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            Le Fossé

            Belfond
            EAN : 9782714478269
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 312
            Format : 140 x 225 mm
            Le Fossé

            Isabelle Rosselin (Traducteur)
            Date de parution : 16/05/2019
            Dans la veine du Dîner, une comédie noire au suspense redoutable où il est question – entre autres – des affres de la vie conjugale, de la disparition d’un chat, de préjugés racistes, d’un François Hollande en goguette, de la finitude de l’univers, de tri des déchets… le tout sur fond de satire sociale acerbe.
            Maire d’Amsterdam, aimé du petit personnel et respecté des puissants de ce monde, époux comblé, heureux père d’une adolescente, Robert peut savourer pleinement le sentiment d’une vie accomplie.

            Jusqu’au jour où, lors d’une soirée officielle, il aperçoit sa femme, Sylvia, rire à gorge déployée avec son adjoint à la mairie, le...
            Maire d’Amsterdam, aimé du petit personnel et respecté des puissants de ce monde, époux comblé, heureux père d’une adolescente, Robert peut savourer pleinement le sentiment d’une vie accomplie.

            Jusqu’au jour où, lors d’une soirée officielle, il aperçoit sa femme, Sylvia, rire à gorge déployée avec son adjoint à la mairie, le pourtant très insignifiant Maarten Van Hoogstraten. Tiens, il ne les savait pas si proches. Complices, même. Et si… Non, son imagination lui joue des tours. D’ailleurs, Sylvia se comporte de manière on ne peut plus normale ces derniers temps. On pourrait même dire qu’elle n’a jamais été aussi normale. Mais justement, ne devrait-il pas s’en inquiéter ?
             
            Et voilà, le doute s’installe, le fossé se creuse. Et tandis que ses parents, un couple de nonagénaires énergiques, lui annoncent leur décision de mettre fin à leurs jours, c’est tout son équilibre – et sa belle assurance – qui menacent de voler en éclats.
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            EAN : 9782714478269
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 312
            Format : 140 x 225 mm

            Ils en parlent

            « Avec brio, Herman Koch montre à quel point l’imagination peut nous balader au point de nous faire voir des choses qui n’existent pas »
            Het Parool

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • musemania Posté le 11 Octobre 2019
              C’était la première fois que je me plongeais dans un livre d’Herman Koch. Même si ce n’est pas un coup de coeur, j’ai passé de bons moments en compagnie de Robert, maire d’Amsterdam. Ce dernier est marié à Sylvia et père d’une jeune adulte, Diana. Pour lui, sa vie, tant personnelle que professionnelle est comblée jusqu’à alors. Pourtant, à l’occasion de la réception de nouvel an à la mairie, il surprend sa femme en discussion avec son insignifiant adjoint, Maarten. Le comportement de sa femme lui suscite des interrogations jusqu’alors jamais faites. Son attitude lui semble surprenante et il commence à les soupçonner d’entretenir une relation extra-conjugale. Robert revient sur son histoire afin d’y déceler les prémisses de cette aventure. Alors qu’il se triture le cerveau, ses parents lui annoncent qu’ils ont programmé leur suicide assisté avant le prochain Noël. La plume d’Herman Koch est clairement teintée de cynisme et n’est jamais très loin des grands débats actuels. Il n’est pas rare de se retrouver avec un petit sourire en coin tout en étant plongé dans cette histoire. Le livre est écrit comme si on se plongeait en quelque sorte dans le journal intime de Robert. Il revient sur des... C’était la première fois que je me plongeais dans un livre d’Herman Koch. Même si ce n’est pas un coup de coeur, j’ai passé de bons moments en compagnie de Robert, maire d’Amsterdam. Ce dernier est marié à Sylvia et père d’une jeune adulte, Diana. Pour lui, sa vie, tant personnelle que professionnelle est comblée jusqu’à alors. Pourtant, à l’occasion de la réception de nouvel an à la mairie, il surprend sa femme en discussion avec son insignifiant adjoint, Maarten. Le comportement de sa femme lui suscite des interrogations jusqu’alors jamais faites. Son attitude lui semble surprenante et il commence à les soupçonner d’entretenir une relation extra-conjugale. Robert revient sur son histoire afin d’y déceler les prémisses de cette aventure. Alors qu’il se triture le cerveau, ses parents lui annoncent qu’ils ont programmé leur suicide assisté avant le prochain Noël. La plume d’Herman Koch est clairement teintée de cynisme et n’est jamais très loin des grands débats actuels. Il n’est pas rare de se retrouver avec un petit sourire en coin tout en étant plongé dans cette histoire. Le livre est écrit comme si on se plongeait en quelque sorte dans le journal intime de Robert. Il revient sur des éléments forts de sa carrière, sur sa vie personnelle, comment il a rencontré sa chère et tendre épouse,… Des clins d’oeil à des personnages réels et célèbres sont nombreux. C’est agréable de se retrouver dans la ville d’Amsterdam, que j’ai eu l’occasion de visiter et que j’ai beaucoup appréciée. Au sujet des personnages, on ne peut que s’y attacher en fin de compte, surtout pour leurs failles. Finalement, ce n’est pas ce qui a amené les soupçons qui font que la lecture est intéressante, mais bien ce à quoi ils risquent de mener. Un soupçon d’humour noir, un brin d’émotions et des moments impolitiquement corrects font de ce livre une originalité à lui tout seul. Lu dans le cadre du Grand Prix des Lecteurs 2019 de l’Actu Littéraire.
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            • SophieWag Posté le 15 Août 2019
              Le fossé d'Herman Koch est un roman qui se passe aux Pays-Bas, de nos jours. Robert, le narrateur, est Maire d’Amsterdam. Aimé par ses électeurs et ses concitoyens, c'est un maire qui est à la fois un bon orateur et un maire proche des gens, qui a toujours un petit mot gentil ou une attention pour chacun. Il côtoie les puissants de ce monde notamment le président Barack Obama mais aussi le président François Hollande, avec qui il échange des clins d'oeil complices . Marié depuis des années à Sylvia, heureux père de Diana, une adolescente brillante et respectueuse, il savoure pleinement le moment présent avec le sentiment d’une vie accomplie. Mais c'est sans compter sur le doute qui va s’immiscer en lui lorsqu'il aperçoit lors d'une soirée officielle Sylvia, sa femme, rire à gorge déployée avec son adjoint, l'insignifiant Maarten van Hoogstraten. Dès lors le soupçon d'adultère s'instille dans sa vie et le moindre détail va renforcer le doute : là, elle semble bien complice de son adjoint , un peu trop proche. Ici elle se comporte de façon trop « normale » et c'en est louche. Et , alors que ses propres parents l'informent qu'ils veulent mettre fin à leurs jours prochainement pour éviter la décrépitude de... Le fossé d'Herman Koch est un roman qui se passe aux Pays-Bas, de nos jours. Robert, le narrateur, est Maire d’Amsterdam. Aimé par ses électeurs et ses concitoyens, c'est un maire qui est à la fois un bon orateur et un maire proche des gens, qui a toujours un petit mot gentil ou une attention pour chacun. Il côtoie les puissants de ce monde notamment le président Barack Obama mais aussi le président François Hollande, avec qui il échange des clins d'oeil complices . Marié depuis des années à Sylvia, heureux père de Diana, une adolescente brillante et respectueuse, il savoure pleinement le moment présent avec le sentiment d’une vie accomplie. Mais c'est sans compter sur le doute qui va s’immiscer en lui lorsqu'il aperçoit lors d'une soirée officielle Sylvia, sa femme, rire à gorge déployée avec son adjoint, l'insignifiant Maarten van Hoogstraten. Dès lors le soupçon d'adultère s'instille dans sa vie et le moindre détail va renforcer le doute : là, elle semble bien complice de son adjoint , un peu trop proche. Ici elle se comporte de façon trop « normale » et c'en est louche. Et , alors que ses propres parents l'informent qu'ils veulent mettre fin à leurs jours prochainement pour éviter la décrépitude de l'âge et qu'il a de fait d'autres chats à fouetter, le poison de la jalousie ne va plus le lâcher. Et tout va lui sembler suspect. Et je me suis finalement attachée à ce personnage tellement humain, alors qu'au départ, je n'avais pas particulièrement apprécié ses prises de position un peu radicales contre les éoliennes ou contre le tri sélectif par exemple. Il a ce côté imparfait qui le rend touchant, et on le regarde avec empathie se prendre les pieds dans le tapis, se cacher pour fumer afin que sa fille ne le voit pas, s'inquiéter pour ses parents, et aimer sa femme d'un amour inconditionnel jusqu'à l'étouffer. J'ai beaucoup aimé le style, l'histoire, les non-dits : on vacille avec le narrateur, on doute avec lui et l'incertitude nous tient en haleine jusqu'au bout et même après la lecture achevée, on cherche à savoir ce qu'il s'est réellement passé.  Un excellent roman, dévoré en quatre jours !
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            • sandrine57 Posté le 13 Août 2019
              Robert Walter est un homme comblé. Maire d'Amsterdam, il est apprécié de ses administrés qui aiment sa sincérité, son naturel, son éloquence. Ses fonctions lui permettent de côtoyer les grands de ce monde, il dîne avec Obama, plaisante avec Hollande. Côté vie privée, tout va bien aussi. Il forme un couple uni avec sa femme Sylvia qu'il adore tout autant que sa fille Diana. Pourtant, cette belle harmonie s'envole lors de la traditionnelle soirée du Nouvel an donnée par la mairie. Là, il aperçoit Sylvia riant aux éclats avec Maarten van Hoogstraten, son adjoint le plus insignifiant. Maarten n'est ni beau, ni drôle, ni charismatique. Qu'a-t-il bien pu raconter à Sylvia pour la faire rire de la sorte ? Et n'ont-ils pas eu l'air gênés quand, mine de rien, il les a rejoints ? Robert s'interroge, Robert se met martel en tête, Robert est jaloux, Robert est certain que Sylvia et van Hoogstraten ont une liaison. Pourtant, rien chez sa femme ne laisse entrevoir qu'elle le trompe, qu'elle aime ailleurs. Ne serait-ce pas une ruse de son épouse qui fait tout pour paraître normale, trop normale, alors qu'elle le trahit ? Au fil des jours et de son imagination galopante, Robert perd pied.... Robert Walter est un homme comblé. Maire d'Amsterdam, il est apprécié de ses administrés qui aiment sa sincérité, son naturel, son éloquence. Ses fonctions lui permettent de côtoyer les grands de ce monde, il dîne avec Obama, plaisante avec Hollande. Côté vie privée, tout va bien aussi. Il forme un couple uni avec sa femme Sylvia qu'il adore tout autant que sa fille Diana. Pourtant, cette belle harmonie s'envole lors de la traditionnelle soirée du Nouvel an donnée par la mairie. Là, il aperçoit Sylvia riant aux éclats avec Maarten van Hoogstraten, son adjoint le plus insignifiant. Maarten n'est ni beau, ni drôle, ni charismatique. Qu'a-t-il bien pu raconter à Sylvia pour la faire rire de la sorte ? Et n'ont-ils pas eu l'air gênés quand, mine de rien, il les a rejoints ? Robert s'interroge, Robert se met martel en tête, Robert est jaloux, Robert est certain que Sylvia et van Hoogstraten ont une liaison. Pourtant, rien chez sa femme ne laisse entrevoir qu'elle le trompe, qu'elle aime ailleurs. Ne serait-ce pas une ruse de son épouse qui fait tout pour paraître normale, trop normale, alors qu'elle le trahit ? Au fil des jours et de son imagination galopante, Robert perd pied. de plus en plus soupçonneux mais trop couard pour crever l'abcès, il laisse un fossé se creuser entre lui et Sylvia. Le terme est souvent galvaudé mais on peut l'affirmer sans mentir : lire un roman d'Herman Koch est une expérience jubilatoire. Avec cynisme et une pointe d'humour (noir), il malmène ses concitoyens, surtout les notables bien sous tout rapport dont il met à jour les failles et les mauvais penchants. A l'exemple De Robert, le jovial maire d'Amsterdam, mari et père comblé et fils dévoué d'un couple de nonagénaires dont il est toujours proche. L'homme est sympathique, tolérant et ouvert, d'ailleurs sa femme n'est pas néerlandaise. Pourtant, il suffit d'un soupçon sans véritablement fondement pour que tout dérape. Il n'a plus confiance en cette femme qui vient d'un pays culturellement très éloigné des Pays-Bas. Comment peut-elle le trahir alors qu'il a eu la bonté de l'aimer et de l'accueillir en Europe ? Sous ses remarques acides se tapit un racisme dont il se défend avec pour meilleure preuve son choix marital. Mais Koch sait faire apparaître le vrai visage de son personnage tout en contradictions. Outre ses supposés problèmes conjugaux, l'édile doit aussi faire face au désir d'en finir de ses parents. A 90 ans, ils estiment que leur temps est fini et qu'il faut mettre un terme à une vie qui inévitablement va se dégrader. Ils ont prévu de se suicider avant d'être dépendants et amoindris. Mais là encore l'auteur réserve quelques surprises de taille quant à l'issue de ce projet. Surprenant, souvent drôle et très politiquement incorrect, le fossé se moque d'une société hollandaise propre sur elle, écolo jusqu'à l'absurde, libre mais pas libérée. Une lecture divertissante mais qui sait aussi faire réfléchir.
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            • Christlbouquine Posté le 9 Août 2019
              Herman Koch est décidément un auteur qui a l’art de déstabiliser son lecteur et de laisser la porte ouverte à de multiples interprétations. Ce nouveau roman est un l’égal des précédents un bijou d’humour noir qui retient l’attention jusqu’au bout. Robert Walter est le maire d’Amsterdam. Un jour, lors d’une soirée où sa femme l’accompagne, le doute envahit l’esprit de Robert. Sylvia aurait un amant, cet adjoint qui vient de la faire rire. Une fois ce doute en lui, il commence à chercher des preuves, à remonter le temps de leur vie de couple. Mais Robert doit aussi faire face à la décision de se suicider de ses parents, à la disparition du chat de la famille, à la gestion de la ville. Petit à petit, le monde de Robert vacille, la paranoïa s’installe. Herman Koch manie avec brio l’ironie mordante et le second degré. Encore une fois, il ne se préoccupe pas de rendre ses personnages attachants mais plutôt de créer une atmosphère saisissante qui conduit le lecteur au cœur des pensées de Robert. Finalement, on s’attache moins à savoir si ses doutes sur la fidélité de sa femme sont réels qu’à savoir jusqu’où ce soupçon peut le conduire. C’est un... Herman Koch est décidément un auteur qui a l’art de déstabiliser son lecteur et de laisser la porte ouverte à de multiples interprétations. Ce nouveau roman est un l’égal des précédents un bijou d’humour noir qui retient l’attention jusqu’au bout. Robert Walter est le maire d’Amsterdam. Un jour, lors d’une soirée où sa femme l’accompagne, le doute envahit l’esprit de Robert. Sylvia aurait un amant, cet adjoint qui vient de la faire rire. Une fois ce doute en lui, il commence à chercher des preuves, à remonter le temps de leur vie de couple. Mais Robert doit aussi faire face à la décision de se suicider de ses parents, à la disparition du chat de la famille, à la gestion de la ville. Petit à petit, le monde de Robert vacille, la paranoïa s’installe. Herman Koch manie avec brio l’ironie mordante et le second degré. Encore une fois, il ne se préoccupe pas de rendre ses personnages attachants mais plutôt de créer une atmosphère saisissante qui conduit le lecteur au cœur des pensées de Robert. Finalement, on s’attache moins à savoir si ses doutes sur la fidélité de sa femme sont réels qu’à savoir jusqu’où ce soupçon peut le conduire. C’est un véritable drame psychologique qui se joue à travers des moments de lâcher-prise de la part de Robert qui sont totalement jouissifs pour le lecteur qui suit avec intérêt ce politicien qui n’en est pas moins humain avec ses angoisses, ses doutes, ses faiblesses. Un roman fabuleusement irrévérencieux, satirique, volontairement borderline (les sorties de Robert sur les origines étrangères de sa femme sont souvent grinçantes et porteuses de préjugés, au point que je me suis demandé si ce Robert n’était pas, paradoxalement, à la limite d’un certain racisme). Encore une fois Herman Koch met le doigt sur les travers de la société et appuie là où cela blesse.
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            • Michigan32 Posté le 18 Juillet 2019
              Ce roman m'a laissée un peu perplexe, pas forcément dans le mauvais sens du terme… "Le fossé" nous emmène dans la tête d'un homme, le maire d'Amsterdam. Le point de départ est que cet homme, le narrateur, remarque lors d'une soirée professionnelle sa femme qui rit aux éclats alors qu'elle est en train de discuter avec l'adjoint à la mairie. Que peut-il bien lui raconter ? Et comment cet homme, qui paraît tellement insignifiant, peut-il faire rire autant sa femme ? C'est à partir de cet évènement que nous suivons le fil des réflexions de cet homme. Herman Koch réussit à donner l'impression d'être véritablement dans la tête du narrateur, on passe d'une idée à l'autre, d'un souvenir à l'autre, parfois sans crier gare. Et ce n'est pas désagréable car ce n'est pas si fréquent de lire des portraits d'homme tel que celui-là. C'est un homme qui a, a priori tout, un travail important, du pouvoir, une femme qui l'aime (c'est ce qu'il croyait tout du moins) et qu'il aime, une fille à laquelle il tient par dessus tout. Pourtant il commence à douter, à surveiller sa femme, ses réactions. Si elle réagit comme d'habitude sans rien changer, c'est qu'il... Ce roman m'a laissée un peu perplexe, pas forcément dans le mauvais sens du terme… "Le fossé" nous emmène dans la tête d'un homme, le maire d'Amsterdam. Le point de départ est que cet homme, le narrateur, remarque lors d'une soirée professionnelle sa femme qui rit aux éclats alors qu'elle est en train de discuter avec l'adjoint à la mairie. Que peut-il bien lui raconter ? Et comment cet homme, qui paraît tellement insignifiant, peut-il faire rire autant sa femme ? C'est à partir de cet évènement que nous suivons le fil des réflexions de cet homme. Herman Koch réussit à donner l'impression d'être véritablement dans la tête du narrateur, on passe d'une idée à l'autre, d'un souvenir à l'autre, parfois sans crier gare. Et ce n'est pas désagréable car ce n'est pas si fréquent de lire des portraits d'homme tel que celui-là. C'est un homme qui a, a priori tout, un travail important, du pouvoir, une femme qui l'aime (c'est ce qu'il croyait tout du moins) et qu'il aime, une fille à laquelle il tient par dessus tout. Pourtant il commence à douter, à surveiller sa femme, ses réactions. Si elle réagit comme d'habitude sans rien changer, c'est qu'il se fait des idées sur une potentielle relation adultère. Ou au contraire, le fait qu'elle ne change rien, n'est-il pas le signe qu'au fond tout a changé ? Et puis au-delà de sa femme, il y a les parents de cet homme, qui ont décidé de mettre fin à leurs jours car justement tout va bien. C'est à en manger son chapeau, comment et pourquoi ses parents peuvent-ils décider de faire une chose pareille ? A travers ces deux fils narratifs, le narrateur explore de multiples sujets sur la notion de couple, le pouvoir, l'écologie (les politiques de tri des déchets !). Bref il y a beaucoup de choses dans ce roman, c'est une critique de notre société, de la société néerlandaise en particulier. A l'instar du Dîner, Herman Koch pose un regard très cynique sur notre époque et nous laisse un peu en chemin malgré tout. Que penser du dénouement de ce roman ? Je ne sais pas trop, et j'aurais aimé que Herman Koch nous emmène un peu plus loin. C'est la petite déception dans ce roman…
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