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10/18
EAN : 9782264072528
Code sériel : 3534
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 624
Format : 108 x 177 mm

Captive

Michéle ALBARET-MAATSCH (Traducteur)
Date de parution : 12/10/2017

1873. Grace Marks, seize ans, est condamnée à la réclusion à perpétuité pour le double meurtre de son jeune employeur et de sa gouvernante. Victime sous emprise ou monstre en jupons ? Face à l’échec des rapports psychiatriques, le Docteur Jordan s’empare du dossier, bien décidé à la sortir de...

1873. Grace Marks, seize ans, est condamnée à la réclusion à perpétuité pour le double meurtre de son jeune employeur et de sa gouvernante. Victime sous emprise ou monstre en jupons ? Face à l’échec des rapports psychiatriques, le Docteur Jordan s’empare du dossier, bien décidé à la sortir de son amnésie. Mais pourquoi lui cache-t-elle les troublants rêves qui hantent ses nuits ?

Inspiré d'un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du XIXe siècle, Margaret Atwood nous offre un roman baroque où le mensonge et la vérité se jouent sans fin du lecteur. Captive est aujourd’hui adapté en série TV

Traduit de l'anglais (Canada)
par Michèle Albaret-Maatsch

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EAN : 9782264072528
Code sériel : 3534
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 624
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Esorlecram Posté le 6 Juillet 2020
    Voici un roman bourré de qualités, dont la principale réside sans doute dans le talent de narratrice de Margaret Atwood. Au milieu du XIXème siècle, Grace, une jeune irlandaise de 16 ans, quitte son pays natal pour tenter une vie meilleure au Canada. Elle est servante dans plusieurs maisons,est accusée de meurtre et échappe de peu à la pendaison. C'est qu'on hésite : est-ce une meurtrière ou une folle ? Les scientifiques de l'époque s'intéressent à la psychiatrie et un médecin entreprend de l'interroger longuement chaque jour pour essayer de comprendre le fonctionnement de son cerveau. Ou plutôt il la laisse parler de son passé. Ce récit constitue largement la moitié des six cents et quelques pages du roman. Grace détaille sa vie quotidienne très monotone de servante. Elle raconte comment elle nettoie la maison, prépare à manger, effectue des travaux de couture. Et pas une seule page ne m' a semblé ennuyeuse ! Le plus extraordinaire, c'est que le lecteur ne voit pas plus clair dans le jeu de Grace. Son discours semble tout à fait sincère, mais elle ne raconte que ce qu'elle veut bien. Elle semble tour à tour bien naïve, puis remplie de bon sens, voire... Voici un roman bourré de qualités, dont la principale réside sans doute dans le talent de narratrice de Margaret Atwood. Au milieu du XIXème siècle, Grace, une jeune irlandaise de 16 ans, quitte son pays natal pour tenter une vie meilleure au Canada. Elle est servante dans plusieurs maisons,est accusée de meurtre et échappe de peu à la pendaison. C'est qu'on hésite : est-ce une meurtrière ou une folle ? Les scientifiques de l'époque s'intéressent à la psychiatrie et un médecin entreprend de l'interroger longuement chaque jour pour essayer de comprendre le fonctionnement de son cerveau. Ou plutôt il la laisse parler de son passé. Ce récit constitue largement la moitié des six cents et quelques pages du roman. Grace détaille sa vie quotidienne très monotone de servante. Elle raconte comment elle nettoie la maison, prépare à manger, effectue des travaux de couture. Et pas une seule page ne m' a semblé ennuyeuse ! Le plus extraordinaire, c'est que le lecteur ne voit pas plus clair dans le jeu de Grace. Son discours semble tout à fait sincère, mais elle ne raconte que ce qu'elle veut bien. Elle semble tour à tour bien naïve, puis remplie de bon sens, voire très psychologue, tout cela sans longs discours mais par quelques mots bien placés, parfois teintés d'ironie: du grand art ! Mais il y a davantage : ce roman est original, varié dans la forme. L'autrice nous relate ainsi plusieurs correspondances entre des personnages, s'intéresse aux conceptions de l'époque sur l'hypnose, le somnambulisme… « Captive » est basé sur une histoire vraie que l'autrice dit avoir bien respectée. Les nombreuses pétitions émises pour la libération de Grace aboutiront-elles ? Voyez l'original ! Merci donc à Margaret Atwood pour ces moments de lecture bien agréables, et sans rancune pour le tableau fort noir qu'elle dresse de la gent masculine !
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  • Audria Posté le 7 Juin 2020
    Je connaissais de#769;ja#768; Margaret Atwood avec « la servante e#769;carlate » et « les testaments » . J’adore son e#769;criture tre#768;s fluide, je lis ge#769;ne#769;ralement ses livres en quelques jours mais je reconnais que j’ai toujours du mal a#768; accrocher de#768;s les premie#768;res pages, a#768; contrario, apre#768;s celles-ci, une fois que je suis lance#769;e, j’enchai#770;ne les autres a#768; un rythme tre#768;s soutenu ! #8291; Margaret Atwood a le don de nous tenir en haleine jusqu’a#768; la fin mais... sans re#769;ellement apporter le de#769;nouement que l’on recherche. #8291; J’ai eu le sentiment que l’auteure cherche a#768; ce que l’on imagine notre propre fin, suivant nos re#769;flexions et ce qu’on a ressentis de la lecture, suivant notre subjectivite#769; face au the#768;me aborde#769;. C#807;a a e#769;te#769; le cas avec CAPTIVE qui m’a (pour le coup) re#769;ellement captive#769;e. Je voulais a#768; tout prix connai#770;tre le vrai du faux car le mensonge s’emme#770;le sans cesse avec la ve#769;rite#769;, on a envie de savoir ce qui s'est vraiment passe#769; mais la re#769;ponse ne sera jamais explicitement e#769;crite. Margaret Atwood lance des pistes, une en particulier mais tout en continuant de plonger le lecteur dans cette interminable tourbillon de la ve#769;rite#769;, de la re#769;alite#769;, de ce qu’on croit e#770;tre vrai, du faux, de ce... Je connaissais de#769;ja#768; Margaret Atwood avec « la servante e#769;carlate » et « les testaments » . J’adore son e#769;criture tre#768;s fluide, je lis ge#769;ne#769;ralement ses livres en quelques jours mais je reconnais que j’ai toujours du mal a#768; accrocher de#768;s les premie#768;res pages, a#768; contrario, apre#768;s celles-ci, une fois que je suis lance#769;e, j’enchai#770;ne les autres a#768; un rythme tre#768;s soutenu ! #8291; Margaret Atwood a le don de nous tenir en haleine jusqu’a#768; la fin mais... sans re#769;ellement apporter le de#769;nouement que l’on recherche. #8291; J’ai eu le sentiment que l’auteure cherche a#768; ce que l’on imagine notre propre fin, suivant nos re#769;flexions et ce qu’on a ressentis de la lecture, suivant notre subjectivite#769; face au the#768;me aborde#769;. C#807;a a e#769;te#769; le cas avec CAPTIVE qui m’a (pour le coup) re#769;ellement captive#769;e. Je voulais a#768; tout prix connai#770;tre le vrai du faux car le mensonge s’emme#770;le sans cesse avec la ve#769;rite#769;, on a envie de savoir ce qui s'est vraiment passe#769; mais la re#769;ponse ne sera jamais explicitement e#769;crite. Margaret Atwood lance des pistes, une en particulier mais tout en continuant de plonger le lecteur dans cette interminable tourbillon de la ve#769;rite#769;, de la re#769;alite#769;, de ce qu’on croit e#770;tre vrai, du faux, de ce qu’on pense e#770;tre faux...#8291; #8291; D’ailleurs c#807;a me fait penser a#768; une question purement philosophique: la ve#769;rite#769; est-elle toujours vraie? je vous laisse me#769;diter la#768;-dessus.
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  • SofyaSnf Posté le 5 Juin 2020
    Ce roman est basé sur la véritable histoire de Grace Marks, jugée pour une double homicide (ou presque), qui va échapper à la pendaison mais va passer son temps entre asile et prison. Nous allons suivre son parcours, essayer de comprendre comment et pourquoi elle en est arrivée là. Nous croisons beaucoup de personnages au fils des pages, des alliés comme des ennemis; beaucoup d'épreuves, dans un monde cruel avec les femmes notamment (1850's). Étonnamment, c'est ce manque de considération pour les femmes qui la sauvera d'une certaine façon. C'était intense de suivre sa vie. Le fin était surprenante. Je ne m'attendais pas à cette conclusion et c'était intéressant comme situation. J'ai ensuite regardé la série de 6 épisodes. Honnêtement? Elle ne vaut pas le coup. C'était décevant.. ils auraient dû s'abstenir si c'était pour faire ça. Quand on la regarde sans avoir lu le livre, elle n'est pas insensée ou incohérente. Mais elle est tellement fade, ça manque de tellement d'éléments qu'elle rend certains personnages, hideux dans le bouquin, presque héroïques. C'est vraiment moche..
  • likat Posté le 24 Mai 2020
    J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début mais, dans l'ensemble, j'ai apprécié cette lecture même s'il y a quelques longueurs par moment. Ce qui m'a le plus dérangé, c'est la fin, comme s'il avait fallu vite boucler la fin. J'attendais autre chose. J'ai eu l'impression qu'il manquait quelque chose.
  • tantquilyauradeslivres Posté le 12 Mai 2020
    Comme la plupart des lecteurs probablement, c’est avec La servante écarlate, roman déconcertant et terrifiant, que j’ai découvert Margaret Atwood. Pour découvrir un peu plus l’œuvre de l’autrice canadienne, j’ai choisi ce titre, lui aussi adapté en série TV. A seulement 16 ans, Grace Marks a été condamnée à perpétuité pour le meurtre de son employeur (la gouvernante et maîtresse a elle aussi été assassinée mais il n’y a pas eu de procès pour ce crime, les assassins ayant déjà été condamnés). Une quinzaine d’années plus tard, le docteur Jordan, jeune aliéniste qui s’intéresse particulièrement aux pertes de mémoire, est engagé par le comité de soutien de Grace. S’ensuivent alors plusieurs rencontres au cours desquelles Grace raconte au docteur Jordan, de son enfance en Irlande jusqu’aux meurtres. Ainsi, Margaret Atwood met à nouveau une femme au cœur de son intrigue. Une femme prisonnière des règles d’une société, qui ne peut maîtriser son destin parce que femme, parce que pauvre. Mais le procédé est ici inverse. Dans La servante écarlate nous étions embarqués dans un futur proche aux côtés de personnages imaginaires. Cette fois-ci, Margaret Atwood nous plonge dans le passé et s’empare d’un fait divers réel. Grace Marks a donc réellement... Comme la plupart des lecteurs probablement, c’est avec La servante écarlate, roman déconcertant et terrifiant, que j’ai découvert Margaret Atwood. Pour découvrir un peu plus l’œuvre de l’autrice canadienne, j’ai choisi ce titre, lui aussi adapté en série TV. A seulement 16 ans, Grace Marks a été condamnée à perpétuité pour le meurtre de son employeur (la gouvernante et maîtresse a elle aussi été assassinée mais il n’y a pas eu de procès pour ce crime, les assassins ayant déjà été condamnés). Une quinzaine d’années plus tard, le docteur Jordan, jeune aliéniste qui s’intéresse particulièrement aux pertes de mémoire, est engagé par le comité de soutien de Grace. S’ensuivent alors plusieurs rencontres au cours desquelles Grace raconte au docteur Jordan, de son enfance en Irlande jusqu’aux meurtres. Ainsi, Margaret Atwood met à nouveau une femme au cœur de son intrigue. Une femme prisonnière des règles d’une société, qui ne peut maîtriser son destin parce que femme, parce que pauvre. Mais le procédé est ici inverse. Dans La servante écarlate nous étions embarqués dans un futur proche aux côtés de personnages imaginaires. Cette fois-ci, Margaret Atwood nous plonge dans le passé et s’empare d’un fait divers réel. Grace Marks a donc réellement existé et son histoire est réelle. Partant de là, Margaret Atwood a bâti son intrigue et imaginé la vie de Grace sur la base des informations éparses dont elle disposait. Et le récit qu’elle nous propose est passionnant, on s’attache vite à Grace même si… souvent on doute. Qui est-elle réellement ? Est-elle une innocente victime des circonstances ? Une manipulatrice sans scrupules ? Une folle ? Les avis divergent et Margaret Atwood laisse planer le doute sur son personnage, quoiqu’elle nous propose une explication (un peu facile je dois dire). Les interactions avec le docteur Jordan ne sont que le prétexte pour nous raconter cette biographie romancée, aussi ai-je trouvé peu d’intérêt aux échanges entre les deux personnages. D’autant plus que, si le personnage de Grace est relativement intéressant car ambigu, le docteur Jordan est totalement insignifiant ! Pas la peine de chercher à cerner ce personnage, il n’y a rien à cerner ! Et je ne comprends pas pourquoi Margaret Atwood a choisi d’encombrer son récit avec les anecdotes sur les coucheries du docteur ou les lettres de sa mère ? En nous racontant l’histoire de Grace, Margaret Atwood nous parle d’abord de la condition des femmes et des domestiques au début du 19ème siècle. Cet aspect de l’histoire est intéressant. On y aborde également les débuts tâtonnants de la médecine mentale et les débats de l’époque. Enfin, elle évoque l’influence de la presse sur l’opinion publique, les journalistes s’étant emparés de ce crime sensationnel, produisant des articles biaisés, influencés, voire carrément inventés. Ainsi donc, l’histoire de Grace telle que nous la raconte Margaret Atwood est intéressante, elle amène son lot d’interrogations, mais les longues et inutiles parties consacrées au docteur Jordan viennent alourdir et ralentir le récit.
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