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EAN : 9782264037107
Code sériel : 3263
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Dans la dèche à Paris et à Londres

Michel PÉTRIS (Traducteur)
Date de parution : 05/06/2003

A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir...

A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir et l’infortune se livrent un duel épique.

 

« Un documentaire picaresque, d'une précision photographique, sur une Europe qui vivait encore à l'heure de Dickens, à des années-lumière de l'État-providence et de nos lois sociales. On en mesure tout le prix, à la lecture de cet admirable reportage. »
Jean-Baptiste Michel, L'Express

 

traduit de l'anglais par Michel Pétris

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EAN : 9782264037107
Code sériel : 3263
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Tobidhambourg Posté le 26 Octobre 2020
    Un récit qui mêle à la fois l'écriture de reportage et quelque chose de l'ordre du réalisme zolien, sans pour autant de longues descriptions symboliques. C'est un livre qui se lit plutôt rapidement, tant on est pris par les multiples rebondissements consécutifs à la situation d'Orwell à cette époque. Car oui, s'il faut le rappeler, "Dans la dèche..." (auparavant intitulé "La vache enragée") est bien un récit autobiographique et ici segmenté en deux parties : tout d'abord le périple parisien, qui est davantage centré sur la survie avec un travail incroyablement pénible et misérable (on y découvre tout l'univers de la restauration, avec des passages délectables comme d'autres carrément affreux) et une deuxième partie qui se déroule à Londres, où le personnage fait ici l'expérience d'une misère plus profonde et plus "nomade" (c'est le récit du vagabondage et de ses affres). L'ensemble est donc particulièrement agréable à lire, un peu longuet par moments certes mais le renouvellement constant des situations (car oui, il se passe plein de choses dans la vie d'un "misérable"...) et une large galerie de personnages plus ou moins attachants (de l'exécrable Charlie au sympathique Bozo) rendent le tout digeste (si on peut utiliser cet adjectif pour... Un récit qui mêle à la fois l'écriture de reportage et quelque chose de l'ordre du réalisme zolien, sans pour autant de longues descriptions symboliques. C'est un livre qui se lit plutôt rapidement, tant on est pris par les multiples rebondissements consécutifs à la situation d'Orwell à cette époque. Car oui, s'il faut le rappeler, "Dans la dèche..." (auparavant intitulé "La vache enragée") est bien un récit autobiographique et ici segmenté en deux parties : tout d'abord le périple parisien, qui est davantage centré sur la survie avec un travail incroyablement pénible et misérable (on y découvre tout l'univers de la restauration, avec des passages délectables comme d'autres carrément affreux) et une deuxième partie qui se déroule à Londres, où le personnage fait ici l'expérience d'une misère plus profonde et plus "nomade" (c'est le récit du vagabondage et de ses affres). L'ensemble est donc particulièrement agréable à lire, un peu longuet par moments certes mais le renouvellement constant des situations (car oui, il se passe plein de choses dans la vie d'un "misérable"...) et une large galerie de personnages plus ou moins attachants (de l'exécrable Charlie au sympathique Bozo) rendent le tout digeste (si on peut utiliser cet adjectif pour ce livre...). Surtout il y a quelques passages plus "théoriques" qui n'ont pas perdu de leur charge et si certaines situations paraissent datées on ne pourra qu'être au mieux blasé au pire scandalisé par la perpétuation de cet état de fait qu'est la misère sociale dans nos pays si "développés". Je signale pour terminer quelques propos qui pourront... déranger. En effet il est fait souvent référence aux Juifs, aux "nègres" ou plus généralement à des minorités de façon quelque peu... "ancienne". Difficile de dire si Orwell tombe dans les travers de son époque, il paraît le plus souvent à distance de ces réflexions mais on ressent bien à certains moments que l'on est au début d'un XXe siècle qui est encore loin de prôner l'égalité entre tous (et on est toujours pas sorti de l'auberge, n'est-ce pas ?).
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  • Marilynzillah Posté le 7 Octobre 2020
    Dans les années trente, George Orwell connaît la précarité. "Dans la dèche à Paris et à Londres" relate ses mois de galère et de misère. Avec humour, voire cynisme, Orwell raconte ses multiples démarches dans la capitale française pour dénicher un « petit boulot » nécessaire à sa survie. Il trouve une place de plongeur, ce qui lui permet de livrer au lecteur une description étonnante de cet univers des cuisines de restaurant où se mêlent amitié, jalousie, fierté, misère... Finalement, il quitte Paris et regagne l'Angleterre, son pays natal. Il espère connaître des jours meilleurs dans la capitale anglaise. Mais, très vite, il rejoint les « trimardeurs », ces sans-abri qui errent d'asile en asile et dont la vie n'est qu'attente. Vagabond au milieu des autres vagabonds, Orwell prend conscience du regard que porte la société sur ceux qu'elle exclut. Ce livre est très descriptif, cela permet d'être en immersion dans son univers.
  • Lishbks Posté le 5 Août 2020
    S'appuyant sur son expérience de travailleur précaire à Paris, puis brièvement de vagabond dans Londres, Orwell décrit et tâche d'analyser la question de l'extrême pauvreté. L'un ne va pas sans l'autre et la description du quotidien (le sien et celui de ses compagnons) prend beaucoup plus de place. Pourtant, ce sont ses réflexions au sujet de la définition du travail, du concept de travail utile et ses propositions d'amélioration de l'aide apportée aux plus démunis qui m'ont le plus intéressée. C'est un ouvrage dénué de pathos et qui se plaît à renverser les perspectives en mettant au centre les similitudes de notre humanité commune indépendamment des accidents de la vie et des revenus perçus.
  • mikaelunvoas Posté le 31 Mai 2020
    Je ne connaissais pas cette facette de l'écrivain George Orwell. Quelques mois de galère à Paris et à Londres. Galère, non misère. L'auteur décrit les bas quartiers de Paname, les hôtels sordides, les bistrots mais aussi les conditions d'emploi dans la restauration et l'hôtellerie, les journées de 14 ou 17H00 de travail d'affilé. C'est d'ailleurs du point de vie sociologique un témoignage unique, vivant, incroyable. Le quotidien des ouvriers est dépeint par ce jeune homme qui a fait des études (Eton), il souffre avec eux dans la crasse et la sueur. Les journées où il ne mange que deux tartines se succèdent, mais il ne s'éplore pas. Il poursuit à Londres, où il partage le quotidien des trimardeurs et vagabonds, des asiles de nuit, des dortoirs de l'armée du salut. C'est un plaisir de lire les pages de cet écrivain visionnaire, contemporain de Céline.
  • Corboland78 Posté le 2 Mars 2020
    George Orwell, pseudonyme d’Eric Arthur Blair, né en 1903 au Bengale et mort en 1950 à Londres, est un écrivain, essayiste et journaliste britannique. Politiquement engagé, il prend part à la guerre civile espagnole en 1936 dans les rangs des milices trotskistes mais l’attitude des communistes espagnols finit par ébranler ses convictions politiques d’homme de gauche. Ecrivain, il est célèbre pour ses romans, La Ferme des animaux (1945) et surtout 1984 (1949). Dans la dèche à Paris et à Londres est un récit autobiographique de George Orwell paru en 1933 et publié sous le titre La vache enragée, dans sa première traduction de 1935. Nous sommes à la fin des années 1920, début des années 30, l’écrivain n’est encore qu’un jeune homme inconnu, glissant quand il le peut un article à de vagues journaux, vivant entre Paris et Londres et comme l’indique le titre de son ouvrage, dans la précarité absolue. Récit autobiographique donc, rédigé à partir des notes qu’il a prises durant cette période, sur un mode très journaliste de terrain, mais involontaire. Le bouquin est en deux parties comme on s’en doute. La première se déroule à Paris, on suit principalement l’écrivain dans sa recherche d’un boulot avec... George Orwell, pseudonyme d’Eric Arthur Blair, né en 1903 au Bengale et mort en 1950 à Londres, est un écrivain, essayiste et journaliste britannique. Politiquement engagé, il prend part à la guerre civile espagnole en 1936 dans les rangs des milices trotskistes mais l’attitude des communistes espagnols finit par ébranler ses convictions politiques d’homme de gauche. Ecrivain, il est célèbre pour ses romans, La Ferme des animaux (1945) et surtout 1984 (1949). Dans la dèche à Paris et à Londres est un récit autobiographique de George Orwell paru en 1933 et publié sous le titre La vache enragée, dans sa première traduction de 1935. Nous sommes à la fin des années 1920, début des années 30, l’écrivain n’est encore qu’un jeune homme inconnu, glissant quand il le peut un article à de vagues journaux, vivant entre Paris et Londres et comme l’indique le titre de son ouvrage, dans la précarité absolue. Récit autobiographique donc, rédigé à partir des notes qu’il a prises durant cette période, sur un mode très journaliste de terrain, mais involontaire. Le bouquin est en deux parties comme on s’en doute. La première se déroule à Paris, on suit principalement l’écrivain dans sa recherche d’un boulot avec un pote nommé Boris, un Russe qui se fait fort de leur dénicher le pactole dans l’hôtellerie ou la restauration, secteur dans lequel il brilla autrefois. Outre la misère vécue par l’auteur (la faim, la crasse des lieux où il tente de loger…) on voit au plus près les conditions de travail des petites mains de ces secteurs d’activité, des conditions de travail harassantes, des horaires insensés, les castes entre les différents métiers (plongeurs, femmes de chambres, cuisiniers, serveurs…) « une échelle de préséances aussi rigoureusement définie que dans une armée », l’hygiène déplorable derrière les portes réservées au personnel (en cuisine etc.) ; us et coutumes sont dévoilées. On note aussi qu’Orwell, encore jeune il est vrai, ne paraît pas particulièrement futé, accordant un crédit optimiste à un Boris peu fiable aux yeux du lecteur, préférant lâcher la proie pour l’ombre, à savoir un job usant dans un hôtel pour une éventuelle place dans un restaurant en construction… La seconde partie se passe à Londres où une connaissance lui a proposé un bon travail, place qui ne sera libre que dans un mois. Mois de misère là encore, où il fréquentera les trimardeurs, les asiles de nuit et les soupes populaires en compagnie de figures originales, Paddy l’Irlandais sympathique mais néanmoins « il avait tout à fait la mentalité du trimardeur moyen : bassesse, envie – le caractère d’un chacal » ou de Bozo, l’estropié qui fait des dessins d’humour sur les trottoirs. Ici nous découvrons les coulisses de la misère ambulante, celle des chemineaux qui vont d’asiles en soupes populaires, de villes en villes, d’un quartier de Londres à un autre. Leurs astuces et leurs trucs pour grappiller un vague repas gratuit ou une nuit à l’abri dans un bouge abjecte. Deux parties car deux lieux géographiques différents, où il semble que la vie des nécessiteux soit plus facile à supporter à Paris qu’à Londres en raison des règlements et lois plus contraignantes outre Manche. S’ajoutent à ces descriptions factuelles et anecdotiques, des réflexions sur ce monde de la grande pauvreté : « la question qui se pose est alors : pourquoi méprise-t-on les mendiants ? » ou encore « posons une question fondamentale : pourquoi d’une manière générale, y-a-t-il des vagabonds ? » A ces questions, George Orwell propose des pistes de solutions mais également des démonstrations parfois brumeuses…. Un récit où il n’est question que de misère et de pauvreté, pourtant, est-ce dû à mon esprit particulier, j’ai souvent trouvé motif à sourire ! J’imagine que le récit ayant été écrit plusieurs années après ces épreuves, George Orwell en avait digéré la dureté, ce qui lui a permis d’adopter le ton relativement léger caractéristique de ce texte ? Un bouquin très intéressant et qui explique le futur parcours politique et social de l’écrivain.
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