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            Hommage à la Catalogne

            10/18
            EAN : 9782264030382
            Code sériel : 3147
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 304
            Format : 108 x 177 mm
            Hommage à la Catalogne

            Yvonne DAVET (Traducteur)
            Date de parution : 06/01/2000

            Texte fondateur qui préfigure en partie les visions dramatiques du monde totalitaire de 1984, Hommage à la Catalogne est autant un reportage qu’une réflexion sur la guerre d’Espagne. Engagé aux côtés des républicains, Orwell voit dans la trahison des communistes les conséquences du jeu politique stalinien. Il en découlera la...

            Texte fondateur qui préfigure en partie les visions dramatiques du monde totalitaire de 1984, Hommage à la Catalogne est autant un reportage qu’une réflexion sur la guerre d’Espagne. Engagé aux côtés des républicains, Orwell voit dans la trahison des communistes les conséquences du jeu politique stalinien. Il en découlera la prise de conscience d’un nécessaire engagement…

            « Le texte le plus personnel et le plus émouvant de George Orwell. »
            Sébastien Lapaque - Le Figaro littéraire 

            Traduit de l'anglais
            par Yvonne Davet

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            EAN : 9782264030382
            Code sériel : 3147
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 304
            Format : 108 x 177 mm
            10/18
            7.50 €
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            Ils en parlent

            « Un passionnant reportage à la première personne, étonnamment dépourvu d'amertume, où George Orwell exalte le courage et la fraternité sans frontières des insurgés catalans. »
            Sophie Bourdais, Télérama

            « Le texte le plus personnel et le plus émouvant de George Orwell. »
            Sébastien Lapaque, Le Figaro littéraire

            « Un témoignage lumineux, juste, précis, sans emphase, de ses mois passés parmis les plus misérables des soldats, puis de sa fuite pour échapper aux querelles idéologiques. »
            Josiane Guéguen, Ouest France

            PRESSE

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • David_Hue Posté le 18 Mars 2019
              Très intéressant témoignage historique : les souvenirs enterrés d'une société libertaire. Et fondement de son chef d'oeuvre à venir : 1984.
            • GeorgesSmiley Posté le 21 Octobre 2018
              Le grand mérite de ce livre est, à mon sens, double. En premier lieu, il offre un témoignage direct et frais (écrit moins d’un an après les faits qu’il rapporte et donc avant la fin de cette terrible guerre civile) d’un combattant, infiniment plus objectif et passionnant que ceux des observateurs dont on voit bien, dans la dernière partie du livre, qu’ils étaient grossièrement manipulés, certains de bonne foi d’autres de leur plein gré. Sa description du front de l’Aragon devant la ville de Huesca, sur lequel il ne se passe pas grand-chose avant qu’il ne soit grièvement blessé, il le précise lui-même, vaut par la force de son vécu d’une guerre de tranchée (l’impréparation, la jeunesse des brigadistes et leurs illusions, le manque d’armes, de nourriture, de couvertures, le froid, la faim, les rats, les poux) mais ne doit pas laisser croire que cette guerre ne fut que de position. Quelques semaines après sa blessure, le front d’Aragon deviendra lui-aussi très meurtrier lors de l’attaque de Huesca. Il n’oublie pas de décrire l’effroyable misère des paysans aragonais ainsi que leurs outils antédiluviens car, s’il a pris les armes et accepté de mettre sa vie en danger, c’est d’abord en raison... Le grand mérite de ce livre est, à mon sens, double. En premier lieu, il offre un témoignage direct et frais (écrit moins d’un an après les faits qu’il rapporte et donc avant la fin de cette terrible guerre civile) d’un combattant, infiniment plus objectif et passionnant que ceux des observateurs dont on voit bien, dans la dernière partie du livre, qu’ils étaient grossièrement manipulés, certains de bonne foi d’autres de leur plein gré. Sa description du front de l’Aragon devant la ville de Huesca, sur lequel il ne se passe pas grand-chose avant qu’il ne soit grièvement blessé, il le précise lui-même, vaut par la force de son vécu d’une guerre de tranchée (l’impréparation, la jeunesse des brigadistes et leurs illusions, le manque d’armes, de nourriture, de couvertures, le froid, la faim, les rats, les poux) mais ne doit pas laisser croire que cette guerre ne fut que de position. Quelques semaines après sa blessure, le front d’Aragon deviendra lui-aussi très meurtrier lors de l’attaque de Huesca. Il n’oublie pas de décrire l’effroyable misère des paysans aragonais ainsi que leurs outils antédiluviens car, s’il a pris les armes et accepté de mettre sa vie en danger, c’est d’abord en raison de sa conscience sociale. C’est un homme de gauche sincère et courageux qui est venu pour affronter le fascisme. Il ne sait pas encore que c’est le stalinisme qui, pour reprendre une expression qui fit florès dans les années trente, sera tout proche de lui planter un couteau dans le dos. En second lieu, il démythifie la guerre d’Espagne, et cela dès 1937. Commençons par préciser, puisque c’est lui qui le dit, et contrairement à ce qu’on peut lire ici ou là, qu’Orwell ne s’est pas engagé dans les Brigades internationales mais dans celles du P.O.U.M. C’était un parti communiste antistalinien prônant une révolution prolétarienne mondiale de type anarcho-syndicaliste. Le terme d’anarcho-syndicaliste, qui qualifie aussi le syndicat C.N.T, désigne des organisations dont le but était d’instaurer en Espagne un communisme libertaire, aux antipodes du centralisme (auquel il m’est impossible d’accoler l’adjectif démocratique dont la doctrine léniniste l’avait pourtant affublé) de l’URSS de 1936 qui, il faut l’avoir en mémoire comme l’indique Orwell, était la seule à fournir des armes à la République. Il n’était pas venu pour la République mais pour la Révolution. Laissons le parler : « Ce qui avait eu lieu en Espagne, en réalité, ce n’était pas simplement une guerre civile, mais le commencement d’une révolution. C’est ce fait-là que la presse antifasciste à l’étranger avait pris tout spécialement à tâche de camoufler. Elle avait rétréci l’événement aux limites d’une lutte « fascisme contre démocratie » et en avait dissimulé, autant que possible, l’aspect révolutionnaire. En Angleterre, où la presse est plus centralisée et le public plus facilement abusé que partout ailleurs, deux versions seulement de la guerre d’Espagne avaient pu être publiées : la version de la droite selon laquelle il s’agissait de patriotes chrétiens luttant contre des bolcheviks dégoûtants de sang ; et la version de gauche selon laquelle il s’agissait de républicains bien élevés réprimant une rébellion militaire. La vérité a été soigneusement dissimulée ». Sa version de l’élimination sanglante par les communistes et leurs alliés soviétiques des milices et organisations anarchistes à Barcelone en mai 1937 a, depuis, été largement validée par les historiens. Le rôle de la presse, docile diffuseuse de la propagande des staliniens, est bien mis en lumière, ce qui ne signifie pas en valeur. Si le Daily Worker (le journal du PC anglais) a droit à une page entière* sur sa collaboration aux mensonges répandus par les staliniens sur le compte du P.O.U.M (en substance, le parti était non seulement trotskyste mais surtout allié des fascistes italiens et allemands, donc de Franco), justifiant ainsi l’élimination physique de milliers de ses membres, la presse « mainstream » n’est pas plus épargnée. « Certains des journaux étrangers antifascistes s’abaissèrent même jusqu’au mensonge pitoyable de prétendre qu’on n’attaquait les églises que lorsqu’elles servaient de forteresses aux fascistes. En réalité les églises furent saccagées partout, comme de juste, parce qu’on avait bien compris que l’Eglise espagnole était partie intégrante dans la combine capitaliste. En l’espace de six mois en Espagne, je n’ai vu que deux églises intactes, et jusqu’aux environs de juillet 1937 aucune église, à l’exception de deux ou trois temples protestants de Madrid, ne reçut l’autorisation de rouvrir et de célébrer les offices ». On ne peut qu’apprécier la clairvoyance et l’honnêteté intellectuelle d’un homme libre et sincère qui va, à plusieurs reprises, jusqu’à écrire à ses lecteurs « méfiez-vous de ma partialité, des erreurs sur les faits que j’ai pu commettre, et de la déformation qu’entraîne forcément le fait de n’avoir vu qu’un coin des événements. Et méfiez-vous exactement des mêmes choses en lisant n’importe quel autre livre sur la guerre d’Espagne ». J’ai la conviction que les événements de mai 1937 à Barcelone, relatés avec beaucoup d’émotion et d’amertume (il y a perdu des amis et a failli lui-aussi y laisser la vie, non pas à cause de l’ennemi ce qui faisait partie des risques de la guerre mais par ceux de son camp dont il pensait être le camarade à défaut d’être l’ami) ont fortement contribué à sa vision développée dans 1984. Quand certains intellectuels, comme Czeslaw Milosz, ayant eu à pâtir du régime stalinien saluèrent «l'étonnante intuition orwellienne des mécanismes politiques et psychologiques du totalitarisme quand bien même Orwell ne l'a pas connu », ils oubliaient qu’il les avait fréquentés d’un peu trop près à Barcelone. * p 274 dans la version 10/18, les noms des rédacteurs sont cités et les extraits les plus incisifs de leurs articles également. Je plains sincèrement leurs actuels descendants s’ils le laissent aller à lire ces très vilaines pages ou si on vient à les leur rappeler.
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            • A_fleur_de_mots Posté le 21 Septembre 2018
              Quel hommage qu'est ce témoignage d'Orwell. Un hommage plein de tendresse, de compassion et d'amour pour cette terre catalane. Orwell s'est porté volontaire dans les Brigades Internationales dans la guerre civile espagnole pour tenter de sauver la Républiques mise à mal par les forces loyalistes de Franco. Orwell se décidera pour entrer dans les files de la P.O.U.M, parti arnachiste d'extrême-gauche. Voilà pour l'introduction. Pour le reste, Orwell témoigne franchement et avec une émotion vive de ses engagements militaires, cette fraternité qui régnait dans Barcelone au début de l'engagement, de la ferveur des militants pour une République qui les protegeait et les représentait. Orwell nous décrit aussi l'horreur de cette guerre fratricide, où personne n'en sort grandit. Une guerre où il combattit au front de l'Ebre, cette bataille meurtrière et plus que critique dans cette guerre sans fin. Mais surtout, il nous décrit avec rage et émotion, les guerres intestines politiques qui déclanchera une guerre civile dans la guerre civile, avec un front républicain déchiré par sa nécessaire dépendance à l'URSS de Staline qui opéra un nettoyage politique et idéologique au moment le plus critique pour la survie de cette fragile République. En ce court témoignage, Orwell rend un hommage appuié à tous... Quel hommage qu'est ce témoignage d'Orwell. Un hommage plein de tendresse, de compassion et d'amour pour cette terre catalane. Orwell s'est porté volontaire dans les Brigades Internationales dans la guerre civile espagnole pour tenter de sauver la Républiques mise à mal par les forces loyalistes de Franco. Orwell se décidera pour entrer dans les files de la P.O.U.M, parti arnachiste d'extrême-gauche. Voilà pour l'introduction. Pour le reste, Orwell témoigne franchement et avec une émotion vive de ses engagements militaires, cette fraternité qui régnait dans Barcelone au début de l'engagement, de la ferveur des militants pour une République qui les protegeait et les représentait. Orwell nous décrit aussi l'horreur de cette guerre fratricide, où personne n'en sort grandit. Une guerre où il combattit au front de l'Ebre, cette bataille meurtrière et plus que critique dans cette guerre sans fin. Mais surtout, il nous décrit avec rage et émotion, les guerres intestines politiques qui déclanchera une guerre civile dans la guerre civile, avec un front républicain déchiré par sa nécessaire dépendance à l'URSS de Staline qui opéra un nettoyage politique et idéologique au moment le plus critique pour la survie de cette fragile République. En ce court témoignage, Orwell rend un hommage appuié à tous ces hommes et toutes ces femmes qui se sont battus pour un idéal et ont essayé de vaincre malgré toutes les adversités. Ces hommes et ces femmes qui ont payé le prix le plus fort pour vivre selon leurs idéaux et leurs valeurs. Il nous raconte aussi une histoire dans l'Histoire avec sa grande hache, et rend un hommage ému à tous ces héros et héroïnes anonymes qui ont perdu jusque leur nom et identité dans l'hécatombe de cette guerre. Un hommage en forme de déclaration d'amour à cette terre qui lui fut si chère et qu'il porta dans son coeur toute sa vie durant.
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            • ninon16 Posté le 1 Juillet 2018
              j'ai décidé de lire ce livre (sans grande surprise pour qui me connaît) car j'aime la langue espagnole, et sa culture, et je voulais en savoir plus. J'ai donc décidé d'allier plaisir de lire des classiques à plaisir de l'instruction (exceptionnellement, cela va de soi). J'avais vu en cours à l'occasion d'une étude de la ferme des animaux, autre roman de George Orwell, qu'il avait fait la guerre d'Espagne, et était tellement dégoûté par la position communiste de la URSS qu'il avait écrit le roman que je viens de citer. Cela n'apparaît pas clairement dans ce témoignage qui est assez complexe à lire, je reconnais que j'avais peu de connaissances sur le fonctionnement très précis de la guerre civil et que ça m'a un peu décontenancée. George Orwell fait des analyses très subtiles de toutes les situations qu'il a vécues, et je me suis retrouvée un peu larguée même si maintenant je comprends donc un peu mieux. En revanche, j'ai été un peu déçue par le fait que ce roman soit assez indigeste à lire. C'est probablement moi qui exagère, avec la fatigue et le rythme coupé etc. mais j'ai eu du mal à lire ce roman, j'ai du... j'ai décidé de lire ce livre (sans grande surprise pour qui me connaît) car j'aime la langue espagnole, et sa culture, et je voulais en savoir plus. J'ai donc décidé d'allier plaisir de lire des classiques à plaisir de l'instruction (exceptionnellement, cela va de soi). J'avais vu en cours à l'occasion d'une étude de la ferme des animaux, autre roman de George Orwell, qu'il avait fait la guerre d'Espagne, et était tellement dégoûté par la position communiste de la URSS qu'il avait écrit le roman que je viens de citer. Cela n'apparaît pas clairement dans ce témoignage qui est assez complexe à lire, je reconnais que j'avais peu de connaissances sur le fonctionnement très précis de la guerre civil et que ça m'a un peu décontenancée. George Orwell fait des analyses très subtiles de toutes les situations qu'il a vécues, et je me suis retrouvée un peu larguée même si maintenant je comprends donc un peu mieux. En revanche, j'ai été un peu déçue par le fait que ce roman soit assez indigeste à lire. C'est probablement moi qui exagère, avec la fatigue et le rythme coupé etc. mais j'ai eu du mal à lire ce roman, j'ai du faire par coupures pour que ça ne me pèse pas trop, malgré le fait que l'écriture soit simple. Ce livre nous permet de prendre toute la mesure de ce qu'était George Orwell, et c'est assez impressionnant ! Il est à la fois intelligent sans prétentions, reconnaissant que toute personne manque d'objectivité. Un roman fort intéressant même si complexe et long à lire.
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            • Baldrico Posté le 27 Mai 2018
              Irremplaçable! Quelle est la meilleure façon d'approcher la réalité d'une guerre? Lire ce qu'en dit un écrivain qui y a participé. C'est la chance que nous avons avec Hommage à la Catalogne de George Orwell à propos de la guerre civile espagnole. Bien sûr, le regard est subjectif, mais c'est précisément ce qui est irremplaçable. Le plus intéressant selon moi est le récit de l'expérience concrète de la guerre, ainsi que des émotions et des sentiments qu'elle suscite. C'est évocateur, touchant, révélateur. L'autre aspect est l'expérience des luttes internes entre les différentes tendances républicaines, en gros: communistes pro-soviétiques, communistes anti-soviétiques et anarchistes, les deux dernières étant progressivement éliminées par la première. Cela contribua certainement à la victoire du fascisme. Orwell considère d'ailleurs que le communisme pro-soviétique est une forme de fascisme. Avec cela, un pouvoir d'évocation des lieux et des personnes hors du commun. Un aperçu qui donne aussi quelques clés pour comprendre la situation politique actuelle, mais qui décrit surtout une Catalogne qui tranche radicalement avec l'actuel nationalisme étroit.
            Lisez inspiré avec 10/18 !
            Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…