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EAN : 9782264072528
Code sériel : 3534
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 624
Format : 108 x 177 mm

Captive

Michèle ALBARET-MAATSCH (Traducteur)
Date de parution : 12/10/2017

1873. Grace Marks, seize ans, est condamnée à la réclusion à perpétuité pour le double meurtre de son jeune employeur et de sa gouvernante. Victime sous emprise ou monstre en jupons ? Face à l’échec des rapports psychiatriques, le Docteur Jordan s’empare du dossier, bien décidé à la sortir de...

1873. Grace Marks, seize ans, est condamnée à la réclusion à perpétuité pour le double meurtre de son jeune employeur et de sa gouvernante. Victime sous emprise ou monstre en jupons ? Face à l’échec des rapports psychiatriques, le Docteur Jordan s’empare du dossier, bien décidé à la sortir de son amnésie. Mais pourquoi lui cache-t-elle les troublants rêves qui hantent ses nuits ?

Inspiré d'un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du XIXe siècle, Margaret Atwood nous offre un roman baroque où le mensonge et la vérité se jouent sans fin du lecteur. Captive est aujourd’hui adapté en série TV

Traduit de l'anglais (Canada)
par Michèle Albaret-Maatsch

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EAN : 9782264072528
Code sériel : 3534
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 624
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Maroussia_Ivanovna Posté le 13 Octobre 2021
    La rudesse du XIXe siècle toute crue J'ai aimé la manière dont ce livre est construit. La captive, Grace Marks, a été condamné à perpétuité pour meurtre. C'est enfermée dans un pénitencier qu'elle nous raconte son histoire, si longue pour une vie si courte puisqu'elle a été jugée coupable de meurtre à 16 ans à peine. Elle raconte son histoire à un psychiatre engagé dans une entreprise de réforme de la psychiatrie qui a été convoqué par une association créée pour la libération de Grace. Ce qui est attachant dans ce roman, c'est le récit de son quotidien d'enfant pauvre qui trop tôt a eu la charge de ses nombreux frères et soeurs plus jeunes, puis qui a dû travailler comme domestique. Elle raconte ses déboires, ses malheurs, ses peines, ses craintes à travers les lessives, les récurages, les transports d'eau... Par moment on ne sait pas si elle invente, comble les vides, ment effrontément ou dit la vérité. Qui est-elle vraiment ? Ce livre est magnifiquement construit et traduit dans un français très agréable (on ne félicite jamais assez les bons traducteurs.
  • Minimalou Posté le 26 Juillet 2021
    J'ai été captivée par ma lecture dès les premiers chapitres. Je me suis plongée dans cet univers du 19e siècle avec curiosité car Margaret Atwood y abordé différents thèmes qui me sont chers, à savoir la santé mentale et l'univers carcéral. Alors forcément, je me suis retrouvée confrontée à ce que je n'aime pas de l'histoire de la santé mentale, les asiles, les mauvais traitements, les diagnostics médicaux féminins digne d'une bonne société patriarcale... et cela s'étend également à la conditions des femmes mais aussi des domestiques, mais aussi des migrants... bref ce livre dépeint une quantité impressionnante de sujet en étant toujours très intéressant à suivre. C'est un quasi coup de cœur pour moi.
  • nanouche Posté le 12 Juin 2021
    En 1843, à l'âge de 16 ans, Grace Marks a été accusée d'avoir participé à l'assassinat de son patron, Thomas Kinnear et de Nancy Montgomery, gouvernante et maîtresse de ce dernier. Grace était domestique. Elle et son complice, James McDermott, sont condamnés à mort mais, vu son jeune âge, la peine de Grace est commuée en détention à perpétuité. En 1859 Grace est détenue au pénitencier de Kingston où elle est une prisonnière exemplaire, employée comme servante dans la maison du directeur. Un petit comité de libération s'est constitué autour d'elle, qui travaille à obtenir sa grâce complète. Pasteur méthodiste, dames patronnesses adeptes du spiritisme, ces gens sont convaincus que Grace est innocente, qu'elle a été obligée de participer au crime par McDermott voire qu'elle n'avait pas toute sa raison au moment des faits. Ils font appel aux services du dr Simon Jordan, un jeune aliéniste qui est chargé d'interroger Grace pour découvrir ce qu'il en est. Il va tenter de faire émerger les souvenirs de sa patiente en pratiquant une sorte d'analyse avant l'heure. Pour cet excellent roman Margaret Atwood s'est inspirée d'un fait divers réel qui a défrayé la chronique au Canada au début du 19° siècle. L'action se déroule... En 1843, à l'âge de 16 ans, Grace Marks a été accusée d'avoir participé à l'assassinat de son patron, Thomas Kinnear et de Nancy Montgomery, gouvernante et maîtresse de ce dernier. Grace était domestique. Elle et son complice, James McDermott, sont condamnés à mort mais, vu son jeune âge, la peine de Grace est commuée en détention à perpétuité. En 1859 Grace est détenue au pénitencier de Kingston où elle est une prisonnière exemplaire, employée comme servante dans la maison du directeur. Un petit comité de libération s'est constitué autour d'elle, qui travaille à obtenir sa grâce complète. Pasteur méthodiste, dames patronnesses adeptes du spiritisme, ces gens sont convaincus que Grace est innocente, qu'elle a été obligée de participer au crime par McDermott voire qu'elle n'avait pas toute sa raison au moment des faits. Ils font appel aux services du dr Simon Jordan, un jeune aliéniste qui est chargé d'interroger Grace pour découvrir ce qu'il en est. Il va tenter de faire émerger les souvenirs de sa patiente en pratiquant une sorte d'analyse avant l'heure. Pour cet excellent roman Margaret Atwood s'est inspirée d'un fait divers réel qui a défrayé la chronique au Canada au début du 19° siècle. L'action se déroule dans la région de Toronto. Grace raconte son histoire au dr Jordan depuis son enfance en Irlande dans une famille aux nombreux enfants et au père alcoolique et violent. La famille émigre au Canada. La mère meurt durant le voyage, Grace devient domestique alors qu'elle n'a pas 14 ans. Dans ces chapitres, c'est elle la narratrice. Alors que je me demande si elle est coupable ou pas, je découvre une femme intelligente qui est rarement spontanée. Tout ce qu'elle dit ou fait semble l'être en fonction de ce qu'elle imagine que les autres attendent d'elle. Il me semble que Margaret Atwood montre bien ainsi le carcan dans lequel sont emprisonnées les femmes à l'époque, surveillées et si facilement accusées d'immoralité. C'est encore pire pour les domestiques, privées d'intimité, menacées d'abus sexuel de la part de leur patron et qui perdraient leur logement en même temps que leur emploi si elles envisageaient de se plaindre. L'autre personnage dont l'autrice explore la psyché est le dr Simon Jordan. Les passages qui le concernent sont présentés en focalisation externe. J'ai beaucoup apprécié ce roman. D'abord pour l'analyse psychologique qui est faite des personnages, les questions que cela amène à se poser et enfin pour le cadre historique du Canada au début du 19° siècle et plus particulièrement les conditions d'existence des domestiques.
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  • laetitiaflagothier Posté le 22 Avril 2021
    ( 15/10/2018 ) Non je n'ai pas arrêté de lire ;-)... Juste en train de finaliser la phase de transition suite à la reprise de notre magasin de jeux et de jouets... Du coup, beaucoup à faire et pas toujours le temps de rédiger les posts lectures et jeux de société pour notre magasin en attente... Alors avec ce post de ce soir, je compte bien reprendre le droit chemin :-D! J'ai eu l'occasion pendant les grandes vacances de lire un roman de Margaret Atwood. Ce n'est pas "La servante écarlate" dont j'entend beaucoup parler pour le moment... Mais ici, aussi, le personnage principal sera une servante. Mais pas n'importe quelle servante! Il s'agit de Grace Marks. Une femme qui fut condamnée pour un double meurtre au Canada en 1873. Elle avait à l'époque 16 ans. Cette histoire occupa l'actualité de l'époque... Il faut dire que ce double meurtre a nourrit l'imaginaire des concitoyens de l'époque avec les nombreuses zones d'ombres qui ont jalloné les versions données pour ces homicides... C'est d'ailluers dans celles - ci que Margaret Atwood va s'immiscer pour construire son histoire, vois même son intrigue! Qui est en effet Grace Marks? Est - elle innocente comme elle l'a toujours clamée?... ( 15/10/2018 ) Non je n'ai pas arrêté de lire ;-)... Juste en train de finaliser la phase de transition suite à la reprise de notre magasin de jeux et de jouets... Du coup, beaucoup à faire et pas toujours le temps de rédiger les posts lectures et jeux de société pour notre magasin en attente... Alors avec ce post de ce soir, je compte bien reprendre le droit chemin :-D! J'ai eu l'occasion pendant les grandes vacances de lire un roman de Margaret Atwood. Ce n'est pas "La servante écarlate" dont j'entend beaucoup parler pour le moment... Mais ici, aussi, le personnage principal sera une servante. Mais pas n'importe quelle servante! Il s'agit de Grace Marks. Une femme qui fut condamnée pour un double meurtre au Canada en 1873. Elle avait à l'époque 16 ans. Cette histoire occupa l'actualité de l'époque... Il faut dire que ce double meurtre a nourrit l'imaginaire des concitoyens de l'époque avec les nombreuses zones d'ombres qui ont jalloné les versions données pour ces homicides... C'est d'ailluers dans celles - ci que Margaret Atwood va s'immiscer pour construire son histoire, vois même son intrigue! Qui est en effet Grace Marks? Est - elle innocente comme elle l'a toujours clamée? A - t - elle réellement été sous la coupe de son complice James McDermott? Ce dernier à d'ailleur été pendu à l'époque pour ce crime... Où bien est - elle réellement coupable comme sa comdamnation le laisse à penser? Tout le récit tissé par Margaret Atwood repose sur les prémices de la psychologie naissante à l'époque en la personne du Dr Jordan. Le Dr Jordan, un jeune américain, revient d'Europe où il a été formé à la psychiatrie et entend résoudre grâce aux nouvelles techniques thérapeuthiques, le cas Grace Marks. Son but, s'il y arrive est d'ouvrir un centre psychiatrique qui tiendrait compte des nouvelles découvertes. Pour cela il a besoin de donnateurs et donc de publicité pour les toucher... Quoi de mieux que de s'emparer de ce cas qui divise la population. Dans la tête de Grace Marks, c'est le toute la vie de servante qui prend vie avec ses libertés et ses interdits, ses paroles et ses nons - dits, ses amitiés et ses rivalités,... Et ce doute qui nous habite à chaque page sur sa culpabilité.... J'avoue que c'est une histoire brillamment construite... Mais j'ai trouvé le stylé glacial au point de ne m'être à aucun moment attaché à l'un ou l'autre personnage... On frôle pour moi l'écriture chirurgicale. C'est précis, net, bien construit! Il n'y a pas de place pour l'émotionnel... S'il y en avait, toute la structure s'éffondrerait et le final ne nous prendrait pas comme il nous prend... C'est donc un livre, une histoire, où nous sommes poussés à lacher prise pour que l'auteur puisse nous emmener là où elle a bien l'intention de nous mener! Aucune résistence n'a sa place si on veut connaître le fin mot de l'histoire....
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  • MarieCzar Posté le 5 Avril 2021
    J’ai eu plaisir à retrouver dans « Captive » la plume tranquille de Margaret Atwood, que j’avais découverte dans « La Servante écarlate ». Atwood écrit le quotidien avec un mélange de lenteur et de nervosité qui rend son style très addictif. Dans « Captive », on lit la vie des pauvres gens, surtout des pauvres femmes, du milieu du XIXè siècle. « Captive », c’est aussi un mystère historique : celui de la culpabilité ou de l’innocence de Grace Marks, accusée et condamnée pour le meurtre de son employeur et de sa femme de charge. Tout au long du roman, le doute subsiste : est-ce une manipulatrice hors pair ou une pauvre enfant naïve ? Quelques remarques glissées çà et là permettent de maintenir le doute de bout en bout, de même que les chroniques judiciaires n’ont jamais su tirer au clair l’implication exacte de Grace Marks dans ce double meurtre. C’est ce qui fait aussi la force de ce roman.

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