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        La voleuse d'hommes

        10/18
        EAN : 9782264035943
        Code sériel : 3744
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 656
        Format : 108 x 177 mm
        La voleuse d'hommes

        ANNE RABINOVITCH (Traducteur)
        Date de parution : 20/01/2005

        Trois amies déjeunent ensemble. Elles n’ont rien en commun, sinon qu’elles nourrissent toutes trois une haine féroce contre Zénia, cette femme énigmatique et envoûtante qui leur a volé leur homme. Elles viennent d’apprendre sa mort, et quel soulagement ! Mais lorsque Zénia fait son entrée dans le restaurant, plus conquérante...

        Trois amies déjeunent ensemble. Elles n’ont rien en commun, sinon qu’elles nourrissent toutes trois une haine féroce contre Zénia, cette femme énigmatique et envoûtante qui leur a volé leur homme. Elles viennent d’apprendre sa mort, et quel soulagement ! Mais lorsque Zénia fait son entrée dans le restaurant, plus conquérante que jamais, c’est le choc. Le cauchemar va-t-il recommencer ?

        « Que vous ayez une femme, un mari, un amant, les pieds plats, les oreilles décollées ou tout cela à la fois, vous pouvez être sûr de trouver votre portrait dans La voleuse d'hommes. »
        Gérard Meudal, Libération

        Traduit de l'anglais (Canada)
        par Anne Rabinovitch

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        EAN : 9782264035943
        Code sériel : 3744
        Façonnage normé : POCHE
        Nombre de pages : 656
        Format : 108 x 177 mm
        10/18
        11.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • PaulineSUZANNE Posté le 25 Novembre 2015
          Découverte de la littérature canadienne via le challenge du tour du monde de Mladoria. La voleuse d'hommes retrace le parcours de 3 femmes qui sont reliées à Zenia parce qu'elle a été leur pire cauchemar. Elles croyaient s'être débarrassées d'elle mais finalement si ce n'était que le début de leur mésaventure? J'ai trouvé le début du roman un peu compliqué pour se lancer dans l'intrigue mais finalement dès que Zenia se présente on sent que le rythme se lance enfin. Et puis on comprend davantage chaque personnage avec des retours en arrières, des sourires quand les situations ne concordent pas... On prendrait presque en pitié Zenia "la redoutable". Et puis le côté noir de ce roman c'est la description un peu trop présente pour certaines choses qui finalement n'ont pas d'importance, une suite logique des choses puisque l'auteur a organisé son livre sur un même rythme et donc laisse peu de place au suspense et aussi le dénouement qui finalement aurait pu ne pas exister... A certains moments j'avais envie de sauter des pages. Je suis triste que la vie canadienne et la ville de Toronto ne soient pas mises plus en avant. Découverte sympa malgré tout.
        • Cocotte8017 Posté le 11 Février 2015
          Tony, Charis et Roz, trois amies d'enfance ont toutes les trois été flouées par Zenia dans le passé, une séductrice qui leur a volé leur homme. Mais Zenia est morte, il n'y a plus de souci à se faire... jusqu'à ce que Zenia réapparaisse un matin au restaurant où elles déjeunent. On retourne alors dans le passé pour découvrir l'histoire de ces trois femmes, victime de la voleuse d'hommes. J'ai beauocup apprécié cette lecture. Pour ma part, j'ai trouvé que la force de Margaret Atwood est sa façon de décrire ses personnages, trois femmes modernes très différentes, une historienne passionnée de guerre, une guérisseuse granola et une femmes d'affaires carriériste. Les descriptions ne m'ont pas ennuyée, ça permet de bien mettre en place l'histoire. J'ai bien aimé également découvrir à travers les histoires de Tony, Cheris et Roz, la personnalité complexe de la mystérieuse Zenia. La structure du roman est ingénieuse, l'auteur revient dans le passé pour raconter les histoires des trois femmes, lesquelles se recoupent, ce qui nous oblige à faire des liens, à tenter de comprendre. Tout ça fait en sorte que l'histoire est captivante. Bref, une histoire un peu banale, mais qui se distingue par ses personnages... Tony, Charis et Roz, trois amies d'enfance ont toutes les trois été flouées par Zenia dans le passé, une séductrice qui leur a volé leur homme. Mais Zenia est morte, il n'y a plus de souci à se faire... jusqu'à ce que Zenia réapparaisse un matin au restaurant où elles déjeunent. On retourne alors dans le passé pour découvrir l'histoire de ces trois femmes, victime de la voleuse d'hommes. J'ai beauocup apprécié cette lecture. Pour ma part, j'ai trouvé que la force de Margaret Atwood est sa façon de décrire ses personnages, trois femmes modernes très différentes, une historienne passionnée de guerre, une guérisseuse granola et une femmes d'affaires carriériste. Les descriptions ne m'ont pas ennuyée, ça permet de bien mettre en place l'histoire. J'ai bien aimé également découvrir à travers les histoires de Tony, Cheris et Roz, la personnalité complexe de la mystérieuse Zenia. La structure du roman est ingénieuse, l'auteur revient dans le passé pour raconter les histoires des trois femmes, lesquelles se recoupent, ce qui nous oblige à faire des liens, à tenter de comprendre. Tout ça fait en sorte que l'histoire est captivante. Bref, une histoire un peu banale, mais qui se distingue par ses personnages et la façon dont elle est racontée. Malgré le long pavé, mon intérêt a été maintenu tout au long de ma lecture!
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        • viou1108 Posté le 8 Octobre 2012
          Toronto, trois femmes, trois univers différents, liées malgré elles à cause d’une quatrième, la mystérieuse Zenia. Solidaires dans l’adversité, Tony, Roz et Charis se connaissent depuis l’université et sont devenues amies. Elles déjeunent chaque mois au Toxique, resto branché dont le nom illustre parfaitement la personnalité de Zenia. Mais heureusement celle-ci est morte et enterrée depuis 4 ans. Enfin, c’est ce qu’elles croyaient, jusqu’à ce que Zenia franchisse la porte du restaurant… Cette réapparition n’augure rien de bon, et une zone de turbulences pourrait bien déferler sur les trois amies. L’auteur remonte alors le temps pour retracer la rencontre de chacune des protagonistes avec Zenia, puis pour décrire successivement l’enfance de Tony, Roz et Charis. Il y a la minuscule Tony, professeur d’histoire de la guerre à l’université, aussi intelligente que cérébrale et cartésienne, peu adaptée au monde qui l’entoure. A ce niveau-là, Charis n’est pas mieux lotie, elle qui vit à l’écart sur son Ile et travaille dans un magasin d’ésotérisme. Charis l’ultra-sensible perçoit les ondes, les auras, a des visions et refuse de se nourrir d’animaux. Roz, la femme d’affaires, est la seule à vivre réellement avec son époque, ce qui ne l’empêche pas d’être dépassée de temps à... Toronto, trois femmes, trois univers différents, liées malgré elles à cause d’une quatrième, la mystérieuse Zenia. Solidaires dans l’adversité, Tony, Roz et Charis se connaissent depuis l’université et sont devenues amies. Elles déjeunent chaque mois au Toxique, resto branché dont le nom illustre parfaitement la personnalité de Zenia. Mais heureusement celle-ci est morte et enterrée depuis 4 ans. Enfin, c’est ce qu’elles croyaient, jusqu’à ce que Zenia franchisse la porte du restaurant… Cette réapparition n’augure rien de bon, et une zone de turbulences pourrait bien déferler sur les trois amies. L’auteur remonte alors le temps pour retracer la rencontre de chacune des protagonistes avec Zenia, puis pour décrire successivement l’enfance de Tony, Roz et Charis. Il y a la minuscule Tony, professeur d’histoire de la guerre à l’université, aussi intelligente que cérébrale et cartésienne, peu adaptée au monde qui l’entoure. A ce niveau-là, Charis n’est pas mieux lotie, elle qui vit à l’écart sur son Ile et travaille dans un magasin d’ésotérisme. Charis l’ultra-sensible perçoit les ondes, les auras, a des visions et refuse de se nourrir d’animaux. Roz, la femme d’affaires, est la seule à vivre réellement avec son époque, ce qui ne l’empêche pas d’être dépassée de temps à autre, par ses enfants notamment. On pourrait la croire moins naïve que les deux autres, et pourtant la crédulité est un de leurs points communs. Toutes trois ont cru aux histoires de Zenia, toutes trois ont en commun d’avoir perdu un homme à cause d’elle, Zenia l’odieuse manipulatrice, la femelle en chasse qui vole les hommes uniquement pour le plaisir de blesser leur femme. Ce roman est assez long, et je ne l’ai pas lu rapidement. J’ai trouvé que la partie sur l’enfance de chacune était la moins convaincante, peut-être pas indispensable. Les descriptions des personnages et de leur histoire sont minutieuses, les analyses psychologiques pointues. On s’attache aux trois femmes et à leurs fragilités, tout en ayant parfois envie de secouer tant de candeur. Zenia est une personnalité fascinante, changeant de registre avec une facilité déconcertante, embobinant les gens avec ses histoires d’autant plus facilement gobées qu’elles sont invraisemblables. A côté de ce caractère flamboyant et des trois héroïnes qui plient mais ne rompent pas, les hommes font pâle figure. Ils sont présentés comme faibles, lâches, prêts à quitter une femme aimante et loyale pour courir se brûler les ailes auprès d’une allumeuse cynique. L’amitié, les rapports hommes/femmes, la générosité qui prend le pas sur le mal, la vengeance et le pardon, toute une gamme de sentiments est brassée ici avec un certain suspense, dans une ambiance proche du polar. En ce qui me concerne, je suis prête à relire du Margaret Atwood!
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        • Titine75 Posté le 1 Mars 2009
          Tony, Charis et Roz, qui se sont connues à l’université, se retrouvent pour déjeuner au restaurant le Toxique. « Toutes les trois déjeunent ensemble une fois par mois. Elles en sont arrivées à compter sur cette rencontre. Elles n’ont pas grand-chose en commun, excepté la catastrophe qui les a réunies, si l’on peut qualifier Zenia de catastrophe, mais avec le temps elles ont trouvé une solidarité, un esprit de corps. » Elles n’étaient effectivement pas amies lors de leurs études, elles étaient et restent extrêmement différentes. Tony, la garçonne, est professeure d’histoire à l’université avec une spécialité un peu particulière : les batailles, les guerres. Le plus grand plaisir de Tony est de reconstituer les grandes batailles dans son sous-sol à l’aide de clous de girofle, de haricots rouges pour visualiser les différents adversaires. Elle vit avec West, musicologue qu’elle fréquentait à l’université. Charis est une adepte de l’ésotérisme, elle croit à la réincarnation, à la force de l’esprit. Elle travaille dans un magasin nommé « Radiances » qui vend des cristaux, de l’encens, des huiles essentielles, des cartes de tarot. Charis a une fille qui se nomme Augusta. * Roz est chef d’entreprise, elle a pris la succession de son père.... Tony, Charis et Roz, qui se sont connues à l’université, se retrouvent pour déjeuner au restaurant le Toxique. « Toutes les trois déjeunent ensemble une fois par mois. Elles en sont arrivées à compter sur cette rencontre. Elles n’ont pas grand-chose en commun, excepté la catastrophe qui les a réunies, si l’on peut qualifier Zenia de catastrophe, mais avec le temps elles ont trouvé une solidarité, un esprit de corps. » Elles n’étaient effectivement pas amies lors de leurs études, elles étaient et restent extrêmement différentes. Tony, la garçonne, est professeure d’histoire à l’université avec une spécialité un peu particulière : les batailles, les guerres. Le plus grand plaisir de Tony est de reconstituer les grandes batailles dans son sous-sol à l’aide de clous de girofle, de haricots rouges pour visualiser les différents adversaires. Elle vit avec West, musicologue qu’elle fréquentait à l’université. Charis est une adepte de l’ésotérisme, elle croit à la réincarnation, à la force de l’esprit. Elle travaille dans un magasin nommé « Radiances » qui vend des cristaux, de l’encens, des huiles essentielles, des cartes de tarot. Charis a une fille qui se nomme Augusta. * Roz est chef d’entreprise, elle a pris la succession de son père. C’est une femme d’affaires avertie, solide et très fortunée. Elle reste néanmoins très féminine, elle prend grand soin de son allure. Elle est la mère de trois enfants : un fils et des jumelles. Les trois amies ont commencé à se fréquenter lorsque la fameuse Zenia est entrée dans leurs vies. Zenia était dans la même université que les trois autres et elle faisait peur aux autres filles : « Brillante et terrifiante. Vorace, sauvage, inacceptable. » C’est Tony la première qui l’approche. Zenia est un être rusé qui sait profiter des faiblesses des autres pour s’insinuer dans leur vie et leur voler ce qu’ils ont de plus cher. Tony est petite, sans charisme à côté de Zenia et son anticonformisme l’éblouit. Mais « (…) cela coûte cher de défier l’ordre social, la liberté n’est pas gratuite, elle a un prix. » Zenia soutire de l’argent à Tony, la fait chanter et une fois obtenu ce qu’elle voulait elle disparaît en emportant West dans ses valises. Zenia refait son apparition dans la vie de la charitable Charis. Elle lui fait croire qu’elle est malade, Charis l’accueille les bras ouverts, s’occupe d’elle sans relâche. Zenia s’installe comme un coucou dans la maison de Charis et repart avec l’homme qui habite là, Billy le père d’Ausgusta. Roz se fait également berner malgré les mésaventures de ses amies. Zenia semble connaître des choses sur le père de Roz qui est resté mystérieux sur ses années de guerre. Une nouvelle fois le coucou s’installe, Roz lui donne du travail dans un de ses magasines. Mais comme toujours Zenia disparaît après avoir volé de l’argent à Roz, et bien sûr avec son mari. Les trois amies pensaient être débarrassées de Zenia, morte dans un attentat terroriste au Liban mais la voilà qui rentre au Toxique. Que revient-elle faire ici ? Que veut-elle encore soutirer à nos trois amies ? Margaret Atwood nous livre un roman cinglant sur les rapports hommes/femmes. L’amour est vu de manière très lucide, sans aucun romantisme. « Elle a dû renoncer en partie à l’amour bien sûr, à son amour, illimité autrefois, pour son mari. On ne peut garder la tête froide quand on se noie dans l’amour. On s’agite trop, on crie et on s’épuise. » Les hommes n’ont pas le beau rôle, ils sont peu fiables et prêts à tout quitter dès qu’une aguicheuse les approche. Néanmoins nos trois amies ne sont pas tellement mieux servies. Malgré les avertissements, elles se font toutes prendre dans les filets de la maléfique Zenia. Chacune succombe lorsque l’on fait appel à ses bons sentiments, chacune, naïvement, veut se sentir utile. « La voleuse d’hommes » est un roman sur l’amitié, celle qui se construit malgré les différences et qui reste un véritable soutien lorsque tout s’effondre. Margaret Atwood nous livre les portraits de trois femmes qui deviennent extrêmement attachantes pour leurs forces comme pour leurs faiblesses. « La voleuse d’hommes » se dévore, malgré ses 650 pages, tant le destin des trois héroïnes nous tient à cœur.
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        • Woland Posté le 24 Décembre 2007
          The Robber Bride
          Traduction : Anne Rabinovitch.

          "La Voleuse d'Hommes" est un roman toujours aussi épais mais d'une optique un peu plus humoristique que celle observée dans "Le Tueur ..." et dans "Captive." C'est aussi une réflexion sur la nature de la Vérité (car en fait, on ne saura jamais qui était la vraie Zenia qui recrée sans cesse la Vérité, souvent dans son propre intérêt, parfois gratuitement, pour le seul plaisir de faire le mal) et sur les conséquences qu'implique sa révélation. Voilà pourquoi c'est un détail de la lithographie "La Vérité" de Verlinde qui a été utilisé par le Livre de Poche pour la jaquette de ce roman.
          Ainsi que le mentionne la quatrième de couverture citée par Julie, tout commence par un déjeuner pris au "Toxique" - c'est un restaurant qui, la nuit, voit se réunir pas mal de toxicomanes - par trois quinquagénaires dont l'amitié remonte au temps de l'université.
          La première à entrer en scène, c'est Tony (diminutif d'Antonia) Freemont, une femme si menue qu'elle peut encore s'habiller en 36 et qui donne des cours d'histoire militaire à l'université. Son intérêt, que dis-je, sa passion pour les grands stratèges et toutes les sortes de batailles possibles et imaginables a...
          The Robber Bride
          Traduction : Anne Rabinovitch.

          "La Voleuse d'Hommes" est un roman toujours aussi épais mais d'une optique un peu plus humoristique que celle observée dans "Le Tueur ..." et dans "Captive." C'est aussi une réflexion sur la nature de la Vérité (car en fait, on ne saura jamais qui était la vraie Zenia qui recrée sans cesse la Vérité, souvent dans son propre intérêt, parfois gratuitement, pour le seul plaisir de faire le mal) et sur les conséquences qu'implique sa révélation. Voilà pourquoi c'est un détail de la lithographie "La Vérité" de Verlinde qui a été utilisé par le Livre de Poche pour la jaquette de ce roman.
          Ainsi que le mentionne la quatrième de couverture citée par Julie, tout commence par un déjeuner pris au "Toxique" - c'est un restaurant qui, la nuit, voit se réunir pas mal de toxicomanes - par trois quinquagénaires dont l'amitié remonte au temps de l'université.
          La première à entrer en scène, c'est Tony (diminutif d'Antonia) Freemont, une femme si menue qu'elle peut encore s'habiller en 36 et qui donne des cours d'histoire militaire à l'université. Son intérêt, que dis-je, sa passion pour les grands stratèges et toutes les sortes de batailles possibles et imaginables a constitué très tôt pour elle une façon de se replier sur elle-même, de s'isoler, de se protéger. Tony n'a pas eu d'enfants de son mariage avec Stewart que cette gauchère contrariée devenue ambidextre et adepte de l'écritutre-miroir, appelle "West" (= presque Stew, mais inversé et avec un petit jeu entre le "t" et le "s") depuis des lustres.
          Pour la seconde de nos héroïnes, l'isolement a d'abord revêtu l'abandon de son premier prénom, Karen, pour devenir Charis. Somnambule et victime dès l'enfance, possédant sans doute un sixième sens très aigu qui, en dépit des apparences, l'a bel et bien sauvée de la folie ou du suicide, Charis ne parle et n'agit qu'en fonction de méditations, de zen, d'auras, d'ondes, etc ... En dépit de sa fragilité, en dépit de la terreur-panique du rejet et du manque d'amour qui la minent, Charis, à sa propre stupeur, trouvera cependant en elle la force d'affronter la "renaissance" de Zenia. D'un objecteur de conscience américain désireux d'échapper à la guerre du Viêt-nam et réfugié au Canada, elle a eu une fille, qu'elle a choisi de prénommer August mais qui, avec l'âge, a décidé de se réapproprier son prénom en lui ajoutant un "a."
          Quant à la troisième, Roz, je l'ai trouvée tout simplement épatante. Un personnage jovial et teigneux, une "femme forte" - dans tous les sens du mot - et dotée d'un optimisme salvateur. Son point faible à elle - son jardin secret où elle s'isole volontiers et dont Zenia jouera sans scrupules, c'est l'image du Père. Elle a épousé un avocat arriviste, Mitch, qui a multiplié les aventures avant de tomber dans les bras de Zenia et de ...
          Or donc, comme elles le font depuis une éternité une fois par semaine, ces dames déjeunent ensemble. Et qui voient-elles passer devant elles dans la salle du "Toxique" ? Zenia ! Zenia à l'enterrement de laquelle elles ont pourtant assisté il y a quelque temps. Zenia qui avait été victime d'un attentat à Beyrouth. Zenia qui, à chacune de ces trois femmes qui furent, chacune à son tour ou simultanément, ses amies, a volé l'homme qu'elles aimaient - ou croyaient aimer - pour mieux le rejeter ou l'abandonner par la suite.
          Zenia, fille d'une Russe blanche qui prostituait sa fille dès ses cinq ans. Ou alors Zenia, fille d'une tzigane lapidée en Roumanie. Zenia, fille de Grecs orthodoxes particulièrement pieux qui, en raison de la piété de ses parents, ne put jamais dénoncer le prêtre qui l'avait violée. Zenia, miraculée d'un cancer - dont elle n'a en fait jamais souffert sauf ...
          Zenia, dont on ne saura en fait jamais la vraie nature : ni Tony, prête pourtant à la tuer avec le Luger de son père ; ni Charis, qui parvient à lui pardonner avant de l'abandonner à son tour ; ni Roz, qui était prête à céder à son dernier chantage ... ni le lecteur.
          Un bon roman, à ne réserver cependant qu'aux inconditionnels de la romancière canadienne car - à mon sens en tous cas - il n'a pas ni la perfection glacée du "Tueur ..." ni la maîtrise absolue de "Captive." ;o)
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        Ils en parlent

        « La romancière canadienne Margaret Atwood nous tient en haleine jusqu'à la fin. [...] Un grand roman de femmes, qui rappelle tout à la fois le légendaire Groupe, de Mary McCarthy, et Toilettes pour femmes, de Marilyn French. »
        Danièle Mazingarbe, Madame Figaro

        « Ce roman palpitant nous transporte entre rêve et réalité, dans ce monde obscur où œuvrent de concert esprit de vengeance et fascination. Un conte sophistiqué signé par l'un des plus célèbres écrivains canadiens. »
        Page

        « La grande romancière canadienne place très haut la barre avec ce roman copieux, la description méticuleuse d'une génération perdue. »
        Gérard-Humbert Goury, Biba

        PRESSE
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