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10/18
EAN : 9782264073518
Code sériel : 5592
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Les Hauts de Hurle-Vent

Frédéric Delebecque (Traducteur)
Date de parution : 07/11/2019
Un classique indémodable de la littérature anglo-saxonne du XIXe siècle, enfin chez 10/18.
Le roman d’une passion déchirante et violente qui unit les amants parmi les plus connus de la littérature, Heathcliff et Catherine Earnshaw. Des personnages aussi indomptés et tourmentés que la lande du Yorkshire qui voit naître ces amours contrariées, sources autant d’exaltation que de cruauté.
EAN : 9782264073518
Code sériel : 5592
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Les_plaisirs_des_mots Posté le 27 Janvier 2020
    J'ai beaucoup aimé cet étrange huit clos, dans cette lande ouverte mais tellement perdue et désertée qu'on s'y sens comme prisonnier avec les personnages que nous découvrons peu à peu. Étonnamment, j'ai apprécié l'atmosphère de ce livre qui pourtant au début m'a presque mise mal à l'aise. J'ai aimé ce monde étriqué, où les êtres se heurtent, se confrontent, où les personnalités sont exacerbées par le manque de société pour sentir un besoin de se conformer. Chaque personnage, malgré les différences de rang, de position, de caractère... a une importance particulière, une identité au sein de l'histoire. Les personnages. Un point fatalement essentiel dans un tel roman. Je ne saurais dire si j'en ai préféré un aux autres. Émily Brontë ne leur fait aucun cadeau, pas de héros, pas de gloire ou de vertu triomphante. Ils sont ce qu'ils sont, des êtres complexes, qui s'affrontent, cherchent à avoir le dessus les uns sur les autres, à l'emporter, sans savoir ce qu'il peut véritablement y avoir à gagner. Ils sont tous cruels comme des enfants, et emploie plus l'amour comme une arme que comme un outil pour s'élever ou s'améliorer. Globalement, ce roman étudie de façon complexe les relations entre ces... J'ai beaucoup aimé cet étrange huit clos, dans cette lande ouverte mais tellement perdue et désertée qu'on s'y sens comme prisonnier avec les personnages que nous découvrons peu à peu. Étonnamment, j'ai apprécié l'atmosphère de ce livre qui pourtant au début m'a presque mise mal à l'aise. J'ai aimé ce monde étriqué, où les êtres se heurtent, se confrontent, où les personnalités sont exacerbées par le manque de société pour sentir un besoin de se conformer. Chaque personnage, malgré les différences de rang, de position, de caractère... a une importance particulière, une identité au sein de l'histoire. Les personnages. Un point fatalement essentiel dans un tel roman. Je ne saurais dire si j'en ai préféré un aux autres. Émily Brontë ne leur fait aucun cadeau, pas de héros, pas de gloire ou de vertu triomphante. Ils sont ce qu'ils sont, des êtres complexes, qui s'affrontent, cherchent à avoir le dessus les uns sur les autres, à l'emporter, sans savoir ce qu'il peut véritablement y avoir à gagner. Ils sont tous cruels comme des enfants, et emploie plus l'amour comme une arme que comme un outil pour s'élever ou s'améliorer. Globalement, ce roman étudie de façon complexe les relations entre ces êtres tourmentés et même si il me faudrait lire de nombreuses études pour en saisir toutes les subtilités, j'ai aimé touché du doigt leur tragédie, leurs destins maudits, et cette fin, comme une fleur après la tempête. Quelque chose qui m'a beaucoup plu également, c'est la tragédie de chacun de ceux qui font cette histoire, ils sont tous victimes, d'eux-mêmes, des autres, du destin peut-être bien... l'histoire entre Heathcliff et Catherine, m'a un peu fait l'effet d'un Roméo et Juliette, bien que leur histoire soit très différente, mais je ne suis jamais insensible aux amours contrariés même si j'adore en général davantage les happy end. Enfin, ce que j'apprécie vraiment dans ce genre de lecture (les classiques) c'est la multitude d'informations complémentaires qu'on peut trouver après avoir refermé le livre. Je me suis posée un million de question sur ce que j'avais lu, sur les personnages, leurs décisions... alors j'ai dévoré la page wikipédia, d'abord, puis d'autres études, sur Internet, et même dans une bibliothèque universitaire (étonnamment je n'y mets jamais les pieds d'habitude)... ce qu'il y a de vraiment amusant c'est que je détestais ça plus jeune, je voulais que ce soit clair. Mais les relations humaines sont-elles jamais vraiment très clair ? Émily Brontë semblait en savoir quelque chose.
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  • Lilias Posté le 23 Janvier 2020
    Je ne saurais expliquer pourquoi, mais ce classique de la littérature ne m'a jamais attiré. Depuis le lycée, j'entends parler de cette oeuvre, on m'a souvent encouragée à lire ce roman que j'ai toujours regardé du coin de l'oeil, sans avoir envie d'y plonger... Mon mari me l'a offert à Noël... Sans savoir de quoi il s'agissait car la librairie où il l'a acheté proposait des "Romans mystères". C'était quitte ou double. Bon... J'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai commencé ma lecture... Comment et pourquoi n'ai-je pas lu ce chef-d'oeuvre plut tôt ? Cette histoire d'amour (difficile parfois à croire), sur fond de cruauté et de ressentiment, m'a laissé sans voix. L'auteure a cassé les codes de son époques, et par la complexité de ses personnages a fait naître des sentiments tels que la haine et le dégout, envers Heathcliff en particulier. En revanche, j'ai particulièrement aimé que l'histoire soit contée par Hélène Dean, la femme de charge qui a vécu cette histoire de l'intérieur. Je ne regrette pas d'avoir tant attendu pour lire ce roman, je n'aurais pas su en saisir toutes les subtilités avant, je pense. Je ne manquerai pas de le relire, avec le même plaisir... Je ne saurais expliquer pourquoi, mais ce classique de la littérature ne m'a jamais attiré. Depuis le lycée, j'entends parler de cette oeuvre, on m'a souvent encouragée à lire ce roman que j'ai toujours regardé du coin de l'oeil, sans avoir envie d'y plonger... Mon mari me l'a offert à Noël... Sans savoir de quoi il s'agissait car la librairie où il l'a acheté proposait des "Romans mystères". C'était quitte ou double. Bon... J'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai commencé ma lecture... Comment et pourquoi n'ai-je pas lu ce chef-d'oeuvre plut tôt ? Cette histoire d'amour (difficile parfois à croire), sur fond de cruauté et de ressentiment, m'a laissé sans voix. L'auteure a cassé les codes de son époques, et par la complexité de ses personnages a fait naître des sentiments tels que la haine et le dégout, envers Heathcliff en particulier. En revanche, j'ai particulièrement aimé que l'histoire soit contée par Hélène Dean, la femme de charge qui a vécu cette histoire de l'intérieur. Je ne regrette pas d'avoir tant attendu pour lire ce roman, je n'aurais pas su en saisir toutes les subtilités avant, je pense. Je ne manquerai pas de le relire, avec le même plaisir que j'ai pris à découvrir ce bijou. A mon sens, il mérite d'être considéré comme un des plus grands romans de tous les temps.
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  • RedIzaBzh Posté le 18 Janvier 2020
    C'est la deuxième fois que je lis Les hauts de hurlevent, mais la première que je le lis en anglais (même si j'ai choisi l'édition française pour Babelio). La première fois, je l'ai lu en français grâce à ma soeur, qui adore ce livre (perso, je préfère Jane Eyre, désolée ma soeur) et c'est elle qui m'a introduite à l'univers de la famille Brontë (merci infiniment, ma soeur !). Je ne regrette absolument pas cette relecture, même quand j'essayais de comprendre ce que pouvait bien raconter Joseph (c'est pire en anglais qu'en français). J'ai perdu toutes mes notes de lecture, mais bon, voici la critique tout de même : Je pense que la plupart de nous, lecteurs contemporains, pensons aux Hauts de Hurlevent comme une histoire d'amour passionnée, certains peuvent adorer, comme moi, certains peuvent détester parce que c'est violent et que ni Catherine ni Heathcliff ne sont des personnages aimables. Le seul que j'ai aimé là-dedans était Hareton. Le seul. Même pas Mrs Dean, elle est trop rigide et prompte au jugement parfois. Et Hareton devient à la fin ce que Heathcliff aurait pu devenir s'il avait été traité différemment. *C'est* une histoire d'amour violente et passionnée, mais pas dans le... C'est la deuxième fois que je lis Les hauts de hurlevent, mais la première que je le lis en anglais (même si j'ai choisi l'édition française pour Babelio). La première fois, je l'ai lu en français grâce à ma soeur, qui adore ce livre (perso, je préfère Jane Eyre, désolée ma soeur) et c'est elle qui m'a introduite à l'univers de la famille Brontë (merci infiniment, ma soeur !). Je ne regrette absolument pas cette relecture, même quand j'essayais de comprendre ce que pouvait bien raconter Joseph (c'est pire en anglais qu'en français). J'ai perdu toutes mes notes de lecture, mais bon, voici la critique tout de même : Je pense que la plupart de nous, lecteurs contemporains, pensons aux Hauts de Hurlevent comme une histoire d'amour passionnée, certains peuvent adorer, comme moi, certains peuvent détester parce que c'est violent et que ni Catherine ni Heathcliff ne sont des personnages aimables. Le seul que j'ai aimé là-dedans était Hareton. Le seul. Même pas Mrs Dean, elle est trop rigide et prompte au jugement parfois. Et Hareton devient à la fin ce que Heathcliff aurait pu devenir s'il avait été traité différemment. *C'est* une histoire d'amour violente et passionnée, mais pas dans le sens traditionnel. Les personnages principaux sont aussi sauvages que la lande, mais après tout, pourquoi devraient-ils être aimables ? Est-ce que ça veut dire qu'ils pourraient aimer moins ? J'ai apprécié leur sauvagerie et leur égoïsme d'autant plus de nos jours où tout le monde doit mener une petite vie conforme qui ressemble à toutes les autres et ne surtout pas sortir de l'ornière, en oubliant ce que pourrait être la vie en se concentrant sur son téléphone portable, la nouvelle déité. Enfin, de la vie, du feu !! Ca m'a fait du bien, comme de donner un coup de pied dans un nid de guêpes - à distance prudente, tout de même. J'ai aimé leur imperfection et que Heathcliff ne vivait que pour l'amour, puis la vengeance, qui a dévoré toute sa vie, et qu'il ne s'est jamais repenti. Comprenez-moi bien, si je le rencontrais dans la vraie vie, je ne l'aimerais pas. Mais en personnage de roman ? Oui !!!! Lire ce livre m'a rappelé quand j'étais gamine et que je regardais Les mystères de l'Ouest à la télé, chaque fois qu'il y avait une scène de bagarre (ça arrivait souvent), je grimpais sur le dossier du canapé en criant et en me battant contre du vent. Un poil idiot, d'accord, mais je me sentais vivante et pleine d'énergie. Peut-être que la fille de pasteur qui adorait lire la Bible désapprouvait ses personnages et pourrait (?...) avoir eu l'intention de donner à ses lecteurs une leçon de morale, mais Emily a tout de même créé ce monde. Et sa soeur Charlotte a écrit Jane comme une personne très comme il faut à l'extérieur mais pleine de feu à l'intérieur. C'était de famille, je pense. Et ça me va très bien, c'est pour ça que les soeurs Brontë sont mes auteures favorites, que j'ai leur image sur ma bibliothèque et que je me ferai enterrer avec le livre Jane Eyre. Les hauts de Hurlevent réchaufferont le sang dans vos veines ! Et n'oubliez pas d'aller revoir la vidéo de Kate Bush et sa chanson éponyme.
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  • PaulineBouquine_ Posté le 9 Janvier 2020
    Un enfant ramené d'un voyage, une famille ébranlé, des conflits, des mariages, des disputes et de l'amour. Malheureusement, la haine aura pris le dessus et la destruction et la possession seront les maîtres mots de la famille Earnshaw, Heathcliff et Linton. Alors bien évidement, sachant qu'en plus que j'ai acheté une vieille édition, l'écriture est très particulière. Après avoir lu les 20 premières pages, j'ai bien cru que j'allais lâché. Entre Joseph et son langage plus que rogné et Catherine et son langage hyper soutenu, il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs fois sur certains passages pour être sûre de comprendre. Puis une fois lancé, j'ai adoré ! Alors oui c'est une histoire de famille, mais quel histoire ! Une histoire d'amour entre Heathcliff et Catherine va être la base de ce livre. Cette histoire d'amour oppressante m'a tenu en haleine du début à la fin. L'analyse psychologique des personnages est hyper poussée, mélangé aux pensées religieuses de l'époque, et ça donne un roman plein de suspens et de rebondissement. Finalement, je me suis senti comme une vraie commère, avec l'envie d'en savoir toujours un peu plus sur cette famille plus que particulière. Je comprend pourquoi on m'a sans cesse répéter que ce... Un enfant ramené d'un voyage, une famille ébranlé, des conflits, des mariages, des disputes et de l'amour. Malheureusement, la haine aura pris le dessus et la destruction et la possession seront les maîtres mots de la famille Earnshaw, Heathcliff et Linton. Alors bien évidement, sachant qu'en plus que j'ai acheté une vieille édition, l'écriture est très particulière. Après avoir lu les 20 premières pages, j'ai bien cru que j'allais lâché. Entre Joseph et son langage plus que rogné et Catherine et son langage hyper soutenu, il m'a fallu m'y reprendre à plusieurs fois sur certains passages pour être sûre de comprendre. Puis une fois lancé, j'ai adoré ! Alors oui c'est une histoire de famille, mais quel histoire ! Une histoire d'amour entre Heathcliff et Catherine va être la base de ce livre. Cette histoire d'amour oppressante m'a tenu en haleine du début à la fin. L'analyse psychologique des personnages est hyper poussée, mélangé aux pensées religieuses de l'époque, et ça donne un roman plein de suspens et de rebondissement. Finalement, je me suis senti comme une vraie commère, avec l'envie d'en savoir toujours un peu plus sur cette famille plus que particulière. Je comprend pourquoi on m'a sans cesse répéter que ce classique était à lire absolument ! Grace à ce livre, j'ai renoué avec les classiques !
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  • DianaAuzou Posté le 31 Décembre 2019
    J'ai passé des moments avec Les Hauts de Hurle-Vent, très jeune à la fac entre passions contradictoires et analyses littéraires, et puis, plus tard moins jeune, et ai toujours reconnu le caractère singulier de l'œuvre, sa force dans la création d'une atmosphère on ne peut plus glauque, pesante, oppressante, et des personnages d'une noirceur d'encre. Charlotte Brontë disait de sa petite sœur qu'elle "a sculpté ses personnages d'un âpre ciseau". Des personnages taillés dans la pierre, inflexibles, sans beaucoup de complexité, menés à leur perte par des sentiments inflexibles. Situés à la fin du 18e siècle et début du 19e, ils sont en fait, hors du temps, dans un espace ouvert aux vents qui balaient la tendresse et l'amour et la sagesse pour laisser libre cours à la sauvagerie, la violence, la vengeance, l'intolérance. Ils sont attirés par le désastre, créent leur propre malheur et celui des autres avec cynisme ou une certaine jouissance maladive, non avouée. Atmosphère sombre, mystérieuse et étrange, excessive, des terres et des personnages dont la sécheresse enlève tout espoir de vie. Le style, pas encore mûr, pas toujours convaincant, est soutenu par la force des mots et l'intensité du verbe qui réussissent à créer cette atmosphère infiniment lugubre, profondément... J'ai passé des moments avec Les Hauts de Hurle-Vent, très jeune à la fac entre passions contradictoires et analyses littéraires, et puis, plus tard moins jeune, et ai toujours reconnu le caractère singulier de l'œuvre, sa force dans la création d'une atmosphère on ne peut plus glauque, pesante, oppressante, et des personnages d'une noirceur d'encre. Charlotte Brontë disait de sa petite sœur qu'elle "a sculpté ses personnages d'un âpre ciseau". Des personnages taillés dans la pierre, inflexibles, sans beaucoup de complexité, menés à leur perte par des sentiments inflexibles. Situés à la fin du 18e siècle et début du 19e, ils sont en fait, hors du temps, dans un espace ouvert aux vents qui balaient la tendresse et l'amour et la sagesse pour laisser libre cours à la sauvagerie, la violence, la vengeance, l'intolérance. Ils sont attirés par le désastre, créent leur propre malheur et celui des autres avec cynisme ou une certaine jouissance maladive, non avouée. Atmosphère sombre, mystérieuse et étrange, excessive, des terres et des personnages dont la sécheresse enlève tout espoir de vie. Le style, pas encore mûr, pas toujours convaincant, est soutenu par la force des mots et l'intensité du verbe qui réussissent à créer cette atmosphère infiniment lugubre, profondément noire. Le style de la version originale, avec son rythme martelé ou lancinant est de loin plus fort, plus déchirant que celui de la traduction de Frédéric Delebecque. Emily Brontë, personnalité hors du commun, aimée ou mal aimée, ne laisse pas indifférent, loin de là.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…

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