Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264034519
Code sériel : 2071
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm

L'orgie

Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
Date de parution : 03/01/2002

Fils d'immigrés italiens et double déguisé de John Fante, Dominic Molise voit son père tomber du piédestal sur lequel il l’avait placé. Lors d’un week-end fatidique dans une mine, le jeune homme devra affronter la face cachée insoupçonnée de celui qu’il voyait comme un humble et honnête poseur de briques.
On...

Fils d'immigrés italiens et double déguisé de John Fante, Dominic Molise voit son père tomber du piédestal sur lequel il l’avait placé. Lors d’un week-end fatidique dans une mine, le jeune homme devra affronter la face cachée insoupçonnée de celui qu’il voyait comme un humble et honnête poseur de briques.
On retrouve dans L’orgie les thèmes chers à l’auteur : le mensonge du père, la piété d’une mère, le rêve américain du fils. Entre humour et désespoir, Fante dynamite allègrement les relations familiales, la fin de l’enfance et les illusions perdues.

« Pour écrire L'orgie, comme son Vin de la jeunesse, Fante a pressé, furiosissimo, Les Raisins de la colère. De la vendange, le père Steinbeck tirait une morale ; malgré l'adversité, Fante en rapporte d'abord une extraordinaire énergie. Du désespoir ? »
Michel Grisolia, L'Express

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Brice Matthieussent
 

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264034519
Code sériel : 2071
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SophiePatchouli Posté le 6 Août 2020
    "l'Orgie" illustre un épisode vraisemblable de la grande dépression états-unienne. Fante y oppose les valeurs, celles de la famille, du dur labeur, de la piété et celles du rêve américain, de la soif de l'or, des plaisirs de chair. A la frontière entre récit et fable, Fante anime des personnages singuliers, aux visages tannés, anguleux, fiers; Le narrateur, un enfant, évoque tous les protagonistes, des anti-héros d'un œil sagace. Ils évoluent dans un univers désolé, poussiéreux, sont habités de visions infernales ou paradisiaques qui font de cette nouvelle une véritable parabole chrétienne. Entre espoir et désespoir, divin et malin.
  • criscat Posté le 10 Mai 2020
    2 histoires pour ce livre; le héros en est le mémé,l'une fois enfant puis dans le second reçit adolescent. Il faut rappeler que Fante est un romancier strictement autobiographique On y découvre notre ecrivain faisant face à l'apprentissage de la vie Dans le premier recit notre heros part avec sonpére et l'ami de celui ci "athée" que la mére de FANTE ne supporte pas ,perso j'ai adorée cette nouvelle (relation:parent:enfant:ami et religion- Fante est d'origine italienne et en est toujours nostalgique) dans la seconde ,l'auteur est adolescent et il souhaite s'affanchir de l'autorité familaliale en comptant sur ses talents de joueur de base ball pour y parvenir. Le rêve américain d'un ado pas tout à fait américain Fante est un merveilleux conteur de cette Amérique des émigrés au XXeme siecle
  • celestineh Posté le 27 Novembre 2019
    Deux nouvelles assez peu connues de John Fante mais encore une fois, quel plaisir de lecture ! Comme à l’accoutumée, l’auteur décrit sa famille dans un style inimitable. Il n’est d’ailleurs jamais aussi bon que lorsqu’il raconte ses souvenirs de jeunesse comme dans Bandini. C’est fantaisiste, enlevé, agréable à lire. La première nouvelle concerne les souvenirs de Dominic Molise (héros récurrent) à l’âge de 10 ans. Il grandit dans le Colorado au sein d’une famille d’origine italienne aux fins de mois plus que difficiles. La mère est très pieuse et le père est maçon, volage, joueur, alcoolique à ses heures. Le jeune héros qui admire ce père va découvrir dans la douleur que celui-ci est loin d’être le modèle qu’il imaginait. Le récit se termine par une scène incroyable « d’attaque à l’eau bénite » qu’on ne pourrait lire nulle part ailleurs que chez Fante ! C’est la nouvelle que j’ai préférée. Il y raconte ce passage bien particulier au cours duquel un enfant ou un adolescent découvre que ses parents ne sont peut-être pas les êtres parfaits qu’il s’est représenté jusqu’alors. La seconde nouvelle concerne les souvenirs du même garçon à 17 ans. Joueur de... Deux nouvelles assez peu connues de John Fante mais encore une fois, quel plaisir de lecture ! Comme à l’accoutumée, l’auteur décrit sa famille dans un style inimitable. Il n’est d’ailleurs jamais aussi bon que lorsqu’il raconte ses souvenirs de jeunesse comme dans Bandini. C’est fantaisiste, enlevé, agréable à lire. La première nouvelle concerne les souvenirs de Dominic Molise (héros récurrent) à l’âge de 10 ans. Il grandit dans le Colorado au sein d’une famille d’origine italienne aux fins de mois plus que difficiles. La mère est très pieuse et le père est maçon, volage, joueur, alcoolique à ses heures. Le jeune héros qui admire ce père va découvrir dans la douleur que celui-ci est loin d’être le modèle qu’il imaginait. Le récit se termine par une scène incroyable « d’attaque à l’eau bénite » qu’on ne pourrait lire nulle part ailleurs que chez Fante ! C’est la nouvelle que j’ai préférée. Il y raconte ce passage bien particulier au cours duquel un enfant ou un adolescent découvre que ses parents ne sont peut-être pas les êtres parfaits qu’il s’est représenté jusqu’alors. La seconde nouvelle concerne les souvenirs du même garçon à 17 ans. Joueur de base ball, il veut quitter son Colorado natal pour aller trouver la gloire en Californie. Mais son père ne l’entend pas de cette oreille et veut que son fils devienne maçon comme lui. L’adolescent va chercher les moyens de partir malgré l’opposition du père. Dans le même temps, il découvre l’amour et le désir pour une jolie fille. Deux pépites dont je recommande vivement la lecture !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Kirzy Posté le 15 Août 2018
    Mon premier John Fante à l'occasion de la réédition complète de son oeuvre chez 10/18. Aucune explication rationnelle pour expliquer pourquoi j'ai mis autant de temps à ouvrir un livre de ce grand auteur américain. Deux nouvelles donc, L'Orgie et 1933 fut une mauvaise année, qui se lisent comme un seul roman puisqu'on suit le même personnage d'abord âgé d'une dizaine d'années puis de 17 ans. On entre direct dans l'histoire des Etats-Unis de la première moitié du XXème siècle, du rêve américain promis aux immigrés mais qui n'a souvent entraîné que désillusions et déboires, ses excès, ses passions. Sortir de la pauvreté coûte que coûte, se débarrasser du complexe qu'elle entraîne, voilà le thème qui affleure tout au long des pages. Mais on n'est pas chez Steinbeck, pas de dénonciation sociale directe, pas de roman politique frontal. Là, on pénètre avant tout dans l'âme humaine, sa complexité, ses contradictions, ses rêves avec beaucoup de tendresse et de compassion. L'écriture plutôt nerveuse respire d'une grande sensibilité quand il s'agit de décrire ce qui anime cet enfant puis adolescent. La seconde nouvelle est remarquable dans ce qu'elle dit de la fragilité de l'adolescent face au choix qu'il a à faire face ou contre... Mon premier John Fante à l'occasion de la réédition complète de son oeuvre chez 10/18. Aucune explication rationnelle pour expliquer pourquoi j'ai mis autant de temps à ouvrir un livre de ce grand auteur américain. Deux nouvelles donc, L'Orgie et 1933 fut une mauvaise année, qui se lisent comme un seul roman puisqu'on suit le même personnage d'abord âgé d'une dizaine d'années puis de 17 ans. On entre direct dans l'histoire des Etats-Unis de la première moitié du XXème siècle, du rêve américain promis aux immigrés mais qui n'a souvent entraîné que désillusions et déboires, ses excès, ses passions. Sortir de la pauvreté coûte que coûte, se débarrasser du complexe qu'elle entraîne, voilà le thème qui affleure tout au long des pages. Mais on n'est pas chez Steinbeck, pas de dénonciation sociale directe, pas de roman politique frontal. Là, on pénètre avant tout dans l'âme humaine, sa complexité, ses contradictions, ses rêves avec beaucoup de tendresse et de compassion. L'écriture plutôt nerveuse respire d'une grande sensibilité quand il s'agit de décrire ce qui anime cet enfant puis adolescent. La seconde nouvelle est remarquable dans ce qu'elle dit de la fragilité de l'adolescent face au choix qu'il a à faire face ou contre sa famille pour devenir ce qu'il veut être et surtout pas ce qu'il ne veut pas être. Tout est criant de vérité et très actuel au final. Mais malgré la noirceur de la toile de fond, l'auteur parvient à mêler avec élégance humour et désespérance. Les passages sur ce bras gauche, surnommé le Bras – une personne à part entière – qui doit briser la fatalité qui voudrait le conduire à devenir poseur de briques comme son père, sont extrêmement drôles tout en créant une empathie forte. S'il y a des amateurs de Fante, je serais ravie de recevoir un conseil pour choisir mon prochain !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Marpesse Posté le 7 Août 2018
    Ce livre est composé de deux textes courts, qui mettent en scène Dominic Molise, double de l'auteur, fils d'un poseur de briques et d'une mère italiens. Dans L'orgie, Dominic a sept ans et il donne un coup de main à son père sur le chantier. Il déteste un certain Franck Gagliano, tout comme sa mère qui le rejette de la maison et l'asperge d'eau bénite : cet homme est athée! Un jour, Speed, le hottier, quitte son travaille car il a gagné de l'argent grâce à des actions. Il offre au père de Dominic une mine d'or! Celui-ci s'associe avec Franck (car il a une camionnette) pour aller creuser et chercher le filon durant les week-ends. Le cadeau s'avère empoisonné... Et l'absence de métal précieux conduit le père à une orgie que va découvrir le jeune Dominic. Dans le second texte (1933 fut une mauvaise année), Dominic a dix-sept ans. il est persuadé qu'il sera un champion de baseball (au poste de lanceur, grâce à son Bras). Il décide, avec Kenny, son ami riche, de s'enfuir pour se faire engager dans l'équipe des Cubs. Il est aussi très épris de sa sœur Dorothy, plus âgée que lui, qu'il tente de séduire piteusement, démasqué... Ce livre est composé de deux textes courts, qui mettent en scène Dominic Molise, double de l'auteur, fils d'un poseur de briques et d'une mère italiens. Dans L'orgie, Dominic a sept ans et il donne un coup de main à son père sur le chantier. Il déteste un certain Franck Gagliano, tout comme sa mère qui le rejette de la maison et l'asperge d'eau bénite : cet homme est athée! Un jour, Speed, le hottier, quitte son travaille car il a gagné de l'argent grâce à des actions. Il offre au père de Dominic une mine d'or! Celui-ci s'associe avec Franck (car il a une camionnette) pour aller creuser et chercher le filon durant les week-ends. Le cadeau s'avère empoisonné... Et l'absence de métal précieux conduit le père à une orgie que va découvrir le jeune Dominic. Dans le second texte (1933 fut une mauvaise année), Dominic a dix-sept ans. il est persuadé qu'il sera un champion de baseball (au poste de lanceur, grâce à son Bras). Il décide, avec Kenny, son ami riche, de s'enfuir pour se faire engager dans l'équipe des Cubs. Il est aussi très épris de sa sœur Dorothy, plus âgée que lui, qu'il tente de séduire piteusement, démasqué après lui avoir volé une petite culotte dorée. Dans ces deux textes, on retrouve avec plaisir les pensées malhabiles et hâbleuses de ce jeune narrateur, son désir de réussite, sa condition d'immigré pauvre, et son regard ironique et exagéré sur les choses.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…

Lisez maintenant, tout de suite !

  • News
    10/18

    Derrière "Mon chien Stupide", le film : John Fante, l'idole

    Alors que sort le 30 octobre sur grand écran l'adaptation par Yvan Attal du roman-culte de John Fante Mon chien Stupide, retour sur la situation particulière de ce bijou d'humour désabusé dans la carrière chahutée de l'un des précurseurs supposés de la Beat Generation – idole de Charles Bukowski.

    Lire l'article