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Robert Laffont
EAN : 9782221249949
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 122 x 182 mm

La Servante écarlate - Nouvelle traduction

Michèle Albaret-Maatsch (traduit par, préface de), Michèle Albaret-Maatsch (traduit par, préface de)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 14/01/2021
« Les meilleurs récits dystopiques sont universels et intemporels. [...] La Servante écarlate éclaire d’une lumière terrifiante l’Amérique contemporaine. » Télérama.
Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d’autres à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service... Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, servante écarlate parmi d’autres à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de sa femme. Le soir, dans sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau clandestin, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
Paru en 1985, La Servante écarlate est aujourd’hui un classique de la littérature anglo-saxonne et un étendard de la lutte pour les droits des femmes. Si la série adaptée de ce chef-d’œuvre a donné un visage à Defred, celui d’Elisabeth Moss, cette nouvelle traduction révèle toute sa modernité ainsi que la finesse et l’intelligence de Margaret Atwood. La Servante est un roman polysémique, empli de références littéraires et bibliques, drôle même... et c’est à nous, lecteurs, de découvrir ses multiples facettes.
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EAN : 9782221249949
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ecceom Posté le 11 Janvier 2022
    Dans un monde post-apocalyptique et un pays qu’on imagine avoir été les Etats-Unis, la contamination chimique, biologique et les épidémies, ont amoindri la fertilité des femmes. Un régime théocratique appelé Gilead s’est mis en place qui a instauré un système de castes attribuant aux femme un rôle bien défini : prostituées, domestiques (les Martha), gardiennes morales (les Tantes), les Epouses (infertiles)…et les Servantes, habillées de couleur rouge, sur qui repose l’espoir d’une fécondation par les Gouverneurs. Leur ventre éventuellement encore fécond est seul important, toute personnalité, toute humanité étant bannies. Le roman est une sorte de journal tenu par Defred, l’une de ces Servantes. Ce livre est revenu sur le devant de l’actualité en raison d’une adaptation sous forme de série. L'éditeur cherchant à profiter de cette nouvelle exposition n’hésite pas à dégainer un slogan censé arrimer le récit dans l’actualité : « Le livre qui fait trembler l'Amérique de Trump »...Quelle blague, il faudrait déjà qu'elle sache lire, cette Amérique là ! Ceci dit, j'ai commencé la lecture avec beaucoup d’intérêt, attiré par la relative originalité du sujet, intrigué par le lent développement qui ne dévoile les informations qu’avec parcimonie, et séduit par le style de l’auteur, souvent remarquable. Mais assez vite, ce... Dans un monde post-apocalyptique et un pays qu’on imagine avoir été les Etats-Unis, la contamination chimique, biologique et les épidémies, ont amoindri la fertilité des femmes. Un régime théocratique appelé Gilead s’est mis en place qui a instauré un système de castes attribuant aux femme un rôle bien défini : prostituées, domestiques (les Martha), gardiennes morales (les Tantes), les Epouses (infertiles)…et les Servantes, habillées de couleur rouge, sur qui repose l’espoir d’une fécondation par les Gouverneurs. Leur ventre éventuellement encore fécond est seul important, toute personnalité, toute humanité étant bannies. Le roman est une sorte de journal tenu par Defred, l’une de ces Servantes. Ce livre est revenu sur le devant de l’actualité en raison d’une adaptation sous forme de série. L'éditeur cherchant à profiter de cette nouvelle exposition n’hésite pas à dégainer un slogan censé arrimer le récit dans l’actualité : « Le livre qui fait trembler l'Amérique de Trump »...Quelle blague, il faudrait déjà qu'elle sache lire, cette Amérique là ! Ceci dit, j'ai commencé la lecture avec beaucoup d’intérêt, attiré par la relative originalité du sujet, intrigué par le lent développement qui ne dévoile les informations qu’avec parcimonie, et séduit par le style de l’auteur, souvent remarquable. Mais assez vite, ce rythme devient une cause de lassitude, de même que le flou volontaire permanent et dès lors, j'ai eu de la peine à rallier la fin. C’est pour moi, une des limites de l’ouvrage, la deuxième étant le sentiment que Margaret Atwood n’a pas utilisé tout le matériau, s’en tenant à une fable à message qu’on qualifiera de féministe par simplisme, alors que le sujet aurait pu l’entrainer beaucoup plus loin. La question théocratique (sans doute celle à laquelle pensait l’éditeur par rapport à l’Amérique de Trump et des malades du Tea Party par exemple), est traitée un peu par ricochet, de même que la dictature elle-même, qui n’épargne au fond, pas davantage les hommes. S'il ne fallait s'en tenir qu'à l'intérêt du sujet ou la qualité d'écriture, la place de ce roman serait tout en haut. Mais pour moi, en dépit de passages très forts, le plaisir de lecture est resté trop mesuré et je ne rangerai pas "La Servante Ecarlate" sur la même étagère que d’autres oeuvres dystopiques telles que "1984", "Le Meilleur des Mondes", "V pour Vendetta" ou "Fahrenheit 451", plus puissantes.
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  • Plumes39 Posté le 9 Janvier 2022
    Je viens de terminer la Servante écarlate de Margaret Atwood, livre qui m’a été offert par ma cousine. Un énorme coup de cœur pour moi Un roman dystopique, qui dérange, qui angoisse, et pour cause, l’auteur nous embarque dans un état totalitaire fondé sur le fondamentalisme religieux, où la femme devient une esclave sexuelle pour augmenter le taux de natalité qui est en réel perdition. Margaret Atwood ne s'est pas contentée de décrire une contre-utopie, puisque tout est réel dans son roman. Il lui tenait à cœur, que toutes les situations, les règles, les bases fassent référence à des faits historiques survenus à plusieurs époques. Le fait que tout soit réel dans ce monde “irréel”, m’a donné encore plus un sentiment de déjà vu et de recommencement sur la condition des femmes à travers le monde et de l’être humain en général. Les colonies m’ont rappelé les camps de concentration, les goulags. Le mur ou pendent les corps, le mur de Berlin. Cette fécondité imposée, les années Ceausescu en Roumanie avec l’obligation pour les foyers d’avoir 4 enfants. La robe rouge des servantes avec cette coiffe qui ne leur permet ni de voir ni d'être vue, me ramène aux “Hirondelles de Kaboul” que j’ai lu il... Je viens de terminer la Servante écarlate de Margaret Atwood, livre qui m’a été offert par ma cousine. Un énorme coup de cœur pour moi Un roman dystopique, qui dérange, qui angoisse, et pour cause, l’auteur nous embarque dans un état totalitaire fondé sur le fondamentalisme religieux, où la femme devient une esclave sexuelle pour augmenter le taux de natalité qui est en réel perdition. Margaret Atwood ne s'est pas contentée de décrire une contre-utopie, puisque tout est réel dans son roman. Il lui tenait à cœur, que toutes les situations, les règles, les bases fassent référence à des faits historiques survenus à plusieurs époques. Le fait que tout soit réel dans ce monde “irréel”, m’a donné encore plus un sentiment de déjà vu et de recommencement sur la condition des femmes à travers le monde et de l’être humain en général. Les colonies m’ont rappelé les camps de concentration, les goulags. Le mur ou pendent les corps, le mur de Berlin. Cette fécondité imposée, les années Ceausescu en Roumanie avec l’obligation pour les foyers d’avoir 4 enfants. La robe rouge des servantes avec cette coiffe qui ne leur permet ni de voir ni d'être vue, me ramène aux “Hirondelles de Kaboul” que j’ai lu il y a peu de temps. Rien ne s’arrête tout recommence. Le style littéraire est plutôt bien choisi car il ajoute de la noirceur. On sent l’ennui, la lenteur des événements, la peur, la honte même de ne rien faire, la perte des sentiments. Mais nous, que ferions-nous ? Moi-même qui ai un tempérament opposé à DeFred, je ne sais pas répondre. Aurais-je vraiment le courage de me rebeller. Je pense que oui,... mais, …, je n’en sais fichtre rien ! Si vous lisez ce livre, ne vous attendez pas à un roman fait de rebondissements, d’actions, de personnages extraordinaires. Un récit qui fait froid dans le dos, qui fait peur, qui nous interpelle. Qui nous rappelle combien nos libertés ne sont pas acquises et qu’il faut toujours nous méfier.
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  • luluberlustucru Posté le 3 Janvier 2022
    Je me suis pris une vraie claque en lisant ce livre. Je pense que c'est le livre qui m'a le plus marquée. L'univers proposé par Margaret Atwood est envoutant et l'histoire parfaitement ficelée. On y suit l'histoire de Defred, une jeune Servante, qui a pour seul rôle dans la société celui d'être mère porteuse et, ainsi, de permettre à des femmes de la haute société, les Epouses, souvent mariées à des commandants très important. On découvre également le fonctionnement du régime qui a remplacé les Etats-Unis et comment les femmes sont écartées de tout et réduites à des objets, particulièrement pour les Servantes. Ce livre est addictif, je n'ai plus pu le lâcher avant de l'avoir fini, je le conseille vivement, ainsi que le deuxième livre Les Testaments qui nous plonge dans les prémices de cette société.
  • Cath_perrin Posté le 26 Décembre 2021
    La seule chose qui permet à Defred de survivre, ce sont ses souvenirs même s’il y a peu de chances que son mari soit encore vivant. Quant à sa fille, Defred craint qu’elle ne l’ait oubliée. Dans ce roman dystopique, la fertilité est faible, les femmes ont alors été asservies et seules les terribles Tantes ont un semblant de pouvoir. Defred est devenue une servante écarlate, chargée de la reproduction et au moment où débute l’histoire, elle est placée dans la famille d’un Commandant et de sa femme. Si elle réussit, elle sera placée dans une autre famille, si elle échoue… Il faut très peu de descriptions à Margaret Atwood pour que ce monde prenne réalité dans l’esprit du lecteur. Un livre choc, qui fait froid dans le dos.
  • Aliceaupaysdesmecaniques Posté le 24 Décembre 2021
    L’Amérique a mal tourné, très mal tourné, même : dictature militaire implacable, baisse de la fécondité à un point tel que seules quelques femmes parviennent encore à avoir des enfants. Ce sont des Servantes, affectées à des Commandants ; des « servantes écarlates » qui « font » les enfants des Epouses des Commandants, toutes stériles. Le personnage principal ? Elle s’appelle Defred, elle est servante écarlate, elle « doit » des enfants à son Commandant. Elle s’appelle Defred car elle appartient à Fred : son corps ne lui appartient pas, elle ne connaîtra jamais ses enfants, son nom n’est pas le sien. La Servante qui l’a précédée s’appelait Defred, la prochaine s’appellera Defred. « Je ne m’appelle pas Defred, j’ai un autre nom, dont personne ne se sert maintenant parce que c’est interdit. Je me dis que ça n’a pas d’importance, un prénom, c’est comme son propre numéro de téléphone, ç a ne sert qu’aux autres. Mais ce que je dis est faux, cela a de l’importance« . Cette société est complètement aliénante : toute personne est standardisée, anonymisée : il y a des Epouses, des Anges (les forces militaires spéciales), des Gardiens, les Marthas qui sont les bonnes des maisons…... L’Amérique a mal tourné, très mal tourné, même : dictature militaire implacable, baisse de la fécondité à un point tel que seules quelques femmes parviennent encore à avoir des enfants. Ce sont des Servantes, affectées à des Commandants ; des « servantes écarlates » qui « font » les enfants des Epouses des Commandants, toutes stériles. Le personnage principal ? Elle s’appelle Defred, elle est servante écarlate, elle « doit » des enfants à son Commandant. Elle s’appelle Defred car elle appartient à Fred : son corps ne lui appartient pas, elle ne connaîtra jamais ses enfants, son nom n’est pas le sien. La Servante qui l’a précédée s’appelait Defred, la prochaine s’appellera Defred. « Je ne m’appelle pas Defred, j’ai un autre nom, dont personne ne se sert maintenant parce que c’est interdit. Je me dis que ça n’a pas d’importance, un prénom, c’est comme son propre numéro de téléphone, ç a ne sert qu’aux autres. Mais ce que je dis est faux, cela a de l’importance« . Cette société est complètement aliénante : toute personne est standardisée, anonymisée : il y a des Epouses, des Anges (les forces militaires spéciales), des Gardiens, les Marthas qui sont les bonnes des maisons… Chacune sa place, son rôle, dans cet Ordre extrêmement oppressif. Toutes les autres femmes (trop âgées, infertiles, etc.) sont déportées dans les Colonies où elles manipulent des déchets toxiques. Toujours la question de leur fertilité est posée, jamais celle de leurs commandants… Les hommes ne sont pas mieux lotis d’ailleurs, mais Defred en parle peu : elle n’a pas le droit de leur parler, sauf dans certaines circonstances très cadrées. « Il nous est interdit de nous trouver en tête à tête avec les Commandants. Notre fonction est la reproduction […]. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets ». L’Ordre s’appuie sur la religion et la peur pour chasser toute pensée critique, garder chacun dans sa case et son rôle. La parole est cadrée, la communication interdite : parler, jouer au scrabble, échanger des mots sont des plaisirs prohibés. Pourtant Defred se pose des questions, se souvient, chercher du sens dans les petits signes de connivence qu’elle croit deviner chez d’autres esclaves de ce système. Malgré le carcan des codes, des règles, des interdits, elle lutte, elle espère. Margaret Atwod développe dans ce roman une dystopie qui est l’excellent pendant féminin (féministe ?) du 1984 de George Orwell : un personnage qui n’a rien d’héroïque ouvre lentement les yeux sur l’inhumanité totale dans laquelle un système le force à vivre. Il n’a pas de liberté, perd son nom, son droit à développer des pensées qui lui sont propres, ne parvient pas à renverser ce système. Il tente, il se débat,… et le récit s’achève avec l’échec complet (1984) ou sans que l’on sache si Defred est sauve pour La servante écarlate : » Que ceci soit ma fin ou un nouveau commencement, je n’ai aucun moyen de le savoir. Et donc je me hisse, vers l’obscurité qui m’attend à l’intérieur ; ou peut-être la lumière« . Sauf que Margaret Atwood attaque le thème sous l’angle de la féminité, du désir, de l’enfantement, de l’appropriation du corps, et que je ne peux m’empêcher de trouver cette approche encore plus efficace et terrifiante que celle d’Orwell. Et ce que l’on dit peu, c’est qu’Orwell s’est inspiré pour partie d’un roman publié 8 ans plus tôt, en 1940. Une suédoise, Kain Boye, passablement terrorisée par le nazisme, qui publie La Kallocaïne, première dystopie de ce style, avant de se suicider. Une femme, donc. CQFD. La servant écarlate, de Margaret Atwood, a été publié dans sa version française chez J’ai lu, en 1985.
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