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Le karaté est un état d'esprit

Sonatine
EAN : 9782355845062
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 140 x 220 mm
Le karaté est un état d'esprit

Patrick RAYNAL (Traducteur)
Date de parution : 06/06/2019
Le roman inédit le plus déjanté et le plus pop d’Harry Crews.
 
Après avoir vagabondé à travers les États-Unis, John Kaimon arrive en Floride, où il fait la connaissance d’une petite communauté de karatékas fanatiques. Ceux-ci exercent leur art dans la piscine vide du motel désaffecté où ils ont élu résidence. Plus qu’un simple art martial, c’est un véritable culte auquel s’adonne... Après avoir vagabondé à travers les États-Unis, John Kaimon arrive en Floride, où il fait la connaissance d’une petite communauté de karatékas fanatiques. Ceux-ci exercent leur art dans la piscine vide du motel désaffecté où ils ont élu résidence. Plus qu’un simple art martial, c’est un véritable culte auquel s’adonne cette tribu, dont chaque membre a renoncé à sa vie passée ainsi qu’à toute possession matérielle. Seule compte pour eux la pureté de l’esprit. Si Kaimon y trouve d’abord une philosophie de vie satisfaisante, son attirance pour Gaye, une magnifique karateka, va bientôt l’entraîner dans de sulfureuses aventures.  Car si l’esprit se doit d’être fort, la chair est parfois bien faible…
 
Publié en 1971, Le karaté est un état d’esprit est le quatrième roman d’Harry Crews. On retrouve dans ce récit irrésistible, plein de compassion et d’ironie, les obsessions de l’auteur pour la sexualité carnivore, les freaks, la violence, mais aussi toute sa tendresse pour les âmes perdues qui tentent de survivre dans une société qui leur est contraire.
 
 
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EAN : 9782355845062
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 140 x 220 mm

Ils en parlent

«  Ce géant démantibulé, cet albatros disloqué, porte sur ses larges épaules avachies toute la douleur de son pays. »  
Martine Laval / Télérama

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Azeline Posté le 15 Novembre 2019
    Ce quatrième roman de l'auteur date de 1971; il a été traduit en français et publié cette année. Seventies obligent, John Kaimon se cherche une communauté. Il se dit croyant; c'est à dire qu'il est prêt à croire en tout. Il intègre donc un groupe de paumés, dirigé par Belt, un maître de karaté. De mésaventures en désillusions, John pourrait finalement décider de croire en lui-même. Ils m'ont angoissée, ces allumés qui remplacent la nourriture par des pilules aux légumes, à la viande, aux fruits (frais), qui se détruisent volontairement les nerfs des mains, et ce gourou illuminé, "addict au calme", qui les manipulent; même s'il n'y a pas de ressemblance, j'avais en tête Manson et sa famille (leur procès a eu lieu l'année où le livre est paru). Un air de déjà-vu mais comme Le karaté a été écrit bien avant, il est plutôt annonciateur de ceux qui suivront: ici, des obsédés du culte du mental quand Body sera celui du physique avec des culturistes; un personnage qui prend conscience qu'il ne partage pas la même ambition ni le même état d'esprit que son mentor comme dans Le roi du ko. Et toujours cette idée au départ de fuir l'endroit d'où l'on... Ce quatrième roman de l'auteur date de 1971; il a été traduit en français et publié cette année. Seventies obligent, John Kaimon se cherche une communauté. Il se dit croyant; c'est à dire qu'il est prêt à croire en tout. Il intègre donc un groupe de paumés, dirigé par Belt, un maître de karaté. De mésaventures en désillusions, John pourrait finalement décider de croire en lui-même. Ils m'ont angoissée, ces allumés qui remplacent la nourriture par des pilules aux légumes, à la viande, aux fruits (frais), qui se détruisent volontairement les nerfs des mains, et ce gourou illuminé, "addict au calme", qui les manipulent; même s'il n'y a pas de ressemblance, j'avais en tête Manson et sa famille (leur procès a eu lieu l'année où le livre est paru). Un air de déjà-vu mais comme Le karaté a été écrit bien avant, il est plutôt annonciateur de ceux qui suivront: ici, des obsédés du culte du mental quand Body sera celui du physique avec des culturistes; un personnage qui prend conscience qu'il ne partage pas la même ambition ni le même état d'esprit que son mentor comme dans Le roi du ko. Et toujours cette idée au départ de fuir l'endroit d'où l'on vient, cette peur de finir par ressembler aux siens; sans oublier une scène de foule, toujours prête à basculer dans l'hystérie collective. Et comme dans chaque roman d'Harry Cews il y a une part de son expérience, il a réellement pris des leçons de karaté mais n'a jamais acquis un bon niveau.
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  • Stelphique Posté le 16 Juin 2019
    Ce que j’ai ressenti: #9642;️Respiration Iboki. Le karaté est un état d’esprit. Rien de plus vrai dans ce titre et cette affirmation. Alors respire et entrevois la sérénité qui se cache derrière l’écriture survoltée de Harry Crews, le karaté comme filet de sauvetage en cas de chute vertigineuse. Cette discipline implique un contrôle de soi et de son esprit, et ses personnages en marge de la société essayent de saisir son pouvoir apaisant. C’est une interprétation très spéciale de cet enseignement ancestral, et dans cette histoire, l’état d’esprit est au dépassement de toutes les limites du corps et des codes de la société. Autant vous prévenir tout de suite, il vous faudra maîtriser votre respiration pendant cette lecture…Violent. Déjanté. Sulfureux. Il ne vous laissera pas indemne… La respiration.Tout est dans la respiration. Inspirez le monde et expirez-le… #9642;️Pousser un kiai. John Kaimon en a, des cris à pousser, et il se jette donc à corps perdu dans cette petite communauté de karatékas, au fin fond de cette piscine vide, pour essayer de calmer ses ardeurs et la puissance de ses souffrances. Tous les personnages de ce roman énergique, sont des êtres torturés, abîmés, des Freaks, des marginaux, tellement en souffrance, que plus qu’un choix de... Ce que j’ai ressenti: #9642;️Respiration Iboki. Le karaté est un état d’esprit. Rien de plus vrai dans ce titre et cette affirmation. Alors respire et entrevois la sérénité qui se cache derrière l’écriture survoltée de Harry Crews, le karaté comme filet de sauvetage en cas de chute vertigineuse. Cette discipline implique un contrôle de soi et de son esprit, et ses personnages en marge de la société essayent de saisir son pouvoir apaisant. C’est une interprétation très spéciale de cet enseignement ancestral, et dans cette histoire, l’état d’esprit est au dépassement de toutes les limites du corps et des codes de la société. Autant vous prévenir tout de suite, il vous faudra maîtriser votre respiration pendant cette lecture…Violent. Déjanté. Sulfureux. Il ne vous laissera pas indemne… La respiration.Tout est dans la respiration. Inspirez le monde et expirez-le… #9642;️Pousser un kiai. John Kaimon en a, des cris à pousser, et il se jette donc à corps perdu dans cette petite communauté de karatékas, au fin fond de cette piscine vide, pour essayer de calmer ses ardeurs et la puissance de ses souffrances. Tous les personnages de ce roman énergique, sont des êtres torturés, abîmés, des Freaks, des marginaux, tellement en souffrance, que plus qu’un choix de vivre autrement, c’est une destinée. Une destinée de losers, chaotique et sublimée par une poésie vibrante que Harry Crews nous déploie pour nous faire apprécier ces monstres humains, en trop plein de fractures diverses. L’auteur met de l’intensité violente et une passion dévorante dans ces mots. Tellement qu’il m’a été difficile de quitter ses pages. Il y a des cris qu’on pousse, des larmes qu’on perd, des obsessions qu’on gère plus ou moins, et du sang qu’on est obligé de laisser couler dans cette piscine…A vous de voir, jusqu’où vous irez à suivre cette communauté… »Rai! » -Pour croire ce qui est ici, vous devez cesser de croire le reste du monde. #9642;️Frapper le makiwara. Avec ce roman inédit, les éditions sonatine frappe fort! Je découvre un nouvel auteur avec une plume forte, poétique et torturée. Très torturée. Il n’a pas peur des mots et des étiquettes, il les fait saigner à coup de poing, les brise dans un cri de fureur, pour en sortir tout un mal-être d’une génération, celle des seventies, et cela donne une lecture karaté-ment intense! Avez-vous déjà mis le nez dans un livre? Je veux dire vraiment mis le nez? Tous ses petits mots qu’il y a dedans. Toutes ses lettres. Vous êtes-vous jamais demandé ce que ça implique pour un homme? Ma note Plaisir de Lecture 9/10
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