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EAN : 9782264037107
Code sériel : 3263
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm
Dans la dèche à Paris et à Londres
Michel Petris (traduit par)
Date de parution : 05/06/2003
Éditeurs :
10/18

Dans la dèche à Paris et à Londres

Michel Petris (traduit par)
Date de parution : 05/06/2003

A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim...

A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir...

A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir et l’infortune se livrent un duel épique.

 

« Un documentaire picaresque, d'une précision photographique, sur une Europe qui vivait encore à l'heure de Dickens, à des années-lumière de l'État-providence et de nos lois sociales. On en mesure tout le prix, à la lecture de cet admirable reportage. »
Jean-Baptiste Michel, L'Express

 

traduit de l'anglais par Michel Pétris

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EAN : 9782264037107
Code sériel : 3263
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • BVIALLET 06/04/2022
    Dans les années 30, George Orwell, encore inconnu, séjourne à Paris dans un quartier défavorisé qu’il nomme « le Coq d’or ». Dans un hôtel miteux, il loue une petite chambre remplie de cafards pour la modique somme de 35 francs. Il survit en donnant quelques cours d’anglais. Un jour, il se fait voler son modeste pécule et se retrouve ainsi à essayer de survivre avec juste 6 francs par jour. Il réduit drastiquement son train de vie, ne donne plus son linge à laver, ne va plus au restaurant et doit se contenter d’un peu de pain, de vin et de margarine. Il commence à s’ennuyer ferme. Puis l’été arrivant, il perd ses élèves et ainsi ses tout derniers revenus. Il ne lui reste plus qu’à proposer toute sa garde-robe au Mont-de-Piété. Il s’attend à recevoir au moins 300 francs, on ne lui en donne que 70. Il finit par trouver une place de plongeur dans les cuisines crasseuses d’un hôtel. Il doit y trimer dans la chaleur et la saleté six jours sur sept et jusqu’à 17 heures par jour. Le samedi, il ne lui reste plus qu’à aller se saouler jusqu’à deux heures du matin… Quand il rentre à... Dans les années 30, George Orwell, encore inconnu, séjourne à Paris dans un quartier défavorisé qu’il nomme « le Coq d’or ». Dans un hôtel miteux, il loue une petite chambre remplie de cafards pour la modique somme de 35 francs. Il survit en donnant quelques cours d’anglais. Un jour, il se fait voler son modeste pécule et se retrouve ainsi à essayer de survivre avec juste 6 francs par jour. Il réduit drastiquement son train de vie, ne donne plus son linge à laver, ne va plus au restaurant et doit se contenter d’un peu de pain, de vin et de margarine. Il commence à s’ennuyer ferme. Puis l’été arrivant, il perd ses élèves et ainsi ses tout derniers revenus. Il ne lui reste plus qu’à proposer toute sa garde-robe au Mont-de-Piété. Il s’attend à recevoir au moins 300 francs, on ne lui en donne que 70. Il finit par trouver une place de plongeur dans les cuisines crasseuses d’un hôtel. Il doit y trimer dans la chaleur et la saleté six jours sur sept et jusqu’à 17 heures par jour. Le samedi, il ne lui reste plus qu’à aller se saouler jusqu’à deux heures du matin… Quand il rentre à Londres, sa situation empire encore. Il devient carrément clochard… « Dans la dèche à Paris et à Londres » est un témoignage émouvant sur un épisode peu connu de la vie du célèbre auteur de « 1984 », doublé d’une étude comparative de la pauvreté dans les deux capitales. La vie y est aussi terrible pour les SDF de chaque côté du Channel avec des difficultés supplémentaires du côté britannique. Si un clochard peut dormir sur des cartons au-dessus d’une bouche de métro ou ailleurs à Paris, c’est impossible à Londres où la police veille à ce que personne ne dorme dehors, même assis sur un banc. La mendicité y est aussi interdite et passible d’emprisonnement. On ne peut rester qu’une seule nuit dans des asiles crasseux, bondés et mal chauffés. Seule compensation, le thé et les deux tartines de pain des instituts religieux genre Armée du Salut en échange d’une assistance aux offices. Un des chapitres va même plus loin dans l’étude sociologique des « tramps » (vagabonds, traine-savates) anglais dans laquelle Orwell cherche à tordre le cou à toutes sortes d’idées reçues. Non, on ne devient pas clochard par esprit nomade ou par alcoolisme. Non, les SDF anglais ne peuvent pas être des ivrognes, car ils n’ont même pas les moyens de se payer la moindre pinte de bière. Et s’ils trainent lamentablement dans les villes et sur les routes, c’est qu’ils y sont obligés par la règle idiote d’une seule nuit en asile. Orwell propose des solutions très proches de celles des « Compagnons d’Emmaüs » du célèbre Abbé Pierre pour réhabiliter par le travail ces hommes privés de tout. Intéressant et toujours d’actualité à presque un siècle de distance.
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  • virago 14/07/2021
    Je découvre Orwell cette année. Et vraiment c'est un auteur majeur pour le regard qu'il porte sur la société en plus de la qualité de son écriture. Beaucoup de nos dirigeants si sûrs de mériter leur supériorité et qui toisent le peuple feraient bien de lire cette autobiographie. Orwell, dans les années 20 se trouve à Paris. Ses économies fondent peu à peu, son avenir est incertain, avant de sombrer totalement dans la misère il va chercher toutes sortes de petits boulots, il va vendre toutes ses pauvres possessions. [Lire la suite]
  • Tans78 21/05/2021
    Un très bon reportage dans le Paris des pauvres de Paris et des clochards de Londres dans les années 1930. Orwell décrit la vie quotidienne qu'il a partagé pendant plusieurs mois/années dans les quartiers populaires à Paris ou sur les routes d'Angleterre.
  • MrDimitriG 08/02/2021
    Un récit peu croyable, j'ai peine à croire que les situations et les hommes décrits par Orwell aient existé, et pourtant... Dans ce journal méticuleux, il fait l'expérience de la grande pauvreté à Paris, puis à Londres. La faim, la saleté, les lois idiotes, il les éprouvent. Il fait également de formidables rencontres. Un témoignage très précieux.
  • Isidoreinthedark 21/01/2021
    Paru en 1933, « Dans la dèche à Paris et à Londres » peut de prime abord se lire comme un récit autobiographique dans la mesure où George Orwell nous y narre par le menu ses pérégrinations au coeur de la pauvreté parisienne puis londonienne. Pourtant, l’auteur n’a de cesse de digresser ici et là, de prendre de la hauteur, et même de formaliser des propositions qui permettraient d’améliorer le sort des plus pauvres. S’il n’en a pas la rigueur formelle, l’ouvrage peut ainsi également se lire comme un essai comparatif consacré à la manière dont est vécu le dénuement dans les deux grandes capitales européennes. Dans la première partie, Orwell revient sur les quelques semaines passées à Paris au début des années trente, où il parvient tout juste à joindre les deux bouts en travaillant comme un forçat dans l’hôtellerie. Dans la seconde partie, l’auteur rejoint Londres où il partage l’existence des trimardeurs, ces hommes à la limite de la clochardise, qui vivent d’expédients et battent le bitume pour rejoindre chaque nuit un « asile » qui les accueillera dans des conditions proches du cauchemar. L’auteur n’est pas absolument explicite à ce sujet mais on devine qu’il s’est imposé de partager les conditions de vie... Paru en 1933, « Dans la dèche à Paris et à Londres » peut de prime abord se lire comme un récit autobiographique dans la mesure où George Orwell nous y narre par le menu ses pérégrinations au coeur de la pauvreté parisienne puis londonienne. Pourtant, l’auteur n’a de cesse de digresser ici et là, de prendre de la hauteur, et même de formaliser des propositions qui permettraient d’améliorer le sort des plus pauvres. S’il n’en a pas la rigueur formelle, l’ouvrage peut ainsi également se lire comme un essai comparatif consacré à la manière dont est vécu le dénuement dans les deux grandes capitales européennes. Dans la première partie, Orwell revient sur les quelques semaines passées à Paris au début des années trente, où il parvient tout juste à joindre les deux bouts en travaillant comme un forçat dans l’hôtellerie. Dans la seconde partie, l’auteur rejoint Londres où il partage l’existence des trimardeurs, ces hommes à la limite de la clochardise, qui vivent d’expédients et battent le bitume pour rejoindre chaque nuit un « asile » qui les accueillera dans des conditions proches du cauchemar. L’auteur n’est pas absolument explicite à ce sujet mais on devine qu’il s’est imposé de partager les conditions de vie des plus précaires afin de pouvoir les relater en toute objectivité. Avant d’écrire la dystopie anti-totalitaire la plus célèbre de la littérature, on peut ainsi se demander si Orwell n’a pas inventé le journalisme gonzo, formalisé plusieurs décennies plus tard par Hunter S.Thomson, l’auteur du génial « Las Vegas Parano ». Écrit à la première personne, « Dans la dèche à Paris et à Londres » est une plongée forcément subjective dans la pauvreté effarante des années trente à Paris puis à Londres. Malgré la rudesse de son travail de plongeur dans un grand hôtel parisien, la première partie est plus joviale et moins monotone que la seconde où l’auteur mène une vie de « cheminot » londonien. Orwell loue une chambre de bonne vétuste, est constamment à court d’argent, travaille jusqu’à 17 heures par jour, et pourtant un tumulte joyeux et souvent alcoolisé l’emporte sur la misère. L’auteur y rencontre une multitude de personnages hauts en couleur, souvent immigrés, pour la plupart des russes blancs fuyant la révolution bolchevique. L’inénarrable Boris devient le compagnon d’infortune d’Orwell, n’est jamais à court de projets et fait preuve d’un inaltérable optimisme qui confine à la folie douce. Il entraine notamment le narrateur dans l’ouverture aventureuse d’un restaurant « chic », qui verra ce dernier, employé comme homme à tout à faire, finir par jeter l’éponge et se décider à rejoindre Londres. Le volet parisien de l’ouvrage nous décrit une capitale tumultueuse, pittoresque, et pleine de vie malgré l’incroyable pauvreté dans laquelle se démène une foule aussi indocile qu’industrieuse. Le volet londonien est plus sombre et plus miséreux encore : Orwell y arrive sans le sou et ne survit que grâce à l’argent offert par un ami. Il n’y trouve pas de véritable emploi et partage la quotidien des trimardeurs, qui sont sans cesse sur la route, car le règlement des « asiles » leur interdit de rester plusieurs nuits d’affilée. Si l’auteur y côtoie la misère, la vraie, ce second volet n’est jamais misérable, sauvé par l’humour décapant de ses compagnons d’infortune, pour la plupart illettrés et à la santé trop souvent précaire. Il est interdit de mendier et de dormir sous les ponts. Les pauvres hères sont ainsi condamnés à exercer des activités improbables de peintres de rue, de chanteurs ou de photographes itinérants tout en cherchant sans cesse le gîte qui pourra les héberger pour la nuit à venir. Entre deux nuitées mouvementées, ils tentent de se sustenter auprès d’organismes religieux qui leur offrent un repas en échange d’un sermon assommant ou de la participation surréaliste à une prière de groupe. « Dans la dèche à Paris et à Londres » est un livre d’une étonnante sincérité, d’un homme éduqué qui a délibérément choisi de partager la condition des plus démunis, et nous narre dans le détail une plongée terrifiante au coeur des ténèbres de la misère. Le contraste entre le tumulte industrieux de l’épisode parisien et la triste monotonie de l’épisode londonien est saisissant. Et pourtant, l’aspect plus touchant d’un ouvrage qui côtoie la misère sans jamais sombrer dans le misérabilisme, est la dignité, la pointe d’auto-dérision, la profonde humanité des hommes et des femmes que fréquente George Orwell durant son séjour au sein des bas-fonds, quel que soit le côté de la Manche où ils se trouvent.
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