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EAN : 9782264032232
Code sériel : 2028
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 272
Format : 108 x 177 mm

La route de Los Angeles

Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
Date de parution : 03/01/2002

Orgueilleux, emphatique, looser provocateur, Arturo Bandini bourlingue dans l’Amérique des années trente. Enfermé dans un placard qui lui sert de « bureau », errant de petits boulots en grosses galères, Bandini veut être écrivain. La Route de Los Angeles publiée après la mort de John Fante, marque la naissance d’un...

Orgueilleux, emphatique, looser provocateur, Arturo Bandini bourlingue dans l’Amérique des années trente. Enfermé dans un placard qui lui sert de « bureau », errant de petits boulots en grosses galères, Bandini veut être écrivain. La Route de Los Angeles publiée après la mort de John Fante, marque la naissance d’un anti-héros culte et le début d’une œuvre flamboyante.



« John Fante, avant les beatniks, a raconté l’aventure des laissés-pour-compte, des ivrognes. La Route de Los Angeles, c'est déjà le bréviaire d'une Amérique vulgaire et mal élevée. » 
Jacques-Pierre Amette, Le Point



Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Brice Matthieussent

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EAN : 9782264032232
Code sériel : 2028
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 272
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • FlorianV Posté le 2 Avril 2020
    Premier roman de Fante publié de façon posthume car impubliable de son vivant Jugé trop cru et violent, ce texte d'inspiration autobiographique raconte la vie du jeune Arturo Bandini, génie autoproclamé dans une famille limitée à sa soeur Mona et sa mère. Toutes deux sont bien loin de ses idéaux intellectuels, coincées qu'elles sont dans leur bigoterie et leurs petits principes moraux. Lui ne rêve que de création et d'idéal, lui le surhomme qui lit Nietzsche et Schopenhauer, qui déteste les femmes mais qui ne rêve que d'une chose, que l'une d'entre elles s'intéresse à son génie, une fille autre que celles sur papier qu'il découpe dans des magazines et avec qui il s'imagine une vie. Un formidable portrait de loser, détestable de bout en bout, suffisant et imbu de lui même, et pourtant impossible de lâcher ce texte. Le ton de Fante n'a pas d'équivalent et on a du mal à imaginer qu'à une dizaine d'années près, ce foutu bouquin a été écrit il à 100 ans...
  • nadiouchka Posté le 19 Décembre 2019
    Partir, oui, sur « La Route de Los Angeles » avec un livre de John Fante, écrivain américain, né à Denver (Colorado en 1909,) et décédé en 1983, à Los Angeles (Californie). Il a été non seulement un romancier, mais aussi un nouvelliste et un scénariste. J’avais ce livre car, pour moi, « route » signifie « voyage » et le nom de Los Angeles m’a fait remonter des souvenirs (quand j’y suis allée). D'où un double intérêt. Cet ouvrage de John Fante a été publié après sa mort, en 1986 (donc, à titre posthume). Mais à la lecture, ô surprise, ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais. Il n’empêche que cela m’a bien divertie. L’histoire ? Ou « le pitch » ? (comme disent certains) : Je vais essayer de « faire court » bien que ce récit ne compte qu’un peu moins de 300 pages (dans ma version : 270 = une bagatelle). Nous sommes dans les années 1930, en Californie. On y voit un certain Arturo Gabriel Bandini qui vit avec sa sœur (Mona) et sa mère. Ils sont d’origine italienne (comme le laisse entendre leur nom). Ils vivent près de Los Angeles (« La Ville des Anges ») et espèrent un avenir meilleur, mais Arturo est un rêveur. On ne peut pas dire de lui... Partir, oui, sur « La Route de Los Angeles » avec un livre de John Fante, écrivain américain, né à Denver (Colorado en 1909,) et décédé en 1983, à Los Angeles (Californie). Il a été non seulement un romancier, mais aussi un nouvelliste et un scénariste. J’avais ce livre car, pour moi, « route » signifie « voyage » et le nom de Los Angeles m’a fait remonter des souvenirs (quand j’y suis allée). D'où un double intérêt. Cet ouvrage de John Fante a été publié après sa mort, en 1986 (donc, à titre posthume). Mais à la lecture, ô surprise, ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais. Il n’empêche que cela m’a bien divertie. L’histoire ? Ou « le pitch » ? (comme disent certains) : Je vais essayer de « faire court » bien que ce récit ne compte qu’un peu moins de 300 pages (dans ma version : 270 = une bagatelle). Nous sommes dans les années 1930, en Californie. On y voit un certain Arturo Gabriel Bandini qui vit avec sa sœur (Mona) et sa mère. Ils sont d’origine italienne (comme le laisse entendre leur nom). Ils vivent près de Los Angeles (« La Ville des Anges ») et espèrent un avenir meilleur, mais Arturo est un rêveur. On ne peut pas dire de lui qu’il soit courageux, on le déteste carrément. S’ils arrivent à vivre (pu plutôt à survivre), ils le doivent à l’aide le Franck (leur oncle). On ne peut pas dire, non plus, qu’Arturo, (avec ses petits boulots) , aide suffisamment sa famille. De caractère infernal, (il a tout de même dix-huit ans), il se montre plutôt menteur, fainéant (là, il est le roi) – mais je ne vais pas détailler tous ses défauts car il en a trop. Ce simple tableau du personnage nous met dans l’ambiance. Je voudrais rajouter que Monsieur se montre hautain car il se trouve supérieur aux autres. Tout cela parce que, lisant beaucoup, il arrive à citer Nietzche, Kant ou Schopenhauer. L’ennui, c’est que s’il lit pas mal, il ne comprend pas tout mais cela lui fait dire qu’il est cultivé et intelligent. Il aurait peut-être dû lire des BD : les dessins et les « bulles » l’auraient aidé…. En fait, avec ses petits boulots « à la chaîne » que lui procure son oncle, ce qu’il veut, c’est « écrire ». Son thème est trouvé dans les conditions de travail des émigrants. Il se prend pour un génie (pour lui, les autres n’y comprennent rien). Finalement, John Fante cherche à nous le rendre touchant ! Et « La route de Los Angeles » dans tout ça ? C’est simple (ou presque) : « Fuir sera sa seule issue. Fuir sa famille, ses propres carcans, fuir le port et les emplois précaires de Wilmington en Californie vers Los Angeles pour ses rêves de gloire et d’espoir. » Il écrit – Monsieur est un incompris – mais il va continuer « pour le pire et le meilleur » : « Je ne suis pas encore un mouton. Lis Nietzsche. Sois un surhomme. Ainsi parlait Zarathoustra. Oh, ce Nietzsche ! Ne sois pas un mouton, Bandini. Conserve la sainteté de ton esprit. Va dans le parc et lis le maître sous les eucalyptus. » Et c’est ici que j’arrête mon petit discours car c’est un livre à découvrir – d’une écriture souvent très crue – souvent violente - mais qui peut très bien ne pas convenir à certains : chacun ses goûts.
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  • CoolWriter Posté le 10 Décembre 2019
    Je prends plaisir à remercier Philippe Djian, à chaque fois, de m'avoir fait découvrir ce merveilleux conteur, John Fante. Tout est bon, dans son œuvre !
  • ManouB Posté le 12 Septembre 2019
    Dans ce roman très cru, semi-autobiographique, John Fante nous présente son alter égo imaginaire, Arturo Bandini que l'on retrouvera dans trois autres de ses œuvres. C'est un tout jeune homme (18 ans) qui vit à Wilmington en Californie avec sa famille. Il fantasme toute la journée parfois jusqu'au délire, rêve de belles voitures et de belles femmes qu'il surnomme ses "femmes". Elles sont réelles ou entrevues sur papier glacé, mais tellement belles et lui apportent un peu de l'affection dont il a tant besoin pour vivre et rompre sa solitude. Misogyne, il s'en prend avec beaucoup de violence verbale à sa mère, tellement bigote qu'elle passe son temps à prier devant sa fenêtre, et sa sœur aînée qui passe son temps à l'église. Ce qu'il ne supporte pas c'est qu'elles lui fassent la moindre remarque, que ce soit à propos de son comportement, de sa tenue, ou de ses projets : il est en révolte permanente, toujours prêt à exploser. En plus de cette violence verbale, il est provocateur, voleur à l'occasion et menteur ! Par exemple, il va même jusqu'à affirmer que sa mère est mourante pour justifier un retard à son travail... Depuis que le père est mort... Dans ce roman très cru, semi-autobiographique, John Fante nous présente son alter égo imaginaire, Arturo Bandini que l'on retrouvera dans trois autres de ses œuvres. C'est un tout jeune homme (18 ans) qui vit à Wilmington en Californie avec sa famille. Il fantasme toute la journée parfois jusqu'au délire, rêve de belles voitures et de belles femmes qu'il surnomme ses "femmes". Elles sont réelles ou entrevues sur papier glacé, mais tellement belles et lui apportent un peu de l'affection dont il a tant besoin pour vivre et rompre sa solitude. Misogyne, il s'en prend avec beaucoup de violence verbale à sa mère, tellement bigote qu'elle passe son temps à prier devant sa fenêtre, et sa sœur aînée qui passe son temps à l'église. Ce qu'il ne supporte pas c'est qu'elles lui fassent la moindre remarque, que ce soit à propos de son comportement, de sa tenue, ou de ses projets : il est en révolte permanente, toujours prêt à exploser. En plus de cette violence verbale, il est provocateur, voleur à l'occasion et menteur ! Par exemple, il va même jusqu'à affirmer que sa mère est mourante pour justifier un retard à son travail... Depuis que le père est mort c'est Arturo qui doit amener de l'argent à la maison. Il multiplie les petits boulots, devenant terrassier, plongeur, débardeur, employé dans une épicerie, et ne les garde jamais bien longtemps parce que au-delà de tous les fantasmes ordinaires de ce jeune garçon passionné et empli de rage, celui pour lequel il se bat quoi qu'il advienne, c'est celui qu'il concrétisera plus tard : devenir écrivain. En attendant ce jour lointain, tout le monde se moque de lui et son oncle Franck est bien obligé de les aider financièrement... Et Arturo (John dans la vraie vie...), pendant ce temps, fréquente assidûment la médiathèque (il est amoureux de Miss Hopkins, la bibliothécaire), emprunte Nietzsche, s'installe dans un parc pour lire tranquillement, philosophe, se prend pour Zarathoustra... Cette violence qu'il ressent au quotidien, cette impossibilité qu'il a de s'intégrer vraiment dans le pays d'accueil, il faut qu'elle sorte de lui-même sous peine de l'étouffer. Il explose par moment et délire seul face à toute cette injustice : cela donne dans le roman, des scènes d'une grande violence durant lesquelles Arturo se déchaîne en trucidant des crabes, ou des fourmis...il devient alors le maître du monde, un surhomme qui réussit toutes ses entreprises ! Mais sa violence s'exprime aussi verbalement, comme nous l'avons vu envers sa famille, mais aussi lorsqu'il s'en prend aux immigrés philippins qui travaillent avec lui à la conserverie de poissons et ont osé se moquer de lui... Un soir, il va se disputer plus violemment que d’habitude avec sa famille... Ce roman de jeunesse qui a choqué les éditeurs des années 30, ne dresse pas un portrait très flatteur de l'Amérique...ce pays d'accueil qui a tant fait rêver les hommes. Il ne montre pas non plus les ritals (et les hommes) sous leur meilleur jour. Arturo est l'anti-héros par excellence, roublard, vantard, détestable, susceptible et extrêmement raciste. Il n'hésite pas à insulter ses collègues de travail qui sont pourtant dans la même galère que lui. Il ne veut surtout pas s'intégrer et être assimilé à eux, même quand on lui tend la main alors qu'en fait il ne rêve que de devenir un véritable américain. Au delà de ce personnage dépeint par l'auteur, tourmenté, désespéré et tellement vantard que s'en est souvent amusant (le bel italien par excellence), le lecteur comprend qu'Arturo est plein de rage car il ne supporte plus la pauvreté, le mépris des autres envers sa famille, qu'il ne supporte plus sa condition de rital immigré dans un pays où tout est fait pour les américains, qu'il ne sait pas comment supporter autrement son existence sans avenir, ni espoir d'une vie meilleure et cette solitude qui le submerge et provoque cette émotion à fleur de peau qui déborde chez lui mais nous submerge aussi nous lecteurs...sans prévenir. Au milieu de cette rage qui étouffe le jeune Arturo, des élans de tendresse font pressentir au lecteur que l'auteur est lui-même un être multiple, hypersensible et plein de rage, un être capable de tous les excès et de toutes les passions...ce que nous découvrirons en poursuivant la lecture de ses œuvres. Malgré la violence de certains passages, le côté "vilain garçon" d'Arturo et la façon très crue qu'il a de s'en prendre au monde qui l'entoure, l'auteur distille dans ses pages de beaux passages tantôt émouvants, tantôt drôles et cela donne envie de continuer à le lire...
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  • resogerath Posté le 24 Mars 2019
    On retrouve Bandini, plus fou, plus génial encore. Certain de sons succès, un jour, il raconte sa jeunesse entre sa mère, son travail dans l'usine à poisson et son avenir d'auteur à succès riche. Selon son inspiration, il est gladiateur, espion, détective, bref, il rêve sa vie... John Fante continue de se raconter dans ce nouvel ouvrage passionnant.
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    Alors que sort le 30 octobre sur grand écran l'adaptation par Yvan Attal du roman-culte de John Fante Mon chien Stupide, retour sur la situation particulière de ce bijou d'humour désabusé dans la carrière chahutée de l'un des précurseurs supposés de la Beat Generation – idole de Charles Bukowski.

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