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            Dans la dèche à Paris et à Londres

            10/18
            EAN : 9782264037107
            Code sériel : 3263
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 304
            Format : 108 x 177 mm
            Dans la dèche à Paris et à Londres

            Michel PÉTRIS (Traducteur)
            Date de parution : 05/06/2003

            A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir...

            A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir et l’infortune se livrent un duel épique.

             

            « Un documentaire picaresque, d'une précision photographique, sur une Europe qui vivait encore à l'heure de Dickens, à des années-lumière de l'État-providence et de nos lois sociales. On en mesure tout le prix, à la lecture de cet admirable reportage. »
            Jean-Baptiste Michel, L'Express

             

            traduit de l'anglais par Michel Pétris

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            EAN : 9782264037107
            Code sériel : 3263
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 304
            Format : 108 x 177 mm
            10/18
            8.10 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • NathalieBC Posté le 9 Mai 2019
              Au début des années 30, George Orwell (qui s'appelle encore Eric Blair) est dans la dèche, à Paris, puis à Londres. Pourquoi ? On n'en sait rien mais il le raconte tellement bien ! Sous la forme d'un récit "de voyage" à la première personne, le narrateur nous raconte son quotidien et celui de ses compagnons d'infortune. Jamais il ne geint (quoique ses souffrances soient réelles); jamais il ne se perd dans de grandes théories politiques. Quelques fois, il ose donner son avis mais sans dogmatisme. Le récit est léger et très intéressant. Pour quelles raisons, me direz-vous, nous intéresserions-nous à la vie des précaires et des clodos des années 30 ? Parce qu'en 90 ans, rien n'a changé, RIEN. Dans les arrières cuisines des grands restaurants triment toujours, dans une crasse infâme, des journaliers étrangers exploités éhontément. En 2019, comme en 1930, on trouve des gens pour affirmer que les chômeurs sont des fainéants et que, pour les SDF, la prison est sans doute le meilleur des refuges. En 2019 comme en 1930, les assistés sont ingrats mais cette ingratitude tient au fait que les humiliés ne détestent personne plus que celui qui a été le témoin... Au début des années 30, George Orwell (qui s'appelle encore Eric Blair) est dans la dèche, à Paris, puis à Londres. Pourquoi ? On n'en sait rien mais il le raconte tellement bien ! Sous la forme d'un récit "de voyage" à la première personne, le narrateur nous raconte son quotidien et celui de ses compagnons d'infortune. Jamais il ne geint (quoique ses souffrances soient réelles); jamais il ne se perd dans de grandes théories politiques. Quelques fois, il ose donner son avis mais sans dogmatisme. Le récit est léger et très intéressant. Pour quelles raisons, me direz-vous, nous intéresserions-nous à la vie des précaires et des clodos des années 30 ? Parce qu'en 90 ans, rien n'a changé, RIEN. Dans les arrières cuisines des grands restaurants triment toujours, dans une crasse infâme, des journaliers étrangers exploités éhontément. En 2019, comme en 1930, on trouve des gens pour affirmer que les chômeurs sont des fainéants et que, pour les SDF, la prison est sans doute le meilleur des refuges. En 2019 comme en 1930, les assistés sont ingrats mais cette ingratitude tient au fait que les humiliés ne détestent personne plus que celui qui a été le témoin de leur humiliation et qui, surtout, troque des lambeaux de charité contre des merci serviles. Enfin, Dans la dèche à Paris et à Londres est très bien écrit, avec humour et simplement. Orwell a un véritable talent de conteur et on le quitte avec regret au bout de ces trop courtes 290 pages.
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            • A_fleur_de_mots Posté le 27 Octobre 2018
              Sûrement pas la meilleure des oeuvres de George Orwell, ce petit livre, très rapide à lire, reste pourtant un incontournable de cet auteur prolifique. Livre autobiographique, il raconte avec un style fluide sa vie de travailleur pauvre à Paris et Londres, enchaînant les petits boulots mal payés, vivant dans des foyers aux conditions plus que précaires, ce livre a la puissance du témoignage historique et du reportage journalistique. Les réflexions de l’auteur sur les conditions ouvrières de l’époque sont étrangement et malheureusement plus que d’actualité, comme un éternel sujet de société. Je considère que sa lecture permet de comprendre certains aspects de la vie d’Orwell qui l’amèneront à écrire son chef-d’oeuvre littéraire, 1984.
            • gielair Posté le 10 Septembre 2018
              C'est le premier roman (à saveur autobiographique) d'Eric Blair, le véritable nom de George Orwell. L'auteur y décrit sa vie de jeune travailleur pauvre et de vagabond à Paris où, après ses pérégrinations de recherches infructueuses d'emploi, il décrochera un travail de plongeur dans un hôtel, et à Londres où il se mêlera à un groupe de chemineaux parcourant les gîtes et les quelques lieux où ils peuvent trouver une couche et de la nourriture. Tout cela se déroule dans la misère de la fin des années 1920 et du début des années 1930. Orwell porte un regard cru sur la réalité saisissante d'un abîme social. Il s'agit, il me semble, d'une lecture importante pour comprendre cette époque et l'état dans lequel se trouvaient certaines et certains.
            • Malahide75 Posté le 29 Mai 2018
              Écrit en 1933, ce « roman » nous raconte les vicissitudes de George Orwell, alors sans le sou, obligé de vivre d'expédients à Paris puis à Londres. Une chronique de la société, celle des laissés-pour-compte, dure et violente, entre les petits boulots, les espoirs et les promesses d'embauche, la saleté et l'absence de nourriture, l'obligation de se délester de tout bien personnel pouvant valoir quelques sous... Les « patrons », profiteurs et exploitant la misère n'ont pas le beau rôle, sans pour autant que l'auteur éprouve ni haine ni ressentiment à leur égard et sa description des asiles de nuit anglais, à frémir, est faite avec recul, presqu'avec détachement. Tout au plus l'auteur concluera-t-il qu'à tel endroit il y a un petit peu moins de punaises et la planche de bois qui sert de lit est un peu plus confortable... Outre évidemment l'exposé historique et sociologique de la misère, ce qui ressort de cette lecture est la profonde solidarité entre les hommes, le partage des quelques biens trouvés, les conseils et les astuces transmises. Et l'espoir, malgré tous les jours qui passent, malgré les températures qui baissent, malgré la santé qui décline, que ça ira mieux demain. Un lecture bénéfique.
            • JeanPierreV Posté le 7 Avril 2018
              Quand on évoque l'oeuvre d'Orwell, "Dans la dèche à Paris et à Londres", ne vient pas immédiatement à l'esprit...Tout le monde évoquera "1984" ou "La ferme des animaux", titres toujours trouvés dans les rayons des librairies sans difficulté (ou presque)...par contre il faut très souvent commander "Dans la dèche à Paris et à Londres", ou le rechercher sur les sites de vente de livres d'occasion... ...Merci à Recyclivres. Signe des temps, la pauvreté ne serait-elle donc pas commercialement rentable ??? Et pourtant ! Ce livre écrit en 1933 mérite d'être connu et conserve de nos jours encore une grande partie de son acuité ! C'est tout d'abord un formidable reportage sur la pauvreté, les conditions de vie des plus pauvres à la fois à Paris et à Londres, deux des principales capitales du monde des années 20-30, les hôtels miteux, le Mont de piété, la galère pour trouver un travail, les conditions de travail et de rémunération des salariés du bas de l'échelle. A l'époque, effectuer tous les jours, sans jour de repos 17 heures de travail de plonge dans des hôtels restaurants de luxe était une norme...l'esclavage ou presque. C'était ça ou crever de faim, sans manger pendant plusieurs jours, sauf... Quand on évoque l'oeuvre d'Orwell, "Dans la dèche à Paris et à Londres", ne vient pas immédiatement à l'esprit...Tout le monde évoquera "1984" ou "La ferme des animaux", titres toujours trouvés dans les rayons des librairies sans difficulté (ou presque)...par contre il faut très souvent commander "Dans la dèche à Paris et à Londres", ou le rechercher sur les sites de vente de livres d'occasion... ...Merci à Recyclivres. Signe des temps, la pauvreté ne serait-elle donc pas commercialement rentable ??? Et pourtant ! Ce livre écrit en 1933 mérite d'être connu et conserve de nos jours encore une grande partie de son acuité ! C'est tout d'abord un formidable reportage sur la pauvreté, les conditions de vie des plus pauvres à la fois à Paris et à Londres, deux des principales capitales du monde des années 20-30, les hôtels miteux, le Mont de piété, la galère pour trouver un travail, les conditions de travail et de rémunération des salariés du bas de l'échelle. A l'époque, effectuer tous les jours, sans jour de repos 17 heures de travail de plonge dans des hôtels restaurants de luxe était une norme...l'esclavage ou presque. C'était ça ou crever de faim, sans manger pendant plusieurs jours, sauf en portant des habits miteux ou ses valises en carton au clou, au Mont de piété en échange de quelques francs pour faire un repas...Orwell n'était pas encore Georges Orwell..Il était encore Eric Arthur Blair, jeune homme d'une vingtaine d'années. Cet aspect presque ethnographique du livre est édifiant et révoltant, que ce soit dans les descriptions de la vie des plus pauvres à Paris, ou à Londres, des descriptions qui, par bien des aspects, rappellent les mots, les personnages et les thèmes de Zola ou de Dickens, ...ou dans la façon dont la pauvreté était prise en compte (ou pas) par la société. Et déjà on constate de notables différences, entre les deux capitales, afin de venir en aide aux plus pauvres, débrouillardise individuelle d'un côté de la Manche, et de l'autre asiles de nuit collectifs, même repoussant de crasse, et œuvres caritatives telles que l'Armée du Salut. L'autre aspect du livre est plus politique. Orwell se révolte, propose des solutions afin que cette plaie, qu'est la pauvreté puisse être traitée..ces réflexions dans lesquelles l'humour est parfois présent, conservent de nos jours encore une grande partie de leur pertinence. La pensée politique d'Orwell, remueur des consciences est là, et bien là : "Dans la pratique, personne ne s’inquiète de savoir si le travail est utile ou inutile, productif ou parasite. Tout ce qu’on lui demande, c’est de rapporter de l’argent. Derrière tous les discours dont on nous rebat les oreilles à propos de l’énergie, de l’efficacité, du devoir social et autres fariboles, quelle autre leçon y a-t-il que « amassez de l’argent, amassez-le légalement, et amassez-en beaucoup » ? L’argent est devenu la pierre de touche de la vertu. Affrontés à ce critère, les mendiants ne font pas le poids et sont par conséquent méprisés. Si l’on pouvait gagner ne serait-ce que dix livres par semaine en mendiant, la mendicité deviendrait tout d’un coup une activité « convenable ». Un mendiant, à voir les choses sans passion, n’est qu’un homme d’affaires qui gagne sa vie comme tous les autres hommes d’affaires, en saisissant les occasions qui se présentent. Il n’a pas plus que la majorité de nos contemporains failli à son honneur : il a simplement commis l’erreur de choisir une profession dans laquelle il est impossible de faire fortune." L'argent, thème d'un autre ouvrage d'Orwell, également trop méconnu "Et vive L'Aspidistra"...un thème qui malheureusement a pris le pas sur tout le reste, un moteur économique, politique, social... Ne réduisez pas Orwell à seulement deux de ses titres...découvrez-le aussi dans ses œuvres les moins connues, mais toutes aussi philosophiques et sociales. Je n'ai pas fini de le découvrir. Un texte de plus de 80 ans, presque sans ride...Ah si...le franc et le sou ont disparu de nos porte-monnaie...mais pas la livre anglaise, ni non plus la pauvreté Les SDF qui peuplent nos rues nous le rappellent.
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            Lisez inspiré avec 10/18 !
            Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…