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EAN : 9782714444110
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 140 x 225 mm
Les saisons de la nuit
Renée Kérisit (traduit par)
Date de parution : 16/08/2007
Éditeurs :
Belfond
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Les saisons de la nuit

Renée Kérisit (traduit par)
Date de parution : 16/08/2007

Le roman qui a révélé Colum McCann, la superbe évocation d'une famille noire-américaine à New York, tout au long du XXe siècle.

À travers l'extraordinaire portrait d'une famille d'ouvriers américains, du début du siècle à nos jours, Colum McCann impose un univers romanesque d'une rare puissance, et une prose d'une beauté rude...

À travers l'extraordinaire portrait d'une famille d'ouvriers américains, du début du siècle à nos jours, Colum McCann impose un univers romanesque d'une rare puissance, et une prose d'une beauté rude et lumineuse.

New York, 1916. Des terrassiers creusent les tunnels du métro sous l'East River. Des noirs, comme Nathan Walker,...

À travers l'extraordinaire portrait d'une famille d'ouvriers américains, du début du siècle à nos jours, Colum McCann impose un univers romanesque d'une rare puissance, et une prose d'une beauté rude et lumineuse.

New York, 1916. Des terrassiers creusent les tunnels du métro sous l'East River. Des noirs, comme Nathan Walker, venu de sa Géorgie natale, des Italiens, des Polonais, des Irlandais… Pendant les dures heures de labeur dans les entrailles de la terre, une solidarité totale règne entre eux. Mais, à la surface, chacun garde ses distances, jusqu'au jour où un accident spectaculaire établit entre Walker et un de ses compagnons blancs un lien qui va sceller le destin de leurs descendants sur trois générations.

Manhattan, 1991. Sous le bourdonnement trépidant de la ville, un certain Treefrog, qu'un secret honteux a réduit à vivre dans ces mêmes tunnels, endure les rigueurs d'un hiver terrible, aux côtés d'autres déshérités réfugiés dans ce monde obscur.

Soixante-quinze ans séparent Nathan Walker de Treefrog, soixante-quinze ans marqués par le racisme, la pauvreté, les tabous sociaux et les bonheurs furtifs. Deux récits, d'abord parallèles, qui vont finir par se rejoindre et s'entrecroiser pour former une seule et même histoire d'amour et de rédemption.

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EAN : 9782714444110
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 140 x 225 mm
Belfond
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Ils en parlent

« Il fallait un regard extérieur – celui d’un irlandais installé à New York – pour décrire sans apitoiement cette condition humaine. Il fallait un jeune romancier capable d’affronter les ténèbres pour côtoyer ces hommes-taupes et leur rendre une dignité littéraire. Colum McCann est celui-là. »
Florence Noiville - Le Monde

« On est pris par la reconstitution, saisi par l’atmosphère étouffante, par l’authenticité du récit, la générosité des personnages, on y croit. […] Colum McCann avec un savoir-faire redoutable emporte l’adhésion du lecteur, il le transporte littéralement hors des entrailles cauchemardesques de New York pour le ramener sain et sauf à l’air libre, en pleine lumière. »
Bruno Corty - Le Figaro

« C’est un roman d’une noirceur terrible, un voyage au bout de la nuit. Mais c’est aussi un roman hanté par la grâce : 300 pages de ténèbres et de lumières, où une nouvelle recrue des lettres irlandaises s’impose dans le sillage des McGahern et autres McCourt. […] au carrefour de l’ethnographie et du réalisme magique le plus incandescent, Les Saisons de la nuit sont la version new-yorkaise des Mystères de Paris. »
André Clavel - L’Express

« Le minutieux travail de recherche entrepris par McCann, […] lui permet de se tenir à l’écart des clichés, sans pour autant l’empêcher d’user à plein de son sens aigu de l’ellipse. Le deuxième chapitre du livre […] restera comme un véritable morceau d’anthologie. »
Sylvain Bourmeau - Les Inrockuptibles

« Colum McCann est un écrivain, un grand. Ses mots, ses phrases, ses romans, traquent l’âme des êtres, fouillent les consciences jusqu’aux recoins de la nuit »
Fabrice Lanfranchi - L’Humanité

« [Colum McCann] donne à lire des pages âpres, violentes, trépidantes, trempées dans les recoins les plus ténébreux d’une vie qui font de ce roman un voyage au centre d’une mégalopole dont on ressort terrassé, emballé. […] McCann a peint une fresque impeccable de la rédemption plantée dans la “Grosse Pomme” : qui savait qu’elle donnait encore des fruits aussi savoureux ? »
Olivier Cariguel - Le Magazine Littéraire

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Edouard22 Posté le 2 Avril 2022
    Magnifique livre parue en 1998 qui nous introduit auprès des creuseurs de tunnels dans le New-York du début et du milieu du XXème siècle, et des constructeurs de gratte-ciels : pas les ingénieurs, mais les ouvriers en bas de l'échelle. Nous côtoyons aussi les marginaux qui vivent dans les souterrains plus ou moins abandonnés de la grande ville ou dans des repaires improbables. Tout cet univers est décrit avec une certaine crudité dans le propos, qui reste toujours enlevé, prenant et agréable, servi par la belle traduction de Marie-Claude Peugeot, et l'ensemble s'appuie visiblement sur des fondements tout-à-fait historiques. Colum McCann parvient avec un immense talent à nous faire approcher ce que vivent ses personnages, presque comme si l'on était à leur place. Ainsi on perçoit mieux cette vie souterraine dans le entrailles de la mégapole, que justement les gens ordinaires ne veulent pas voir. On sent une influence de la beat génération (Jack Kerouac, Hubert Selby Jr et autres John Fante) et c'est tant mieux, pour notre plus grand plaisir. À recommander chaleureusement à tout amateur de littérature américaine (ou, ici, irlandaise).
  • oblo Posté le 23 Septembre 2021
    De Nathan Walker à Nathan Clarence Walker, il y a tout un siècle. On pourrait ajouter qu'entre eux, en plus de dizaines d'années, il y a des centaines de mètres, et toute une ville - et quelle ville ! New York, une immense métropole ! - en construction. Le premier est terrassier au début du 20ème siècle ; son quotidien est sombre, chaud et moite, et terriblement dangereux : Nathan Walker creuse le tunnel qui fera passer le métro sous l'Hudson. Ses collègues, qui sont un peu plus que cela, sont arrivés d'Irlande, de Pologne ou bien d'Italie. Le deuxième est ouvrier dans la construction des gratte-ciels. L'air est son domaine, l'équilibre son don. Et puis il y a Treefrog, un SDF qui vit dans un tunnel ferroviaire, sous la ville mais emprisonné dans un hiver long et glacial. Treefrog vit de petits larcins et de récupération de ferraille, tout près d'autres compagnons d'infortune dont il se méfie néanmoins. Surtout Treefrog pense souvent à son ex-femme et à sa fille, qu'il n'a plus vu depuis quatre ans. Avec Nathan Clarence, il partage seulement l'identité, et celle-ci, comprise comme l'ensemble de son histoire personnelle, est un lointain et douloureux souvenir. Les... De Nathan Walker à Nathan Clarence Walker, il y a tout un siècle. On pourrait ajouter qu'entre eux, en plus de dizaines d'années, il y a des centaines de mètres, et toute une ville - et quelle ville ! New York, une immense métropole ! - en construction. Le premier est terrassier au début du 20ème siècle ; son quotidien est sombre, chaud et moite, et terriblement dangereux : Nathan Walker creuse le tunnel qui fera passer le métro sous l'Hudson. Ses collègues, qui sont un peu plus que cela, sont arrivés d'Irlande, de Pologne ou bien d'Italie. Le deuxième est ouvrier dans la construction des gratte-ciels. L'air est son domaine, l'équilibre son don. Et puis il y a Treefrog, un SDF qui vit dans un tunnel ferroviaire, sous la ville mais emprisonné dans un hiver long et glacial. Treefrog vit de petits larcins et de récupération de ferraille, tout près d'autres compagnons d'infortune dont il se méfie néanmoins. Surtout Treefrog pense souvent à son ex-femme et à sa fille, qu'il n'a plus vu depuis quatre ans. Avec Nathan Clarence, il partage seulement l'identité, et celle-ci, comprise comme l'ensemble de son histoire personnelle, est un lointain et douloureux souvenir. Les saisons de la nuit est, comme l'indique son titre originel, The side of brightness, un roman des marges. Marges géographiques, physiques, sociales ou bien psychologiques, le roman explore le grand revers d'une cité brillante à l'aide d'une langue directe et puissante. La marge la plus évidente tient dans le décor. Jamais Colum McCann n'entraîne le lecteur au coeur de la ville, près des grands magasins ou entre les taxis jaunes. New York, ici, se résume à des souterrains ferroviaires où hurlent les métros et les trains de l'Amtrak. C'est là que Treefrog a élu domicile, à sept mètres au-dessus des voies, avec son matelas plein de vermines et un chat affectueux. C'est là aussi que Nathan Walker a vécu une grande partie de sa vie professionnelle, à creuser des tunnels et à poser des joints. Entre ces deux épisodes souterrains, Nathan Clarence travaille lui aussi loin du tumulte de la ville, à plusieurs dizaines ou centaines de mètres de haut, montant les poutrelles qui feront la vitrine de la ville. La marge géographique, enfin, trouve son symbole dans les cartes étranges tracées par Treefrog. Cartes sensibles, elles sont le reflet matériel de la folie de ce personnage. Les personnages sont caractérisés aussi par leur situation de marge sociale. Si Nathan Walker se sent si bien dans les tunnels au milieu de ses camarades Rhubarbe Vannucci, Con O'Leary et Sean Power, c'est qu'ici, sa couleur de peau n'a aucune importance : il y est un homme comme un autre, un égal. Par la suite, son mariage avec Eleanor O'Leary, la fille de Con, décédé lors d'un accident inhabituel et dont le corps restera à jamais prisonnier du limon de l'Hudson, est largement incompris. Elle, rousse irlandaise et lui, Noir de peau, ne vivent jamais leur amour au grand jour. La naissance des enfants - un garçon, Clarence, et deux filles - ne change rien à la situation d'une union considérée comme anormale socialement. Évidemment, le grand stigmate social demeure toujours cette couleur de peau, qui permet le meurtre sauvage de Clarence, le fils, par la police de Géorgie, les insultes faites à Nathan, les comportements orduriers du voisin vis-à-vis des filles de Nathan. Quant à Treefrog, sa situation de SDF n'est pas qu'une honte sociale, mais un effacement total de la vie en société. McCann donne à voir ces hommes et ces femmes dans leur désolant désœuvrement, leurs addictions mortelles, leur violence quotidienne mais aussi leurs qualités profondes (ainsi les peintures de Papa Love ou le génie électrique de Faraday). Il y a enfin une dernière marge, explorée par l'auteur, qui a à voir avec les choses de l'esprit. Treefrog, bien-sûr, souffre de tocs (tout doit aller par paires) et d'une certaine folie. Peut-être faut-il y avoir un héritage atavique, symbolisé par les prénoms qu'il porte, celui de ses père et grand-père : l'un a connu les travaux ingrats et la honte sociale du mariage mixte, l'autre a eu pour récompense d'avoir été soldat de la guerre de Corée le droit d'être abattu comme une bête, hors de toute justice humaine. Les folies des uns et des autres, les addictions dégradantes (dont sont victimes Louisa ou encore Angie, mère et compagne d'infortune de Nathan Clarence), les marottes (Vannucci et ses pigeons, Nathan et son tourne-disque, Treefrog et ses cartes mentales) sont autant de signaux psychologiques qui nous montrent que l'on n'est jamais loin de basculer. De plus, les personnages apparaissent souvent mélancoliques, s'agrippant aux beaux détails de leurs vies passées (la camaraderie des tunneliers, faire l'amour sur un lavabo, un pique-nique au bord d'un lac), conscients d'une perte irrémédiable. Treefrog, en tant que personnage, est le seul qui ait bel et bien basculé. Hanté par la mort de son grand-père et par l'absence de sa fille dont il est responsable (le comportement qu'il a eu avec elle a été jugé particulièrement marginal, voire pervers), il erre dans un monde à peine réel, et qui est pourtant le sien. Pour évoquer ces personnages et leurs parcours, qui évoluent le plus souvent dans les endroits sombres et dans la nuit, Colum McCann use d'une langue simple et directe, centrée sur l'action et moins sur les descriptions, parce que les personnages sont aux prises avec le réel, lequel n'est pas magnifié. Nulle description ébahie de New York et de son activité, point de soin à glorifier les lieux de vie misérables. L'utilisation du présent renforce l'immersion du lecteur dans ces vies parfois heureuses, souvent pénibles. Tout proche des personnages, le lecteur compatit aux amoureux qui ne peuvent se tenir la main en public, au vieillard honteux de baver sur sa chemise, au père perdu interrogée par sa propre fille sur son état mental. McCann ne porte pas de critique, il allume simplement la lumière. Voici les oubliés. Ils sont comme nous.
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  • mumuboc Posté le 2 Juin 2021
    "Une brutalité sensible dans l'atmosphère. De la tendresse aussi, pourtant. Il y a là quelque chose de si vivant que le cœur de la ville semble près d'éclater de toute la douleur qui y est accumulée. Comme s'il allait soudain exploser sous le poids de la vie. Comme si la ville elle-même avait engendré toutes les complexités du cœur humain. Des veines et des artères (...) bouillonnantes de sang. Des millions d'hommes et de femmes irriguant de ce sang les rues de la cité. (p242)" Il est des lectures qui, l'air de rien, laissent une empreinte en vous et Les saisons de la nuit est de ce genre-là. Evoquer une ville, un pays mais à travers les invisibles, les déshérités, ceux que l'édification d'un pays brise dans le corps par la rudesse de la tâche mais également dans les âmes et les cœurs par une société qui laisse sur le bord du chemin ceux qui ont participé à sa renommée, à son prestige. Deux narrateurs : Nathan Walker, noir américain, en 1916 qui travaille sous terre et même sous un fleuve à creuser un tunnel sous l'East River à New-York pour que d'autres puissent emprunter le métro qui liera Brooklyn à Manhattan... "Une brutalité sensible dans l'atmosphère. De la tendresse aussi, pourtant. Il y a là quelque chose de si vivant que le cœur de la ville semble près d'éclater de toute la douleur qui y est accumulée. Comme s'il allait soudain exploser sous le poids de la vie. Comme si la ville elle-même avait engendré toutes les complexités du cœur humain. Des veines et des artères (...) bouillonnantes de sang. Des millions d'hommes et de femmes irriguant de ce sang les rues de la cité. (p242)" Il est des lectures qui, l'air de rien, laissent une empreinte en vous et Les saisons de la nuit est de ce genre-là. Evoquer une ville, un pays mais à travers les invisibles, les déshérités, ceux que l'édification d'un pays brise dans le corps par la rudesse de la tâche mais également dans les âmes et les cœurs par une société qui laisse sur le bord du chemin ceux qui ont participé à sa renommée, à son prestige. Deux narrateurs : Nathan Walker, noir américain, en 1916 qui travaille sous terre et même sous un fleuve à creuser un tunnel sous l'East River à New-York pour que d'autres puissent emprunter le métro qui liera Brooklyn à Manhattan . Il fait partie de ces ouvriers que personne ne voient ou ne pensent quand ils empruntent le dit tunnel, à ce qu'il a fallu de peine, de sueur, de labeur et de drames pour raccourcir les distances ou relier les hommes. Nathan raconte sa vie, ses relations avec ses compagnons d'ouvrage, son mariage mixte et un drame qui va sceller son destin à plusieurs titres avec l'un d'entre eux. 1991 - Manhattan : Treefrog vit sous terre depuis qu'il s'est trouvé dans la position d'exclu pour un geste peut-être (ou pas) mal interprété, il fait partie de ceux qui vivent en marge de la société, sous terre, qui se sont créer une sorte de ville où les rues deviennent des galeries, où les logements sont des cavernes, qui partagent leur quotidien avec les rats, sous la ville : drogués, marginaux, paumés ils ont fait de ce lieu leur territoire. Et si un tunnel ne reliait pas uniquement deux rives mais également était le point de jonction de deux existences ? Un auteur irlandais pour mettre dans la lumière ceux qui vivent dans les ténèbres d'une mégalopole, qui ont contribué à ses constructions souterraines ou aériennes comme Nathan ou son petit-fils Carlson, ouvrier-funambule qui travaille à l'édification de buildings, à l'opposé de son ancêtre sur les poutrelles qui serviront d'armature aux buildings. Sortir de terre mais pas forcément pour sortir de la misère, de sa condition et des accidents de la vie. Colum Mc Cann les extrait de l'ombre, raconte leurs vies, leurs bonheurs comme leurs malheurs mais également les amitiés, les amours de ces hommes brisés, pauvres, ces hommes que la couleur de peau ou l'origine ethnique tient à distance, cantonne à des basses tâches. "L'égalité de l'ombre n'existe que dans les tunnels. (...) C'est seulement sous terre, il le sait bien, que la couleur est abolie, que les hommes deviennent des hommes. (p56)" J'ai trouvé dans la plume de cet auteur du Steinbeck dans la manière qu'il a, non pas de les glorifier car il n'occulte pas leurs travers, leurs excès, mais de leur rendre justice. A travers l'histoire de ces hommes c'est l'histoire de la construction d'un pays, d'une ville avec ce qu'elle peut avoir de plus beau et de plus sombre. J'ai choisi de lire ce roman car j'ai repéré à la bibliothèque, Apeirogon, son dernier roman, mais avant de l'aborder je voulais découvrir la plume, l'univers et je dois avouer que je me suis à la fois enfoncée avec curiosité et plaisir dans les ténèbres et élevée dans les airs pour suivre ces deux personnages, écouter leurs complaintes et découvrir ce qui les reliait et faisait du tunnel une sorte de sanctuaire. Un roman fort, humain, qui répond à des questionnements que j'ai de temps en temps quand j'emprunte un tunnel ou lève la tête vers le sommet d'immeubles sur la vie de ces ouvriers d'un autre temps mais pas si lointain, travaillant souvent sans protection, mal payés, gardant en eux les cicatrices de leur travail mais également des accidents où certains périrent, des ouvriers qui affrontaient la roche et les éléments pour les générations futures. Et même si la personnalité de Nathan Walker illumine le récit, même si Treefrog est plus énigmatique, plus sombre, j'ai beaucoup aimé suivre leurs parcours avec quelques joies et beaucoup de souffrance, la fierté de leur travail, d'avoir contribué, sans aucune reconnaissance, à des ouvrages qui perdurent aujourd'hui et qui font parfois la renommée ou le symbole d'un pays et d'une ville. Un auteur que je vais continuer de lire et de suivre. 
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  • Delivresmoi Posté le 23 Mai 2021
    Un roman hors du commun ! Après mon coup de coeur pour Apeirogon, j ai adoré retrouver l écriture de Colum McCann. Cette fois, l'auteur nous emmène à New-York. Nous suivons tout d abord une bande de copains dans les années 1910 qui creusent un tunnel. En parallèle de cette histoire, on rencontre Treefrog, un sans-abri qui vit sous terre, non loin des rails de métro. J'ai été portée par l alternance des récits et les personnages au destin atypique. La description d un New-York pauvre et sombre permet de percevoir la ville sous un angle différent. On est loin du New-York qui fait rêver avec sa 5e Avenue et ses buildings touchant les etoiles. Ce livre nous rappelle tous les invisibles qui nous entourent. C est même un bel hommage aux personnes les plus démunies et aux travailleurs de l'ombre qui risquent leur vie. Contrairement à Apeirogon, la forme du récit n est pas originale mais on retrouve, et c est ça le plus important, le brio de l auteur qui parvient à nous livrer des personnages surprenants et à nous plonger tout entier dans l histoire. Je n ai plus qu à ajouter que si vous n avez pas encore... Un roman hors du commun ! Après mon coup de coeur pour Apeirogon, j ai adoré retrouver l écriture de Colum McCann. Cette fois, l'auteur nous emmène à New-York. Nous suivons tout d abord une bande de copains dans les années 1910 qui creusent un tunnel. En parallèle de cette histoire, on rencontre Treefrog, un sans-abri qui vit sous terre, non loin des rails de métro. J'ai été portée par l alternance des récits et les personnages au destin atypique. La description d un New-York pauvre et sombre permet de percevoir la ville sous un angle différent. On est loin du New-York qui fait rêver avec sa 5e Avenue et ses buildings touchant les etoiles. Ce livre nous rappelle tous les invisibles qui nous entourent. C est même un bel hommage aux personnes les plus démunies et aux travailleurs de l'ombre qui risquent leur vie. Contrairement à Apeirogon, la forme du récit n est pas originale mais on retrouve, et c est ça le plus important, le brio de l auteur qui parvient à nous livrer des personnages surprenants et à nous plonger tout entier dans l histoire. Je n ai plus qu à ajouter que si vous n avez pas encore découvert Colum McCann, je vous conseille de le faire. De mon côté, je vais me procurer un autre de ses romans.
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  • Flexuan Posté le 12 Mai 2021
    Voilà un livre dont l'hyper-réalisme nous opresse et nous dérange. Dans les Saisons de la Nuit, Colum McCann nous immerge dans deux temporalités (passée et présente) et deux histoires (celles des bâtisseurs et des terrassiers, des sans-abris) de New-York. Les Saisons de la Nuit n'est pas facile à visualiser tant les lieux décrits sont différents de notre quotidien. Bien que misérables, l'auteur - lui-même connaisseur du milieu car il en faisait parti - rend malgré tout les personnages humains, touchants, attachants. Leurs moments de bonheur contrastent avec ce livre sombre, ce qui le rend agréable a lire et beau.
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