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Belfond
EAN : 9782714446572
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm

Les Sept Fous

Isabelle BERMAN (Traducteur), Antoine BERMAN (Traducteur)
Date de parution : 12/08/2010

La redécouverte d'une figure hautement polémique des Lettres argentines. Dans le Buenos Aires des années 1930, le destin d'un homme qui, confronté à l'humiliation, la violence et la misère, cherche une échappatoire dans le rêve et la folie. Portée par une écriture en uppercut, une œuvre-culte, saluée par Cortázar et Onetti.

Employé à la Compagnie sucrière, Erdosain a pris l'habitude de puiser dans la caisse. Dénoncé, il est sommé de rembourser six cent pesos et sept centimes, et découvre le même jour que sa femme le quitte.

Aux abois, il part trouver l'Astrologue, un être aussi mégalo que délirant,...

Employé à la Compagnie sucrière, Erdosain a pris l'habitude de puiser dans la caisse. Dénoncé, il est sommé de rembourser six cent pesos et sept centimes, et découvre le même jour que sa femme le quitte.

Aux abois, il part trouver l'Astrologue, un être aussi mégalo que délirant, qui a pour projet de fonder une société secrète financée par les revenus d'une chaîne de maisons closes.

Avec lui, un maquereau mélancolique, un rentier pervers, un pharmacien mystique, un aventurier chercheur d'or, un officier corrompu, un tueur illuminé : sept fous lancés dans une entreprise abracadabrante, sept fous lâchés au cœur des bas-fonds de la ville. Et Erdosain, en quête d'une raison d'exister, d'un Dieu qui toujours se dérobe.

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EAN : 9782714446572
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm
Belfond

Ils en parlent

<< Une expérience vertigineuse. [...] Décrivant un univers urbain asservi par une industrualisation forcenée, soumis à la loi du mensonge nécessaire et à la lumière crue des arcs voltaïques, Les Sept fous continuent de jeter un jour inouï sur les fantasmes du monde moderne, depuis les recoins de Buenos Aires. >>
Fabienne Dumontet / Le Monde

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • oliviersavignat Posté le 16 Avril 2020
    Quand un schizophrène suicidaire rencontre un sociopathe nihiliste et qu'ils envisagent de fomenter une révolution, financée par des bordels et alimentée par une foi fort peu orthodoxe, cela donne Les sept fous de Roberto Arlt. L'humanité qu'elle soit riche, orgueilleuse et esclavagiste ou bien misérable, noyée dans la culpabilité et honteuse de sa propre honte, cette humanité doit être éradiquée pour faire place à une nouvelle ère. Un roman à la fois puissant, foutraque et désespéré, comme si Dostoievski s'invitait à la table de Garcia Marquez. Tout bonnement génial.
  • lehibook Posté le 29 Mai 2019
    Erdosain , l’anti héros de ce roman vit sa vie minable dans une angoisse perpétuelle . Encore plus depuis qu’il a été accusé de vol,à juste titre, par son employeur. Pour éviter la prison il se rapproche de l’Astrologue , mythomane manipulateur dont le but suprême est d’organiser une société secrète . Avec ses acolytes aux noms improbables (le Ruffian mélancolique,Celui -qui-a-vu-l’accoucheuse…) il envisage de prendre le contrôle de la société argentine. Au-delà de l’intrigue (qui m’évoque « les démons » de Dostoïevski ) ce fascinant roman au style poétique et brutal à la fois , met en évidence le potentiel de violence ravageuse qui vit au cœur des humiliés et des offensés ,vies de cendres qui cachent un volcan .Ce roman de 1929 résonne puissamment avec notre actualité.
  • CCoco Posté le 6 Mai 2017
    Magnifique roman écrit en 1929 et annonçant les périls qui ont suivi ! Curieuse sensation de le lire durant l'entre-deux tours d'une élection présidentielle assez démente !
  • VACHARDTUAPIED Posté le 6 Avril 2013
    Les Sept Fous, de Roberto Arlt Fiction - 24/11/2010 (970 mots) La réédition des Sept Fous 1929 de Roberto Arlt et la publication des « Eaux-fortes portègnes » 1933, chroniques paraissant pour la première fois en français, permettent de redécouvrir deux facettes de cette figure hautement polémique des lettres argentines. Au jeu de la filiation littéraire, il n’est pas rare que l’écrivain argentin contemporain se reconnaisse deux pères. En lui ouvrant les portes de l’infini, Borges lui a donné droit de cité dans la république mondiale des lettres. Roberto Arlt, c’est pour lui une langue la rencontre du castillan cervantin et du lunfardo, un style « un coup de poing dans la mâchoire », un nom « imprononçable » ; l’écrivain « à humeurs » à qui l’on voue un « attachement viscéral » Juan Carlos Onetti, sans doute parce qu’il permet d’être, autrement, un Argentin universel. La réédition des Sept Fous 1929, roman central de l’oeuvre arltienne magistralement traduit par Isabelle et Antoine Berman, et la publication des « Eaux-fortes portègnes » 1933, chroniques paraissant pour la première fois en français, permettent de redécouvrir deux facettes de cette figure hautement polémique des lettres argentines. Celle du journaliste, d’abord. Circonstance majeure à l’époque des gentlemen... Les Sept Fous, de Roberto Arlt Fiction - 24/11/2010 (970 mots) La réédition des Sept Fous 1929 de Roberto Arlt et la publication des « Eaux-fortes portègnes » 1933, chroniques paraissant pour la première fois en français, permettent de redécouvrir deux facettes de cette figure hautement polémique des lettres argentines. Au jeu de la filiation littéraire, il n’est pas rare que l’écrivain argentin contemporain se reconnaisse deux pères. En lui ouvrant les portes de l’infini, Borges lui a donné droit de cité dans la république mondiale des lettres. Roberto Arlt, c’est pour lui une langue la rencontre du castillan cervantin et du lunfardo, un style « un coup de poing dans la mâchoire », un nom « imprononçable » ; l’écrivain « à humeurs » à qui l’on voue un « attachement viscéral » Juan Carlos Onetti, sans doute parce qu’il permet d’être, autrement, un Argentin universel. La réédition des Sept Fous 1929, roman central de l’oeuvre arltienne magistralement traduit par Isabelle et Antoine Berman, et la publication des « Eaux-fortes portègnes » 1933, chroniques paraissant pour la première fois en français, permettent de redécouvrir deux facettes de cette figure hautement polémique des lettres argentines. Celle du journaliste, d’abord. Circonstance majeure à l’époque des gentlemen écrivains : c’est dans la salle de rédaction, au rythme des rotatives, que Roberto Arlt fait ses classes pour rapidement gagner la reconnaissance de ses lecteurs, publiant, de 1928 jusqu’à sa mort prématurée en 1942, une chronique restée célèbre, les « Eaux-fortes ». Flâneur infatigable, il y radiographie l’espace à la fois intime et partagé de sa ville, Buenos Aires. Au fil des portraits, situations cocasses, considérations politiques, littéraires ou urbanistiques, s’élabore le grand kaléidoscope portègne. À une époque où les intellectuels cherchent fiévreusement à définir une « essence » argentine devant les peurs que suscite une immigration massive, la collection arltienne projette au contraire une vision multiple et mouvante. Aux visiteurs illustres du Paris austral Keyserling, Le Corbusier, Ortega y Gasset en quête de diagnostics ontologiques, Arlt répond : « Nous ne sommes pas tristes, nous mourons d’ennui. Et pour tromper ce dernier nous disons du mal de tout ce qui nous passe sous les yeux et sous la langue. » La langue, railleuse, rageuse, voilà ce qui définit l’être portègne. Et arltien. Les « Eaux-fortes portègnes » sont tenues par ce singulier alliage : souci de l’observation, garde-fou contre les abstractions trompeuses et acidité généreuse du verbe. Une vraie leçon de journalisme. Mais Arlt ne s’en satisfait pas, au contraire : la rubrique est chronophage, elle éloigne l’écrivain, tout entier happé par la servitude quotidienne, de plus nobles tâches. Car, en bon flaubertien, Arlt aspire à écrire « l’oeuvre », celle qui embrassera le rythme accéléré de cette modernité urbaine que le journaliste scrute depuis sa chronique, cernera la « salade russe » idéologique de ces troubles années 1930 et saura peindre les âmes des humbles et des torturés - et celle qui, incidemment, l’installera dans le temple de la littérature. Ce programme, c’est celui des Sept Fous bientôt suivi par Les Lance-flammes en 1931, épopée délirante dans une Argentine qui sombre alors dans sa première dictature du siècle. On y rencontre une « société secrète » menée par l’Astrologue - un leader charismatique, tantôt communiste, tantôt fasciste -, qui projette de prendre, grâce à un vaste et absurde complot, le contrôle de l’État mais aussi celui de la subjectivité des habitants de la planète entière. Au coeur du projet, Erdosain, « aliéné » par excellence, misérable petit employé d’une multinationale, doit produire le gaz qui sera employé pour la destruction planétaire. À ses côtés, un maquereau mélancolique, ancien professeur de mathématiques et trésorier de la société, un chercheur d’or, un officier corrompu, un pharmacien mystique. Les vaines gesticulations de ces illuminés sont observées par un narrateur qui relance ses épisodes à grand renfort de ficelles narratives empruntées sans vergogne au feuilleton. Car, dans cet improbable roman, Arlt dynamite le genre, à l’instar des avant-gardes argentines et comme, d’ailleurs, toute une critique occidentale qui proclame son arrêt de mort. Mais sa révolution, il la mène à sa manière, sans procès verbeux, avec l’admiration d’un lecteur nostalgique des aventures abracadabrantes du super héros Rocambole. Poussant la logique du feuilleton à l’extrême, il fractionne l’action, et dans cette implosion, ce sont toutes les structures du roman - temps, espace et personnage - qui volent en éclats. C’est le sujet, pris au coeur de cette tourmente, qui subit la métamorphose la plus décisive. Les personnages d’Arlt sont des êtres sous influence, des superficies impressionnables figées dans leur angoisse métaphysique. L’aventure, que l’on espère religieusement dans cette confrérie du complot, est un horizon désormais hors d’atteinte. On se noie avant d’avoir pu être sauvé par l’action, celle que, quelques années plus tard, Borges préconisera pour le salut du roman. Opus saturnien, Les Sept Fous reflètent, dans leurs feux crépusculaires, l’humeur mélancolique de cet écrivain-journaliste trop lucide quant aux contradictions de la modernité pour ne pas vouloir halluciner sa sublime et dérisoire apocalypse. Perspicacité acide du trait journalistique, implosion et refondation du roman, perception aiguë du malaise de la conscience moderne, langue métissée, portée en étendard : l’héritage d’Arlt est riche. Trop riche ? Sans doute pas, car la « machine Arlt » Alan Pauls est une des plus performantes de la littérature argentine, de celles qui ont le plus engendré de désirs d’écrire. À ceux qui lui ont rendu hommage Onetti, Cortázar, Bolaño..., il a sans doute légué le droit d’«écrire mal», à la fois pour et contre la tradition, et celui d’admirer, tel un « jouet enragé » titre de son premier roman, pour mieux trahir.
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  • babebibobu Posté le 9 Mai 2010
    Super livre, une ambiance énorme… La canaille de Buenos Aires, tous les dingues de cette capitale hors norme mis en scène par Arlt. Le genre de livre qu’on aimerait lire dans sa langue d’origine, histoire de goûter un peu le lunfardo portègne. Mais la suite (Les Lance-flammes), qui fut éditée chez Belfond si je ne m’abuse, est épuisée. Pourtant j’en redemandais. Ô frustration !
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