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EAN : 9782264037107
Code sériel : 3263
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Dans la dèche à Paris et à Londres

Michel PÉTRIS (Traducteur)
Date de parution : 05/06/2003

A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir...

A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir et l’infortune se livrent un duel épique.

 

« Un documentaire picaresque, d'une précision photographique, sur une Europe qui vivait encore à l'heure de Dickens, à des années-lumière de l'État-providence et de nos lois sociales. On en mesure tout le prix, à la lecture de cet admirable reportage. »
Jean-Baptiste Michel, L'Express

 

traduit de l'anglais par Michel Pétris

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EAN : 9782264037107
Code sériel : 3263
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Corboland78 Posté le 2 Mars 2020
    George Orwell, pseudonyme d’Eric Arthur Blair, né en 1903 au Bengale et mort en 1950 à Londres, est un écrivain, essayiste et journaliste britannique. Politiquement engagé, il prend part à la guerre civile espagnole en 1936 dans les rangs des milices trotskistes mais l’attitude des communistes espagnols finit par ébranler ses convictions politiques d’homme de gauche. Ecrivain, il est célèbre pour ses romans, La Ferme des animaux (1945) et surtout 1984 (1949). Dans la dèche à Paris et à Londres est un récit autobiographique de George Orwell paru en 1933 et publié sous le titre La vache enragée, dans sa première traduction de 1935. Nous sommes à la fin des années 1920, début des années 30, l’écrivain n’est encore qu’un jeune homme inconnu, glissant quand il le peut un article à de vagues journaux, vivant entre Paris et Londres et comme l’indique le titre de son ouvrage, dans la précarité absolue. Récit autobiographique donc, rédigé à partir des notes qu’il a prises durant cette période, sur un mode très journaliste de terrain, mais involontaire. Le bouquin est en deux parties comme on s’en doute. La première se déroule à Paris, on suit principalement l’écrivain dans sa recherche d’un boulot avec... George Orwell, pseudonyme d’Eric Arthur Blair, né en 1903 au Bengale et mort en 1950 à Londres, est un écrivain, essayiste et journaliste britannique. Politiquement engagé, il prend part à la guerre civile espagnole en 1936 dans les rangs des milices trotskistes mais l’attitude des communistes espagnols finit par ébranler ses convictions politiques d’homme de gauche. Ecrivain, il est célèbre pour ses romans, La Ferme des animaux (1945) et surtout 1984 (1949). Dans la dèche à Paris et à Londres est un récit autobiographique de George Orwell paru en 1933 et publié sous le titre La vache enragée, dans sa première traduction de 1935. Nous sommes à la fin des années 1920, début des années 30, l’écrivain n’est encore qu’un jeune homme inconnu, glissant quand il le peut un article à de vagues journaux, vivant entre Paris et Londres et comme l’indique le titre de son ouvrage, dans la précarité absolue. Récit autobiographique donc, rédigé à partir des notes qu’il a prises durant cette période, sur un mode très journaliste de terrain, mais involontaire. Le bouquin est en deux parties comme on s’en doute. La première se déroule à Paris, on suit principalement l’écrivain dans sa recherche d’un boulot avec un pote nommé Boris, un Russe qui se fait fort de leur dénicher le pactole dans l’hôtellerie ou la restauration, secteur dans lequel il brilla autrefois. Outre la misère vécue par l’auteur (la faim, la crasse des lieux où il tente de loger…) on voit au plus près les conditions de travail des petites mains de ces secteurs d’activité, des conditions de travail harassantes, des horaires insensés, les castes entre les différents métiers (plongeurs, femmes de chambres, cuisiniers, serveurs…) « une échelle de préséances aussi rigoureusement définie que dans une armée », l’hygiène déplorable derrière les portes réservées au personnel (en cuisine etc.) ; us et coutumes sont dévoilées. On note aussi qu’Orwell, encore jeune il est vrai, ne paraît pas particulièrement futé, accordant un crédit optimiste à un Boris peu fiable aux yeux du lecteur, préférant lâcher la proie pour l’ombre, à savoir un job usant dans un hôtel pour une éventuelle place dans un restaurant en construction… La seconde partie se passe à Londres où une connaissance lui a proposé un bon travail, place qui ne sera libre que dans un mois. Mois de misère là encore, où il fréquentera les trimardeurs, les asiles de nuit et les soupes populaires en compagnie de figures originales, Paddy l’Irlandais sympathique mais néanmoins « il avait tout à fait la mentalité du trimardeur moyen : bassesse, envie – le caractère d’un chacal » ou de Bozo, l’estropié qui fait des dessins d’humour sur les trottoirs. Ici nous découvrons les coulisses de la misère ambulante, celle des chemineaux qui vont d’asiles en soupes populaires, de villes en villes, d’un quartier de Londres à un autre. Leurs astuces et leurs trucs pour grappiller un vague repas gratuit ou une nuit à l’abri dans un bouge abjecte. Deux parties car deux lieux géographiques différents, où il semble que la vie des nécessiteux soit plus facile à supporter à Paris qu’à Londres en raison des règlements et lois plus contraignantes outre Manche. S’ajoutent à ces descriptions factuelles et anecdotiques, des réflexions sur ce monde de la grande pauvreté : « la question qui se pose est alors : pourquoi méprise-t-on les mendiants ? » ou encore « posons une question fondamentale : pourquoi d’une manière générale, y-a-t-il des vagabonds ? » A ces questions, George Orwell propose des pistes de solutions mais également des démonstrations parfois brumeuses…. Un récit où il n’est question que de misère et de pauvreté, pourtant, est-ce dû à mon esprit particulier, j’ai souvent trouvé motif à sourire ! J’imagine que le récit ayant été écrit plusieurs années après ces épreuves, George Orwell en avait digéré la dureté, ce qui lui a permis d’adopter le ton relativement léger caractéristique de ce texte ? Un bouquin très intéressant et qui explique le futur parcours politique et social de l’écrivain.
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  • Prilla Posté le 29 Janvier 2020
    Dans cet ouvrage, Georges Orwell revient sur une période difficile de sa vie. Il parle de la vie qu'il menait lorsqu'il vivait dans la misère, avec très peu d'argents pour survivre. Il parle des rencontres qu'il a fait, les différents travail qu'il a eu, les moments difficiles et les moments de joie (bien que limitée), le regard des autres. Bien que je n'ai pas été touchée par les mots en eux mêmes, j'ai été touchée par la dureté des événements. On se demande vraiment comment il est possible de survivre dans les conditions qu'à connu Georges Orwell. Passer plusieurs jours sans manger, dormir dans des endroits insalubres, devoir vendre ses quelques biens pour avoir de quoi manger un repas, travailler 14 heures par jour, ne pas pouvoir se laver... Bien que ces faits datent du début du 20ème siècle, on peut s'imaginer que certains sont toujours d'actualité. Georges Orwell n'essaie pas d’atténuer les faits, ils les expliquent comme il les a vécu. J'ai été touchée aussi par la solidarité qui peut exister entre les personnes vivant dans la rue, mais aussi par l'énorme égoïsme dont d'autres font preuve. Et le comportement des personnes et établissement disant aider les personnes sans domicile... Dans cet ouvrage, Georges Orwell revient sur une période difficile de sa vie. Il parle de la vie qu'il menait lorsqu'il vivait dans la misère, avec très peu d'argents pour survivre. Il parle des rencontres qu'il a fait, les différents travail qu'il a eu, les moments difficiles et les moments de joie (bien que limitée), le regard des autres. Bien que je n'ai pas été touchée par les mots en eux mêmes, j'ai été touchée par la dureté des événements. On se demande vraiment comment il est possible de survivre dans les conditions qu'à connu Georges Orwell. Passer plusieurs jours sans manger, dormir dans des endroits insalubres, devoir vendre ses quelques biens pour avoir de quoi manger un repas, travailler 14 heures par jour, ne pas pouvoir se laver... Bien que ces faits datent du début du 20ème siècle, on peut s'imaginer que certains sont toujours d'actualité. Georges Orwell n'essaie pas d’atténuer les faits, ils les expliquent comme il les a vécu. J'ai été touchée aussi par la solidarité qui peut exister entre les personnes vivant dans la rue, mais aussi par l'énorme égoïsme dont d'autres font preuve. Et le comportement des personnes et établissement disant aider les personnes sans domicile fixe également ! Cet ouvrage est aussi l'occasion pour Georges Orwell de développer une réflexion sur les personnes vivant dans la misère. Il cherche des explications à certains comportements, en est témoin et en expérimente même certains. Je pense que cette période tragique de sa vie a beaucoup impacté sa façon de voir les choses. Cela invite aussi le lecteur à faire de même, à essayer de comprendre ces personnes et changer son regard envers elles.
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  • SZRAMOWO Posté le 29 Janvier 2020
    Privilège de l'âge, j'ai retrouvé dans les arrières rayons de ma bibliothèque une édition de LA VACHE ENRAGEE de Georges Orwell, dépôt légal 1935, imprimé en novembre 1957. Il me souvient avoir acheté ce volume dans les années 1980. Dans la somptueuse préface de Istrati Panaït, écrite à Bucarest en mars 1935 figure un avertissement dès la première ligne dont le lecteur se souviendra en fermant le livre, "Je ne sais pas quel est le genre des romans qu'écrit habituellement Georges Orwell, mais la Vache Enragée est une oeuvre rarissime à notre époque, principalement par la pureté de sa facture, je veux dire par l'absence totale de phraséologie littéraire." Tout est dit dans ces quelques mots. La situation dans laquelle se trouve alors le lecteur contemporain qui vient à la Vache Enragée après 1984 est l'exact contrepoint dee celle dans laquelle se trouvait Istrati Panaït, lui qui ignorait encore que l'auteur peu connu dont il préfaçait un ouvrage écrirait un jour 1984. Et de conclure ""L'art littéraire retrouvera ce naturel-là, ou bien il mourra pour longtemps" Il fallait que cela fut dit. Le roman commence Rue du Coq d'Or à Paris à sept heures du matin, et se termine à l'asile de Lower Binfield à Cromley près... Privilège de l'âge, j'ai retrouvé dans les arrières rayons de ma bibliothèque une édition de LA VACHE ENRAGEE de Georges Orwell, dépôt légal 1935, imprimé en novembre 1957. Il me souvient avoir acheté ce volume dans les années 1980. Dans la somptueuse préface de Istrati Panaït, écrite à Bucarest en mars 1935 figure un avertissement dès la première ligne dont le lecteur se souviendra en fermant le livre, "Je ne sais pas quel est le genre des romans qu'écrit habituellement Georges Orwell, mais la Vache Enragée est une oeuvre rarissime à notre époque, principalement par la pureté de sa facture, je veux dire par l'absence totale de phraséologie littéraire." Tout est dit dans ces quelques mots. La situation dans laquelle se trouve alors le lecteur contemporain qui vient à la Vache Enragée après 1984 est l'exact contrepoint dee celle dans laquelle se trouvait Istrati Panaït, lui qui ignorait encore que l'auteur peu connu dont il préfaçait un ouvrage écrirait un jour 1984. Et de conclure ""L'art littéraire retrouvera ce naturel-là, ou bien il mourra pour longtemps" Il fallait que cela fut dit. Le roman commence Rue du Coq d'Or à Paris à sept heures du matin, et se termine à l'asile de Lower Binfield à Cromley près de Londres. Entre les deux, un parcours vertigineux chez les les chemineaux, les mendiants et les chômeurs. "Le sujet de mon livre c'est la mouise, et c'est là que j'ai pris contact avec elle, pour la première fois." Jules, le Roumain, Roucolle, l'avare, Furex le maçon limousin, le père Laurent, le chiffonnier, furent ses compagnons. Ses maîtres. Ses initiateurs à la débrouille. Orwell décrit sans emphase mais avec une grande précision la vie au Coq d'Or, au bistrot du rez-de-chaussée de l'Hôtel des Trois Moineaux. Madame Monce invective ses clients. La boulangère se soucie peu de vous couper un morceau de pain dont le prix dépassera les vingt sous que vous pouviez consacrer à cet achat. Et pour y parvenir Orwell travaille quatorze heures par jour à laver la vaisselle de la salle à manger. Avec un sérieux que l'on a du mal à imaginer venant de quelquun qui est sous la contrainte permanente du temps, Orwell aligne les détails sur la façon dont se passe la plonge, les facéties des serveurs, la bonhommie apparente des bistrotiers qui sont de véritables négriers et la passivité des clients auxquels on fait avaler n'importe quoi dans la bonne humeur. Cela sans compter les vingt-deux kilomètres parcourus chaque jour, et la fatigue "plus cérébrale que musculaire" nous dit Orwell. "Il reste trente francs par semaine à dépenser pour boire." Rien ne nous empêche de penser que la situation des serveurs aujourd'hui n'est guère plus enviable... A Londres, la mouise est plus british... "J'étais dans la rue avant qu'il me fut venu à l'esprit d'emprunter quelque argent." Impossible pour Orwell d'attendre le retour de ses employeurs potentiels dans un mois, avec seulement une livre en poche. Une seule solution, les asiles de l'Armée du Salut, qu'on ne peut fréquenter deux nuits de suite, le ramassage des mégots dans les rues avec l'Irlandais, les chants religieux obligatoires, l'observation des météores avec Bozo, toutes sortes d'occupation pour passer le temps et économiser sur le quotidien. Vingt quatre kilomètres à pied plus loin arrivés à Cromley Orwell et son ami Paddy parviennent à un asile de nuit. Nouveaux compagnons, nouvelles histoires, mêmes regards portés sur eux par les villageois peu compatissants. Leçon d'humanité. "Jamais plus je ne considérerai tous les chemineaux comme des ivrognes et des coquins." Un livre d'actualité malgré ses 85 ans...Hélas !
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  • Marie987654321 Posté le 21 Janvier 2020
    Bien avant d'écrire1984, Georges Orwell a vécu bien des expériences à la découverte de la vie des classes populaires, montrant ainsi l'engagement social bien réel d'un fils de bourgeois ; engagement qui se poursuivra plus tard dans la guerre d'Espagne. Il partage la vie de miséreux à Paris puis à Londres, certainement dans l'objectif d'écrire et de témoigner. A Paris, se retrouvant sans argent, il cherche du travail, loge dans des chambres minables emplies de punaise, crève quasiment de faim, rencontre une diversité de personnage hauts en couleurs; mais surtout fini par trouver du travail comme plongeur dans un grand hôtel. La vie intestine de cet hôtel est certainement la partie la plus étonnante du récit : conditions de travail que l'on peine à imaginer, rapports entre les différents métiers, saleté repoussante et manque d'hygiène .. alors que les plats sont servis dans de la vaisselle de luxe à des clients fortunés. A Londres, il va suivre le chemin des miséreux qui errent d'un asile de nuit à l'autre ( on dirait aujourd'hui centre d'hébergement), méprisés et maltraités par les gérants, qui considèrent normal de leur confisquer leur tabac, de les faire... Bien avant d'écrire1984, Georges Orwell a vécu bien des expériences à la découverte de la vie des classes populaires, montrant ainsi l'engagement social bien réel d'un fils de bourgeois ; engagement qui se poursuivra plus tard dans la guerre d'Espagne. Il partage la vie de miséreux à Paris puis à Londres, certainement dans l'objectif d'écrire et de témoigner. A Paris, se retrouvant sans argent, il cherche du travail, loge dans des chambres minables emplies de punaise, crève quasiment de faim, rencontre une diversité de personnage hauts en couleurs; mais surtout fini par trouver du travail comme plongeur dans un grand hôtel. La vie intestine de cet hôtel est certainement la partie la plus étonnante du récit : conditions de travail que l'on peine à imaginer, rapports entre les différents métiers, saleté repoussante et manque d'hygiène .. alors que les plats sont servis dans de la vaisselle de luxe à des clients fortunés. A Londres, il va suivre le chemin des miséreux qui errent d'un asile de nuit à l'autre ( on dirait aujourd'hui centre d'hébergement), méprisés et maltraités par les gérants, qui considèrent normal de leur confisquer leur tabac, de les faire se laver tous dans la même eau ou de les enfermer dans leur chambres cellules comme des prisonniers, ou encore, comme l'Armée du salut de les obliger à prier en échange d'un peu de pain et de thé.. A Paris, c'est le travail aliénant dans lequel se perd la totalité de la vie : juste le temps de dormir quelques heures et il faut recommencer.. Toute une vie pour beaucoup de ses collègues. A Londres, c'est l'injustice et le mépris à l'encontre des mendiants : mépris marqué par les règles qui les contraignent à errer d'un lieu à l'autre, à marcher toute la journée. Orwell se pose la question : " Pourquoi méprise-t-on les mendiants ? car il est vrai qu'on les méprise universellement. Je crois quant à moi que c'est tout simplement parce qu'ils ne gagnent pas "convenablement" leur vie. Dans la pratique, personne ne s’inquiète de savoir si le travail est utile ou inutile, productif ou parasite. Tout ce qu'on lui demande, c'est de rapporter de l'argent. (...) il a simplement commis l’erreur de choisir une profession dans laquelle il est impossible de faire fortune" (page 238) Et voici la conclusion du livre : > Jamais plus je ne considérerai tous les chemineaux comme des vauriens et des poivrots, jamais plus je ne m'attendrai à ce qu'un mendiant me témoigne sa gratitude lorsque je lui aurai glissé une pièce, jamais plus je ne m'étonnerai que les chômeurs manquent d'énergie. Jamais plus je ne verserai la moindre obole à l'Armée du Salut, ni ne mettrai mes habits en gage, ni ne refuserai un prospectus qu'on me tend, ni ne m'attablerai en salivant par avance dans un grand restaurant. Ceci pour commencer.>
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  • nath45 Posté le 15 Décembre 2019
    Un beau témoignage en deux parties, la première se passe à Paris, George Orwell vie de petits boulots, il finit par trouver un travail de plongeur dans un grand hôtel, il y travaille entre 17 et 18 heures par jour et il ne reçoit comme salaire juste de quoi se loger et se nourrir. Orwell dépeint la vie de labeur des gens, leur misère, leur survie. Dans la seconde partie, Orwell rentre à Londres, il va continuer à témoigner de la misère en côtoyant les trimardeurs, les chemineaux qui passent leur temps à marcher la journée et trouver un endroit où passer la nuit, ici à Londres interdit de s’assoir et de passer la nuit dehors hormis dans quelques endroits autorisés. Une fois installé dans un asile ils ont droit à leur thé-tartines-margarine. J’ai particulièrement apprécié les descriptifs d’Orwell sur la pauvreté, entre l'exploitation au travail, les maladies précoces et la faim presque permanente, il livre une image très poignante de ces hommes qui n'ont presque rien. Certes par moment on peut trouver quelques longueurs mais elles permettent de comprendre un peu mieux les situations rencontrées. J’ai souvent pensé que ce récit n’avait pas pris une ride, surtout concernant les réflexions des personnes vis... Un beau témoignage en deux parties, la première se passe à Paris, George Orwell vie de petits boulots, il finit par trouver un travail de plongeur dans un grand hôtel, il y travaille entre 17 et 18 heures par jour et il ne reçoit comme salaire juste de quoi se loger et se nourrir. Orwell dépeint la vie de labeur des gens, leur misère, leur survie. Dans la seconde partie, Orwell rentre à Londres, il va continuer à témoigner de la misère en côtoyant les trimardeurs, les chemineaux qui passent leur temps à marcher la journée et trouver un endroit où passer la nuit, ici à Londres interdit de s’assoir et de passer la nuit dehors hormis dans quelques endroits autorisés. Une fois installé dans un asile ils ont droit à leur thé-tartines-margarine. J’ai particulièrement apprécié les descriptifs d’Orwell sur la pauvreté, entre l'exploitation au travail, les maladies précoces et la faim presque permanente, il livre une image très poignante de ces hommes qui n'ont presque rien. Certes par moment on peut trouver quelques longueurs mais elles permettent de comprendre un peu mieux les situations rencontrées. J’ai souvent pensé que ce récit n’avait pas pris une ride, surtout concernant les réflexions des personnes vis à vis du chômage, des pauvres, des sans-abri.
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