Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264037107
Code sériel : 3263
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Dans la dèche à Paris et à Londres

Michel PÉTRIS (Traducteur)
Date de parution : 05/06/2003

A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir...

A la fin des années 20, Orwell tombe brusquement dans la misère. À Paris puis à Londres, il découvre le quotidien des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, tenaillés par la faim et rongés par l’alcool. Sans voyeurisme ni complaisance, il dresse un portrait vivant de ces habitués du mont-de-piété où l’espoir et l’infortune se livrent un duel épique.

 

« Un documentaire picaresque, d'une précision photographique, sur une Europe qui vivait encore à l'heure de Dickens, à des années-lumière de l'État-providence et de nos lois sociales. On en mesure tout le prix, à la lecture de cet admirable reportage. »
Jean-Baptiste Michel, L'Express

 

traduit de l'anglais par Michel Pétris

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264037107
Code sériel : 3263
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • virago Posté le 14 Juillet 2021
    Je découvre Orwell cette année. Et vraiment c'est un auteur majeur pour le regard qu'il porte sur la société en plus de la qualité de son écriture. Beaucoup de nos dirigeants si sûrs de mériter leur supériorité et qui toisent le peuple feraient bien de lire cette autobiographie. Orwell, dans les années 20 se trouve à Paris. Ses économies fondent peu à peu, son avenir est incertain, avant de sombrer totalement dans la misère il va chercher toutes sortes de petits boulots, il va vendre toutes ses pauvres possessions. [Lire la suite]
  • Tans78 Posté le 21 Mai 2021
    Un très bon reportage dans le Paris des pauvres de Paris et des clochards de Londres dans les années 1930. Orwell décrit la vie quotidienne qu'il a partagé pendant plusieurs mois/années dans les quartiers populaires à Paris ou sur les routes d'Angleterre.
  • MrDimitriG Posté le 8 Février 2021
    Un récit peu croyable, j'ai peine à croire que les situations et les hommes décrits par Orwell aient existé, et pourtant... Dans ce journal méticuleux, il fait l'expérience de la grande pauvreté à Paris, puis à Londres. La faim, la saleté, les lois idiotes, il les éprouvent. Il fait également de formidables rencontres. Un témoignage très précieux.
  • Isidoreinthedark Posté le 21 Janvier 2021
    Paru en 1933, « Dans la dèche à Paris et à Londres » peut de prime abord se lire comme un récit autobiographique dans la mesure où George Orwell nous y narre par le menu ses pérégrinations au coeur de la pauvreté parisienne puis londonienne. Pourtant, l’auteur n’a de cesse de digresser ici et là, de prendre de la hauteur, et même de formaliser des propositions qui permettraient d’améliorer le sort des plus pauvres. S’il n’en a pas la rigueur formelle, l’ouvrage peut ainsi également se lire comme un essai comparatif consacré à la manière dont est vécu le dénuement dans les deux grandes capitales européennes. Dans la première partie, Orwell revient sur les quelques semaines passées à Paris au début des années trente, où il parvient tout juste à joindre les deux bouts en travaillant comme un forçat dans l’hôtellerie. Dans la seconde partie, l’auteur rejoint Londres où il partage l’existence des trimardeurs, ces hommes à la limite de la clochardise, qui vivent d’expédients et battent le bitume pour rejoindre chaque nuit un « asile » qui les accueillera dans des conditions proches du cauchemar. L’auteur n’est pas absolument explicite à ce sujet mais on devine qu’il s’est imposé de partager les conditions de vie... Paru en 1933, « Dans la dèche à Paris et à Londres » peut de prime abord se lire comme un récit autobiographique dans la mesure où George Orwell nous y narre par le menu ses pérégrinations au coeur de la pauvreté parisienne puis londonienne. Pourtant, l’auteur n’a de cesse de digresser ici et là, de prendre de la hauteur, et même de formaliser des propositions qui permettraient d’améliorer le sort des plus pauvres. S’il n’en a pas la rigueur formelle, l’ouvrage peut ainsi également se lire comme un essai comparatif consacré à la manière dont est vécu le dénuement dans les deux grandes capitales européennes. Dans la première partie, Orwell revient sur les quelques semaines passées à Paris au début des années trente, où il parvient tout juste à joindre les deux bouts en travaillant comme un forçat dans l’hôtellerie. Dans la seconde partie, l’auteur rejoint Londres où il partage l’existence des trimardeurs, ces hommes à la limite de la clochardise, qui vivent d’expédients et battent le bitume pour rejoindre chaque nuit un « asile » qui les accueillera dans des conditions proches du cauchemar. L’auteur n’est pas absolument explicite à ce sujet mais on devine qu’il s’est imposé de partager les conditions de vie des plus précaires afin de pouvoir les relater en toute objectivité. Avant d’écrire la dystopie anti-totalitaire la plus célèbre de la littérature, on peut ainsi se demander si Orwell n’a pas inventé le journalisme gonzo, formalisé plusieurs décennies plus tard par Hunter S.Thomson, l’auteur du génial « Las Vegas Parano ». Écrit à la première personne, « Dans la dèche à Paris et à Londres » est une plongée forcément subjective dans la pauvreté effarante des années trente à Paris puis à Londres. Malgré la rudesse de son travail de plongeur dans un grand hôtel parisien, la première partie est plus joviale et moins monotone que la seconde où l’auteur mène une vie de « cheminot » londonien. Orwell loue une chambre de bonne vétuste, est constamment à court d’argent, travaille jusqu’à 17 heures par jour, et pourtant un tumulte joyeux et souvent alcoolisé l’emporte sur la misère. L’auteur y rencontre une multitude de personnages hauts en couleur, souvent immigrés, pour la plupart des russes blancs fuyant la révolution bolchevique. L’inénarrable Boris devient le compagnon d’infortune d’Orwell, n’est jamais à court de projets et fait preuve d’un inaltérable optimisme qui confine à la folie douce. Il entraine notamment le narrateur dans l’ouverture aventureuse d’un restaurant « chic », qui verra ce dernier, employé comme homme à tout à faire, finir par jeter l’éponge et se décider à rejoindre Londres. Le volet parisien de l’ouvrage nous décrit une capitale tumultueuse, pittoresque, et pleine de vie malgré l’incroyable pauvreté dans laquelle se démène une foule aussi indocile qu’industrieuse. Le volet londonien est plus sombre et plus miséreux encore : Orwell y arrive sans le sou et ne survit que grâce à l’argent offert par un ami. Il n’y trouve pas de véritable emploi et partage la quotidien des trimardeurs, qui sont sans cesse sur la route, car le règlement des « asiles » leur interdit de rester plusieurs nuits d’affilée. Si l’auteur y côtoie la misère, la vraie, ce second volet n’est jamais misérable, sauvé par l’humour décapant de ses compagnons d’infortune, pour la plupart illettrés et à la santé trop souvent précaire. Il est interdit de mendier et de dormir sous les ponts. Les pauvres hères sont ainsi condamnés à exercer des activités improbables de peintres de rue, de chanteurs ou de photographes itinérants tout en cherchant sans cesse le gîte qui pourra les héberger pour la nuit à venir. Entre deux nuitées mouvementées, ils tentent de se sustenter auprès d’organismes religieux qui leur offrent un repas en échange d’un sermon assommant ou de la participation surréaliste à une prière de groupe. « Dans la dèche à Paris et à Londres » est un livre d’une étonnante sincérité, d’un homme éduqué qui a délibérément choisi de partager la condition des plus démunis, et nous narre dans le détail une plongée terrifiante au coeur des ténèbres de la misère. Le contraste entre le tumulte industrieux de l’épisode parisien et la triste monotonie de l’épisode londonien est saisissant. Et pourtant, l’aspect plus touchant d’un ouvrage qui côtoie la misère sans jamais sombrer dans le misérabilisme, est la dignité, la pointe d’auto-dérision, la profonde humanité des hommes et des femmes que fréquente George Orwell durant son séjour au sein des bas-fonds, quel que soit le côté de la Manche où ils se trouvent.
    Lire la suite
    En lire moins
  • annec44 Posté le 12 Janvier 2021
    Par ce roman autobiographique, George Orwell nous raconte avec beaucoup d'humilité ses mois d'errance et de pauvreté à Paris, puis à Londres. Il nous décrit avec force détails le combat permanent qu'il doit livrer comme tant d'autres pour survivre jour après jour : se loger, se nourrir, s'habiller… dans un monde particulièrement hostile. Dans ces conditions, l'auteur et ses compagnons d'infortune n'ont pas d'autre choix que de prendre chaque jour comme il vient, en espérant simplement pouvoir se mettre quelque chose sous la dent et dormir dans un lieu aussi sécuritaire et chaud que possible et en rêvant de jours meilleurs. Malgré le terrible quotidien qu'il doit affronter, l'auteur ne perd jamais espoir et parvient à voir du positif dans la moindre petite chose. Le roman est articulé entre l'expérience de George Orwell et ses réflexions sur la société Parisienne et Londonienne du début du XXème siècle dans lesquelles rien n'est fait pour permettre à cette population laissée pour compte de réintégrer une vie plus respectable. J'ai découvert grâce à ce livre une autre facette de l'auteur que celle de 1984, plongée dans le réel et dans un côté beaucoup plus journalistique. Une très belle lecture.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…