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Robert Laffont
EAN : 9782221098981
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 270
Format : 135 x 215 mm

Le conseiller du roi

Date de parution : 06/02/2003

Trois romans en trois ans et deux prix littéraires ont suffi à Armel Job pour prendre une place remarquée parmi les nouveaux écrivains belges.

Abdication! Abdication! Printemps 1950. Belgique. Le pays est au bord de la guerre civile. Sur le pavé des villes wallonnes, les foules insultent le roi Léopold et, plus encore, Liliane Baels, la roturière promue princesse de Réthy, qu'il a épousée pendant la guerre au plus fort des souffrances de son...

Abdication! Abdication! Printemps 1950. Belgique. Le pays est au bord de la guerre civile. Sur le pavé des villes wallonnes, les foules insultent le roi Léopold et, plus encore, Liliane Baels, la roturière promue princesse de Réthy, qu'il a épousée pendant la guerre au plus fort des souffrances de son peuple. Au fond des Ardennes, Henri Gansberg Van der Noot, le conseiller du roi, négocie et tire le lapin. Voilà qu'il séduit Aline, la fille du garde-chasse, en fait sa maîtresse, l'installe dans sa gentilhommière. Aline… Liliane… Bientôt, des injures s'étalent en lettres géantes sur les murs de sa résidence. Une nuit, le conseiller tombe nez à nez avec l'insulteur. Il le tue. Que faire? Honnête homme, il veut se dénoncer. Mais ceux qui vivent autour de lui – le garde-chasse, le jardinier, les servantes, sa maîtresse, et même son épouse – font tout pour l'en dissuader: inutile scandale! Puis voilà que son refus de participer à un complot pour le rétablissement du roi Léopold devient une source d'angoisse supplémentaire! Le pauvre homme ne sait plus où donner de la tête…Armel Job aime les histoires complexes où sa subtilité, son regard ironique et son humour se donnent libre cours. Tous les personnages qui gravitent autour du conseiller, les humbles comme les «grands», constituent un petit monde coloré et drôle. Le décor historique n'est que toile de fond: toute l'intrigue que déroule Armel Job est pur roman – même si le héros est conseiller du roi. Cette histoire insolite, qui pourrait être un drame, se révèle une comédie enlevée et maîtrisée.

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EAN : 9782221098981
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 270
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Marcuyttendaele Posté le 5 Août 2020
    Je n’avais jamais lu Armel Job et ai été tenté par ce roman inscrit au cœur de l’affaire royale. Il est rare en Belgique de mélanger l’histoire et le romanesque. Tel est le cas ici. Le sentiment final est mitigé. La partie romanesque est classique et tient malgré tout un peu trop de la bluette et la partie historique demeure un peu superficielle. Le propos est cohérent mais manque de souffle et d’originalité.
  • daniel_dz Posté le 12 Septembre 2019
    Dans la tourmente du retour au pays du roi Léopold III, son conseiller tue par accident un rôdeur qui s’était introduit dans sa résidence ardennaise. On ne sait si c’était pour manifester son opposition au roi ou s’il en avait à la jeune fille que le conseiller héberge après l’avoir mise enceinte. Il balance quant à savoir s’il doit se dénoncer. Et par ailleurs un mystère entoure les intentions de ce rôdeur… Un autre beau roman d’Armel Job, remarquable par ses portraits, dans la ligne de « Baigneuse nue sur un rocher » ou de « Le bon coupable ». Pendant la Seconde guerre, le roi Léopold III a choisi de rester en Belgique, plutôt que de s’exiler avec son gouvernement. Prisonnier des Allemands, en Belgique et puis en Allemagne, il s’est attiré les foudres d’une grande partie de la population, en particulier après s’être marié avec la roturière Liliane Baels en 1941; il était alors veuf de la reine Astrid, adorée des Belges et décédée dans un accident de voiture. Fin de la guerre se pose la Question royale: le roi peut-il revenir régner en Belgique ? Le peuple se soulève, le Roi revient en 1950, pour bien vite abdiquer au profit de son... Dans la tourmente du retour au pays du roi Léopold III, son conseiller tue par accident un rôdeur qui s’était introduit dans sa résidence ardennaise. On ne sait si c’était pour manifester son opposition au roi ou s’il en avait à la jeune fille que le conseiller héberge après l’avoir mise enceinte. Il balance quant à savoir s’il doit se dénoncer. Et par ailleurs un mystère entoure les intentions de ce rôdeur… Un autre beau roman d’Armel Job, remarquable par ses portraits, dans la ligne de « Baigneuse nue sur un rocher » ou de « Le bon coupable ». Pendant la Seconde guerre, le roi Léopold III a choisi de rester en Belgique, plutôt que de s’exiler avec son gouvernement. Prisonnier des Allemands, en Belgique et puis en Allemagne, il s’est attiré les foudres d’une grande partie de la population, en particulier après s’être marié avec la roturière Liliane Baels en 1941; il était alors veuf de la reine Astrid, adorée des Belges et décédée dans un accident de voiture. Fin de la guerre se pose la Question royale: le roi peut-il revenir régner en Belgique ? Le peuple se soulève, le Roi revient en 1950, pour bien vite abdiquer au profit de son fils Baudouin. L’histoire se passe juste avant le retour du Roi. Elle est fictive, de même que la personnalité de son héros, le conseiller du Roi, Henri Gansberg Van der Noot. Le couple de Monsieur Gansberg Van der Noot bat de l’aile. Il abandonne de plus en plus souvent son épouse à Bruxelles pour se réfugier dans sa résidence ardennaise, une demeure qui lui sert de lieu de réunion lorsqu’il doit rencontrer des personnalités dans le calme, dans le cadre de ses fonctions. Pour se distraire, il chasse. Et c’est là qu’il se laisse séduire par une jeune fille, Aline, qui lui annonce peu après qu’elle est enceinte de ses oeuvres. Homme d’honneur, il installe la fille dans sa demeure. Gageons qu’il l’aurait épousée s’il n’avait été déjà marié… Dans un petit village, on jase, bien entendu. Un soir, le conseiller découvre sur le mur de sa propriété, en grandes lettres blanches, un « Liliane = salope » transformé en « Aline = salope ». Voilà entremêlées ses deux grandes préoccupations du moment: sa maîtresse et le Roi. Il veut savoir qui est l’auteur de cette embarrassante inscription. On imagine alors sa tension lorsqu’il surprend un rôdeur, un soir, dans sa propriété. Il se lance à sa poursuite et l’agrippe alors qu’il tentait de sauter le mur. L’homme tombe et se tue dans sa chute. Voilà Monsieur le conseiller devenu meurtrier. Accidentellement. Ses proches tentent d’étouffer de maquiller l’affaire, un peu contre son gré. Mais lui n’a pas la conscience tranquille, d’autant plus que les intentions du rôdeur restent mystérieuses. À ce problème de conscience viendra s’en ajouter un autre, lié à la Question royale. Je vous laisse découvrir tous les rebondissements de la suite de l’histoire. Une fois de plus, Armel Job excelle à créer une ambiance, dans le cadre ardennais qu’il affectionne. Ses portraits sont comme toujours d’une grande finesse. L’intrigue est prenante, l’écriture est fluide, la lecture est plaisante, je vous recommande chaudement l’ouvrage. Mais si ce livre-ci m’a séduit, comme c’est très souvent le cas avec Armel Job, je dirais tout de même qu’il ne m’a pas surpris. J’ai retrouvé des problèmes de conscience qui m’ont rappelé ceux qui m’avait plu dans « Le bon coupable » et Aline m’a fait penser à la jeune fille de « Baigneuse nue sur un rocher » (je ne sais plus dans quel ordre ces livres ont été écrits). Malgré toutes les qualités de ces textes, le genre pourrait finir par me lasser. Heureusement, le bon Armel Job ne s’est pas cantonné dans ces registres !
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  • LisonsDesLivres Posté le 27 Juillet 2019
    J'ai vraiment apprécié ce roman, dont l'histoire est fictive même si le contexte a réellement existé : la question royale dans le courant des années 50. Le conseiller du roi m'a souvent fait sourire. Peut-être est-ce dû au fait que dans mon esprit, je lui ai attribué le visage d'André Lamy lorsqu'il imite Albert II. Au-delà de la vie des personnages, c'est un beau tableau de la société de l'époque : la place de la femme dans la société, les classes sociales, la question royale,...
  • talleyrand50 Posté le 4 Juin 2019
    lu avec beaucoup de plaisir. intéressante description de l’atmosphère belge au moment de la question royale. personnages hauts en couleurs, amusants, pathétiques ou touchants. si le début de l’histoire est très amusant, j’ai trouvé certains rebondissements un peu rocambolesques et dispensables, donnant un peu l’impression d’une navigation à vue sans fil narratif bien défini.
  • adtraviata Posté le 21 Avril 2017
    Nous sommes en 1950, cinq ans après la fin de la guerre ; en mai 1940, l’armée belge a capitulé au bout de dix-huit jours de combat, le roi Léopold a refusé de suivre le gouvernement belge en exil et a été retenu prisonnier au château de Laeken par les Allemands, qui le transfèreront en Allemagne à la fin de la guerre. Au début, les Belges se sentent proches de leur roi qui vit en captivité comme eux. Pourquoi Léopold ne rejoint-il pas son pays dès 1945 ? Parce que les Belges sont divisés : ils reprochent finalement au roi d’avoir cédé devant les Allemands et surtout, d’avoir épousé en secret Liliane Baels, qu’il fera princesse de Réthy, en 1941 (il était veuf de la très aimée reine Astrid, morte en 1935 dans un tragique accident de voiture, laissant de jeunes enfants ; on a dit que Léopold avait d’abord épousé religieusement Liliane alors que le mariage civil prime, comme pour tout citoyen, et ce mariage a un effet désastreux sur une population qui souffre). Finalement c’est un référendum qui décide du retour du roi, mais il montre une profonde division entre les Wallons qui sont contre et les Flamands... Nous sommes en 1950, cinq ans après la fin de la guerre ; en mai 1940, l’armée belge a capitulé au bout de dix-huit jours de combat, le roi Léopold a refusé de suivre le gouvernement belge en exil et a été retenu prisonnier au château de Laeken par les Allemands, qui le transfèreront en Allemagne à la fin de la guerre. Au début, les Belges se sentent proches de leur roi qui vit en captivité comme eux. Pourquoi Léopold ne rejoint-il pas son pays dès 1945 ? Parce que les Belges sont divisés : ils reprochent finalement au roi d’avoir cédé devant les Allemands et surtout, d’avoir épousé en secret Liliane Baels, qu’il fera princesse de Réthy, en 1941 (il était veuf de la très aimée reine Astrid, morte en 1935 dans un tragique accident de voiture, laissant de jeunes enfants ; on a dit que Léopold avait d’abord épousé religieusement Liliane alors que le mariage civil prime, comme pour tout citoyen, et ce mariage a un effet désastreux sur une population qui souffre). Finalement c’est un référendum qui décide du retour du roi, mais il montre une profonde division entre les Wallons qui sont contre et les Flamands partisans du retour du roi (aujourd’hui ce serait sans doute le contraire…). Les émeutes vont jusqu’à faire quatre morts et Léopold préfère abdiquer en faveur du très jeune prince Baudouin. Voilà le contexte historique de ce Conseiller du roi, personnage et roman évidemment fictifs (quoique le vrai roi est entouré de moult conseillers en tous genres…) Armel Job s’amuse à présenter son personnage principal sous un jour peu favorable : Henri Gansberg van der Noot (rien de moins…) n’aime pas tirer, il n’emmène même pas de munitions et il se retrouve en mauvaise posture dans une chasse ardennaise. Il tombe amoureux de la fille du garde-chasse qui vient à son secours et en fait rapidement sa maîtresse, il l’installe dans sa maison de campagne à Barzée, d’autant que la jeune femme est tombée enceinte. C’est évidemment à Barzée que « monsieur le conseiller » mène discrètement des négociations pour le roi. Les malveillances contre Aline se concentrent sur la maison… Le soir où celle-ci accouche, un « accident » cause la mort d’un jeune homme sur la propriété. Vont alors s’enchaîner coups de main, mensonges, dissimulations pour ne pas ébruiter l’accident. Mais le conseiller est mangé par le remords tandis que son entourage, femme légitime, maîtresse, gouvernante, jardinier et autres couvrent sans vergogne le secret. C’est un roman diabolique, constitué des pièces d’un puzzle qu’Armel Job emboîte avec un certain machiavélisme au fil des révélations qu’il distille avec jubilation (je me permets de reprendre l’expression d’Argali dans son billet sur Tu ne jugeras point). La culpabilité, la vérité et le mensonge, les relations à l’intérieur d’un village, la place des femmes, mères, épouses, maîtresses, voilà des thèmes qui ne sont pas inconnus d’Armel Job mais à chaque fois, il redistribue les cartes dans des romans différents par leur contexte. J’ai aimé celui de ce roman, ce que l’on a appelé en 1950 « la question royale ». L’auteur observe ses personnages avec finesse et humanité (ah la « confrérie des irréfutables »… les anciens prisonniers de guerre qui ont travaillé en Allemagne) sans oublier cette touche d’ironie élégante qui est sa marque de fabrique. J’en redemande !
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