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            UnPur

            Belfond
            EAN : 9782714481955
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : DRM Adobe
            Nouveauté
            UnPur

            Collection : Belfond Pointillés
            Date de parution : 29/08/2019
            Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
            Garder ce qui disparaît, c’est l’œuvre d’une vie. C’est notre enfance.
             
            Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, c’est ainsi que leur mère les appelle. Tous les trois forment une famille tournesol aux visages orientés vers le bonheur. Le destin en décide autrement quand un inconnu pose les yeux sur les jumeaux, se demandant lequel...
            Garder ce qui disparaît, c’est l’œuvre d’une vie. C’est notre enfance.
             
            Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, c’est ainsi que leur mère les appelle. Tous les trois forment une famille tournesol aux visages orientés vers le bonheur. Le destin en décide autrement quand un inconnu pose les yeux sur les jumeaux, se demandant lequel il va choisir.
             
            Quarante ans plus tard s’ouvre le procès du ravisseur, il n’est pas sur le banc des accusés, et c'est sa victime que l'on juge.
            Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
             
            De l’Italie – Bari et Venise – au Yucatán et ses rites maya ancestraux se déploie ici l’histoire d’un être dont on ne saura jusqu’au bout s’il a commis l’impardonnable.
             
            À sa manière frontale et poétique, Isabelle Desesquelles joue avec la frontière mouvante entre la fiction et le réel, et éclaire l’indicible.
            Roman de l’inavouable, UnPur bouscule, envoûte et tire le fil de ce que l’on redoute le plus.
             
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            EAN : 9782714481955
            Façonnage normé : EPUB3
            DRM : DRM Adobe
            Belfond
            12.99 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • cathulu Posté le 23 Août 2019
              Depuis Je voudrais que la nuit me prenne, c'est avec un peu d'appréhension que j'ouvre un roman d’Isabelle Desesquelles. En effet, encore ici, elle prend à bras le corps les thèmes les plus angoissants pour des parents, sans pour autant tomber dans les pièges inhérents à ce type d'ouvrage, tant elle y met de sensibilité. La preuve ? UnPur où d’emblée la victime se retrouve sur le banc des accusés. Nous revenons ensuite sur le parcours de Benjaminquejaime, brutalement de son jumeau Julienquejaime, comme les appelle leur mère, célibataire volontaire et fantasque. L'enfant a été kidnappé par un prédateur sexuel. Isabelle Desesquelles mène avec une maîtrise totale son lecteur par le bout du cœur, ne ménageant ni les rebondissements ni les ambiguïtés.A plusieurs reprises, je l'avoue, j'ai survolé certaines pages, tant la tension était insoutenable. Riche en émotions et en subtilité, ce roman est une nouvelle fois un tour de force, tant par sa structure que par son écriture, à al fois frontale et poétique. Il file donc nécessairement sur l'étagère des indispensables.
            • audelagandre Posté le 23 Août 2019
              Été 1976, Benjamin et Julien, jumeaux partent avec leur mère, solaire, en vacances en Italie. Un inconnu aux desseins machiavéliques rôde, et essaie de faire son choix : enlèvera-t-il Benjamin ou Julien#8201;? «#8201;Écrasé par des années de saccage#8201;», le roman s’ouvre sur les paroles de Julien, l’enfant resté près de sa mère, celui qui n’a pas vécu pour autant, celui qui a manqué d’air. «#8201;L’irréparable est une tache noire sur nos vies, tu auras beau frotter tu ne l’effaceras pas.#8201;» Un procès. Au banc des accusés, le kidnappeur brille par son absence, c’est la victime, Benjamin qui raconte… des années de sévices, ses actions dictées par son ravisseur, sa fuite, sa vie d’après. «#8201;Unpur#8201;» fait partie de la rentrée littéraire 2019, catégorie littérature blanche. Ne vous y méprenez pas, c’est l’un de romans les plus noirs qui m’ait été donné de lire. Vous n’y trouverez pas de scènes de violences explicites comme dans «#8201;Dompteur d’anges#8201;» de Claire Favan qui aborde des thématiques similaires, nous y trouverez tout ce qui n’est pas dit avec des mots, l’implicite, tout ce que votre esprit va pouvoir imaginer sans l’avoir lu, tout ce que vous allez deviner entre les lignes. Sur arrière-plan de bonheur à trois,... Été 1976, Benjamin et Julien, jumeaux partent avec leur mère, solaire, en vacances en Italie. Un inconnu aux desseins machiavéliques rôde, et essaie de faire son choix : enlèvera-t-il Benjamin ou Julien#8201;? «#8201;Écrasé par des années de saccage#8201;», le roman s’ouvre sur les paroles de Julien, l’enfant resté près de sa mère, celui qui n’a pas vécu pour autant, celui qui a manqué d’air. «#8201;L’irréparable est une tache noire sur nos vies, tu auras beau frotter tu ne l’effaceras pas.#8201;» Un procès. Au banc des accusés, le kidnappeur brille par son absence, c’est la victime, Benjamin qui raconte… des années de sévices, ses actions dictées par son ravisseur, sa fuite, sa vie d’après. «#8201;Unpur#8201;» fait partie de la rentrée littéraire 2019, catégorie littérature blanche. Ne vous y méprenez pas, c’est l’un de romans les plus noirs qui m’ait été donné de lire. Vous n’y trouverez pas de scènes de violences explicites comme dans «#8201;Dompteur d’anges#8201;» de Claire Favan qui aborde des thématiques similaires, nous y trouverez tout ce qui n’est pas dit avec des mots, l’implicite, tout ce que votre esprit va pouvoir imaginer sans l’avoir lu, tout ce que vous allez deviner entre les lignes. Sur arrière-plan de bonheur à trois, profond, doux, lumineux, plane l’ombre du mal. Le contraste entre la mère, «#8201;changeante, inattendue, mère agitée par temps calme#8201;», et le Gargouilleur, «#8201;l’ogre, le loup, le féroce, le cruel, un bloc de mal#8201;», le lecteur passe sans cesse du cœur qui exulte face à ce bonheur parfait, aux martyres du cœur d’un enfant qui souffre. Le récit alterne la vie d’avant, les cinq années de rapt, et la vie d’après, le procès. Il n’est pas toujours aisé de suivre la pensée de l’auteur, mais les évènements, comme un tourbillon, se mélangent et se confondent entre barbarie, félicité et regrets, comme les pensées de Benjamin, comme s’il n’avait pas assez de temps pour tout dire et que ses pensées allaient plus vite que sa diction. C’est un roman court : je ne rentrerais pas dans le détail de l’histoire. Je veux simplement vous parler du style d’Isabelle Desesquelles, de son écriture qui m’a totalement désarçonnée, soufflant la douceur idyllique alors qu’une énorme baffe m’attendait à la page suivante. Son style est extrêmement poétique, et même poétiquement dérangeant dans l’obscénité crue de certaines scènes. Elle ne décrit pas, elle «#8201;féeérise#8201;» stylistiquement une monstruosité par l’emploi de mots sensés atténuer le propos parce qu’ils ont l’air plus innocents. C’est tout l’inverse qui se produit. Ces non-dits disent tout, révèlent tout et provoquent, ont provoqué chez moi en tout cas, des réactions physiques : révulsion, tachycardie, maux d’estomac. L’empathie suscitée pour cet enfant enlevé, évolue, se transforme, et passe de bienveillance à répulsion dans la seconde partie du roman. Des réactions épidermiques de haine naissent alors que notre esprit devrait analyser les choses d’un strict point de vue psychologique. C’est un roman qu’on lit avec ses tripes, bien avant de le disséquer avec son cerveau. La thématique de l’enfance saccagée est omniprésente, toujours chapeautée par cette sempiternelle question : quel adulte devient-on lorsque l’enfance a été brisée#8201;? La seconde partie répond progressivement à cette interrogation et je dois bien avouer que le récit m’a alors révulsée et a saccagé toutes les idées philosophiquement positives que je pouvais avoir sur une telle interrogation. Quand les circonstances atténuantes, les mauvaises pensées mélangées à la raison, l’empathie et la répulsion sont projetées ainsi toutes à la fois, parfois dans une même phrase, le lecteur ressort livide. Je suis ressortie exsangue de cette lecture, avec cette horrible chanson dans la tête «#8201;Be Bop a Lula, she’s my baby, be bop a Lula i don’t mean maybe#8201;», et des images insoutenables devant les yeux, de voiture et de tableau de bord, ancrées pour longtemps dans mon esprit. L’association musique répétitive et sévices fonctionne admirablement bien, l’auteur vous fait le cadeau empoisonné de ne jamais vous permettre d’oublier son personnage UnPur. Je ne sais pas vous dire si j’ai aimé ce roman. Je ne sais pas vous dire non plus si l’on peut aimer ce genre de roman. En revanche, je peux vous dire que l’écriture d’Isabelle Desesquelles est aussi envoûtante que répulsive. Sa façon de mettre de la poésie dans l’horreur m’a parfois terriblement torturée, ne sachant que faire des émotions, positives ou négatives qu’elle générait. Ce roman est singulier. Ce roman va faire parler et secouer ses lecteurs. Ce roman va déclencher des choses que vous ne vous attendiez pas à trouver en littérature blanche. Il est bien plus difficile à encaisser que de nombreux récits de littérature noire. Vous voilà prévenus…
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            • Virginie_Vertigo Posté le 23 Août 2019
              Août 1976. Venise. Deux jumeaux de huit ans sont en vacances avec leur mère. Cette dernière, fantasque, les appelle Benjaminquejetaime et Julienquejetaime. Trois minutes d’inattention et Benjamin est kidnappé par un homme. Pourquoi lui ? Pourquoi pas Julien ? Pourquoi pas un autre ? Pendant huit années, il est enfermé dans un appartement de Bari avec le Gargouilleur. Cet homme, qui le viole à intervalles réguliers, fait aussi de lui son appât pour capturer d’autres enfants. Devenu adulte, Benjamin découvre ses pulsions sexuelles inquiétantes, comme si le monstre avait réussi à lui transmettre son mal. Ce nouveau roman d’Isabelle Desesquelles est noir, dérangeant et met même parfois mal à l’aise. Cependant, l’autrice livre un exercice d’équilibriste réussi car on aurait pu tomber dans le glauque, le sordide et même l’intolérable. Tout a été pesé au milligramme près. Isabelle Desesquelles distille les informations au compte-goutte, au bon moment pour nous amener au-delà du passé tragique et des pulsions de Benjamin, à savoir la culpabilité, l’inaction, la complaisance que les victimes ressentent. Peut-on d’ailleurs juger un homme sur des faits sans tenir compte de son passé ? La question du réel et du rêve (cauchemar) est aussi mise sur la table : finit-on par s’inventer... Août 1976. Venise. Deux jumeaux de huit ans sont en vacances avec leur mère. Cette dernière, fantasque, les appelle Benjaminquejetaime et Julienquejetaime. Trois minutes d’inattention et Benjamin est kidnappé par un homme. Pourquoi lui ? Pourquoi pas Julien ? Pourquoi pas un autre ? Pendant huit années, il est enfermé dans un appartement de Bari avec le Gargouilleur. Cet homme, qui le viole à intervalles réguliers, fait aussi de lui son appât pour capturer d’autres enfants. Devenu adulte, Benjamin découvre ses pulsions sexuelles inquiétantes, comme si le monstre avait réussi à lui transmettre son mal. Ce nouveau roman d’Isabelle Desesquelles est noir, dérangeant et met même parfois mal à l’aise. Cependant, l’autrice livre un exercice d’équilibriste réussi car on aurait pu tomber dans le glauque, le sordide et même l’intolérable. Tout a été pesé au milligramme près. Isabelle Desesquelles distille les informations au compte-goutte, au bon moment pour nous amener au-delà du passé tragique et des pulsions de Benjamin, à savoir la culpabilité, l’inaction, la complaisance que les victimes ressentent. Peut-on d’ailleurs juger un homme sur des faits sans tenir compte de son passé ? La question du réel et du rêve (cauchemar) est aussi mise sur la table : finit-on par s’inventer des choses, une vie quand on a été meurtri ? Bien que le sujet soit bien différent, je trouve que ce roman a des liens avec son précédent, à savoir la perte de l’enfance, de l’innocence. Je vous conseille vraiment ce livre, fort et subtil.
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            • Jenndrix Posté le 22 Août 2019
              J’ai grandi avec Marion Wagon qui a disparu lors de nos 10 ans respectifs, j’ai grandi avec Marc Dutroux avec Natascha Kampusch, et je garde en moi une terreur absolue de l‘enlèvement et ces possibles, invisibles, invincibles. L’enlèvement et cette absence de réponse pour ceux qui restent et qui dévaste tout. Prier pour qu’ils soient mort plutôt que claquemurés, abusés, violentés par des êtres déshumanisés qui calculent, préparent et qui osent même parfois évoquer l’amour. Comment survivre après des années d’accoutumances à l’épouvante, comment ne pas devenir le miroir de l’horreur vécue ? Comment ne pas reproduire la monstruosité ? Comment ne pas perdre la raison ? Comment survivre lorsque toute inconscience a été aspirée, toute bienveillance digérée. Comment laisser poindre l’once d’humanité cachée, oubliée ? Existe-elle, même encore ? Une lecture en apnée qui étouffe, noie, terrifie. Guidé par une écriture en dentelle, Isabelle Desesquelles telle une prêtresse déchirante traite ce sujet avec une délicatesse bouleversante. Chaque mot, chaque ligne se dégustent, nous imprègne, se veut émotion, transmission, ressenti. C’est douloureusement beau, infiniment triste et poétique. On en ressort vidé, désespéré, emplit d’un gouffre béant qui appel toute l’humanité disponible pour espérer se combler. Quelle... J’ai grandi avec Marion Wagon qui a disparu lors de nos 10 ans respectifs, j’ai grandi avec Marc Dutroux avec Natascha Kampusch, et je garde en moi une terreur absolue de l‘enlèvement et ces possibles, invisibles, invincibles. L’enlèvement et cette absence de réponse pour ceux qui restent et qui dévaste tout. Prier pour qu’ils soient mort plutôt que claquemurés, abusés, violentés par des êtres déshumanisés qui calculent, préparent et qui osent même parfois évoquer l’amour. Comment survivre après des années d’accoutumances à l’épouvante, comment ne pas devenir le miroir de l’horreur vécue ? Comment ne pas reproduire la monstruosité ? Comment ne pas perdre la raison ? Comment survivre lorsque toute inconscience a été aspirée, toute bienveillance digérée. Comment laisser poindre l’once d’humanité cachée, oubliée ? Existe-elle, même encore ? Une lecture en apnée qui étouffe, noie, terrifie. Guidé par une écriture en dentelle, Isabelle Desesquelles telle une prêtresse déchirante traite ce sujet avec une délicatesse bouleversante. Chaque mot, chaque ligne se dégustent, nous imprègne, se veut émotion, transmission, ressenti. C’est douloureusement beau, infiniment triste et poétique. On en ressort vidé, désespéré, emplit d’un gouffre béant qui appel toute l’humanité disponible pour espérer se combler. Quelle noirceur mais quelle splendeur ! Autour de cette lecture : Des films : Mysterious skin de Gregg Araki, 2004 Room de Lenny Abrahamson,2015 De la lecture : La nostalgie de l’ange d’Alice Sebold La petite fille sur la banquise d’Adélaide Bon Le livre noir des violences sexuelles de Murielle Salmona. De la littérature jeunesse (car tout sujet mérite d’être abordé et la prévention est parfois la meilleure des alliées) : Pour les plus petits : Petit doux n’a pas peur de Marie Wabbes Pour les plus grands : La fille du canal de Thierry Lenain
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            • Amnezik666 Posté le 22 Août 2019
              Si Isabelle Desesquelles n’en est pas à son coup d’essai, j’avoue sans aucun complexe que je ne connaissais pas l’auteure. Pour une découverte le moins que l’on puisse dire c’est que je commence avec du lourd, du très lourd… Le jeu de mots ambigu sur le titre ne vous aura certainement pas échappé, faut-il l’interpréter comme Un Pur ou Impur ? C’est la question qui viendra tarauder le lecteur au fur et à mesure qu’il découvrira le témoignage de Benjamin. Nul ne contestera le fait que Benjamin ait été avant tout une victime qui a perdu son enfance et son innocence entre les griffes d’un prédateur sexuel ; c’est la suite des événements qui interrogera et tourmentera le lecteur. Isabelle Desesquelles aborde un sujet à la fois glauque, délicat et sérieux, dire qu’elle s’aventure en terrain glissant serait une litote tant une mauvaise approche de la question pourrait transformer le bourbier en véritable merdier. Un sacré challenge que de trouver à la fois la forme et le ton les plus adaptés au traitement d’un tel sujet. Mais avant de vous parler du contenu, j’aimerai aborder le contenant, à savoir la couverture du roman. Rien de franchement transcendant me direz-vous ; et bien détrompez-vous,... Si Isabelle Desesquelles n’en est pas à son coup d’essai, j’avoue sans aucun complexe que je ne connaissais pas l’auteure. Pour une découverte le moins que l’on puisse dire c’est que je commence avec du lourd, du très lourd… Le jeu de mots ambigu sur le titre ne vous aura certainement pas échappé, faut-il l’interpréter comme Un Pur ou Impur ? C’est la question qui viendra tarauder le lecteur au fur et à mesure qu’il découvrira le témoignage de Benjamin. Nul ne contestera le fait que Benjamin ait été avant tout une victime qui a perdu son enfance et son innocence entre les griffes d’un prédateur sexuel ; c’est la suite des événements qui interrogera et tourmentera le lecteur. Isabelle Desesquelles aborde un sujet à la fois glauque, délicat et sérieux, dire qu’elle s’aventure en terrain glissant serait une litote tant une mauvaise approche de la question pourrait transformer le bourbier en véritable merdier. Un sacré challenge que de trouver à la fois la forme et le ton les plus adaptés au traitement d’un tel sujet. Mais avant de vous parler du contenu, j’aimerai aborder le contenant, à savoir la couverture du roman. Rien de franchement transcendant me direz-vous ; et bien détrompez-vous, elle prend tout son sens une fois que vous aurez refermé le bouquin. Sur la forme l’auteure opte pour le témoignage et donc un récit à la première personne (presque exclusivement consacré à la confession de Benjamin). Je serai tenté de dire que c’est encore la meilleure façon d’aborder de front le parcours de Benjamin. Je conçois volontiers que de prime abord le ton choisi puisse paraître impersonnel et détaché des événements et que cela puisse déconcerter certains lecteurs. Mais il faut aller au-delà des mots et des phrases pour apprécier le récit dans toute sa ténébreuse singularité. Isabelle Desesquelles nous raconte l’insoutenable sans sombrer dans les descriptions outrancières ou le sentimentalisme exacerbé, mais sans chercher à se voiler la face ou à nous cacher la vérité dans toute sa noirceur. Elle joue sur les tournures de phrases avec des images courtes, mais percutantes, telles que « On n’est pas ravi d’être enlevé« , ou encore « Et j’apprends qu’en comblant un trou, on enterre un enfant » sans oublier le « sang blanc » qui vient souiller Benjamin chaque fois que le « fusil » se décharge en lui. Des images qui nous renvoient les faits bruts de décoffrage en pleine gueule ! Un roman court, mais dont se dégage une rare intensité, à la fois d’une absolue noirceur, mais pas totalement désespéré. Une lecture éprouvante et parfois même dérangeante, mais dont vous aurez un mal fou à vous détacher, non par voyeurisme malsain, juste pour connaître le fin mot de l’histoire. J’ai en effet mentionné précédemment une interrogation qui n’aura de cesse de turlupiner le lecteur, ne comptez pas sur moi pour vous apporter des éléments de réponse ; je dirai simplement que le choix de l’auteure est plutôt judicieux sur ce point. Un roman qui ne devrait laisser personne indifférent, tant sur le fond que sur la forme.
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