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L'étrange disparition d'Esme Lennox
Michèle Valencia (traduit par)
Date de parution : 05/11/2009
Éditeurs :
10/18

L'étrange disparition d'Esme Lennox

Michèle Valencia (traduit par)
Date de parution : 05/11/2009

Depuis soixante ans, le monde l’a oubliée et sa famille ne prononce plus son nom. Esme Lennox n’existe plus. Mais quand ferme l’asile où elle vivait recluse, la vieille femme...

Depuis soixante ans, le monde l’a oubliée et sa famille ne prononce plus son nom. Esme Lennox n’existe plus. Mais quand ferme l’asile où elle vivait recluse, la vieille femme réapparaît brusquement. Au bras de sa petite nièce, Esme découvre une Écosse moderne peuplée de fantômes… qui réveille, sous le...

Depuis soixante ans, le monde l’a oubliée et sa famille ne prononce plus son nom. Esme Lennox n’existe plus. Mais quand ferme l’asile où elle vivait recluse, la vieille femme réapparaît brusquement. Au bras de sa petite nièce, Esme découvre une Écosse moderne peuplée de fantômes… qui réveille, sous le silence des années, les secrets inavouables d’une vie volée.

« À chaque page – jusqu'à l'ultime –, c'est la stupéfaction. [...] Magistral. » 
Jeanne de Ménibus - Madame Figaro

Traduit de l'anglais 
par Michèle Valencia

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EAN : 9782264048561
Code sériel : 4282
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782264048561
Code sériel : 4282
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Solitudelitteraire 05/05/2024
    Dès les premières pages, Maggie O'Farrell nous plonge dans l'ambiance de L'étrange disparition... Un récit qui alterne entre le passé de l'enfance puis la jeunesse de deux soeurs Esme et Kitty. D'abord en Inde au temps des colonies, où leurs éducations est laisser à la charge et aux bons soins des "ayah". Lorsque en l'absence des parents survient le pire pour la plus jeune des filles, le retour de toute la famille en Angleterre est inévitable. Et le présent de la vie d'iris à Edimbourg. Jeune femme célibataire. Un chien, un amant, un faux frère, une grand mère alzheimer. J'ai tout de suite été happé par ce court roman dont l'intrigue du passé ricoche sur le présent, laissant entrevoir toute la violente réalité des causes qui ont mené à l'enfermement et à l'oubli d'Esme, 60 ans plus tôt. Une bien étrange disparition ! Je me suis prise d'affection pour Esme et Iris. Les liens qui les unissent sont à leurs yeux invisibles mais ils font, qu'elles se reconnaissent au travers d'images surgissant de leur passé respectif. J'ai pris du plaisir à retrouver la plume de Maggie O'Farrell. J'ai dévoré ce roman du début jusqu'à la fin. Une fin dont les détails et descriptions sont à l'image des traumatismes d'une enfant volontairement effacé et nié par le poids des conventions familiales de l'époque. Dès les premières pages, Maggie O'Farrell nous plonge dans l'ambiance de L'étrange disparition... Un récit qui alterne entre le passé de l'enfance puis la jeunesse de deux soeurs Esme et Kitty. D'abord en Inde au temps des colonies, où leurs éducations est laisser à la charge et aux bons soins des "ayah". Lorsque en l'absence des parents survient le pire pour la plus jeune des filles, le retour de toute la famille en Angleterre est inévitable. Et le présent de la vie d'iris à Edimbourg. Jeune femme célibataire. Un chien, un amant, un faux frère, une grand mère alzheimer. J'ai tout de suite été happé par ce court roman dont l'intrigue du passé ricoche sur le présent, laissant entrevoir toute la violente réalité des causes qui ont mené à l'enfermement et à l'oubli d'Esme, 60 ans plus tôt. Une bien étrange disparition ! Je me suis prise d'affection pour Esme et Iris. Les liens qui les unissent sont à leurs yeux invisibles mais ils font, qu'elles se reconnaissent au travers d'images surgissant de leur passé respectif. J'ai pris du plaisir à retrouver la plume de Maggie O'Farrell. J'ai dévoré ce roman du début jusqu'à la fin. Une fin dont les détails et descriptions...
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  • Roberte53 17/04/2024
    Cette histoire de famille débute vraisemblablement durant les années 1930, en Inde, alors que l’empire colonialiste britannique chancelle dans ce pays. La romancière décrit le sort peu enviable auquel étaient soumises les femmes et les jeunes filles de la haute société britannique à cette époque. Cette saga familiale nous transporte tantôt dans le passé tantôt dans le présent. Ces allers-retours incessants dans le temps font perdre pied et rendent difficile la quête du secret familial qui sera finalement révélé au lecteur mais de manière suggestive. Le dénouement se termine en « queue de poisson » et l’on reste un peu sur sa fin, dommage…
  • Roggy 03/04/2024
    Maggie O’Farrell nous fait voyager dans l’étrange fonctionnement de la mémoire, indissociable des sens et parfois aussi trompeuse qu’eux. Le voyage dans l’univers des troubles neurocognitifs est loin d’être confortable car la narration à deux voix qui se superposent est souvent très fragmentée. De temps en temps elles se rapprochent et puis s’éloignent aussi vite créant une dissonance déplaisante. La narratrice irlandaise ne s’embarrasse pas de la ponctuation qui souvent s’efface pour mieux surprendre le lecteur et suspendre les émotions. Il n’y a pas de nouveau chapitre pour annoncer le changement de narrateur ni d’espace temporel. Passé et présent résonnent à deux voix fusionnant dans un brouillard confusionnel qui exige de la concentration de manière à pouvoir suivre le fil retors de la narration, mais surtout d’essayer de comprendre ce qui se cache entre les lignes de ces divagations vertigineuses. Les fluctuations n’obéissent à aucune règle et seule la voix du désarroi des personnages suintant tout au long du récit nous fait prendre conscience de la tragédie de leurs vies. Maggie O’Farrel nous donne à voir le portrait d’une société qui stigmatisait et condamnait les comportements « bizarres » et où l’on ne se préoccupait pas des sentiments et des traumatismes mais plutôt des convenances. Telle la mer dont les vagues se retirent pour mieux revenir, l’auteure pose à chaque nouveau ressac des coquillages comme des indices afin que l’histoire se déplie et livre tous ses secrets. Maggie O’Farrell nous fait voyager dans l’étrange fonctionnement de la mémoire, indissociable des sens et parfois aussi trompeuse qu’eux. Le voyage dans l’univers des troubles neurocognitifs est loin d’être confortable car la narration à deux voix qui se superposent est souvent très fragmentée. De temps en temps elles se rapprochent et puis s’éloignent aussi vite créant une dissonance déplaisante. La narratrice irlandaise ne s’embarrasse pas de la ponctuation qui souvent s’efface pour mieux surprendre le lecteur et suspendre les émotions. Il n’y a pas de nouveau chapitre pour annoncer le changement de narrateur ni d’espace temporel. Passé et présent résonnent à deux voix fusionnant dans un brouillard confusionnel qui exige de la concentration de manière à pouvoir suivre le fil retors de la narration, mais surtout d’essayer de comprendre ce qui se cache entre les lignes de ces divagations vertigineuses. Les fluctuations n’obéissent à aucune règle et seule la voix du désarroi des personnages suintant tout au long du récit nous fait prendre conscience de la tragédie de leurs vies. Maggie O’Farrel nous donne à voir le portrait d’une société qui stigmatisait et condamnait les comportements « bizarres » et où l’on ne se préoccupait pas des sentiments et des traumatismes mais...
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  • AnneSophieGuillemot 18/03/2024
    Consentez et vous êtes sain d’esprit - Contestez - et aussitôt vous êtes dangereux - Et mis aux fers - (Emily Dickinson) Avec ce titre « L’étrange disparition d’Esme Lennox », Maggie O’Farrel aurait pu nous plonger dans un sombre roman policier ou un thriller palpitant. Or, il n’est ni question de policier, de cadavre ni de couteau sanglant. Pourtant, l’autrice nous invite à entrer dans une mystérieuse et terrible histoire, celle du personnage éponyme qui ressurgit soudainement sous les yeux incrédules d’Iris, sa plus proche parente, alors que l’asile écossais dans lequel elle est enfermée depuis plus de 60 ans s’apprête à fermer ses portes. Pourquoi Esme Lennox issue d’une famille écossaise respectable a-t-elle étrangement disparu durant toutes ces années ? Quels secrets familiaux ont pu être enfouis avec cet internement de toute une vie ? Quelles répercussions son incroyable réapparition va-t-elle provoquer ? Autant d’énigmes qui se présentent aux lecteurs, avec pour seuls indices d’élucidation, la mémoire de trois narratrices : deux soeurs, Esme et Kittie, qui ne se sont jamais revues entre-temps, et Iris, la petite fille de cette dernière. On avance dans le roman grâce une écriture en suspens, qui se prête au bon vouloir de la mémoire défaillante des trois narratrices. Progressivement émergent alors les souvenirs, d’abord confus et épars des deux vieilles femmes, depuis l’enfance en Inde jusqu’à l’enfermement à l’asile de la cadette en passant par les années à Edimbourg, jusqu’à ce que se dessine peu à peu et de manière magistrale les contours d’une terrible histoire familiale. J’ai refermé le roman bouleversée par la violence sourde mais pourtant omniprésente qui en ressort. C’est d’abord celle des non-dits qui m’a émue : dans cette famille où l’on ne communique pas, la souffrance de ses membres doit se faire silencieuse. Même si, à plusieurs reprises, elle tente d’émerger et de s’exprimer, elle se voit vite étouffée : les drames les plus terribles sont relégués au confins les plus lointains de la mémoire, comme s’ils n’avaient jamais existé. C’est ensuite la violence de l’éducation de ces femmes issues de la bonne société qui m’a révoltée : comment Esme, une jeune fille douée, d’une grande sensibilité et rêvant d’émancipation a-t-elle pu être condamnée à « se rendre absente au monde, se faire disparaître » avant d’être internée toutes ces années ? Plus généralement, pourquoi la lecture du roman ne parvient-elle jamais à effacer ce sentiment amer devant l’impression de voir toutes ces vies féminines volées, ces « chances gâchées » ? C’est enfin l’effroi qui m’a gagnée devant le le sentiment de culpabilité omniprésent qui anime Esme et Kitty : sont-elles coupables de ce dont elles s’accusent ? Sont-elles vraiment les responsables de leurs actes ? Ne sont-elles pas plutôt les victimes innocentes de leurs parents, et plus généralement d’une société qui croule sous le poids des traditions et du patriarcat ? Ecrit avant le splendide « Hamnet » (#Belfond, 2021), « L’étrange Disparition d’Esme Lennox » est un magnifique roman qui ne demande qu’à être relu une fois la dernière page refermée, tant les halos de mystère se dévoilent subtilement. Un tour de force stylistique sur les rouages de la mémoire ! A présent, j’ai hâte de me plonger dans le dernier livre de Maggie O’Farrel, « Le portrait de mariage » (#Belfond, 2023). Consentez et vous êtes sain d’esprit - Contestez - et aussitôt vous êtes dangereux - Et mis aux fers - (Emily Dickinson) Avec ce titre « L’étrange disparition d’Esme Lennox », Maggie O’Farrel aurait pu nous plonger dans un sombre roman policier ou un thriller palpitant. Or, il n’est ni question de policier, de cadavre ni de couteau sanglant. Pourtant, l’autrice nous invite à entrer dans une mystérieuse et terrible histoire, celle du personnage éponyme qui ressurgit soudainement sous les yeux incrédules d’Iris, sa plus proche parente, alors que l’asile écossais dans lequel elle est enfermée depuis plus de 60 ans s’apprête à fermer ses portes. Pourquoi Esme Lennox issue d’une famille écossaise respectable a-t-elle étrangement disparu durant toutes ces années ? Quels secrets familiaux ont pu être enfouis avec cet internement de toute une vie ? Quelles répercussions son incroyable réapparition va-t-elle provoquer ? Autant d’énigmes qui se présentent aux lecteurs, avec pour seuls indices d’élucidation, la mémoire de trois narratrices : deux soeurs, Esme et Kittie, qui ne se sont jamais revues entre-temps, et Iris, la petite fille de cette dernière. On avance dans le roman grâce une écriture en suspens, qui se prête au bon vouloir de la mémoire défaillante des trois...
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  • memoiresdelivres 09/02/2024
    Esme a été enfermée toute sa vie. Rejetée par sa famille à cause de sa différence, elle a vécu durant soixante ans dans un asile. Iris, sa plus proche parente est contactée par l’établissement psychiatrique qui va bientôt fermer ses portes. Eberluée, Iris découvre l’existence d’une grande tante oubliée de tous et les médecins lui proposent de la recueillir. Sa grand-mère, Kitty, est la soeur d’Esme. Pourtant, elle n’a jamais mentionné l’existence de sa jeune soeur qui a été effacée de l’histoire familiale. Iris voit sa vie bouleversée par l’existence de la vieille femme. Va-t-elle accepter de s’occuper d’Esme et lever le voile sur de mystérieux secrets de famille ? J’ai été naturellement fascinée par le personnage d’Esme et emportée dans cette histoire familiale troublante. Les thèmes abordés entre secrets de famille et internement en psychiatrie sont particulièrement intéressants. J’ai trouvé le fil narratif parfois confus et j’aurai aimé que le parcours des personnages soit abordé avec davantage de profondeur. Malgré ces réserves, j’ai passé un agréable moment de lecture.
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