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Belfond
EAN : 9782714486455
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 128
Format : 140 x 225 mm

Okuribi

Renvoyer les morts

Miyako SLOCOMBE (Traducteur)
Date de parution : 01/10/2020
Par le lauréat du prestigieux prix Akutagawa, un roman impressionnant dans la lignée de Battle Royale. Entre lyrisme et violence, une œuvre glaçante et hypnotique sur la psyché adolescente, dans un Japon inattendu, loin des clichés.
Au début, Ayumu a cru à des jeux innocents. Des moqueries, des mises au défi, des vols de babioles dans les magasins. D’autant que, pour lui, l’étranger venu de la grande ville, c’était un bon moyen de s’intégrer parmi ses nouveaux camarades dans ce petit lycée de province.
Et puis Ayumu...
Au début, Ayumu a cru à des jeux innocents. Des moqueries, des mises au défi, des vols de babioles dans les magasins. D’autant que, pour lui, l’étranger venu de la grande ville, c’était un bon moyen de s’intégrer parmi ses nouveaux camarades dans ce petit lycée de province.
Et puis Ayumu a commencé à remarquer. Les humiliations, les punitions, les coups, tous dirigés vers le doux Minoru.
Alors Ayumu s’est interrogé : que faire ? Intervenir ? Fermer les yeux ? Risquer de se mettre les autres à dos ? Ne rien faire ?
Et l’Okuribi est arrivé, la fête des Morts. Et tout a basculé…
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EAN : 9782714486455
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 128
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Un côté paisible et vivant au rythme des saisons, avec, en arrière-fond, un petit quelque chose d'angoissant qui monte crescendo"
Leatitia / Libraire Volante

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Christlbouquine Posté le 9 Novembre 2020
    Ayumu est un jeune adolescent de 14 ans. Habitué à changer d’école au gré des affectations de son père, l’intégration dans un nouvel environnement ne lui pose pas de soucis et il est plutôt bon élève, apprécié de ses professeurs comme de ses camarades. Après quelques temps passés à Tokyo, le voici une nouvelle fois dans une école qu’il ne connaît pas, dans un lycée de province. Il est aussitôt accepté au sein d’un groupe de garçons qui semble déjà avoir une certaine hiérarchie, le jeune Akira étant apparemment le meneur. Comme tous les adolescents, ils sont en quête de nouvelles expériences et la relation entre les membres du groupe sont régis par des rapports de force et un certain déséquilibre entre les capacités des uns et des autres. Très vite Ayumu se rend compte par exemple que Minoru a endossé le rôle de souffre-douleur. Mais si certaines actions sont plutôt des taquineries, Ayumu s’aperçoit que progressivement elles gagnent de plus en plus violence, jusqu’au basculement final le jour de la fête des Morts. Ce roman m’a intéressée sur deux aspects. D’une part sur ce que cela raconte sur la culture japonaise et notamment sur les adolescents japonais. D’autre part... Ayumu est un jeune adolescent de 14 ans. Habitué à changer d’école au gré des affectations de son père, l’intégration dans un nouvel environnement ne lui pose pas de soucis et il est plutôt bon élève, apprécié de ses professeurs comme de ses camarades. Après quelques temps passés à Tokyo, le voici une nouvelle fois dans une école qu’il ne connaît pas, dans un lycée de province. Il est aussitôt accepté au sein d’un groupe de garçons qui semble déjà avoir une certaine hiérarchie, le jeune Akira étant apparemment le meneur. Comme tous les adolescents, ils sont en quête de nouvelles expériences et la relation entre les membres du groupe sont régis par des rapports de force et un certain déséquilibre entre les capacités des uns et des autres. Très vite Ayumu se rend compte par exemple que Minoru a endossé le rôle de souffre-douleur. Mais si certaines actions sont plutôt des taquineries, Ayumu s’aperçoit que progressivement elles gagnent de plus en plus violence, jusqu’au basculement final le jour de la fête des Morts. Ce roman m’a intéressée sur deux aspects. D’une part sur ce que cela raconte sur la culture japonaise et notamment sur les adolescents japonais. D’autre part sur la thématique plus universelle de la violence et de la maltraitance au sein d’un groupe. A travers le regard d’Ayumu, de ses questionnements, de son incapacité à s’opposer à la violence latente, Hiroki Takahash interroge sur les notions de courage, de domination, sur la complexité des relations dans un groupe défini. En contrepoint, l’auteur nous raconte une nature qui se moque des atermoiements des humains et qui poursuit inlassablement la succession des saisons, apportant une sorte d’apaisement entre deux scène de confrontation.#8239; C’est un roman court et dense qui met magistralement en valeur le malaise qu’on peut ressentir face à une situation qui nous échappe ou même la honte qu’on peut éprouver à ne pas réussir à agir alors même qu’on sait qu’il faudrait le faire. C’est d’autant plus frappant qu’il s’agit ici d’adolescents, qui n’ont pas encore toutes les clés même s’ils sentent confusément que la situation n’est pas conforme à ce qu’elle devrait être.
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  • Tortellini Posté le 4 Novembre 2020
    Dans ce court roman signé Hiroki Takahashi, vous ne serez pas époustouflé par le thème : la harcèlement scolaire a été traité, et retraité un nombre incalculable de fois. Non ici, ce qui vous scotchera c'est plutôt l'ambiance noire qui grouille, qui s'insidie par tous vos pores et qui sans que vous vous en rendiez compte vous immerge jusqu'au cou. Dans Okuribi, renvoyer les morts on fait connaissance avec avec Ayumu, un jeune collégien forcé de quitter Tokyo suite à la mutation professionnelle de son père et qui eménage à Hirakawa, un village dans la campagne japonaise. Ayumu, bien qu'un peu timide, se rapproche de Akira et de sa bande, pour le meilleur et surtout pour le pire. Car sous ses dehors de garçon volubile se cahce un adolescent tyranique qui s'amuse à maltraiter un autre élève du collège, Minoru, le tout sous les yeux d'Ayumu sans que celui-ci ne fasse quoi que ce soit jusqu'au jour où ... !
  • isatysjoe Posté le 4 Novembre 2020
    L’Okuribi, c’est la fête des morts au Japon. Chaque année des lanternes sont mises à l’eau en l’honneur des morts comme on peut le voir sur le dessin de la couverture. Lors de cette fête un autre rite consiste à allumer des immenses feux sur les collines pour aider les ancêtres revenus sur terre à retrrouver leur chemin vers l’au-delà. Hiroki Takahashi installe le décor de son roman au milieu de la nature apaisante au rythme des saisons, décrit une vie de famille ouatée, évoque les traditions et coutumes japonaises. Et pourtant dès le départ il distille une angoisse d’abord sourde mais qui va aller crescendo tout au long du roman jusqu’à la tragédie. En ligne de mire les violences scolaires au collège. Ayumu, jeune adolescent dont la famille s’installe dans une nouvelle région va découvrir un nouvel établissement scolaire. Élève discret et timide, pour s’intégrer, il va devoir gagner sa place au sein d’une bande menée par Akira, un élève cruel et charismatique qui règne sur un groupe d’adolescents et les confronte à des rites initiatiques de plus en plus violents. Brimades, humiliations, jeux sadiques et dangereux le plus souvent à l’égard du plus faible de la bande, le jeune... L’Okuribi, c’est la fête des morts au Japon. Chaque année des lanternes sont mises à l’eau en l’honneur des morts comme on peut le voir sur le dessin de la couverture. Lors de cette fête un autre rite consiste à allumer des immenses feux sur les collines pour aider les ancêtres revenus sur terre à retrrouver leur chemin vers l’au-delà. Hiroki Takahashi installe le décor de son roman au milieu de la nature apaisante au rythme des saisons, décrit une vie de famille ouatée, évoque les traditions et coutumes japonaises. Et pourtant dès le départ il distille une angoisse d’abord sourde mais qui va aller crescendo tout au long du roman jusqu’à la tragédie. En ligne de mire les violences scolaires au collège. Ayumu, jeune adolescent dont la famille s’installe dans une nouvelle région va découvrir un nouvel établissement scolaire. Élève discret et timide, pour s’intégrer, il va devoir gagner sa place au sein d’une bande menée par Akira, un élève cruel et charismatique qui règne sur un groupe d’adolescents et les confronte à des rites initiatiques de plus en plus violents. Brimades, humiliations, jeux sadiques et dangereux le plus souvent à l’égard du plus faible de la bande, le jeune Minoru, sous le regard inquiet et parfois complice des autres. L’écriture de Hiroki Takahashi est redoutable. En apparence calme, épurée, poétique. Pourtant l’auteur maintient subtilement une tension narrative qui emmène progressivement vers une plongée dans l’horreur absolue, vers un final à couper le souffle. Il ne porte aucun jugement mais crée le malaise en montrant des traditions barbares qui se perpétuent face à l’inertie générale. Un roman déroutant, implacable et glaçant pour lequel l’auteur a obtenu le prix le plus prestigieux au Japon, la prix Akutagawa. Si vous aimez les romans noirs et cruels, découvrir la psyché adolescente en même temps que les traditions violentes de la culture japonaise, ce roman est assurément pour vous. Traduit du japonais par Miyako Slocombe. Merci aux éditions Belfond et à Babelio pour l’envoi de ce livre.
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  • Lili0000 Posté le 1 Novembre 2020
    Ayumu quitte Tokyo avec ses parents et intègre un petit lycée de province dans la ville où son père a été muté. Il intègre vite le groupe de six garçons de sa classe et devient l’ami d’Akira, le meneur. Malgré tout, il ne peut ignorer qu’Akira a un comportement étrange et violent à l’encontre de Minoru. Mais il est difficile de se ranger du coté des plus faibles et de prendre le risque d’être exclu du groupe quand on n’a que quinze ans. Un très beau roman qui traite un sujet délicat avec une retenue et une poésie qui décuplent la force du propos. A lire aux bains publics.
  • MarieLorient Posté le 1 Novembre 2020
    Un court roman atmosphérique et inquiétant qui tisse le drame d'une bande de collégiens au rythme du riz qui pousse et du crissement des cigales. Magnifiquement japonais, tout en retenue et cruauté mêlées. L'occasion aussi de découvrir la tradition du tôrô nagashi. Au Japon, la fête des morts a lieu en été. On accompagne les esprits des morts revenus visiter leur proches vers leur demeure éternelle en éclairant leur chemin de lanternes flottantes. Car les esprits vivent dans l'eau et peuvent remonter le Styx chaque année.

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