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Journal du ghetto

Robert Laffont
EAN : 9782221191811
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 122 x 182 mm
Journal du ghetto

ZOFIA BOBOWICZ (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 23/03/2016

En 1913, Janusz Korczak, Juif polonais et pédagogue de notoriété internationale, fonde La Maison des orphelins.
En 1939, lorsque l'Allemagne envahit la Pologne, il accompagne « ses » enfants dans le ghetto de Varsovie, refusant de fuir seul et de les abandonner. Il mène alors une lutte de chaque jour afin...

En 1913, Janusz Korczak, Juif polonais et pédagogue de notoriété internationale, fonde La Maison des orphelins.
En 1939, lorsque l'Allemagne envahit la Pologne, il accompagne « ses » enfants dans le ghetto de Varsovie, refusant de fuir seul et de les abandonner. Il mène alors une lutte de chaque jour afin de leur trouver de la nourriture et de leur dispenser de l'amour et quelques instants de joie. C'est en mai 1942, quelques mois avant d'être déporté avec ses pupilles à Treblinka, où il mourra dans les chambres à gaz, qu'il entreprend la rédaction de ce Journal, témoignage bouleversant d'humanité et de dignité qui a été miraculeusement conservé. Dans l'adversité, la fièvre et l'angoisse les plus extrêmes,
Korczak y décrit l'enfer du ghetto. Il démontre en même temps quel écrivain il était, doué d'un humour cinglant et d'une plume remarquablement sensible.

« Un témoignage littéraire et humaniste. » Télérama

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EAN : 9782221191811
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ChezVolodia Posté le 30 Septembre 2018
    Certains pourront penser qu'il s'agit une énième fois de la Shoa et de ses horreurs et que nos oreilles en ont été rabattues de mille et une façons. Je réponds non, chaque témoignage est unique car il concerne une vie, une personne avec ses propres angoisses, ses propres peurs. Car si les ambitions peuvent être communes et/ou semblables, la peur, elle, est unique pour chacun et revêt différents visages. L'intérêt de ce livre est qu'il en est peu faisant état du journal tenu par ce grand humaniste qu'était Janusz Korczak. On trouve des biographies de lui, des livres ventant ses principes et méthodes d'éducation mais un journal écrit de sa main, c'est le premier que je lis. Par ailleurs, malgré toute l'empathie qu'il peut avoir sur le sort réservé à son peuple, et tout son dévouement, pour les enfants qui lui sont confiés ou qu'il ramasse dans la rue, il reste lucide tant sur leurs qualités que sur leurs défauts... Il est a noter que tant que l'orphelinat exista dans le ghetto aucun enfant n'y mourrut de faim, et peu du thypus qui faisaient des ravages dans le ghetto. Janusz Korczak força les portes des plus riches - ce... Certains pourront penser qu'il s'agit une énième fois de la Shoa et de ses horreurs et que nos oreilles en ont été rabattues de mille et une façons. Je réponds non, chaque témoignage est unique car il concerne une vie, une personne avec ses propres angoisses, ses propres peurs. Car si les ambitions peuvent être communes et/ou semblables, la peur, elle, est unique pour chacun et revêt différents visages. L'intérêt de ce livre est qu'il en est peu faisant état du journal tenu par ce grand humaniste qu'était Janusz Korczak. On trouve des biographies de lui, des livres ventant ses principes et méthodes d'éducation mais un journal écrit de sa main, c'est le premier que je lis. Par ailleurs, malgré toute l'empathie qu'il peut avoir sur le sort réservé à son peuple, et tout son dévouement, pour les enfants qui lui sont confiés ou qu'il ramasse dans la rue, il reste lucide tant sur leurs qualités que sur leurs défauts... Il est a noter que tant que l'orphelinat exista dans le ghetto aucun enfant n'y mourrut de faim, et peu du thypus qui faisaient des ravages dans le ghetto. Janusz Korczak força les portes des plus riches - ce qui parait une gageure dans le ghetto - et exigea du Judenrat des supplément de nourriture, de chauffage et de médicaments. Lors de l'évacuation de l'orphelinat, il faut également préciser qu'un officier allemand a proposé à Janusz Korczak, un sauf conduit qui lui aurait permis de sauver sa vie, et qu'il a refusé pour ne pas abandonner "ses enfants" dans la mort.
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  • M_a_r_c Posté le 13 Juin 2018
    C’est en lisant Le Livre D’Aron que j’avais découvert l’histoire de Janusz Korczak. Médecin et pédiatre polonais, il est connu pour son engagement en faveur des droits de l’enfant, mais aussi pour son attitude lors de la liquidation du ghetto de Varsovie, quand il décida, plutôt que d’abandonner « ses » orphelins, de mourir avec eux dans les chambres à gaz de Treblinka. C’est à partir du mois de mai 1942 que Janusz Korczak entreprend de tenir un journal dans lequel il relate aussi bien les incidents qui émaillent la vie quotidienne de l’orphelinat que le cours de ses pensées les plus diverses. Le Journal Du Ghetto est la transcription brute, sans modification de sa chronologie ni la structure, de ce journal intime. Ceux qui s’attendent à un récit cohérent des derniers mois de Janusz Korczak et des enfants de la Maison des orphelins seront probablement déçus. Ce qu’a écrit Korczak à la veille de la liquidation du ghetto n’était pas destiné à être publié. Ni même à être lu par quelqu’un d’autre que lui-même. Le Journal Du Ghetto est donc plus un matériau historique, brut, à lire, pour tenter de le dégrossir, en parallèle avec d’autres ouvrages traitant du destin de Janusz Korczak.... C’est en lisant Le Livre D’Aron que j’avais découvert l’histoire de Janusz Korczak. Médecin et pédiatre polonais, il est connu pour son engagement en faveur des droits de l’enfant, mais aussi pour son attitude lors de la liquidation du ghetto de Varsovie, quand il décida, plutôt que d’abandonner « ses » orphelins, de mourir avec eux dans les chambres à gaz de Treblinka. C’est à partir du mois de mai 1942 que Janusz Korczak entreprend de tenir un journal dans lequel il relate aussi bien les incidents qui émaillent la vie quotidienne de l’orphelinat que le cours de ses pensées les plus diverses. Le Journal Du Ghetto est la transcription brute, sans modification de sa chronologie ni la structure, de ce journal intime. Ceux qui s’attendent à un récit cohérent des derniers mois de Janusz Korczak et des enfants de la Maison des orphelins seront probablement déçus. Ce qu’a écrit Korczak à la veille de la liquidation du ghetto n’était pas destiné à être publié. Ni même à être lu par quelqu’un d’autre que lui-même. Le Journal Du Ghetto est donc plus un matériau historique, brut, à lire, pour tenter de le dégrossir, en parallèle avec d’autres ouvrages traitant du destin de Janusz Korczak. Dans cette perspective, il devrait permettre de mieux comprendre l’état d’esprit de celui-ci, ses motivations ou encore – mais je m’avance en affirmant cela – les raisons qui l’ont poussé à agir comme il l’a fait. Indépendamment de son manque de structure, le journal de Korczak reste un ouvrage bouleversant car il rappelle, aujourd’hui plus que jamais, que l’homme, s’il est capable du pire, est aussi capable de transcender ses instincts les plus bas, ceux auxquels nous cédons trop facilement lorsque nous ignorons l’autre ou lorsque, plus faible que nous, nous l’écrasons, et de s’accomplir. Alors qu’il avait la possibilité de fuir et de sauver sa vie, Janusz Korczak est resté dans le ghetto, au milieu de « ses « enfants. Il a refusé de les abandonner et c’est la tête haute, en défiant les nazis, qu’il les a accompagnés jusque dans la mort. En cette époque sinistre d’égoïsme et de repli sur soi-même qu’est la nôtre, puissent le courage et la détermination de Janusz Korczak, son abnégation, sa dignité également faire comprendre à certains combien leurs attitudes sont ignobles. Mais j’en reste là, sinon ma critique va tourner au massacre politique !
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  • camillette02 Posté le 17 Septembre 2016
    Journal d'un ghetto n'est pas un livre qui nous raconte, de manière linéaire, l'Histoire entre mai et août 1942 qui s'est déroulée à Varsovie. Ce n'est pas non plus un livre biographique. C'est un livre qui nous plonge dans les pensées de Janusz Korczak. Des pensées qui sont couchées immédiatement sur papier sans se poser la question du lecteur. A travers les écrits de l'auteur, nous ressentons, en tant que lecteur, son besoin d'écriture. Par contre, ses écrits restent parfois très énigmatiques. Parmi ceux-ci, le lecteur comprend que pour cet homme, être un bon homme ne réside pas dans sa nationalité ou ses croyances mais dans les actions qu'il accomplit vis-à-vis de son prochain. La deuxième partie du livre est plus poignante car Janusz Korczak sait que c'est la fin.
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