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EAN : 9782264033000
Code sériel : 1915
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 272
Format : 108 x 177 mm

Bandini

Philippe GARNIER (Postface), Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
Date de parution : 03/01/2002

Bon et méchant, généreux et voleur, Arturo Bandini détruit d’une main ce qu’il construit de l’autre. Dans son roman de jeunesse devenu culte, Fante a versé toutes les frustrations de l’enfance. Et à l’instar de son père maçon, impuissant devant la rudesse de l’hiver qui l’empêche de travailler, le jeune...

Bon et méchant, généreux et voleur, Arturo Bandini détruit d’une main ce qu’il construit de l’autre. Dans son roman de jeunesse devenu culte, Fante a versé toutes les frustrations de l’enfance. Et à l’instar de son père maçon, impuissant devant la rudesse de l’hiver qui l’empêche de travailler, le jeune Bandini assiste résigné à l’implosion du couple parental.

« Enfin, voilà un homme qui n’a pas peur de ses émotions. »
Charles Bukowski.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Brice Matthieussent
Postface de Philippe Garnier

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EAN : 9782264033000
Code sériel : 1915
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 272
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Alaindexe Posté le 10 Janvier 2020
    Une famille italienne vivant dans le Colorado l’hiver, un père maçon qui ne peut travailler en raison du froid, une mère ultra catholique et un amour impossible entre le petit Arthuro et la jolie Rosa. Comment une intrigue aussi mince peut-elle me bouleverser à ce point? La réponse : la prose exceptionnelle de John Fante. John Fante écrivait des scènes avec une sensibilité à fleur de peau et lorsqu’on les lit, tout est là sous nos yeux et on ne peut qu’être ému. Difficile de mieux écrire la pauvreté, la misère, la religion aveugle de la mère. Les personnages ont tous quelque chose qui les rend tridimensionnels et vivants et comme c’est écrit au « il », on comprend les enjeux de chacun. Ce récit est sans aucun doute un des meilleurs au sujet de l’enfance. Seul bémol, la fin peu probable, mais pour le reste, ce livre est une extraordinaire leçon d’écriture. Quand on songe qu’il s’agit là d’un premier roman, y a vraiment de quoi tomber sur le cul! © Alain Cliche, 2020.
  • CoolWriter Posté le 10 Décembre 2019
    Je prends plaisir à remercier Philippe Djian, à chaque fois, de m'avoir fait découvrir ce merveilleux conteur, John Fante. Tout est bon, dans son œuvre !
  • AnitaMillot Posté le 17 Octobre 2019
    Lecture de mon premier roman de John Fante, ayant proposé - lors d’un récent café littéraire - le choix de cet auteur disparu en 1983 pour notre prochaine rencontre. Et ma foi, ce fut une “bonne pioche” ! Bandini, c’est avant tout Svevo, le père, paresseux (maçon il ne cherche pas vraiment du travail) préférant se laisser séduire par les femmes qui le gâtent quand elles sont riches … Le mari brutal, le père absent qui passent des Noëls chez les autres … Qui cuve la plupart du temps puisque alcoolique notoire … Maria, pieuse et effacée, tente tant bien que mal de tout cacher à sa mère, ses enfants ou ses voisins mais personne n’est dupe. Elle doit affronter le regard humiliant des commerçants chez qui elle doit s’approvisionner à crédit pour que ses enfants ne meurent pas de faim … La honte, la misère, le chagrin représentent son quotidien … Maria et Svevo ont trois garçons : Arturo l’ainé (c’est John Fante, adolescent torturé), August et Federico qui grandissent tant bien que mal dans ce chaos. Fils d’immigrés italiens dans une Amérique idéalisée d’entre-deux-guerres. Une expérience plutôt positive qui me donne donc envie de poursuivre l’exploration de l’oeuvre de John... Lecture de mon premier roman de John Fante, ayant proposé - lors d’un récent café littéraire - le choix de cet auteur disparu en 1983 pour notre prochaine rencontre. Et ma foi, ce fut une “bonne pioche” ! Bandini, c’est avant tout Svevo, le père, paresseux (maçon il ne cherche pas vraiment du travail) préférant se laisser séduire par les femmes qui le gâtent quand elles sont riches … Le mari brutal, le père absent qui passent des Noëls chez les autres … Qui cuve la plupart du temps puisque alcoolique notoire … Maria, pieuse et effacée, tente tant bien que mal de tout cacher à sa mère, ses enfants ou ses voisins mais personne n’est dupe. Elle doit affronter le regard humiliant des commerçants chez qui elle doit s’approvisionner à crédit pour que ses enfants ne meurent pas de faim … La honte, la misère, le chagrin représentent son quotidien … Maria et Svevo ont trois garçons : Arturo l’ainé (c’est John Fante, adolescent torturé), August et Federico qui grandissent tant bien que mal dans ce chaos. Fils d’immigrés italiens dans une Amérique idéalisée d’entre-deux-guerres. Une expérience plutôt positive qui me donne donc envie de poursuivre l’exploration de l’oeuvre de John Fante.
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  • ManouB Posté le 7 Octobre 2019
    Le lecteur retrouve le jeune Arturo Bandini durant son adolescence. Il a 14 ans et vit dans une petite ville du Colorado. Donc le roman se situe chronologiquement avant "La route de Los Angeles" bien qu'il ait été écrit par l'auteur, après. Arturo nous conte son enfance au milieu de sa fratrie, ses jeux avec ses deux frères, August et Frederico, ses taquineries parfois violentes (c'est lui l'aîné) et sa vie quotidienne. Tous trois vont dans une école catholique où ils vivent leur vie de jeunes garçons bien que rien chez eux ne se passe comme chez les autres. Arturo est empli de contradiction : il aime sa mère et adule son père, tout en les détestant. Il s'en prend à la bigoterie excessive de sa mère et tremble devant son père, ce héros dont il a si peur... A l'école, il est souvent puni ce qui occasionne encore plus de rejet du côté de ses camarades. Il souffre en particulier que la jolie Rosa, italienne comme lui, repousse ses avances et n'accepte pas de lui parler. Il est prêt à tout pour lui prouver son amour, même à voler sa propre mère qui ne possède pas grand chose pourtant. Maria,... Le lecteur retrouve le jeune Arturo Bandini durant son adolescence. Il a 14 ans et vit dans une petite ville du Colorado. Donc le roman se situe chronologiquement avant "La route de Los Angeles" bien qu'il ait été écrit par l'auteur, après. Arturo nous conte son enfance au milieu de sa fratrie, ses jeux avec ses deux frères, August et Frederico, ses taquineries parfois violentes (c'est lui l'aîné) et sa vie quotidienne. Tous trois vont dans une école catholique où ils vivent leur vie de jeunes garçons bien que rien chez eux ne se passe comme chez les autres. Arturo est empli de contradiction : il aime sa mère et adule son père, tout en les détestant. Il s'en prend à la bigoterie excessive de sa mère et tremble devant son père, ce héros dont il a si peur... A l'école, il est souvent puni ce qui occasionne encore plus de rejet du côté de ses camarades. Il souffre en particulier que la jolie Rosa, italienne comme lui, repousse ses avances et n'accepte pas de lui parler. Il est prêt à tout pour lui prouver son amour, même à voler sa propre mère qui ne possède pas grand chose pourtant. Maria, la mère est toute douceur et résignation. Entre deux repas, qu'elle organise comme elle peut, vu que le ménage vit à crédit, elle passe le temps en déroulant son chapelet, tout en regardant par la fenêtre et en rêvant à des jours meilleurs : elle remet sa vie entre les mains de Dieu, ce qu'Arturo ne supporte pas ! Il ne supporte pas non plus que les autres la considère comme une "pauvre créature". Cela l'obsède, l'attriste, le révolte... Svevo, le père s'ennuie en famille et va au bar, jouer aux cartes et boire un verre, tout en attendant la fin de l'hiver qui l'empêche d’exercer son métier de maçon au-dehors. Excessif, il ne supporte pas la pauvreté et ne se résigne pas à son sort, voulant appartenir coûte que coûte à l'Amérique, se sentant américain plus qu'italien et ne comprenant pas pourquoi ce pays ne l'accepte pas avec tout ce qu'il a fait pour lui. L'argent manque cruellement mais encore plus durant cette période de l'année, proche de noël, que tous détestent car ils savent bien que ce noël sera comme les précédents, qu'ils rêveront devant les vitrines, à des cadeaux que jamais ils n'auront... Un soir où le père a rejoint son ami Rocco, il ne revient pas à la maison. Svevo est soupçonné de fréquenter une des riches veuves de la ville pour qui il a travaillé occasionnellement... Très vite, la nouvelle se répand dans la petite communauté et la mère tombe alors dans une terrible dépression : les trois garçons doivent à présent se débrouiller complètement seuls... Dans ce roman en partie autobiographique, John Fante décrit son adolescence au plus près de la réalité et, parce que le lecteur sait que la plupart des événements ont été réellement vécus par l'auteur durant son enfance, il est d'autant plus émouvant. Ainsi John Fante a réellement vu ses parents se séparer, son père étant parti avec une autre femme ; il a réellement connu la pauvreté, le rejet des autres enfants de son âge, même de ceux issus de l'immigration. Le jeune Arturo n'a plus que ses rêves pour échapper à une réalité qui le dépasse. C'est un adolescent torturé mais à la sensibilité à fleur de peau. John Fante nous livre encore ici un roman empli de tendresse mais aussi de cruauté. Rien n'est épargné au jeune Arturo Bandini, l'alter égo de John Fante ! Mais l'humour décapant de l'auteur, son talent pour nous émouvoir à travers des situations réalistes et sans pathos, ne pourra laisser le lecteur indifférent. C'est un roman de John Fante que j'ai découvert avec plaisir car je ne l'avais jamais lu. Écrit avec simplicité et sans fioriture, il nous décrit la vie des immigrés italiens du début du XXe siècle et la difficulté pour eux de s'intégrer dans une Amérique qui ne veut définitivement pas d'eux.
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  • Sardanapale Posté le 23 Septembre 2019
    Premier roman de John Fante, Bandini raconte le quotidien d'une famille d'immigrés italiens dans une ville proche de Denver, Colorado. Personnage largement autobiographique, le petit Arturo Bandini, quatorze ans, vît mal la pauvreté du foyer. Menteur, voleur et violent, le jeune garçon nourrit des sentiments ambivalents à l'égard des membres de sa famille, ses parents ainsi que ses deux jeunes frères. Obnubilé par le l'Enfer et le péché, il passe son temps à se confesser de ses mauvaises actions, profitant à fond de cette faille du christianisme lui permettant de laver son âme. Peu avant Noël, son père quitte la maison, laissant la famille dans le désarroi ...
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