Lisez! icon: Search engine

La Route au tabac

Belfond
EAN : 9782714475053
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 220
Format : 140 x 205 mm
La Route au tabac

Maurice-Edgar COINDREAU (Traducteur)
Collection : Belfond Vintage
Date de parution : 02/11/2017
Vendue à plus de trois millions d’exemplaires, traduite en une quinzaine de langues, portée à l’écran par John Ford en 1941, pièce de théâtre à succès, La Route au tabac est le plus grand triomphe d’Erskine Caldwell.
Dans ce roman paru en 1932 aux États-Unis et en 1947 chez Gallimard, l’auteur, fidèle à sa tradition, dépeint le Sud des petits Blancs dans sa réalité la plus crue, et nous livre la radiographie d’une époque, celle de la Grande Dépression, où la faim détruit corps et esprits.
 
Vendue à plus de trois millions d’exemplaires, traduite en une quinzaine de langues, portée à l’écran par John Ford en 1941, pièce de théâtre à succès, La Route au tabac est le plus grand triomphe d’Erskine Caldwell.
 Dans ce roman paru en 1932 aux États-Unis et en 1947 chez Gallimard, l’auteur,...
Vendue à plus de trois millions d’exemplaires, traduite en une quinzaine de langues, portée à l’écran par John Ford en 1941, pièce de théâtre à succès, La Route au tabac est le plus grand triomphe d’Erskine Caldwell.
 Dans ce roman paru en 1932 aux États-Unis et en 1947 chez Gallimard, l’auteur, fidèle à sa tradition, dépeint le Sud des petits Blancs dans sa réalité la plus crue, et nous livre la radiographie d’une époque, celle de la Grande Dépression, où la faim détruit corps et esprits.
 Un immense classique de la littérature américaine à redécouvrir.
 
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782714475053
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 220
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

« …Une indéniable grandeur »
Marcel Thiébaut

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • sweetie Posté le 3 Juin 2019
    De cette lecture du roman La route au tabac étant jeune adulte, il me restait des scènes intenses et à la limite, insoutenables et sa relecture me confirme le malaise ressenti à l'époque. Erskine Caldwell, que j'ai souvent confondu avec William Faulkner, s'avère un auteur « trash » : son roman, paru en 1947, raconte le quotidien avilissant d'un pauvre fermier Jeeter Lester et de sa famille, dans un bled paumé de la Géorgie rurale. L'écriture est d'une simplicité totale, à la hauteur des personnages peuplant le récit : - Lov, le voisin charbonnier mariée à la fille de Jeeter, Pearl, douze ans; - Soeur Bessie Price, évangéliste autoproclamée mariée à la sauvette au fils de Jeeter, Dude, seize ans; - Ellie May, dix-huit ans, fille de Jeeter, affublée d'un bec-de-lièvre; - Ada, femme de Jeeter, mère d'une douzaine d'enfants, la plupart partis vivre ailleurs; - la vieille mère de Jeeter dont on ignore le prénom, et qui constitue un boulet pour la famille. Caldwell nous décrit l'ignorance crasse de paysans dépossédés de leur terre par de riches propriétaires, leur stupidité endémique et leur fatalisme religieux. Il parle de ces « pauvres Blancs » qui se croient malgré tout supérieurs aux... De cette lecture du roman La route au tabac étant jeune adulte, il me restait des scènes intenses et à la limite, insoutenables et sa relecture me confirme le malaise ressenti à l'époque. Erskine Caldwell, que j'ai souvent confondu avec William Faulkner, s'avère un auteur « trash » : son roman, paru en 1947, raconte le quotidien avilissant d'un pauvre fermier Jeeter Lester et de sa famille, dans un bled paumé de la Géorgie rurale. L'écriture est d'une simplicité totale, à la hauteur des personnages peuplant le récit : - Lov, le voisin charbonnier mariée à la fille de Jeeter, Pearl, douze ans; - Soeur Bessie Price, évangéliste autoproclamée mariée à la sauvette au fils de Jeeter, Dude, seize ans; - Ellie May, dix-huit ans, fille de Jeeter, affublée d'un bec-de-lièvre; - Ada, femme de Jeeter, mère d'une douzaine d'enfants, la plupart partis vivre ailleurs; - la vieille mère de Jeeter dont on ignore le prénom, et qui constitue un boulet pour la famille. Caldwell nous décrit l'ignorance crasse de paysans dépossédés de leur terre par de riches propriétaires, leur stupidité endémique et leur fatalisme religieux. Il parle de ces « pauvres Blancs » qui se croient malgré tout supérieurs aux «nègres» dans un Sud américain profondément ségrégationniste. Bref, un roman au propos dur et d’une écriture sans complaisance. Mais ce qui me frappe dans l’exercice de replonger dans un livre lu des décennies plus tôt, c’est le côté hautement instructif qui en résulte; j’en ai pris l’habitude ces dernières années, souhaitant retrouver les imprégnations anciennes tout au long des pages qui défilent. Pari réussi avec celui-ci.
    Lire la suite
    En lire moins
  • michdesol Posté le 30 Décembre 2018
    Caldwell nous livre ici un tableau de l'Amérique rurale pendant les années 20. On pense très vite aux "Raisins de la colère" de Steinbeck. Mais si celui-ci fait preuve d'empathie et de tendresse pour ses personnages, ce n'est pas le cas d'Erskine Caldwell. Son tableau de la pauvreté est féroce, ses personnages sont rustres, illettrés, méchants, frustres, demeurés, et racistes. Un grand livre burlesque, cruel et désespérant.
  • stcyr04 Posté le 10 Mars 2018
    Nous sommes en Georgie où l'on partage le quotidien d'une famille de métayers dans le coton, sans emploi, des culs-terreux qui tire le diable par la queue. Jeeter, le père, est un être fainéant, procrastinateur et obtus, sa femme Ada, mère pondeuse, a mis au monde dix-sept enfants dispersés aux alentours comme une volée d'oiseaux, morts ou disparus. Ellie est affligée d'un bec de lièvre, Pearl a douze ans, déjà mariée et ne parle guère plus qu'une muette, ne semblant pas disposée à consommer son mariage.Le fils Dude, idiot, passe son temps à lancé bêtement une balle de baseball contre les murs disjoints de la bicoque familiale. Quand à la grand-mère, une bouche de plus à nourrir, elle n'est guère bonne qu'à ramasser du bois mort. Joli tableaux. Caldwell illustre la désertification des campagnes pendant la Grande Dépression au profit des villes et de leurs industries. Le ton et l'histoire prête néanmoins à sourire tant cette famille du Sud est arriérée et caricaturale. Le livre connu un vif succès adapté au théâtre et au cinéma par John Ford. Ce n'est pas du Faulkner, mais çà reste sympathique.
  • livresetbonheurs Posté le 22 Janvier 2018
    Je n’ai découvert qu’assez récemment cette collection « Vintage » chez Belfond, collection qui existe pourtant depuis 5 ans ! Et que de pépites à y découvrir ! J’y pioche toujours avec impatience et curiosité. Certains diront que ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains. En effet, il y a beaucoup de sordide, de cruauté et cette misère avec un grand M où chaque jour l’homme peut mourir de faim à tout moment. C’est l’amérique rurale, très très rurale, de la fin des années 20, au tout début de la Dépression. Les Lester sont en aussi piteux état que leur ferme. Leur vie n’est plus qu’un champ de ruines et de lambeaux et ils sont prêts à tout pour avoir une chance de se réveiller un matin de plus. D’une écriture féroce et sans concession, Caldwell le méconnu nous plonge, tête la première, dans le pire et arrive même à nous faire rire, par moments. Alors si vous avez envie d’être dérangé, bousculé, si vous n’avez pas peur d’être choqué, lisez-le ! Un roman unique !
  • Jazzynewyork Posté le 18 Janvier 2018
    " La maison, qui se composait de trois pièces, reposait en équilibre sur des piles de minces pierres à chaux qu'on avait placées aux quatre coins. Les pierres avaient été posées les unes sur les autres, les poutres et la maison clouées toutes ensemble. L'aisance et la simplicité apparaissaient aujourd'hui clairement. Le centre de la cabane s'était affaissé au-dessous des seuils ; (...) La plupart des planches avaient pourri, et, à chaque coup de vent, on en trouvait des morceaux dans toute la cour. "#8233;#8233; La maison, ou du moins ce qu'il en reste, se trouve sur la route du tabac en Géorgie. Elle appartient aux Lester, une famille ravagée par la faim et la misère.#8233; " Sa blouse et sa jupe avaient été mises en loques par la bruyère et les pousses de chêne, dans les fourrés où elle récoltait son bois mort pour le feu, et jamais on ne lui avait acheté de vêtements neufs. À la voir sautiller parmi les ajoncs roux, on l'aurait prise, avec ses haillons noirs, pour quelque vieil épouvantail. " #8233;#8233; C'est vraiment la dèche y'a pas à dire, et faut supporter tout ça le ventre vide. Alors quand Lov Basey, s'en retourne chez lui avec... " La maison, qui se composait de trois pièces, reposait en équilibre sur des piles de minces pierres à chaux qu'on avait placées aux quatre coins. Les pierres avaient été posées les unes sur les autres, les poutres et la maison clouées toutes ensemble. L'aisance et la simplicité apparaissaient aujourd'hui clairement. Le centre de la cabane s'était affaissé au-dessous des seuils ; (...) La plupart des planches avaient pourri, et, à chaque coup de vent, on en trouvait des morceaux dans toute la cour. "#8233;#8233; La maison, ou du moins ce qu'il en reste, se trouve sur la route du tabac en Géorgie. Elle appartient aux Lester, une famille ravagée par la faim et la misère.#8233; " Sa blouse et sa jupe avaient été mises en loques par la bruyère et les pousses de chêne, dans les fourrés où elle récoltait son bois mort pour le feu, et jamais on ne lui avait acheté de vêtements neufs. À la voir sautiller parmi les ajoncs roux, on l'aurait prise, avec ses haillons noirs, pour quelque vieil épouvantail. " #8233;#8233; C'est vraiment la dèche y'a pas à dire, et faut supporter tout ça le ventre vide. Alors quand Lov Basey, s'en retourne chez lui avec un sac de navet sur le dos, en passant non loin de chez les Lester, les estomacs s'affolent et les rêves de repas frugaux font saliver l'ensemble de la famille. Ils feraient n'importe quoi pour y goûter ... #8233;" Du reste, où c'est-il que tu les a trouvé ces navets, Lov ? On pourrait peut-être faire un petit arrangement tous les deux. J'ai toujours été honnête avec toi. Tu devrais me les donner, vu que j'en ai pas. " #8233;#8233; S'en suit une scène absolument mémorable, décrite avec un humour décapant qui restera présent tout au long du récit malgré toute la noirceur qui se dégage de l'histoire.#8233;Erskine Caldwell, un auteur américain que je découvre à travers ce magnifique roman, nous livre la radiographie d'une époque, celle de la grande dépression, où la faim détruit autant le corps que l'esprit. Un combat quotidien que vécurent des milliers de famille dans les coins reculés de l'Amérique. #8233;#8233;#8233;L'auteur décrit de manière assez crue , la vie des petits blancs du Sud de la Géorgie, sans porter de jugement. #8233;" (..) la crainte de n'avoir même pas un vêtement convenable dans lequel on pût l'enterrer. Il vivait dans une horreur croissante de mourir en salopette. " #8233;#8233;#8233; La route du tabac est un immense classique de la littérature américaine , paru en 1932 aux États-Unis et en 1947 Chez Gallimard, réédité chez Belfond pour le plus grand bonheur des retardataires comme moi. Mais comme on dit : Mieux vaut tard que jamais. #8233;Un roman de 200 pages d'une force incroyable, puissant et pour moi inoubliable. Une rencontre absolument phénoménale, une plume talentueuse qui rejoint entre autre Steinbeck, des écrivains capables de mettre de la lumière dans la plus sombre réalité. #8233;#8233; " Dieu a peut-être bien voulu que les choses soient ainsi, dit Jeeter. Il en sait peut-être plus long que nous autres, mortels. Dieu est un vieux malin. On peut pas le rouler , Lui ! (...) Il m'a mis ici, et Il ne m'a jamais dit de m'en aller vivre ailleurs. " #8233; Un auteur et un roman que je conseille vivement à tous les amoureux de la littérature américaine d'une part et à tous les fans du rural noir. #8233;À déguster sans modération.#8233;#8233;
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions Belfond
Découvrez les auteurs en vogue et les nouveautés incontournables de la scène internationale.