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EAN : 9782264030382
Code sériel : 3147
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Hommage à la Catalogne

Yvonne DAVET (Traducteur)
Date de parution : 06/01/2000

Texte fondateur qui préfigure en partie les visions dramatiques du monde totalitaire de 1984, Hommage à la Catalogne est autant un reportage qu’une réflexion sur la guerre d’Espagne. Engagé aux côtés des républicains, Orwell voit dans la trahison des communistes les conséquences du jeu politique stalinien. Il en découlera la...

Texte fondateur qui préfigure en partie les visions dramatiques du monde totalitaire de 1984, Hommage à la Catalogne est autant un reportage qu’une réflexion sur la guerre d’Espagne. Engagé aux côtés des républicains, Orwell voit dans la trahison des communistes les conséquences du jeu politique stalinien. Il en découlera la prise de conscience d’un nécessaire engagement…

« Le texte le plus personnel et le plus émouvant de George Orwell. »
Sébastien Lapaque - Le Figaro littéraire 

Traduit de l'anglais
par Yvonne Davet

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EAN : 9782264030382
Code sériel : 3147
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Un passionnant reportage à la première personne, étonnamment dépourvu d'amertume, où George Orwell exalte le courage et la fraternité sans frontières des insurgés catalans. »
Sophie Bourdais, Télérama

« Le texte le plus personnel et le plus émouvant de George Orwell. »
Sébastien Lapaque, Le Figaro littéraire

« Un témoignage lumineux, juste, précis, sans emphase, de ses mois passés parmis les plus misérables des soldats, puis de sa fuite pour échapper aux querelles idéologiques. »
Josiane Guéguen, Ouest France

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • TomLanneau Posté le 7 Avril 2020
    Le journal de guerre est un sous-genre littéraire que je n'affectionne pas particulièrement. Pourtant, j'ai beaucoup apprécié "hommage à la Catalogne, et ce pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, car l'auteur nous raconte la petite histoire dans la grande, à savoir celle de la Guerre civile espagnole (1936 à 1939), une période de l'histoire dont j'ignorai tout. Par ailleurs, l'auteur arrive à mettre des mots sur les maux des soldats. Il arrive à retranscrire l'ennui, l'absurdité des combats, la ferveur militante qui s'efface au profit de la désillusion, le manque d'organisation, de moyens et de professionnalisme des soldats envoyés au front... Enfin, comme pour le reste des livres d'Orwell, j'adhère totalement au style : simple mais efficace, capable de retransmettre aussi bien la douleur d'un impact de ball que de résumer avec pédagogie le fatras des organisations politiques espagnoles de l'époque, un humour noir avec une pointe de cynisme bien pesé et, ce que j'ai particulièrement apprécié, l'humilité de l'écriture qui rappelle à de nombreuses reprises que sa vision des choses n'est pas la vérité absolue des événements car, comme tout récit, ce journal de guerre est empreint d'une vision partisane et partiale des faits. De la préparation rocambolesque des... Le journal de guerre est un sous-genre littéraire que je n'affectionne pas particulièrement. Pourtant, j'ai beaucoup apprécié "hommage à la Catalogne, et ce pour de nombreuses raisons. Tout d'abord, car l'auteur nous raconte la petite histoire dans la grande, à savoir celle de la Guerre civile espagnole (1936 à 1939), une période de l'histoire dont j'ignorai tout. Par ailleurs, l'auteur arrive à mettre des mots sur les maux des soldats. Il arrive à retranscrire l'ennui, l'absurdité des combats, la ferveur militante qui s'efface au profit de la désillusion, le manque d'organisation, de moyens et de professionnalisme des soldats envoyés au front... Enfin, comme pour le reste des livres d'Orwell, j'adhère totalement au style : simple mais efficace, capable de retransmettre aussi bien la douleur d'un impact de ball que de résumer avec pédagogie le fatras des organisations politiques espagnoles de l'époque, un humour noir avec une pointe de cynisme bien pesé et, ce que j'ai particulièrement apprécié, l'humilité de l'écriture qui rappelle à de nombreuses reprises que sa vision des choses n'est pas la vérité absolue des événements car, comme tout récit, ce journal de guerre est empreint d'une vision partisane et partiale des faits. De la préparation rocambolesque des troupes républicaines aux tranchées nauséabondes face aux troupes franquistes, des batailles de rues barcelonaises aux conflits politiques entre le PSUC, le POUM ou encore la CNT : j'ai vraiment beaucoup aimé ce récit.
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  • Nomic Posté le 20 Décembre 2019
    Dans Homage to Catalonia (1938) Orwell évoque son expérience personnelle au cours de la guerre civile espagnole (qui n'était pas encore terminée à la publication du livre). Un peu comme en lisant l'excellent Dans la dèche à Paris et à Londres (1933) et, dans une moindre mesure (c'est un roman partiellement autobiographique), Burmese Days (1934), on est étonné par l'aventurisme nonchalant d'Orwell. Il a envie de combattre le fascisme et d'écrire quelques articles, alors il va en Espagne, directement au front. Au moins, il accorde ses actes à ses opinions. On ne peut que respecter cette sincérité, bien que j'aie un peu grincé des dents à certains passages : après tout, il va faire la guerre. Il va tuer. Le début est un peu pénible. Le lecteur est plongé dans le vif du sujet sans guère de contexte et mieux vaut prendre le temps de faire quelques passages sur Wikipédia. Orwell est au font, c'est un récit de guerre un peu vide dans lequel on met du temps à comprendre les enjeux. C'est un conflit absurde, où les miliciens, faute d'équipement, ne font pas grand chose d'autre que manger leurs rations, accumuler des poux, grelotter vainement et se prendre des balles... Dans Homage to Catalonia (1938) Orwell évoque son expérience personnelle au cours de la guerre civile espagnole (qui n'était pas encore terminée à la publication du livre). Un peu comme en lisant l'excellent Dans la dèche à Paris et à Londres (1933) et, dans une moindre mesure (c'est un roman partiellement autobiographique), Burmese Days (1934), on est étonné par l'aventurisme nonchalant d'Orwell. Il a envie de combattre le fascisme et d'écrire quelques articles, alors il va en Espagne, directement au front. Au moins, il accorde ses actes à ses opinions. On ne peut que respecter cette sincérité, bien que j'aie un peu grincé des dents à certains passages : après tout, il va faire la guerre. Il va tuer. Le début est un peu pénible. Le lecteur est plongé dans le vif du sujet sans guère de contexte et mieux vaut prendre le temps de faire quelques passages sur Wikipédia. Orwell est au font, c'est un récit de guerre un peu vide dans lequel on met du temps à comprendre les enjeux. C'est un conflit absurde, où les miliciens, faute d'équipement, ne font pas grand chose d'autre que manger leurs rations, accumuler des poux, grelotter vainement et se prendre des balles perdues. On est frappé par l'union entre anarchistes et communistes qui luttent contre Franco et le fascisme. Dans le feu de l'action, l'utopie socialiste semble presque réalisée, officiers et soldats sont frères, le mot camarade a vraiment du sens. Mais, une fois qu'Orwell revient à Barcelone, cette belle union tombe en morceaux : elle est réservée aux honnêtes combattants, mais dans les grandes villes, on s'étripe idéologiquement. Orwell est traqué, en tant que membre d'une faction soudainement jugée « trotskiste ». L'URSS œuvre dans l'ombre pour empêcher une révolution espagnole qui risque fort de ne pas mimer le stalinisme et qui affaiblirait les alliés de l'URSS, et finalement les anarchistes et les socialistes authentiques, ceux qui ont combattu, les hommes du peuple, se retrouvent pris entre les étaux de la démocratie capitaliste, de l'URSS monolithique et du fascisme lui aussi capitaliste. Face à toutes ces forces, les révolutionnaires sont trompés, décriés et finalement écrasés à grand coup de propagande. On voit là ce qui a nourrit 1984 : la force arbitraire des superpuissances, la destruction de la vérité au profit de l’intérêt des dites puissances et la négation de la valeur de la vie humaine individuelle. Mentionnons aussi l’imperturbabilité peut-être typiquement anglaise d'Orwell. Ainsi, quand il se prend une balle : « The whole experience of being hit by a bullet is very interesting and I think it is worth describing in details. » Une autre anecdote croustillante : quand la police fouille la chambre d'hôtel de sa femme façon Gestapo. Ils tombent sur Mein Kampf, ce qu'ils prennent comme un aveu de fascisme, mais ils sont ensuite apaisés quand ils trouvent un pamphlet de Staline sur la façon dont il convient de liquider les trotskistes.
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  • Ducol Posté le 25 Août 2019
    George ORWELL partage dans ce livre le témoignage poignant de l'idéaliste qu'il était. Confronté au principe de réalité et de calculs politiques entre les factions en présence, alliées mais pas que... Factions dont les dirigeants pensent déjà le ou les coup(s) d'après, comme dans une partie d'échecs. ORWELL, intègre, modeste et altruiste nous fait vivre au quotidien son engagement dans ce conflit où il espérait que les rapports sociaux évolueraient enfin.
  • David_Hue Posté le 18 Mars 2019
    Très intéressant témoignage historique : les souvenirs enterrés d'une société libertaire. Et fondement de son chef d'oeuvre à venir : 1984.
  • GeorgesSmiley Posté le 21 Octobre 2018
    Le grand mérite de ce livre est, à mon sens, double. En premier lieu, il offre un témoignage direct et frais (écrit moins d’un an après les faits qu’il rapporte et donc avant la fin de cette terrible guerre civile) d’un combattant, infiniment plus objectif et passionnant que ceux des observateurs dont on voit bien, dans la dernière partie du livre, qu’ils étaient grossièrement manipulés, certains de bonne foi d’autres de leur plein gré. Sa description du front de l’Aragon devant la ville de Huesca, sur lequel il ne se passe pas grand-chose avant qu’il ne soit grièvement blessé, il le précise lui-même, vaut par la force de son vécu d’une guerre de tranchée (l’impréparation, la jeunesse des brigadistes et leurs illusions, le manque d’armes, de nourriture, de couvertures, le froid, la faim, les rats, les poux) mais ne doit pas laisser croire que cette guerre ne fut que de position. Quelques semaines après sa blessure, le front d’Aragon deviendra lui-aussi très meurtrier lors de l’attaque de Huesca. Il n’oublie pas de décrire l’effroyable misère des paysans aragonais ainsi que leurs outils antédiluviens car, s’il a pris les armes et accepté de mettre sa vie en danger, c’est d’abord en raison... Le grand mérite de ce livre est, à mon sens, double. En premier lieu, il offre un témoignage direct et frais (écrit moins d’un an après les faits qu’il rapporte et donc avant la fin de cette terrible guerre civile) d’un combattant, infiniment plus objectif et passionnant que ceux des observateurs dont on voit bien, dans la dernière partie du livre, qu’ils étaient grossièrement manipulés, certains de bonne foi d’autres de leur plein gré. Sa description du front de l’Aragon devant la ville de Huesca, sur lequel il ne se passe pas grand-chose avant qu’il ne soit grièvement blessé, il le précise lui-même, vaut par la force de son vécu d’une guerre de tranchée (l’impréparation, la jeunesse des brigadistes et leurs illusions, le manque d’armes, de nourriture, de couvertures, le froid, la faim, les rats, les poux) mais ne doit pas laisser croire que cette guerre ne fut que de position. Quelques semaines après sa blessure, le front d’Aragon deviendra lui-aussi très meurtrier lors de l’attaque de Huesca. Il n’oublie pas de décrire l’effroyable misère des paysans aragonais ainsi que leurs outils antédiluviens car, s’il a pris les armes et accepté de mettre sa vie en danger, c’est d’abord en raison de sa conscience sociale. C’est un homme de gauche sincère et courageux qui est venu pour affronter le fascisme. Il ne sait pas encore que c’est le stalinisme qui, pour reprendre une expression qui fit florès dans les années trente, sera tout proche de lui planter un couteau dans le dos. En second lieu, il démythifie la guerre d’Espagne, et cela dès 1937. Commençons par préciser, puisque c’est lui qui le dit, et contrairement à ce qu’on peut lire ici ou là, qu’Orwell ne s’est pas engagé dans les Brigades internationales mais dans celles du P.O.U.M. C’était un parti communiste antistalinien prônant une révolution prolétarienne mondiale de type anarcho-syndicaliste. Le terme d’anarcho-syndicaliste, qui qualifie aussi le syndicat C.N.T, désigne des organisations dont le but était d’instaurer en Espagne un communisme libertaire, aux antipodes du centralisme (auquel il m’est impossible d’accoler l’adjectif démocratique dont la doctrine léniniste l’avait pourtant affublé) de l’URSS de 1936 qui, il faut l’avoir en mémoire comme l’indique Orwell, était la seule à fournir des armes à la République. Il n’était pas venu pour la République mais pour la Révolution. Laissons le parler : « Ce qui avait eu lieu en Espagne, en réalité, ce n’était pas simplement une guerre civile, mais le commencement d’une révolution. C’est ce fait-là que la presse antifasciste à l’étranger avait pris tout spécialement à tâche de camoufler. Elle avait rétréci l’événement aux limites d’une lutte « fascisme contre démocratie » et en avait dissimulé, autant que possible, l’aspect révolutionnaire. En Angleterre, où la presse est plus centralisée et le public plus facilement abusé que partout ailleurs, deux versions seulement de la guerre d’Espagne avaient pu être publiées : la version de la droite selon laquelle il s’agissait de patriotes chrétiens luttant contre des bolcheviks dégoûtants de sang ; et la version de gauche selon laquelle il s’agissait de républicains bien élevés réprimant une rébellion militaire. La vérité a été soigneusement dissimulée ». Sa version de l’élimination sanglante par les communistes et leurs alliés soviétiques des milices et organisations anarchistes à Barcelone en mai 1937 a, depuis, été largement validée par les historiens. Le rôle de la presse, docile diffuseuse de la propagande des staliniens, est bien mis en lumière, ce qui ne signifie pas en valeur. Si le Daily Worker (le journal du PC anglais) a droit à une page entière* sur sa collaboration aux mensonges répandus par les staliniens sur le compte du P.O.U.M (en substance, le parti était non seulement trotskyste mais surtout allié des fascistes italiens et allemands, donc de Franco), justifiant ainsi l’élimination physique de milliers de ses membres, la presse « mainstream » n’est pas plus épargnée. « Certains des journaux étrangers antifascistes s’abaissèrent même jusqu’au mensonge pitoyable de prétendre qu’on n’attaquait les églises que lorsqu’elles servaient de forteresses aux fascistes. En réalité les églises furent saccagées partout, comme de juste, parce qu’on avait bien compris que l’Eglise espagnole était partie intégrante dans la combine capitaliste. En l’espace de six mois en Espagne, je n’ai vu que deux églises intactes, et jusqu’aux environs de juillet 1937 aucune église, à l’exception de deux ou trois temples protestants de Madrid, ne reçut l’autorisation de rouvrir et de célébrer les offices ». On ne peut qu’apprécier la clairvoyance et l’honnêteté intellectuelle d’un homme libre et sincère qui va, à plusieurs reprises, jusqu’à écrire à ses lecteurs « méfiez-vous de ma partialité, des erreurs sur les faits que j’ai pu commettre, et de la déformation qu’entraîne forcément le fait de n’avoir vu qu’un coin des événements. Et méfiez-vous exactement des mêmes choses en lisant n’importe quel autre livre sur la guerre d’Espagne ». J’ai la conviction que les événements de mai 1937 à Barcelone, relatés avec beaucoup d’émotion et d’amertume (il y a perdu des amis et a failli lui-aussi y laisser la vie, non pas à cause de l’ennemi ce qui faisait partie des risques de la guerre mais par ceux de son camp dont il pensait être le camarade à défaut d’être l’ami) ont fortement contribué à sa vision développée dans 1984. Quand certains intellectuels, comme Czeslaw Milosz, ayant eu à pâtir du régime stalinien saluèrent «l'étonnante intuition orwellienne des mécanismes politiques et psychologiques du totalitarisme quand bien même Orwell ne l'a pas connu », ils oubliaient qu’il les avait fréquentés d’un peu trop près à Barcelone. * p 274 dans la version 10/18, les noms des rédacteurs sont cités et les extraits les plus incisifs de leurs articles également. Je plains sincèrement leurs actuels descendants s’ils le laissent aller à lire ces très vilaines pages ou si on vient à les leur rappeler.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…