Circé : Le livre de Madeline Miller
Circé - Trailer
Fruit des amours d'un dieu et d'une mortelle, Circé la nymphe grandit parmi les divinités de l'Olympe. Mais son caractère étonne. Détonne. On la dit sorcière, parce qu'elle aime changer les choses. Plus humaine que céleste, parce qu'elle est sensible. En l'exilant sur une île déserte, comme le fut jadis Prométhée pour avoir trop aimé les hommes, ses pairs ne lui ont-ils pas plutôt rendu service ? Là, l'immortelle peut choisir qui elle est. Demi-déesse, certes, mais femme avant tout. Puissante, libre, amoureuse...
" Un charme absolument envoûtant. "
Le Monde des Livres
De (auteur) : Madeline Miller
Traduit par : Christine Auché
Expérience de lecture
Avis Babelio
goldoraketactarus
• Il y a 4 mois
Livre intéressant. J'ai apprécié découvrir l'histoire de Circé. Il y a beaucoup de passages où je n'étais pas trop dans le livre. Pourtant c'est écrit avec des mots simples. J'avais entendu quelques avis qui préféraient “le chant d’Achille ” à Circé, et je pense, malgré tout, que ces avis m’ont influencé. Moi aussi j'ai préféré le chant d'Achille. Peut être parce que c'était mon premier livre de Madeline Miller…
anaislampin4
• Il y a 4 mois
Début compliqué mais dès la rencontre avec Ulysse j'ai adorer la lecture ! Plongée dans l'univers de la sorcière Circé : plantes, rencontres, dilèmes, je sentirais presque les odeurs à travers la lecture. Beau pavé de 500 pages de mythologie détaillée. J'ai trouver la fin rapide et j'aurais aimé ajouter des pages au livre.
Dhakri
• Il y a 4 mois
Voilà une critique difficile à écrire, et à publier. Ce roman m'avait été conseillé par diverses personnes, mais j'avais également lu des retours mitigés qui m'ont un peu refroidi, et je l'ai donc laissé quelque temps sur ma bibliothèque avant de me résoudre à m'y lancer. Et si j'avoue ne pas m'être ennuyé pendant cette lecture, et reconnaître de belles qualités à ce roman, je dois avouer que le charme n'a pas totalement opéré sur moi. Le roman a pourtant pour lui beaucoup de qualités, et je vois parfaitement tout ce qui a pu en faire un coup de cœur pour certaines. La plume est extrêmement poétique, et l'autrice déroule un véritable talent de conteuse, même si peut-être un peu monotone à la longue. La plongée dans les différents mythes entourant Circée est bien menée, à la fois instructive (je ne connaissais pas certains mythes) et passionnante, tout comme le foisonnement de personnages mythologiques qui l'entourent. La représentation d'Ulysse s'éloigne de ce qu'on a l'habitude de voir pour peindre un personnage entre ombres et lumières, rusé mais aussi fourbe et arrogant, aimant être aimé et admiré. Peut-être le seul personnage réellement nuancé du roman. Le personnage de Circée, unique narratrice, est évidemment centrale, et votre appréciation du roman dépendra beaucoup de votre appréciation de la célèbre sorcière. Si elle s'est révélée touchante à bien des égards, elle m'a aussi laissée perplexe voir agacée à de nombreuses reprises, car elle souffre d'un syndrome qui touche malheureusement beaucoup de héros/héroïnes de romans actuellement : celui du "tous des pourris sauf moi", voir - et c'est curieux dans un roman vendu sur son féminisme - un "pas-comme-les-autres-filles". Circée est la gentille, celle qui s'intéresse aux mortels et qui ne veut de mal à personne, et l'intégralité de son entourage n'est qu'un ramassis d'ordures uni-dimensionnelle. En particulier les femmes, toutes mesquines et superficielles. Clichées vous avez dit ? Hormis un Dédale trop anecdotique, il faut attendre les dernières pages du roman et la rencontre avec Télémaque et Pénélope pour voir, enfin, des personnages "normaux" qui ne semblent pas s'être donné pour mission de lui pourrir la vie. Si cela commence par rendre Circée éminemment sympathique, j'ai fini, au fil de la lecture, par ressentir une sensation de "trop c'est trop", voire d'agacement. Car la Circée qu'on nous présente, parée de toutes les vertus, n'est pas non plus exempte de défauts que la narration semble vouloir cacher derrière la monstruosité de son entourage. Circée n'est capable d'empathie que pour les hommes mortels, à qui elle passe presque tout. C'est compréhensible vis-à-vis de son vécu, mais l'absence de la moindre nuance ou remise en question à ce sujet me laisse perplexe. Que dire du traitement réservé à "ses" nymphes ? Que dire de ses "remords" à propos de Scylla, dirigés uniquement vers les HOMMES tués par le monstre et jamais vers Scylla elle-même ? Ne vous y trompez pas, le roman est bon, voire même très bon ! Ma sévérité et ma déception vient sans doutes du fait qu'on m'avait énormément vanté ce livre, et qu'il est porté aux nues et conseillé dans la plupart des milieux militants comme un livre féministe saisissant. En conséquence, je m'en étais fait une idée complètement différente de ce qu'il est réellement. En le refermant, et même si j'en reconnais toutes les qualités et que la lecture est loin d'avoir été déplaisante, je reste extrêmement perplexe quand à ce que tout le monde, à part moi, semble voir de si féministe dans ce livre. Quel est le cœur du mythe de Circée ? Le fragment que nous connaissons tous, celui pour lequel elle a jusqu'à présent été considérée comme antagoniste pure, comme femme diabolique ? Le coeur du mythe de Circée c'est la femme libre, sauvage, vivant seule sur un ile reculée et transformant en porcs tout homme osant s'approcher d'elle. Une femme brisant, REFUSANT, les codes patriarcaux de la société , une femme à l'opposé de ce qu'elle aurait dû être, et osant la transgression ultime : asservir les hommes qu'elle rencontre. Il ne reste rien de tout cela dans la Circée de ce roman, qui passe l'intégralité des pages à rechercher l'approbation et l'amour de tous les hommes qu'elle croise. Qui passera de "fille de" à "amante de", puis "mère de" et, enfin, ce qui est présentée comme sa consécration ultime, à "femme de". Le passage "female rage" faisant le cœur de son mythe (la transformation des hommes en pourceaux) est expédié. La gentille Circée est violée par les premiers mortels qu'elle croise. Elle bascule donc en méchante Circée qui transforme tous les hommes de manière indifférenciée, et puis PAF elle rencontre Ulysse, en tombe amoureuse en (littéralement) trois phrases, et bim bam boum elle est redevenue la gentille Circée. Parce qu'il fallait un bien un homme qui pour lui tenir tête et la ramener à la raison, non ? Le tout en quatre pages à tout casser. Ou est la sorcière puissante, crainte des dieux eux-mêmes, promise par la quatrième de couverture ? Bien sûr il y a quelque chose de très réaliste dans la manière de décrire Circée. Bien sûr, cette recherche de l'attention des hommes, de la consécration du mariage, la dépréciation de toutes les femmes qu'elle rencontre (sauf Pénélope, la "femme de" ultime de la mythologie, la femme bafouée), est purement issue du monde patriarcal dans lequel elle a été élevée, et je comprends toutes les personnes qui ont été touchée par cette description et par ce personnage (je l'ai été aussi). Mais cela suffit-il à faire d'elle un personnage féministe ? Et cela suffit-il à faire de ce roman un roman féministe quand la narration, par la voix de Circée, ne questionne ni ne remet à aucun moment, ou très peu, en cause les normes patriarcales qu'on lui a inculquée ? Quand les personnages qu'elle rencontre sont si détestables qu'ils ne semblent, au final, que valider ces normes ? Je n'ai pas la réponse à cette question, et ce n'est pas très grave. Je reste perplexe face au marketing choisi, qui m'a vraiment donné une fausse idée de ce que j'allais lire. Je pense vraiment que j'aurai beaucoup plus apprécié cette lecture sans ces aprioris et la petite déception associée, car elle présente une très belle plume, une épopée envoûtante, et un personnage principale qui ne laisse pas indifférent. Il s'agit dans doute, parmi toutes les relectures de mythes qui sortent actuellement, de l'une des plus pertinentes, et je la conseille grandement pour toutes les personnes s'intéressant à la mythologie grecque et à la figure de la sorcière. Preuve que j'ai tout de même beaucoup aimé, je compte essayer très prochainement "Le Chant d'Achille" de la même autrice, et je suis curieuse de voir ce qu'une réécriture de la guerre de Troie donne sous sa plume !
LadyAnnecha
• Il y a 4 mois
Ce fût un réel plaisir de redécouvrir la mythologie grecque avec ce roman. Le personnage de Circé est tellement attachant, on veut la voir gagner, la voir heureuse. Ses aventures nous transportent à travers différents mythes très connus via son regard. C’est un roman émouvant que je recommande !
Avis des membres
Fiche technique du livre
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- Genres
- Romans , Roman Historique
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- EAN
- 9782266278638
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- Collection ou Série
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- Format
- Poche
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- Nombre de pages
- 576
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- Dimensions
- 179 x 109 mm
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8,50 € Poche 576 pages