Lisez! icon: Search engine
EAN : 9782841119462
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 272
Format : 120 x 210 mm
Monsieur le commandant
Collection : Les Affranchis
Date de parution : 15/06/2017
Éditeurs :
Nil

Monsieur le commandant

Collection : Les Affranchis
Date de parution : 15/06/2017

« “C’est le dernier recours des hommes blancs traqués, volés, dépouillés, assassinés par les Sémites, et qui retrouvent aujourd’hui la force de se dégager de l’abominable étreinte. Mort ! Mort...

« “C’est le dernier recours des hommes blancs traqués, volés, dépouillés, assassinés par les Sémites, et qui retrouvent aujourd’hui la force de se dégager de l’abominable étreinte. Mort ! Mort au Juif ! Oui. Répétons. Répétons-le. Mort ! M.O.R.T. AU JUIF ! Là !” Et, avec une satisfaction amère, pensant...

« “C’est le dernier recours des hommes blancs traqués, volés, dépouillés, assassinés par les Sémites, et qui retrouvent aujourd’hui la force de se dégager de l’abominable étreinte. Mort ! Mort au Juif ! Oui. Répétons. Répétons-le. Mort ! M.O.R.T. AU JUIF ! Là !” Et, avec une satisfaction amère, pensant à la Juive que j’aimais d’un amour fou et que je voulais sauver plus que moi-même, je signai – de même que je signerai tout à l’heure cette lettre à vous destinée, Monsieur le Commandant –, je signai, à grands traits rageurs de mon stylo : “Paul-Jean Husson.” »

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782841119462
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 272
Format : 120 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ghis81 09/07/2022
    Fascinant et terrifiant. Slocombe nous fait revivre avec talent cette période de 1939-1945 dans la France parisienne et provinciale. Le style est agréable. Le ton choquant. Cette longue lettre laisse découvrir peu à peu l'intrigue, les enjeux. On tremble et on est effrayés par cette collaboration générale avec l'occupant. Les traîtres et autres criminels plus féroces que l'occupant donnent envie de se révolter. On comprend aussi certains débordements à la libération.
  • Tostaky61 26/02/2022
    Quel est donc le secret de Romain Slocombe qui arrive à me faire lire des romans que je n'aurais jamais imaginés dans ma bibliothèque ? Son talent, bien sûr, qui fait que dès les premières pages, et bien que je sache qu'à un moment j'aurais la boule au ventre, je suis embarqué dans son récit. Il faut dire que Slocombe, à l'inverse de beaucoup de ses confrères, choisit ses principaux protagonistes parmi les pires salauds que l'on puisse rencontrer en littérature. Il y a la série en cours avec Sadorski, que je conseille fortement à tous mes amis lecteurs, et il y a ce Monsieur le commandant (d'ailleurs son inspecteur y apparaît déjà, brièvement). Peut-on parler de "héros" quand on parle de ce genre de personnages abjects ? Bref, Paul-Jean Husson (ce n'est pas son vrai nom) était écrivain et académicien (Académie française dont il fut radié plus tard), revenu de la Grande guerre mutilé, père de famille, bientôt grand-père, dans cette France occupée de 1942, ce pétainiste et antisémite convaincu écrit à un commandant de l'armée d'occupation. C'est ce courrier qui est ici restitué (avec, là aussi, quelques changements de patronymes pour ne pas heurter les sensibilités je suppose...). Sous la plume de l'auteur, Husson... Quel est donc le secret de Romain Slocombe qui arrive à me faire lire des romans que je n'aurais jamais imaginés dans ma bibliothèque ? Son talent, bien sûr, qui fait que dès les premières pages, et bien que je sache qu'à un moment j'aurais la boule au ventre, je suis embarqué dans son récit. Il faut dire que Slocombe, à l'inverse de beaucoup de ses confrères, choisit ses principaux protagonistes parmi les pires salauds que l'on puisse rencontrer en littérature. Il y a la série en cours avec Sadorski, que je conseille fortement à tous mes amis lecteurs, et il y a ce Monsieur le commandant (d'ailleurs son inspecteur y apparaît déjà, brièvement). Peut-on parler de "héros" quand on parle de ce genre de personnages abjects ? Bref, Paul-Jean Husson (ce n'est pas son vrai nom) était écrivain et académicien (Académie française dont il fut radié plus tard), revenu de la Grande guerre mutilé, père de famille, bientôt grand-père, dans cette France occupée de 1942, ce pétainiste et antisémite convaincu écrit à un commandant de l'armée d'occupation. C'est ce courrier qui est ici restitué (avec, là aussi, quelques changements de patronymes pour ne pas heurter les sensibilités je suppose...). Sous la plume de l'auteur, Husson se raconte, il raconte sa haine, il raconte ses attentes, il raconte sa collaboration, il dévoile même quelques secrets intimes. Collabo jusqu'à l'os. Dans ses faits et gestes. Dans ses regards. Dans ses écrits. Même envers ceux qu'il aime, envers ceux qu'il devrait chérir et protéger il éprouve de la méfiance, du mépris et de l'aversion. Que cherche-t-il par ce courrier ? À justifier ses actes odieux ? À prouver sa fidélité et son dévouement aux autorités en place ? À sauver celle qu'il aime et qu'il ne devrait pas aimer ? Jusqu'où est-il prêt à aller ? Jusqu'à l'impensable.... Un court roman, qui une fois de plus nous décrit la monstruosité d'une époque trouble de notre histoire. Tous les Français n'étaient pas passif, tous les Français n'étaient pas résistants, tous les Français n'étaient pas collabos.... Mais il y avait de beaux salopards, et celui qui parle dans ce roman en fait partie sans aucun doute.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Bobo1001 24/11/2021
    Efficace Le roman de Romain Slocombe est particulièrement agréable à lire, on se laisse vraiment prendre par une intrigue très bien ficelée, et qui ne parait pas trop artificielle (ce n'est pas un roman de Michel Bussi à cet égard). La reconstitution de la période de la guerre est très précise, très parlante, et l'on imagine très bien le film qui pourrait être fait (si c'était aujourd'hui on imagine que Benoît Magimel et Léa Seydoux seraient sur les rangs..). Voici en tout cas un livre qui m'a donné envie de lire d'autres ouvrages de cet auteur. Je ne sais pas s'ils seront aussi bien ?
  • Hussard1805 09/08/2021
    "Monsieur le Commandant" ou la chronique d'un parfait salaud ! Le roman de Romain Slocombe est une lecture au goût amer mais une réussite absolue, l'auteur ayant réussi à reproduire la pensée et le style d'un véritable intellectuel des années trente et quarante, collabo notoire et antisémite assumé. On est bluffé par la vraisemblance de l'histoire et du personnage et l'on est bien en peine de démêler le vrai du faux. Même la tentation de chercher la bourgade d'Andigny sur une carte est grande ; en réalité Slocombe s'est inspiré des Andelys. L'auto-justification quasi permanente de Paul-Jean Husson, archétype de l'écrivain renommé, académicien au surplus, tiraillé entre ses pensées libidineuses envers sa belle-fille, sa haine des Juifs et un fond de religiosité catholique, dépeint un personnage abject et presque pervers. Et même devant l'ignominie de la torture (passage particulièrement dur), il est incapable de faire le lien entre ses écrits pousse-au-crime et la réalité d'une époque, il est en ce sens pleinement responsable des actes commis par d'autres au nom d'une idéologie criminelle qu'il cautionne. On est pris de vertiges quand on pense que la réalité de l'après-guerre n'eût rien à envier à cette "fiction" aussi réelle que possible, il... "Monsieur le Commandant" ou la chronique d'un parfait salaud ! Le roman de Romain Slocombe est une lecture au goût amer mais une réussite absolue, l'auteur ayant réussi à reproduire la pensée et le style d'un véritable intellectuel des années trente et quarante, collabo notoire et antisémite assumé. On est bluffé par la vraisemblance de l'histoire et du personnage et l'on est bien en peine de démêler le vrai du faux. Même la tentation de chercher la bourgade d'Andigny sur une carte est grande ; en réalité Slocombe s'est inspiré des Andelys. L'auto-justification quasi permanente de Paul-Jean Husson, archétype de l'écrivain renommé, académicien au surplus, tiraillé entre ses pensées libidineuses envers sa belle-fille, sa haine des Juifs et un fond de religiosité catholique, dépeint un personnage abject et presque pervers. Et même devant l'ignominie de la torture (passage particulièrement dur), il est incapable de faire le lien entre ses écrits pousse-au-crime et la réalité d'une époque, il est en ce sens pleinement responsable des actes commis par d'autres au nom d'une idéologie criminelle qu'il cautionne. On est pris de vertiges quand on pense que la réalité de l'après-guerre n'eût rien à envier à cette "fiction" aussi réelle que possible, il n'y a qu'à citer les écrivains Louis-Ferdinand Céline, Paul Morand, Bertrand de Jouvenel, les "journalistes" et polémistes Henri Béraud et Georges Suarez, le diplomate et écrivain Jacques Benoist-Méchin, l'historien Jérôme Carcopino, le patron de presse Robert Hersant et son acolyte Jean-Marie Balestre, sans parler du plus connu des pamphletaires antisémites (mais pas un forcené de la collaboration) Charles Maurras ; la liste est longue des intellectuels collaborationnistes, punis et impunis.... Le talent de Slocombe est d'avoir réussi à les faire revivre tous sous les traits d'un seul individu, pour montrer que l'intelligence et l'éducation n'empêchent pas de devenir un parfait salaud !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Baluzo 24/06/2021
    J'avais découvert cet auteur lors d'une rencontre organisé par mon libraire préféré...et l'auteur m'avait convaincu de franchir le pas d'une première lecture. j'avais bien compris qu'il ne fallait pas s'attendre à un livre comique! je ne fus pas déçu car il s'agit d'un personnage noir dans une période sombre ( l'Occupation) .C'est fort bien écrit et mené et le dénouement final , bien que prévisible se dévoile dans une froideur dont on est finalement content de sortir en refermant le livre.....
Inscrivez-vous à la newsletter NiL pour partir à l'aventure
Petite maison généraliste à forte personnalité, NiL a toujours défendu avec passion les regards d'auteurs originaux sans se poser la question des genres. Embarquez dès à présent pour recevoir toutes les actualités de NiL !