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Sonatine
EAN : 9782355847936
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 470
Format : 140 x 200 mm

Marilou est partout

Héloïse ESQUIÉ (Traducteur)
Date de parution : 27/08/2020
Une autre vie que la mienne…
 
Élevée au cœur de la Pennsylvanie rurale, Cindy, une  gamine livrée à elle-même, ne sait rien du rêve américain. Lorsqu’une belle adolescente surnommée Marilou disparaît près de chez elle, Cindy se rapproche de la mère de celle-ci, Bernadette. Jusqu'à ce que l’impensable se produise : Bernadette, folle de douleur, la prend peu... Élevée au cœur de la Pennsylvanie rurale, Cindy, une  gamine livrée à elle-même, ne sait rien du rêve américain. Lorsqu’une belle adolescente surnommée Marilou disparaît près de chez elle, Cindy se rapproche de la mère de celle-ci, Bernadette. Jusqu'à ce que l’impensable se produise : Bernadette, folle de douleur, la prend peu à peu pour sa fille. À quel prix cette illusion fragile peut-elle tenir?
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Fascinant, dérangeant, Marilou est partout est le roman d’une adolescence réinventée, d'une revanche impossible sur le réel, qui rappelle Virgin Suicides et les romans de Laura Kasischke.
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EAN : 9782355847936
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 470
Format : 140 x 200 mm

Ils en parlent

« Spontané, sensuel… les personnages de Sarah Elaine Smith sont aussi généreux que son écriture. »
Kirkus Reviews

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • florence0805 Posté le 11 Octobre 2020
    Cindy est une adolescente livrée à elle-même, qui vit avec ses deux frères, leur mère les abandonnant régulièrement pour de très longues périodes. Un beau jour, l’ex petite amie de son frère Virgil, Jude (qu’il surnommait Marilou) disparait. Virgil décide alors de veiller sur Bernadette, la mère de Jude, femme seule assez fragile psychologiquement. Peu-à-peu, Cindy prend le relais de son frère et se rapproche de Bernadette. Cindy est une jeune fille tellement seule qu’elle est attirée par cette figure de mère aimante, qui sombre progressivement dans la démence… Ce roman est à la fois déroutant et envoutant ; l’action y est diluée, le temps passe lentement dans la chaleur de l’été. La complexité des personnages contribue à l’impression de mystère qui plane sur le roman. L’écriture poétique exerce une sorte de charme, très bien restitué par la traduction d’Héloïse Esquié. C’est un roman étonnant, qui interroge sur les liens familiaux, l’identité, l’altérité. Un grand merci à Babelio, car j’ai pu découvrir ce livre lors d’une opération Masse critique.
  • LePamplemousse Posté le 30 Septembre 2020
    Avant toute chose, je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Sonatine pour cet envoi. Etrange, un peu long, dérangeant et malsain, voilà ce que j’ai ressenti à la lecture de ce roman. Ma lecture a donc été un peu mitigée, j’ai bien failli abandonner en cours de route, parce que je n’ennuyais vers le milieu, mais finalement, il se passe enfin des choses dans la seconde partie du livre et j’ai pu terminer le roman. Nous allons passer plusieurs mois en compagnie de Cindy, une adolescente de 14 ans complément paumée. Elle vit ou plutôt survit comme elle peut avec ses deux frères plus âgés, sans beaucoup de ressources, leur mère ayant quitté la maison pour une durée indéterminée pour aller soi-disant travailler ailleurs et leurs pères respectifs n’ont jamais été présents pour eux. Tout commence par la disparition de Jude, une jeune fille de 18 ans, alors qu’elle revenait d’un week-end de camping avec ses amies. Une panne de voiture l’a contraint à rester seule en attendant un dépanneur, ses amies devant toutes se rendre à un mariage. On ne la reverra pas. Jude, appelée aussi Marilou par son ex-copain, était une voisine de Cindy, mais aussi l’ex-petite amie de son frère... Avant toute chose, je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Sonatine pour cet envoi. Etrange, un peu long, dérangeant et malsain, voilà ce que j’ai ressenti à la lecture de ce roman. Ma lecture a donc été un peu mitigée, j’ai bien failli abandonner en cours de route, parce que je n’ennuyais vers le milieu, mais finalement, il se passe enfin des choses dans la seconde partie du livre et j’ai pu terminer le roman. Nous allons passer plusieurs mois en compagnie de Cindy, une adolescente de 14 ans complément paumée. Elle vit ou plutôt survit comme elle peut avec ses deux frères plus âgés, sans beaucoup de ressources, leur mère ayant quitté la maison pour une durée indéterminée pour aller soi-disant travailler ailleurs et leurs pères respectifs n’ont jamais été présents pour eux. Tout commence par la disparition de Jude, une jeune fille de 18 ans, alors qu’elle revenait d’un week-end de camping avec ses amies. Une panne de voiture l’a contraint à rester seule en attendant un dépanneur, ses amies devant toutes se rendre à un mariage. On ne la reverra pas. Jude, appelée aussi Marilou par son ex-copain, était une voisine de Cindy, mais aussi l’ex-petite amie de son frère et pour Cindy la solitaire, cette jeune fille dégageait un attrait irrépressible, étant à la fois métisse, sur d’elle, bonne élève, attirante…bref, tout le contraire de Cindy, une gamine effacée, sans passion particulière et effroyablement seule. Cindy va peu à peu se rapprocher de Bernadette, la mère de Jude, une femme ayant un gros problème d’alcool et un problème encore plus important de mémoire. Mais cette relation va s’évérer malsaine, comme beaucoup d’autres choses dans cette région rurale de Pennsylvanie. L’écriture est vraiment particulière, poétique mais assez abstraite, j’ai eu du mal à entrer dans le roman, l’ambiance étant dérangeante, lourde et oppressante dès le début. On ressent bien la chaleur, la moiteur, la lenteur, le temps qui ne passe pas, on a l’impression que les personnages vivent continuellement sous une chappe de torpeur, une langueur qui abrutit les corps et les esprits. Durant la plus grande partie du roman, il ne se passe pas grand-chose, seule la fin est riche en actions et en révélations. Je ressors donc de cette lecture avec un avis très mitigé, l’auteur a un talent certain pour décrire des ambiances et l’adolescence, mais cette immersion dans la Pennsylvanie rurale en compagnie de ces personnages abandonnés, paumés, voire complètement perdus n’a pas été particulièrement agréable.
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  • Ziliz Posté le 23 Septembre 2020
    C'est parce qu'elle a disparu que Marilou (Jude, en réalité) est partout. Sur des affichettes de la ville, et bien sûr dans l'esprit de ses parents et de tous ceux qui l'aiment. Elle obsède aussi Cindy Stoat, quatorze ans, qui a toujours été fascinée par cette jeune femme métisse, tellement gracieuse et sûre d'elle. Cindy vit seule avec ses deux frères depuis le départ de leur mère, ne va plus à l'école, et trompe son ennui, sa solitude et son mal-être grâce à son imagination débordante. Seul le frère aîné est là pour la protéger, unique adulte référent. Sonatine a encore déniché une auteur prometteuse, et eu la bonne idée de confier la traduction à la talentueuse Héloïse Esquié. Sarah Elaine Smith, poète, signe là son premier roman, tout en subtilité. Les détails sont soignés : les perceptions de Cindy, "gouvernée par une planète sombre", sont finement rendues, et son vague à l'âme poisseux d'ado, son ennui, son sentiment d'étrangeté sont palpables. Cette lecture m'a rappelé les (excellents) premiers ouvrages de Gillian Flynn*. Et si je me suis attachée à cette enfant perdue, larguée, abandonnée, j'avoue qu'elle m'a souvent exaspérée, et j'ai parfois trouvé le temps long (en compagnie des chèvres, notamment). Au-delà... C'est parce qu'elle a disparu que Marilou (Jude, en réalité) est partout. Sur des affichettes de la ville, et bien sûr dans l'esprit de ses parents et de tous ceux qui l'aiment. Elle obsède aussi Cindy Stoat, quatorze ans, qui a toujours été fascinée par cette jeune femme métisse, tellement gracieuse et sûre d'elle. Cindy vit seule avec ses deux frères depuis le départ de leur mère, ne va plus à l'école, et trompe son ennui, sa solitude et son mal-être grâce à son imagination débordante. Seul le frère aîné est là pour la protéger, unique adulte référent. Sonatine a encore déniché une auteur prometteuse, et eu la bonne idée de confier la traduction à la talentueuse Héloïse Esquié. Sarah Elaine Smith, poète, signe là son premier roman, tout en subtilité. Les détails sont soignés : les perceptions de Cindy, "gouvernée par une planète sombre", sont finement rendues, et son vague à l'âme poisseux d'ado, son ennui, son sentiment d'étrangeté sont palpables. Cette lecture m'a rappelé les (excellents) premiers ouvrages de Gillian Flynn*. Et si je me suis attachée à cette enfant perdue, larguée, abandonnée, j'avoue qu'elle m'a souvent exaspérée, et j'ai parfois trouvé le temps long (en compagnie des chèvres, notamment). Au-delà de l'indéniable beauté de ce livre, j'en garderai une impression proche de celle que donne la couverture, avec ces clichés successifs et les couleurs trop vives : dérangeant, agaçant. • Merci Babelio, merci Sonatine ! PS : c'est pas parce que la 4e de couv' annonce que *** qu'il faut le faire dans son billet ! 😒 (bref, évitez de lire les avis si vous préférez suivre le rythme de l'auteur) ----- * 'Les lieux sombres' (2009), 'Sur ma peau' (2007)
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  • Little_stranger Posté le 21 Septembre 2020
    Je ne sais pas si Marilou est partout, mais les personnages de cette histoire ne semble pas rattachés au sol et n'aller nulle part. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce roman et puis finalement, ça a fonctionné. Le livre commence sur une disparition : celle de Jude Vanderjohn, fille populaire, ex petite amie de Virgil, l'un des deux frères de notre héroïne, Cindy (en écrivant héroïne, j'ai vraiment l'impression que ce terme lui convient, car on dirait qu'elle est toujours sous l'influence d'une drogue puissante en plus de l'alcool qu'elle va se mettre à consommer) et Clinton. Jude a disparu en route pour un mariage où elle n'est jamais arrivée. La mère de Cindy, Virgil et Clinton, Donna est partie, laissant ses 3 grands enfants se débrouiller pour la maison, la nourriture, tout quoi ... Du coup, les garçons se débrouillent comme ils peuvent en faisant des petits boulots et la maison Stoat part lentement en live. C'est à ce moment que Jude disparaît et que Cindy va devenir sans s'en rendre compte, la "fille remplaçante" de la mère de Jude, Bernadette Satterwhite, ex baba qui possède beaucoup d'argent et beaucoup d'alcool, beaucoup trop et des chèvres... Je ne sais pas si Marilou est partout, mais les personnages de cette histoire ne semble pas rattachés au sol et n'aller nulle part. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce roman et puis finalement, ça a fonctionné. Le livre commence sur une disparition : celle de Jude Vanderjohn, fille populaire, ex petite amie de Virgil, l'un des deux frères de notre héroïne, Cindy (en écrivant héroïne, j'ai vraiment l'impression que ce terme lui convient, car on dirait qu'elle est toujours sous l'influence d'une drogue puissante en plus de l'alcool qu'elle va se mettre à consommer) et Clinton. Jude a disparu en route pour un mariage où elle n'est jamais arrivée. La mère de Cindy, Virgil et Clinton, Donna est partie, laissant ses 3 grands enfants se débrouiller pour la maison, la nourriture, tout quoi ... Du coup, les garçons se débrouillent comme ils peuvent en faisant des petits boulots et la maison Stoat part lentement en live. C'est à ce moment que Jude disparaît et que Cindy va devenir sans s'en rendre compte, la "fille remplaçante" de la mère de Jude, Bernadette Satterwhite, ex baba qui possède beaucoup d'argent et beaucoup d'alcool, beaucoup trop et des chèvres aussi, mais ça, c'est la petite touche baba ... J'ai eu l'impression pendant tout le livre d'être moi aussi sous influence et c'était pas désagréable : Cindy est une étrange personne, une gamine qui cherche une mère et n'en trouve pas. Le roman est une sorte d'initiation, un rite de passage à l'âge adulte dans le monde des "je suis pas né au bon endroit et au bon moment". Surprenant !
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  • GoodBooksGoodFriends Posté le 15 Septembre 2020
    Quand Jude disparaît sans laisser de traces, après être allée camper avec des amies, la première réaction de Cindy est de l'envier. Elle qui n'aspire qu'à disparaître, aimerait être Jude. Petit à petit, insidieusement, elle se rapproche de Bernadette, la mère de Jude, qui a un problème avec l'alcool, et perd la mémoire. Parfois, à la faveur de ces deux facteurs confondus, Bernadette pense avoir retrouvé sa fille en Cindy. Cindy, délaissée par sa propre mère, trouve un accomplissement malsain dans cette situation. Ce texte ! Pour un premier roman, l'écriture est remarquable. Sarah Elaine Smith a suivi un master en beaux-arts, spécialité poésie, et cela se sent dans sa prose, elle manie brillamment les mots. Dès les premières pages, l'atmosphère poisseuse a laissé son empreinte sur moi. J'ai rapidement pensé à Débâcle, de Lize Spit ; ceux qui l'ont lu comprendront facilement l'ambiance visqueuse et malsaine dans laquelle on se retrouve plongé. Par sa fascination morbide, Cindy instaure un sentiment trouble, qui oscille entre la pitié pour cette adolescente qui suinte le malaise par tous ses pores, et la répulsion pour ces âmes perdues que l'on croise à chaque page. Si vous souhaitez de l'action, passez votre chemin, car c'est un roman lent qui prend son temps et... Quand Jude disparaît sans laisser de traces, après être allée camper avec des amies, la première réaction de Cindy est de l'envier. Elle qui n'aspire qu'à disparaître, aimerait être Jude. Petit à petit, insidieusement, elle se rapproche de Bernadette, la mère de Jude, qui a un problème avec l'alcool, et perd la mémoire. Parfois, à la faveur de ces deux facteurs confondus, Bernadette pense avoir retrouvé sa fille en Cindy. Cindy, délaissée par sa propre mère, trouve un accomplissement malsain dans cette situation. Ce texte ! Pour un premier roman, l'écriture est remarquable. Sarah Elaine Smith a suivi un master en beaux-arts, spécialité poésie, et cela se sent dans sa prose, elle manie brillamment les mots. Dès les premières pages, l'atmosphère poisseuse a laissé son empreinte sur moi. J'ai rapidement pensé à Débâcle, de Lize Spit ; ceux qui l'ont lu comprendront facilement l'ambiance visqueuse et malsaine dans laquelle on se retrouve plongé. Par sa fascination morbide, Cindy instaure un sentiment trouble, qui oscille entre la pitié pour cette adolescente qui suinte le malaise par tous ses pores, et la répulsion pour ces âmes perdues que l'on croise à chaque page. Si vous souhaitez de l'action, passez votre chemin, car c'est un roman lent qui prend son temps et vous imprègne. C'est dérangeant, inconfortable et tellement bien écrit !
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