 2020
    La race des orphelins a traîné un moment dans ma Pile à Lire sans que je puisse l’en sortir – ce n’était pourtant pas l’envie qui m’en manquait. Mais entre les livres à lire pour le boulot, ceux pour la radio et une petite panne de lecture, j’ai parfois l’impression de m’éloigner de la lecture de pur plaisir – franchement, parfois j’aimerais ne pas dormir, imaginez un peu tous les livres que je pourrais enfin lire ! J’ai fini par mettre mes lectures urgentes de côté – rébellion ! – pour attraper, enfin, La race des orphelins, second roman d’Oscar Lalo, prix d’Honneur Filigranes 2020. La race des orphelins est un roman atypique. Il se présente comme un journal intime. Hildegard Müller, soixante-seize ans, fait appel à un écrivain afin qu’il consigne ses mémoires, sa mémoire, afin qu’il l’aide à trouver un sens à sa vie, à sa naissance. L’histoire qu’Hildegard Müller nous raconte est celle de centaine d’enfants nés d’une expérience honteuse, celle des Lebensborn. Hildegard Müller veut transmettre son histoire afin que ses enfants sachent d’où il viennent, alors qu’elle-même ne le sait pas. La race des orphelins n’est pas un documentaire sur l’histoire de ces maternités de la honte, mais propose... La race des orphelins a traîné un moment dans ma Pile à Lire sans que je puisse l’en sortir – ce n’était pourtant pas l’envie qui m’en manquait. Mais entre les livres à lire pour le boulot, ceux pour la radio et une petite panne de lecture, j’ai parfois l’impression de m’éloigner de la lecture de pur plaisir – franchement, parfois j’aimerais ne pas dormir, imaginez un peu tous les livres que je pourrais enfin lire ! J’ai fini par mettre mes lectures urgentes de côté – rébellion ! – pour attraper, enfin, La race des orphelins, second roman d’Oscar Lalo, prix d’Honneur Filigranes 2020. La race des orphelins est un roman atypique. Il se présente comme un journal intime. Hildegard Müller, soixante-seize ans, fait appel à un écrivain afin qu’il consigne ses mémoires, sa mémoire, afin qu’il l’aide à trouver un sens à sa vie, à sa naissance. L’histoire qu’Hildegard Müller nous raconte est celle de centaine d’enfants nés d’une expérience honteuse, celle des Lebensborn. Hildegard Müller veut transmettre son histoire afin que ses enfants sachent d’où il viennent, alors qu’elle-même ne le sait pas. La race des orphelins n’est pas un documentaire sur l’histoire de ces maternités de la honte, mais propose plutôt d’ouvrir une petite brèche permettant de la découvrir. C’est un roman touchant, d’une grande sensibilité, un très beau texte, relatant les difficultés à grandir sans connaître ses parents et en étant jugé pour une chose à laquelle on ne peut rien : sa propre naissance.
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  • Musclorette Posté le 4 Novembre 2020
    Documenté mais surtout touchant, humain ... ce livre m’a fait l’effet d’une vraie consolation !
  • aimylitHK Posté le 27 Octobre 2020
    Hildegard Müller est née en 1943. Probablement dans un lebensborn, ces pouponnières imaginées par les nazis pour multiplier « la race supérieure », pour fabriquer de bons ariens. À plus de 75 ans Hildegard sait à peine déchiffrer et est quasiment incapable d’écrire, alors elle fait appel à un scribe, cet homme qui, sous sa dictée, va écrire son histoire. En écrivant son histoire Hildegard se cherche, part à la découverte de son identité, de son histoire. L’histoire de ces enfants à la fois victimes et coupables. Coupables d’être issus de nazis, Victimes de leur naissance. Toute sa vie elle s’est cachée, elle s’est cherchée, une vie de honte, une vie d’orpheline. Un roman fort et puissant, construit par chapitres très courts, de petits paragraphes qui nous emmènent dans les affres de la seconde guerre mondiale, dans la folie de l’homme mais aussi dans sa lâcheté. Une construction qui donne du rythme, du poids, qui nous enfonce touche après touche un peu plus au fond de la tristesse de cette femme, plus loin dans son questionnement et dans la remise en cause et en question de sa vie, de son identité. Un roman qui m’a fait découvrir une partie oubliée des conséquences de cette... Hildegard Müller est née en 1943. Probablement dans un lebensborn, ces pouponnières imaginées par les nazis pour multiplier « la race supérieure », pour fabriquer de bons ariens. À plus de 75 ans Hildegard sait à peine déchiffrer et est quasiment incapable d’écrire, alors elle fait appel à un scribe, cet homme qui, sous sa dictée, va écrire son histoire. En écrivant son histoire Hildegard se cherche, part à la découverte de son identité, de son histoire. L’histoire de ces enfants à la fois victimes et coupables. Coupables d’être issus de nazis, Victimes de leur naissance. Toute sa vie elle s’est cachée, elle s’est cherchée, une vie de honte, une vie d’orpheline. Un roman fort et puissant, construit par chapitres très courts, de petits paragraphes qui nous emmènent dans les affres de la seconde guerre mondiale, dans la folie de l’homme mais aussi dans sa lâcheté. Une construction qui donne du rythme, du poids, qui nous enfonce touche après touche un peu plus au fond de la tristesse de cette femme, plus loin dans son questionnement et dans la remise en cause et en question de sa vie, de son identité. Un roman qui m’a fait découvrir une partie oubliée des conséquences de cette guerre, que sont devenus ces orphelins ? Comment construit-on sa vie lorsque l’on sait d’où l’on vient et surtout de quels hommes... Un roman difficile et dur, mais essentiel.
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  • nathiec44 Posté le 27 Octobre 2020
    La seconde guerre mondiale, comme toutes les guerres, charrie son lot d’atrocités, de barbarie ; si nous avons tous en mémoire la Shoah, les camps, l’extermination à grande échelle d’un peuple, les Lebensborn restent dans l’ombre. Que sont devenus tous ces enfants, ces orphelins à la fin de la guerre ? L’une d’elle magnifiquement incarnée par l’auteur, Oscar Lalo, livre son histoire : Hildegard, soixante-seize ans a choisi de parler. Elle se confie à un scribe chargé de reconstruire son passé, un journal intime par personne interposée. Son passé et son présent renaissent. Hildegard et tous ces enfants ont supporté une double peine. En effet, ils n’ont pas de passé, d’identité et de filiation et ils n’ont pas de place dans un monde nouveau où l’idéologie nazie est bannie. Plongée donc dans un monde terrifiant où des enfants payent le prix fort. Un passé honteux plongé dans l’oubli et un présent sans avenir, rejetés et maltraités, incarnant à jamais le régime nazi. « Nous sommes la vitrine d’une boutique qui représente le mal absolu , l’échantillon toujours en vie de l’Allemagne nazie » résume Hildegard. Le récit est fort, les mots d’Hildegard percutent. La forme du texte, petits paragraphes qui se succèdent, contribue à cet... La seconde guerre mondiale, comme toutes les guerres, charrie son lot d’atrocités, de barbarie ; si nous avons tous en mémoire la Shoah, les camps, l’extermination à grande échelle d’un peuple, les Lebensborn restent dans l’ombre. Que sont devenus tous ces enfants, ces orphelins à la fin de la guerre ? L’une d’elle magnifiquement incarnée par l’auteur, Oscar Lalo, livre son histoire : Hildegard, soixante-seize ans a choisi de parler. Elle se confie à un scribe chargé de reconstruire son passé, un journal intime par personne interposée. Son passé et son présent renaissent. Hildegard et tous ces enfants ont supporté une double peine. En effet, ils n’ont pas de passé, d’identité et de filiation et ils n’ont pas de place dans un monde nouveau où l’idéologie nazie est bannie. Plongée donc dans un monde terrifiant où des enfants payent le prix fort. Un passé honteux plongé dans l’oubli et un présent sans avenir, rejetés et maltraités, incarnant à jamais le régime nazi. « Nous sommes la vitrine d’une boutique qui représente le mal absolu , l’échantillon toujours en vie de l’Allemagne nazie » résume Hildegard. Le récit est fort, les mots d’Hildegard percutent. La forme du texte, petits paragraphes qui se succèdent, contribue à cet effroi – une construction qui peut surprendre au départ mais qui insuffle un vrai rythme. A noter que le texte est par ailleurs très documenté. J’ai particulièrement été atterrée par le sort réservé à ces enfants et notamment la description des orphelinats abandonnés que les américains découvrent à la libération. Les SS et les puéricultrices n’avaient pas hésité à prendre le large laissant sur place des bébés et de très jeunes enfants sans soin, sans alimentation. C’est un texte glaçant et émouvant sur une page d’histoire trop souvent méconnue qu’il m’a été donné de lire et que je n’oublierai pas. J’ai d’ailleurs prolongé la quête d’Hildegarde en fouillant sur le net les photos d’archive et les quelques témoignages de ces orphelins sacrifiés.
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  • Frederic524 Posté le 23 Octobre 2020
    Au coeur de cette rentrée littéraire 2020 d'une grande richesse, le roman d'Oscar Lalo « La race des Orphelins » paru aux Éditions Belfond (son second après « Les Contes défaits » en 2016), occupe une place de choix dans le coeur de ces lecteurs. Attardons nous quelque peu sur ce titre, le mot race est en minuscule tandis que celui d'Orphelins commence par une majuscule. Il s'agit ici de signifier que les nazis et leur barbarie n'ont réussis à créer qu'une seule race : celle des Orphelins. C'est un roman poignant, ténébreux, au style d'écriture remarquable. L'histoire qui nous est racontée est celle d'une femme âgée de soixante-seize ans se prénommant Hildegard Müller. Elle n'est sûr ni de son âge, ni de son prénom, encore moins de son nom et de son lieu de naissance. Hildegarde veut se confier « au scribe », nom donné à celui qui est chargé d'écrire cette histoire, son histoire, celle d'une enfant née dans une maternité SS appelée un « Lebensborn ». Il en existait 34 dont 9 en Norvège pendant la Seconde guerre mondiale. Elle ignore tout, ni où, ni quand elle est née. Probablement en 1943. La caractéristique principale des enfants... Au coeur de cette rentrée littéraire 2020 d'une grande richesse, le roman d'Oscar Lalo « La race des Orphelins » paru aux Éditions Belfond (son second après « Les Contes défaits » en 2016), occupe une place de choix dans le coeur de ces lecteurs. Attardons nous quelque peu sur ce titre, le mot race est en minuscule tandis que celui d'Orphelins commence par une majuscule. Il s'agit ici de signifier que les nazis et leur barbarie n'ont réussis à créer qu'une seule race : celle des Orphelins. C'est un roman poignant, ténébreux, au style d'écriture remarquable. L'histoire qui nous est racontée est celle d'une femme âgée de soixante-seize ans se prénommant Hildegard Müller. Elle n'est sûr ni de son âge, ni de son prénom, encore moins de son nom et de son lieu de naissance. Hildegarde veut se confier « au scribe », nom donné à celui qui est chargé d'écrire cette histoire, son histoire, celle d'une enfant née dans une maternité SS appelée un « Lebensborn ». Il en existait 34 dont 9 en Norvège pendant la Seconde guerre mondiale. Elle ignore tout, ni où, ni quand elle est née. Probablement en 1943. La caractéristique principale des enfants des Lebensrom est de n'avoir été officiellement conçus par personne. Il y a une triple incertitude : la date de naissance, le lieu, l'identité des parents. Hildegard est une énigme, une inconnue et elle porte le poids d'un passé qui la hante. Elle n'a sa place nulle part. Les enfants Lebensrom n'étaient déclarés ni à la mairie, ni à l'église mais uniquement dans des registres qui ont tous été détruits par les bourreaux SS le 30 avril 1945, pendant que l'Allemagne entière brûlait en un gigantesque brasier. Hildegarde dit ainsi que le suicide d'Adolf Hitler tombe le jour de son autodafé. En cas d'adoption, le Reich ne fournissait à la famille d'accueil qu'un seul document, celui qui certifiait que les enfants étaient d'ascendance aryenne. C'est tout. le projet Lebensrom date de 1935 et il a été fondé par Himmler le chef de la SS. Son objectif ultime est à la mesure de la folie de ce régime : remplacer la race inférieure par la race supérieure. Oscar Lalo écrit : « la seule race que les SS aient créée est la race des orphelins ». Hildegard déteste l'initiale de son prénom : le H de Hitler, de Heinrich Himmler, de Heydrich, de Rudolf Hess, de Rudolf Höss. Une enfance volée doublée de la non reconnaissance après guerre de son statut de victime du nazisme. Ils étaient vus comme les fils et filles des nazis. Oscar Lalo écrit cette phrase sublime : « Votre enfance est une flamme étouffée mais jamais éteinte. C'est pour cela qu'elle vous brûle encore ». le roman nous plonge dans une réalité atroce, celle des pouponnières du Reich, celle des Lebensrom, un monde de sélection où les plus fragiles, ceux qui ne correspondaient pas aux idéaux nazis étaient impitoyablement euthanasiés. Comme un écho aux souffrances vécues aux mêmes moment par des millions d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants gazés dans les camps d'exterminations nazis. Les carences affectives pour ces enfants des Lebensrom étaient incommensurables. C'était un puits sans fond, celui de l'absence totale d'amour maternel et paternel pour ces enfants victimes du nazisme. le retard au niveau psychique, intellectuel étaient criant car les nazis ne pensaient qu'à en faire la future chair à canon pour les garçons et pour les filles, les ventres qui donneront à leur tour des enfants en un maléfique dessein. C'est un sujet peu abordé par les historiens et encore moins par les romanciers et cela fait toute l'originalité du livre d'Oscar Lalo. On est remué, bouleversé, secoué par cette lecture qui nous parle d'un pan méconnu de la Seconde guerre mondiale. le roman est écrit comme un journal où chaque page exprime une idée de Hildegard. L'ensemble se lit très vite. Un fort joli roman sur la recherche de ces origines, l'absence, le manque affectif et la difficile construction de l'adulte qui doit se forger, grandir sans racine, sans amour. Je terminerais par ces mots d'Oscar Lalo, extrait de ce roman : « C'est ça la définition du totalitarisme : quand l'être humain devient superflu ». A découvrir. Un des romans phares de cette rentrée littéraire 2020.
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