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La Découverte
EAN : 9782348057885
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 140 x 205 mm

Tous ceux qui tombent

Visages du massacre de la Saint-Barthélemy

Collection : SH / À la source
Date de parution : 02/09/2021
Fin août 1572. À Paris, des notaires dressent des inventaires après décès, enregistrent des actes, règlent des héritages. Avec minutie, ils transcrivent l’ordinaire des vies au milieu d’une colossale hécatombe. Mais ils livrent aussi des noms, des adresses, des liens.
Puisant dans ces archives notariales, Jérémie Foa tisse une micro-histoire de...
Fin août 1572. À Paris, des notaires dressent des inventaires après décès, enregistrent des actes, règlent des héritages. Avec minutie, ils transcrivent l’ordinaire des vies au milieu d’une colossale hécatombe. Mais ils livrent aussi des noms, des adresses, des liens.
Puisant dans ces archives notariales, Jérémie Foa tisse une micro-histoire de la Saint-Barthélemy soucieuse de nommer les anonymes, les obscurs jetés au fleuve ou mêlés à la fosse, à jamais engloutis. Pour élucider des crimes dont on ignorait jusqu’à l’existence, il abandonne les palais pour les pavés, exhumant les indices d’un massacre de proximité, commis par des voisins sur leurs voisins. Car à descendre dans la rue, on croise ceux qui ont du sang sur les mains, on observe le savoir-faire de la poignée d’hommes responsables de la plupart des meurtres. Sans avoir été prémédité, le massacre était préparé de longue date – les assassins n’ont pas surgi tout armés dans la folie d’un soir d’été.
Au fil de vingt-cinq enquêtes haletantes, l’historien retrouve les victimes et les tueurs, simples passants ou ardents massacreurs, dans leur humaine trivialité : épingliers, menuisiers, rôtisseurs de la Vallée de Misère, tanneurs d’Aubusson et taverniers de Maubert, vies minuscules emportées par l’événement.
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EAN : 9782348057885
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

Que peut-on découvrir de nouveau après tant d’études, de thèses, d’hypothèses, sur les ressorts, les responsables, les victimes de ce massacre qui a peut-être coûté la vie à 10000 personnes dans l’ensemble du royaume de Charles IX, dont quelques milliers dans la seule capitale ? En tournant le dos au Louvre, en délaissant le monarque, les Guises et leurs intrigues, en ignorant Catherine de Médicis, Jérémie Foa, maître de conférences à l’université d’Aix-Marseille, propose un regard inédit : l’événement observé d’en bas, au ras du sang, à partir des victimes et de leurs bourreaux.
Joël Cornette / L'Histoire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • adebay Posté le 21 Décembre 2021
    Ouvrage que je viens d'acheter : Livre passionnant, on y entre comme avec une lampe torche dans une caverne qu'est cette époque pour ma part. C'est précisément à la lumière de cette lueur dans les ténèbres que l'on découvre petit à petit la véracité d'un massacre commis par tout un chacun et personnalisé par une bande de tueurs, voleurs , criminels sous couvert de la religion. A lire!
  • BRUMANT Posté le 20 Novembre 2021
    Pourquoi recopier cette liste de menues hardes? l’effet de réel produit par ces vêtements est irrésistible. Il y a du voyeurisme à examiner ces vêtements. Les gens fussent-ils morts depuis plusieurs siècles. Et ça éloigne du massacre. on explique rien de la violence de ce jour fatal. on l’imagine habillée, vivante, pleine de projet. A t’elle lu le livre. Je parle de Babounette. Apparemmment pas C’est le 1er l’ivre de cet auteur que je lis. L’auteur exagère peut être un peu. Eigensinn… Les voix des persécutés nous parviennent ( quand elle nos parviennent ). Musil Montaigne sont les 2 M.
  • Aquilon62 Posté le 20 Octobre 2021
    Voltaire dans La Henriade/Chant 2 écrivait : « Coligny languissait dans les bras du repos, Et le sommeil trompeur lui versait ses pavots. Soudain de mille cris le bruit épouvantable Vient arracher ses sens à ce calme agréable : Il se lève, il regarde, il voit de tous côtés Courir des assassins à pas précipités ; Il voit briller partout les flambeaux et les armes, Son palais embrasé, tout un peuple en alarmes, Ses serviteurs sanglants dans la flamme étouffés, Les meurtriers en foule au carnage échauffés, Criant à haute voix : « Qu’on n’épargne personne ; C’est Dieu, c’est Médicis, c’est le roi qui l’ordonne ! Je ne vous peindrai point le tumulte et les cris, Le sang de tous côtés ruisselant dans Paris, Le fils assassiné sur le corps de son père, Le frère avec la sœur, la fille avec la mère, Les époux expirant sous leurs toits embrasés, Les enfants au berceau sur la pierre écrasés : Des fureurs des humains c’est ce qu’on doit attendre. Mais ce que l’avenir aura peine à comprendre, Ce que vous-même encore à peine vous croirez, Ces monstres furieux, de carnage altérés, Excités par la voix des prêtres sanguinaires, Invoquaient le Seigneur en égorgeant leurs frères ; Et, le bras tout souillé du sang des innocents, Osaient offrir à Dieu cet exécrable encens. » C'est ce que... Voltaire dans La Henriade/Chant 2 écrivait : « Coligny languissait dans les bras du repos, Et le sommeil trompeur lui versait ses pavots. Soudain de mille cris le bruit épouvantable Vient arracher ses sens à ce calme agréable : Il se lève, il regarde, il voit de tous côtés Courir des assassins à pas précipités ; Il voit briller partout les flambeaux et les armes, Son palais embrasé, tout un peuple en alarmes, Ses serviteurs sanglants dans la flamme étouffés, Les meurtriers en foule au carnage échauffés, Criant à haute voix : « Qu’on n’épargne personne ; C’est Dieu, c’est Médicis, c’est le roi qui l’ordonne ! Je ne vous peindrai point le tumulte et les cris, Le sang de tous côtés ruisselant dans Paris, Le fils assassiné sur le corps de son père, Le frère avec la sœur, la fille avec la mère, Les époux expirant sous leurs toits embrasés, Les enfants au berceau sur la pierre écrasés : Des fureurs des humains c’est ce qu’on doit attendre. Mais ce que l’avenir aura peine à comprendre, Ce que vous-même encore à peine vous croirez, Ces monstres furieux, de carnage altérés, Excités par la voix des prêtres sanguinaires, Invoquaient le Seigneur en égorgeant leurs frères ; Et, le bras tout souillé du sang des innocents, Osaient offrir à Dieu cet exécrable encens. » C'est ce que nous décrit l'auteur en renouvelant la manière de traiter cet épisode de l'histoire de France. Comme il le précise en préambule, "il a voulu une histoire des autres" et c'est pleinement réussi tant il retranscrit le massacre "par en bas", tisse un "micro-histoire" à hauteur d'anonymes, de voisins, voire de familles, bref "des vies minuscules emportées par l’événement". Nous emmenant de Paris, bien sûr, mais aussi à Lyon, Rouen, Bordeaux, Toulouse à la découverte de gens qui se connaissent et qui basculent dans l'horreur. Mais une horreur qui s'est mise en place petit à petit entre octobre 1567 et août 1570. Pour culminer à l'été 1572. En résumé un livre majeur qui appréhende ce massacre sous un œil nouveau tout en rigueur et avec brio.
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  • Obeugin Posté le 11 Octobre 2021
    Jérémie Foa est un magicien ! En reconstituant avec une grande force évocatrice les scènes, les décors (ah, ces morceaux du vieux Paris !), mais aussi en redonnant chair aux acteurs, ce livre d’histoire rigoureux nous transporte très concrètement, d’une enquête à l’autre, des cartons d’archives au XVIème siècle. Que d’émotions et de découvertes, c’est passionnant !
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