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10/18
EAN : 9782264033000
Code sériel : 1915
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 272
Format : 108 x 177 mm

Bandini

Brice Matthieussent (traduit par)
Date de parution : 03/01/2002

Bon et méchant, généreux et voleur, Arturo Bandini détruit d’une main ce qu’il construit de l’autre. Dans son roman de jeunesse devenu culte, Fante a versé toutes les frustrations de l’enfance. Et à l’instar de son père maçon, impuissant devant la rudesse de l’hiver qui l’empêche de travailler, le jeune...

Bon et méchant, généreux et voleur, Arturo Bandini détruit d’une main ce qu’il construit de l’autre. Dans son roman de jeunesse devenu culte, Fante a versé toutes les frustrations de l’enfance. Et à l’instar de son père maçon, impuissant devant la rudesse de l’hiver qui l’empêche de travailler, le jeune Bandini assiste résigné à l’implosion du couple parental.

« Enfin, voilà un homme qui n’a pas peur de ses émotions. »
Charles Bukowski.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Brice Matthieussent
Postface de Philippe Garnier

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EAN : 9782264033000
Code sériel : 1915
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 272
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Clariuss51 Posté le 7 Novembre 2021
    J’ai découvert John Fante dans Bandini, premier opus d’une tétralogie autobiographique inoubliable. Ici, l’auteur raconte son enfance dans une famille très pauvre d’immigrés italiens. Un père maçon caractériel, latin, volage, et une mère dévote, aimante, et soumise. Même s’il n’y a pas vraiment de fil conducteur, ni intrigue ou suspense, j’ai été aspiré par ce livre grâce au style si personnel de John Fante, direct, brutal et percutant, qui décrit sa vie et ses émotions avec lucidité et d’une façon touchante.
  • Edouard22 Posté le 1 Mai 2021
    Qu'il est difficile de devenir américain lorsque l'on est issu d'une famille italienne imprégnée de catholicisme, arrivée aux États-Unis depuis une génération. Et ce d'autant plus si l'on est pauvre, avec un père instable (Svevo), coureur, alcoolique et joueur, mais aimé des siens, et bon maçon lorsqu'il travaille, et si de surcroît on n'a pas fait d'études. Malgré ses efforts, Arturo est systématiquement rattrapé par ses origines, comme si un élastique l'y ramenait violemment. Comme beaucoup d'immigrés et enfants d'immigrés, il est aussi tiraillé entre ses aspirations américaines et le souvenir fantasmé de l'Italie. Arturo, bien sûr, c'est John Fante lui-même qui nous raconte sa vie, sa famille, ses petits boulots et ses galères, ses amours, ses délires et ses rêves dans ces quatre romans du "cycle Bandini" : - Dans "Bandini", écrit en 1938, Arturo est jeune et nous raconte la vie à Denver de son père Svevo, vue par lui ; - Dans "La Route de Los Angeles", écrit en 1936, ayant quitté ses études prématurément, il vit de petits boulots et partage la vie des laissés pour compte dans un port de la côte californienne ; - "Demande à la poussière", écrit en 1939, nous le montre jeune écrivain en galère à... Qu'il est difficile de devenir américain lorsque l'on est issu d'une famille italienne imprégnée de catholicisme, arrivée aux États-Unis depuis une génération. Et ce d'autant plus si l'on est pauvre, avec un père instable (Svevo), coureur, alcoolique et joueur, mais aimé des siens, et bon maçon lorsqu'il travaille, et si de surcroît on n'a pas fait d'études. Malgré ses efforts, Arturo est systématiquement rattrapé par ses origines, comme si un élastique l'y ramenait violemment. Comme beaucoup d'immigrés et enfants d'immigrés, il est aussi tiraillé entre ses aspirations américaines et le souvenir fantasmé de l'Italie. Arturo, bien sûr, c'est John Fante lui-même qui nous raconte sa vie, sa famille, ses petits boulots et ses galères, ses amours, ses délires et ses rêves dans ces quatre romans du "cycle Bandini" : - Dans "Bandini", écrit en 1938, Arturo est jeune et nous raconte la vie à Denver de son père Svevo, vue par lui ; - Dans "La Route de Los Angeles", écrit en 1936, ayant quitté ses études prématurément, il vit de petits boulots et partage la vie des laissés pour compte dans un port de la côte californienne ; - "Demande à la poussière", écrit en 1939, nous le montre jeune écrivain en galère à Los Angeles, pas encore reconnu, avec ses amours agitées avec Camilia Lopez ; - Dans "Rêves de Bunker Hill" (1982) il est déjà reconnu comme écrivain et vit à Los Angeles. Tout cela est raconté avec verve, gouaille même, dans un style nerveux et imagé, bien mis en valeur par la traduction de Brice Matthieussent, style précurseur indiscutable de la "beat generation" et faisant penser, plus tard, à "Sur la Route" de Jack Kerouac. À ce titre, il a tout pour "choquer le bourgeois", ce qui explique que les premiers opus n'ont pas été publiés immédiatement. Un style à tendance déjantée donc, imprégné de rage, qui a mûri au cours de la vie de l'auteur en s'assagissant légèrement (pas complétement, bien heureusement). Le premier écrit de ces ouvrages, "La Route de Los Angeles", comporte quelques enfantillages de jeunesse, mais est le plus déjanté et le plus spontané, ce qui fait de lui mon préféré, même si cette opinion est peu partagée ("Demande à la Poussière" étant le plus reconnu, à juste titre bien sûr). Toute l'oeuvre de John Fante, dont naturellement le "cycle des Bandini", est à recommander chaudement à tout amateur de littérature américaine et, plus simplement, de très bonne littérature.
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  • LISAINES Posté le 13 Mars 2021
    Livre lu vers 15- 16 ans. Envie de le redécouvrir aujourd'hui et toujours pas déçue. Au contraire, coup de coeur. Ce livre est une petite pépite à l'état brut : les sentiments d'Arturo nous explosent à la figure ! Dans ce roman au caractère autobiographique, on suit la vie d'Arturo Bandini, fils aîné d'immigrés italiens. Cette famille qui essaie de survivre au coeur de cet hiver rude dans le Colorado. En effet le père Svevo Bandini, maçon, a du mal à trouver du travail. Le froid, la neige nous envahissent mais c'est surtout la peinture des sentiments qui nous foudroie. Tout est vu sous le regard du fils Arturo (mais pas toujours car il y a un passage où l'on a le point de vue du père) : Arturo et ses péchés, Arturo et son amour de jeunesse, Rosa, une immigrée italienne qui reste indifférente. Cet amour transi d'adolescent est décrit avec subtilité tout comme l'événement au centre du livre : le départ temporaire du père Svevo Bandini. Ce père maçon, alcoolique à ses heures mais à la fois séducteur et fort aux yeux de son fils. La tristesse d'une mère (Rosa) digne et pieuse, la rancoeur du frère... Livre lu vers 15- 16 ans. Envie de le redécouvrir aujourd'hui et toujours pas déçue. Au contraire, coup de coeur. Ce livre est une petite pépite à l'état brut : les sentiments d'Arturo nous explosent à la figure ! Dans ce roman au caractère autobiographique, on suit la vie d'Arturo Bandini, fils aîné d'immigrés italiens. Cette famille qui essaie de survivre au coeur de cet hiver rude dans le Colorado. En effet le père Svevo Bandini, maçon, a du mal à trouver du travail. Le froid, la neige nous envahissent mais c'est surtout la peinture des sentiments qui nous foudroie. Tout est vu sous le regard du fils Arturo (mais pas toujours car il y a un passage où l'on a le point de vue du père) : Arturo et ses péchés, Arturo et son amour de jeunesse, Rosa, une immigrée italienne qui reste indifférente. Cet amour transi d'adolescent est décrit avec subtilité tout comme l'événement au centre du livre : le départ temporaire du père Svevo Bandini. Ce père maçon, alcoolique à ses heures mais à la fois séducteur et fort aux yeux de son fils. La tristesse d'une mère (Rosa) digne et pieuse, la rancoeur du frère qui aperçoit dans une voiture son père avec une autre femme, les sentiments plus contrastés d'Arturo qui admire malgré tout ce père qui essaie de se sortir de cette misère. Ce père dont on saura pourquoi il est parti : ce travail chez une maîtresse riche qui peu à peu va l'apprivoiser, son envie de rester fidèle à l'amour de sa femme et la tentation et ... l'adultère. Le retour du père aux beaux jours vers sa famille pour que la vie continue malgré tout comme avant. Charles Bukowsky, à qui l’on doit la redécouverte tardive de l'oeuvre de Bandini dans les années quatre-vingts, évoquait une écriture «avec les tripes et le cœur.» C'est tout à fait ça ; lire Bandini c'est retrouver la vraie vie, pas de manichéisme. Envie de retrouver Bandini dans de nouvelles aventures...
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  • sido73 Posté le 30 Janvier 2021
    C'est l'histoire d'Arturo Bandini, un adolescent , fils d'immigrés italiens dont le père, à l'occasion maçon, est surtout buveur et coureur, et dont la mère, catholique fervente, est le portrait type de la femme au foyer, gentille, passive, soumise. Ce roman, maniant l'humour noir, permet d'imaginer la vie de ces classes populaires issues de l'immigration . Il ne me reste plus qu'à relire les autres romans de Fante ...
  • MarcCharmois Posté le 27 Novembre 2020
    J'ai une sympathie particulière pour Fante. D'abord parce que c'est peut être le plus européen des auteurs américains, surtout dans ce livre. Sa famille vient d'émigrer aux Etats Unis, ce sont ses mémoires d'enfant, de fils de maçon italien échoué dans les territoires arides et glacés du grand ouest. On y voit la confrontation entre la culture européenne, italienne de cette famille fraîchement débarquée et la culture américaine, protestante, établie, pour laquelle l'argent est roi. Récit très italien de la vie d'une famille où se succèdent crises, drames, et autres rebondissements. La vie n'est pas un long fleuve tranquille chez les bandinis affrontant la pauvreté et pris en étau entre le tempérament fantasque et volage du paternel et la piété désespérante de la mère. Récit touchant d'un enfant confronté au monde des adultes, aux premiers émois amoureux, déjà tenté par la rébellion, une vie non conformiste. La prose de Fante est simple, limpide, coule de source, comme celle d'un enfant qui raconte, enfant qu'il restera au fond, toute sa vie. Il a su conserver cette naïveté éclairée, ce regard pur et clair sur le monde, cette simplicité de voir les choses comme elles sont. On retrouve tout ça des années... J'ai une sympathie particulière pour Fante. D'abord parce que c'est peut être le plus européen des auteurs américains, surtout dans ce livre. Sa famille vient d'émigrer aux Etats Unis, ce sont ses mémoires d'enfant, de fils de maçon italien échoué dans les territoires arides et glacés du grand ouest. On y voit la confrontation entre la culture européenne, italienne de cette famille fraîchement débarquée et la culture américaine, protestante, établie, pour laquelle l'argent est roi. Récit très italien de la vie d'une famille où se succèdent crises, drames, et autres rebondissements. La vie n'est pas un long fleuve tranquille chez les bandinis affrontant la pauvreté et pris en étau entre le tempérament fantasque et volage du paternel et la piété désespérante de la mère. Récit touchant d'un enfant confronté au monde des adultes, aux premiers émois amoureux, déjà tenté par la rébellion, une vie non conformiste. La prose de Fante est simple, limpide, coule de source, comme celle d'un enfant qui raconte, enfant qu'il restera au fond, toute sa vie. Il a su conserver cette naïveté éclairée, ce regard pur et clair sur le monde, cette simplicité de voir les choses comme elles sont. On retrouve tout ça des années plus tard dans "demande à la poussière" alors qu'il est cette fois-ci jeune homme et jeune écrivain cherchant à vivre de sa plume. C'est ce regard, cette lumière et cette simplicité qui m'inspirent en second lieu ma sympathie pour John Fante et le fait que ce regard particulier ait influencé par la suite, des écrivains comme Bukowski ou Philippe Djian.
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