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Les Escales
EAN : 9782365695060
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 560
DRM : DRM Adobe

Les Optimistes

Caroline BOUET (Traducteur)
Collection : Domaine étranger
Date de parution : 16/01/2020
Du Chicago des années 1980 au Paris d'aujourd'hui, une épopée puissante sur le pouvoir de l'amitié face à la tragédie.
À Chicago, dans les années 1980, au coeur du quartier de Boystown, Yale Tishman et sa bande d’amis – artistes, activistes, journalistes ou professeurs… – vivent la vie libre qu’ils s’étaient
toujours imaginée. Lorsque l’épidémie du sida frappe leur communauté, les rapports changent, les liens se brouillent et se transforment. Peu...
À Chicago, dans les années 1980, au coeur du quartier de Boystown, Yale Tishman et sa bande d’amis – artistes, activistes, journalistes ou professeurs… – vivent la vie libre qu’ils s’étaient
toujours imaginée. Lorsque l’épidémie du sida frappe leur communauté, les rapports changent, les liens se brouillent et se transforment. Peu à peu, tout s’effondre autour de Yale, et il ne lui reste plus que Fiona, la petite soeur de son meilleur ami Nico.

Révélant un immense talent, Rebecca Makkai brosse le sublime portrait de personnages brisés qui, au milieu du chaos, n’auront pourtant de cesse de trouver la beauté et l’espoir.

Lauréat de la Andrew Carnegie Medal et finaliste du National Book Award et du prix Pulitzer, Les Optimistes a déjà conquis des dizaines de milliers de lecteurs aux États-Unis et ailleurs.

« Rebecca Makkai met en lumière cette tragédie de l’Amérique moderne que beaucoup
cherchent à oublier. Un roman habile, puissant et d’une grande beauté. »
Chicago Review of Books
« Un voyage saisissant… Rebecca Makkai livre une réflexion inoubliable, non sur la mort, mais sur le pouvoir de la vie. » Publishers Weekly
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EAN : 9782365695060
Façonnage normé : EPUB3
Nombre de pages : 560
DRM : DRM Adobe

Ils en parlent

« Rebecca Makkai porte un regard bouleversant sur l’amour et la mort et évoque non seulement l’horreur de l’épidémie de sida mais aussi la profonde générosité qui s’est formée dans son sillage. »
 
O, The Oprah Magazine

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Zephyrine Posté le 31 Mai 2020
    C’est l’histoire de Yale et de tant d’autres, qui vivent à Chicago dans les années 80. Ils sont gays et commencent à vivre dans la peur du sida, cette maladie qui les emportent les uns après les autres... C’est très émouvant d’entrer dans cette communauté, dans cette nouvelle famille car bien souvent la famille d’origine leur a tourné le dos. Ils prennent soin des uns et des autres. Mais combien de temps pourront-ils encore le faire ? Qui restera ? Plus rien n’a le même sens. L’infidélité qui aurait pu être surmontée n’est rien face à l’exposition à la contamination. Une deuxième intrigue se bâtit en parallèle, celle de Fiona. Elle est la sœur de Nico, mort dans les années 80 de la maladie. Son histoire à elle se situe en 2015 à Paris. Elle est a la recherche de sa fille qui lui a tourné le dos. A trop vivre dans le passé, trop marquée par cette époque terrible, n’a-t-elle pas aussi raté quelque chose ? J’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé ce livre. Je suis trop jeune pour me rappeler l’arrivée de cette épidémie, mais en lisant des livres comme celui ci, que j’ai préféré à un autre sur le même thème,... C’est l’histoire de Yale et de tant d’autres, qui vivent à Chicago dans les années 80. Ils sont gays et commencent à vivre dans la peur du sida, cette maladie qui les emportent les uns après les autres... C’est très émouvant d’entrer dans cette communauté, dans cette nouvelle famille car bien souvent la famille d’origine leur a tourné le dos. Ils prennent soin des uns et des autres. Mais combien de temps pourront-ils encore le faire ? Qui restera ? Plus rien n’a le même sens. L’infidélité qui aurait pu être surmontée n’est rien face à l’exposition à la contamination. Une deuxième intrigue se bâtit en parallèle, celle de Fiona. Elle est la sœur de Nico, mort dans les années 80 de la maladie. Son histoire à elle se situe en 2015 à Paris. Elle est a la recherche de sa fille qui lui a tourné le dos. A trop vivre dans le passé, trop marquée par cette époque terrible, n’a-t-elle pas aussi raté quelque chose ? J’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé ce livre. Je suis trop jeune pour me rappeler l’arrivée de cette épidémie, mais en lisant des livres comme celui ci, que j’ai préféré à un autre sur le même thème, N’essuie jamais de larmes sans gants, je me dis que c’est aussi un devoir de mémoire de lire ces livres. Merci aux éditions Les Escales et à Netgalley pour cette lecture.
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  • Yzou Posté le 31 Mai 2020
    Parce que j’avais adoré Chapardeuse, son premier roman, je n’ai pas hésité face à ce second roman de Rebecca Makkai sorti cette année. Un bon gros pavé, une bande d’amis, deux trames de récit. La première : Chicago, 1985-90. Yale enterre son ami Nico, décédé des suites du Sida. Il sait que pour lui et son groupe d’amis, issus de la communauté gay de Chicago, le pire est à venir. Face à l’arrivée de ce mal qui décime les homosexuels et les stigmatise d’autant plus aux yeux de leurs familles et de la société, les amitiés se soudent. Cette partie suit l’histoire de Yale, de son quotidien entre Boystown et le monde de l’art et de son amitié avec Fiona, la sœur de Nico. La 2e trame se déroule en 2015. Nous y suivons Fiona, 30 ans après l’histoire de Yale, partie à Paris sur les traces de sa fille, enrôlée dans une secte sans laisser d’adresse. Hébergée chez un ami de jeunesse, elle va retrouver malgré elle des pans de son passé, entre douleur et nostalgie. J’ai mis du temps à entrer dans l’histoire, surtout pour celle de Fiona, mais une fois attachée aux personnages je n’ai pas vu passer le récit et... Parce que j’avais adoré Chapardeuse, son premier roman, je n’ai pas hésité face à ce second roman de Rebecca Makkai sorti cette année. Un bon gros pavé, une bande d’amis, deux trames de récit. La première : Chicago, 1985-90. Yale enterre son ami Nico, décédé des suites du Sida. Il sait que pour lui et son groupe d’amis, issus de la communauté gay de Chicago, le pire est à venir. Face à l’arrivée de ce mal qui décime les homosexuels et les stigmatise d’autant plus aux yeux de leurs familles et de la société, les amitiés se soudent. Cette partie suit l’histoire de Yale, de son quotidien entre Boystown et le monde de l’art et de son amitié avec Fiona, la sœur de Nico. La 2e trame se déroule en 2015. Nous y suivons Fiona, 30 ans après l’histoire de Yale, partie à Paris sur les traces de sa fille, enrôlée dans une secte sans laisser d’adresse. Hébergée chez un ami de jeunesse, elle va retrouver malgré elle des pans de son passé, entre douleur et nostalgie. J’ai mis du temps à entrer dans l’histoire, surtout pour celle de Fiona, mais une fois attachée aux personnages je n’ai pas vu passer le récit et je n’ai surtout pas voulu qu’il se termine. Epoque terrible que celle de l’arrivée du Sida dans les années 90, thématique que j’avais déjà parcourue chez Irving ou dans des films tels que les excellents Dallas Buyers Club et 120 Battements par minute. Ici, l’objet du récit n’est pas le militantisme. C'est une fiction élaborée autour d’un sujet réel, historique et documenté qui se concentre sur l’intime de ces deux personnages. Autour d'eux, l'univers des angoisses, débats et dénis autour des premiers tests, le lien social parfois brisé avec la famille et le milieu professionnel, les politiques qui ferment les yeux mais aussi et surtout toutes ces belles choses qui font le pouvoir d’une communauté : la place de l’amitié lorsqu’il ne reste plus rien et de la fête et des paillettes comme ultime témoignage d’une époque qui se termine. Malgré quelques longueurs, un gros brassage émotionnel et un bel hommage à ceux qui furent au centre de cette hécatombe.
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  • letilleul Posté le 23 Mai 2020
    Ce roman débute en 1985, au moment où Yale Tishman enterre son ami Nico. Dans Boystown, quartier dédié aux LGBT de Chicago - première ville à leur reconnaître un milieu de vie -, on guette les taches violacées sur les visages. La maladie du Sida est présente avec cette épée de Damoclès de maladie inconnue et sans remède. L’auteur utilise des mots justes et très réflectifs sur cette question du poids de la maladie. de la mort et du deuil. Du coup, on finit la lecture imprégné du thème de l'hécatombe dans le milieu gay, alors que cela ne pourrait être qu'une intrigue secondaire. Car il y a en parallèle et en 2015, l’aventure de Fiona qui part sur les traces de sa fille, aperçue pour la dernière fois sur le pont de l'Archevêché. Ce récit à Paris captive, tient en haleine avec tous les ressorts d'un bon polar. Il faut avouer que si ce parallèle historique peut à priori paraître déstabilisant, les références au passé de Fiona auront l'avantage d'apporter un éclairage supplémentaire et plus contemporain sur les épreuves traversées par les amis et sur les dommages collatéraux du virus. Le lien érudit et parallèle entre l’es histoire... Ce roman débute en 1985, au moment où Yale Tishman enterre son ami Nico. Dans Boystown, quartier dédié aux LGBT de Chicago - première ville à leur reconnaître un milieu de vie -, on guette les taches violacées sur les visages. La maladie du Sida est présente avec cette épée de Damoclès de maladie inconnue et sans remède. L’auteur utilise des mots justes et très réflectifs sur cette question du poids de la maladie. de la mort et du deuil. Du coup, on finit la lecture imprégné du thème de l'hécatombe dans le milieu gay, alors que cela ne pourrait être qu'une intrigue secondaire. Car il y a en parallèle et en 2015, l’aventure de Fiona qui part sur les traces de sa fille, aperçue pour la dernière fois sur le pont de l'Archevêché. Ce récit à Paris captive, tient en haleine avec tous les ressorts d'un bon polar. Il faut avouer que si ce parallèle historique peut à priori paraître déstabilisant, les références au passé de Fiona auront l'avantage d'apporter un éclairage supplémentaire et plus contemporain sur les épreuves traversées par les amis et sur les dommages collatéraux du virus. Le lien érudit et parallèle entre l’es histoire est cette passion de l’art et des galerie, explique avec une érudition et précision sans faille par auteur. Ce pavé contient en fait trois histoires en une et brille par sa qualité de recherche historique qui en fait un bijou littéraire. #Netgalley #lesoptimistes
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  • lapilealire Posté le 20 Mai 2020
    J'ai particulièrement apprécié ce roman publié chez Grasset qui dépeint de manière sensible et intelligente les épreuves d'un groupe d'amis lors des débuts de l'apparition du sida dans les années 80. Il s'agit également d'un magnifique hommage rendu aux peintres français de l'entre deux-guerres. Second roman de Rebecca Makkai à être publié en français après Les Chapardeuses (Gallimard, 2012), Les Optimistes nous plonge dans le Chicago des années quatre-vingts avec Yale Tishman et Fiona Marcus comme personnages de premier plan. Il nous relate, d’une part, le combat que devront mener Yale et ses proches face à la menace que représente le sida à partir de 1985 et d’autre part, celui entrepris par Fiona partie à Paris en 2015, à la recherche de sa fille Claire, dont elle n’a plus de nouvelles depuis quelques temps. Lauréat de la Andrew Carnegie Medal et finaliste du National Book Award ainsi que du prix Pullitzer, j’avais hâte de pouvoir enfin découvrir l’un des premiers ouvrages de fiction à nous restituer les étapes marquantes suivant l’apparition du sida aux Etats-Unis, il y a déjà cela plus de quarante ans. Je remercie donc infiniment les éditions Les Escales ainsi que Netgalley France grâce auxquels j’ai pu découvrir ce... J'ai particulièrement apprécié ce roman publié chez Grasset qui dépeint de manière sensible et intelligente les épreuves d'un groupe d'amis lors des débuts de l'apparition du sida dans les années 80. Il s'agit également d'un magnifique hommage rendu aux peintres français de l'entre deux-guerres. Second roman de Rebecca Makkai à être publié en français après Les Chapardeuses (Gallimard, 2012), Les Optimistes nous plonge dans le Chicago des années quatre-vingts avec Yale Tishman et Fiona Marcus comme personnages de premier plan. Il nous relate, d’une part, le combat que devront mener Yale et ses proches face à la menace que représente le sida à partir de 1985 et d’autre part, celui entrepris par Fiona partie à Paris en 2015, à la recherche de sa fille Claire, dont elle n’a plus de nouvelles depuis quelques temps. Lauréat de la Andrew Carnegie Medal et finaliste du National Book Award ainsi que du prix Pullitzer, j’avais hâte de pouvoir enfin découvrir l’un des premiers ouvrages de fiction à nous restituer les étapes marquantes suivant l’apparition du sida aux Etats-Unis, il y a déjà cela plus de quarante ans. Je remercie donc infiniment les éditions Les Escales ainsi que Netgalley France grâce auxquels j’ai pu découvrir ce roman impressionnant par son approche et l’admirable travail entrepris par une auteure audacieuse qui nous fait revivre l’un épisode des plus marquants de nos sociétés occidentales. Le roman commence par une scène décrivant l’adieu de Yale, de son compagnon et de leurs amis proches, à Nico Marcus, le frère de Fiona, récemment décédé du sida. Ses amis se sont rassemblés lors d’une fête lui rendant un dernier hommage chez le photographe Richard Campo, le lendemain de la cérémonie religieuse organisée par la famille du défunt et qu’ils auraient grandement préféré ignorer, les parents de Nico n’ayant jamais réellement accepté le fait que leur fils soit homosexuel. Après avoir englouti quelques Cuba-Libre, Yale décide de s’isoler un moment à l’étage mais lorsqu’il redescend retrouver les autres, il se rend compte qu’il est désormais seul dans la grande maison de Richard. Persuadé que la police est passée par là pour les empêcher de se réunir ou pire, qu’une attaque nucléaire vient d’avoir lieu, Yale tentera de reprendre ses esprits vaille que vaille dans les rues qui le mèneront à l’appartement de Charlie, situé dans le quartier de Boystown. Rebecca Makkai nous donne le ton avec ce premier chapitre : elle parvient à nous distiller une tension particulière vacillant entre nostalgie et une inquiétude plus profonde, le décès de Nico n’étant que le prélude à une hécatombe implacable pour Yale et son entourage. Elle parvient également habilement à nous replonger dans cette ambiance propre aux années quatre-vingt grâce à de petites anecdotes : l’adieu émouvant par la diffusion de « America » de Simon et Garfunkel, le visionnage des diapositives de Nico enfant ou la récente réélection de Ronald Reagan. Le décor est installé, nous faisons partie de l’univers de Yale et sommes assis dans un des fauteuils vintages du salon calfeutré de Richard Campo, en train de siroter un Cuba Libre, observant attentivement parmi les mines de joie forcée des autres invités, cette lueur propre au regard des personnes transmettant leurs dernières pensées à un être cher. Nous faisons en suite un saut d’une trentaine d’années en compagnie de Fiona qui rejoint la France par avion pour retrouver sa fille Claire. Celle-ci a disparu en compagnie d’un certain Kurt, proche d’une secte nommée Hosanna. Pas de quoi la rassurer sur l’issue de son voyage. Elle y retrouvera Cecily Pearce, la mère de Kurt et ancienne collègue de Yale. La tension monte d’un cran, nous entraînant dans une deuxième intrigue en plein cœur de Paris où nous retrouvons également Richard, âgé de plus de quatre-vingts ans. Il faut avouer que si ce changement peut à priori paraître déstabilisant, les références au passé de Fiona auront l’avantage d’apporter un éclairage supplémentaire et plus contemporain sur les épreuves traversées par les amis de son frère et que, si elle ne fut pas contaminée par le virus du sida, survivre à la mort des autres aura sans nul doute fait d’elle une victime indirecte. Au départ, l’idée de Rebecca Makkai était de consacrer un roman aux modèles des artistes peintres qui connurent la renommée après la première guerre mondiale, il n’est donc pas étonnant que les Optimistes s’attarde sur un troisième personnage des plus attachants : Nora Marcus, la grand-tante de Nico et Fiona. Elle permet de prolonger à merveille le lien qui unissait Yale et Nico car n’était-ce pas cette précieuse passion qu’ils partageaient l’un et l’autre pour l’art, Nico pour le dessin et Yale pour les expositions et les galeries, qui les avait rapprochés alors que Charlie et Terrence, leurs compagnons respectifs ne s’y intéressent guère. La rencontre de Yale avec Nora, alors qu’il essaie de trouver des donateurs pour la galerie de l’université de Northwestern nous offre une intrigue supplémentaire. Avec l’aide de Cecily Pearce, il se donnera corps et âme afin de prouver l’authenticité des œuvres en possession de Nora. Au fil des rendez-vous qui auront lieu dans le Wisconsin, s’échangeront des confidences qui nous feront revivre le Paris des années 1920 en compagnie de peintres tels que Amadeo Modigliani, Chaïm Soutine, Jules Pascin, Ranko Novak ou encore Tsugouharu Foujita, connus comme ayant fait partie de l’Ecole de Paris et ayant fréquenté la Ruche dans le cas de Modgliani et de Soutine. Bien qu’il s’agisse avant tout d’une œuvre de fiction, j’ai particulièrement apprécié le ton sobre utilisé par l’auteure, pour nous dépeindre les souffrances liées aux VIH. J’aurais sans doute apprécié qu’elle aille au-delà de la seule mention faite à l’AZT, l’un des premiers traitements antirétroviraux disponibles en 1985, mais elle a choisi de concentrer ses recherches sur les témoignages des survivants et les combats qu’ils menèrent pour accéder aux soins. Le personnage de Yale incarne ainsi dignement le portrait d’un homme perdant, au fil des ans, ses plus proches amis sans se transformer pour autant en un héros au seul service d’une organisation défendant le droit des gays séropositifs. Yale représente bien plus qu’un homosexuel atteint du sida avec ce que cela aurait pu entraîner comme généralités sur la cause : il mène seul son combat, en s’appuyant sur Fiona, se distancie de Charlie et essaye de reconstruire sa vie sentimentale. Et bien qu’il s’engage lors d’une manifestation organisée par Act up, il se fera conseiller par son médecin traitant lorsqu’il devra à son tour entamer les difficiles démarches qui lui permettront d’obtenir son traitement. Au vu de l’immense travail de recherche accompli par Rebbecca Makkai, dont l’identité de femme hétéro séronégative a pu être considéré par certains comme un frein pour le thème qu’elle a choisi d’illustrer sur près de 560 pages, je ne peux que vous recommander de vous lancer dans la lecture des Optimistes. Elle a su brillamment allier les combats menés et les échecs subis par un groupe d’amis aux personnalités bien distinctes depuis l’émergence de l’épidémie, en nous restituant le climat politique de l’époque, à un récit plus intime et touchant : celui d’un homme qui parvient, en partageant les souvenirs d’une femme ayant connu la première guerre mondiale, à se projeter dans son avenir incertain de telle façon qu’à son tour, il espère pouvoir devenir le relais témoin de sa génération perdue.
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  • Stockard Posté le 12 Mai 2020
    Alternant entre le Chicago des années 80 et le Paris actuel, Rebecca Makkai, avec ses Optimistes, se donne pour objectif de nous entraîner dans une épopée sur le sida, sa découverte, ses effets dévastateurs sur la communauté gay de Chicago quand beaucoup ne voulait pas croire qu'une maladie pareille puisse exister et/ou n'osait pas faire le test et où ils furent nombreux à tomber comme des mouches. Parmi eux, une galerie de personnages dont certains auraient sûrement mérité un traitement plus approfondi comme Nico, le premier au sein de la bande d'amis a succombé à la maladie et qui servira surtout de pilier au personnage de Fiona, sa soeur, rapidement identifiée comme « fille à pédés » et qu'on suivra jusqu'à Paris en 2015 où, ayant perdu sa fille de vue, elle espère la retrouver du côté de Saint-Denis. La partie Chicago-80s/90s est – et de loin – la plus réussie, les années SIDA, son impact, les conséquences et l'hécatombe qu'elles ont entraînés y sont parfaitement documentés. Basé avant tout sur la force de l'amitié et beaucoup moins sur la lutte qui a suivi la découverte de la maladie (Act Up n'est cité qu'une ou deux fois et on assiste rapidement... Alternant entre le Chicago des années 80 et le Paris actuel, Rebecca Makkai, avec ses Optimistes, se donne pour objectif de nous entraîner dans une épopée sur le sida, sa découverte, ses effets dévastateurs sur la communauté gay de Chicago quand beaucoup ne voulait pas croire qu'une maladie pareille puisse exister et/ou n'osait pas faire le test et où ils furent nombreux à tomber comme des mouches. Parmi eux, une galerie de personnages dont certains auraient sûrement mérité un traitement plus approfondi comme Nico, le premier au sein de la bande d'amis a succombé à la maladie et qui servira surtout de pilier au personnage de Fiona, sa soeur, rapidement identifiée comme « fille à pédés » et qu'on suivra jusqu'à Paris en 2015 où, ayant perdu sa fille de vue, elle espère la retrouver du côté de Saint-Denis. La partie Chicago-80s/90s est – et de loin – la plus réussie, les années SIDA, son impact, les conséquences et l'hécatombe qu'elles ont entraînés y sont parfaitement documentés. Basé avant tout sur la force de l'amitié et beaucoup moins sur la lutte qui a suivi la découverte de la maladie (Act Up n'est cité qu'une ou deux fois et on assiste rapidement à une de leur action coup de poing, un détail parmi les 560 pages du livre). Rebecca Makkai fait donc le choix de traiter son histoire sous l'angle de la fraternité, la force de la communauté, laissant les luttes qui secouèrent ces années charnières de côté. L'autre face du livre : Paris vu par une Américaine durant les attentats, ne présente par contre pas un intérêt démesuré sinon celui de savoir ce que sont devenus Fiona et ses quelques très rares amis toujours vivants. Pitch dans l'ensemble pas inintéressant mais malheureusement que c'est verbeux ! Que de (longs) passages répétitifs, babillards, tournants en rond, alourdissants le propos pour finir par nous offrir un rythme aussi punchy qu'un paresseux sous kétamine. J'ai eu bien du mal à venir à bout de cette oeuvre, pourtant assez sympathique, mais trop, beaucoup trop de pages inutiles. Sur les presque 600 que compte ce livre, une bonne moitié est superflue. Après un bon écrémage, comme ces Optimistes auraient gagné en attrait !
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    Rebecca Makkai : "Les Optimistes parle de la façon dont le monde envahit parfois brutalement nos vies"

    Avec Les Optimistes (Les Escales), Rebecca Makkai raconte avec force et finesse l’histoire du sida aux États-Unis, de son apparition dans les années 80 à nos jours. Un roman richement documenté, fort en émotions, qui montre comment l’espoir est capable de surgir de la pire des tragédies. Rencontre.

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    Si on vous dit Amérique, vous pensez grands espaces, road trip, mais aussi peut-être cinéma et New York City. Pays aussi fascinant que déroutant et dont la démesure ne cesse d'étonner, les États-Unis ont produit et produisent encore des écrivains de génie. Focus sur 16 livres - du roman à l'essai - qui chacun à leur manière racontent l'Amérique et ses habitants.

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